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PERFECTIONNEMENTS AUX SYSTEMES TELEPHONIQUES.
Cette invention, qui concerne d'une manière générale les systèmes téléphoniques, se rapporte plus particulièrement à des sys- tèmes du genre automatique ou semi-automatique utilisant de longues lignes de transmission à travers lesquelles des impulsions électri- ques doivent être transmises. Son but est de prévoir un arrangement perfectionné tel que ces impulsions soient envoyées d'une station à uns autre sous les meilleures conditions possibles de transmission.
Dans notre brevet belge déposé le 8 Septembre 1926 sous le titre: "Perfectionnements aux systèmes téléphoniques automatiques", un système est décrit au moyen duquel des impulsions de courant peu- vent être envoyées à la fois sur des circuits physiques ou réels et sur des circuits fantômes, ces impulsions étant reçues dans des dis- positifs utilisant des tubes thermoioniques ou à trois électrodes.
La présente invention constitue des arrangements perfectionnés pou- vant s'adapter au système décrit dans ce brevet. Par ces arrange- ments, des moyens permettent à un tube thermoionique et à ses cir- cuits associés, de pouvoir desservir un nombre quelconque de lignes.
Des variations de potentiel sont appliquées sur le tube en concor- dance avec les impulsions transmises, et un circuit commun pour l'en voi des dites impulsions, ou circuit du disque numéroteur, sert au nombre choisi de lignes. De même un dispositif commun, transmetteur d'impulsions, agit sur les différentes lignes.
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Ces diverses caractéristiques, ainsi que d'autres non spé- cialement mentionnées ici, sont mieux comprises par la description suivante basée sur les dessins ci-joints, Il est évident que la for me de réalisation envisagée sur ces dessins ne l'est qu'à titre d'e- xemple et que des modifications peuvent y être apportées sans se dé- partir pour cela de l'esprit même de l'invention. Sur les dessins, la f ig.l montre schématiquement une partie de l'ensemble général d' un système comprenant six lignes de jonction ou lignes interurbaines, la partie montrée étant suffisante pour la compréhension de l'inven- tion. La fig. 2 représente en détail un circuit récepteur individuel à une ligne, ainsi qu'un circuit pour tube à vide et un groupe de re lais commun à toutes les lignes.
Ces circuits sont semblables à ceux montrés dans notre brevet sus-mentionné. Un groupe de relais- compteurs est aussi indiqué, ceux-ci ayant pour-but d'enregistrer le nombre d'impulsions reçues.
Les lignes montrées sur les côtés droits des figures 1 et 2 ont accès aux bornes des panneaux des premiers chercheurs de lig- nes, et par conséquent des relais-compteurs sont nécessaires pour retransmettre à ces bornes le train d'impulsions reçues. En réali- té le circuit peut être modifié de telle sorte que les lignes d'ar- rivée soient associées avec des commutateurs sélecteurs, et les re- lais-compteurs ne sont plus nécessaires, Cette modification peut être facilement comprise par les personnes au courant des systèmes t él éphon ique s.
Suivant la fig.1,L1,L2,L3,L4 représentent quatre lignes qui constituent normalement des lignes interurbaines à longues dis- tances. Au moyen de ces quatre lignes deux circuits fantômes sont constitués de la manière ordinaire, ces circuits fantômes étant re- présentés par les lignes 2-5 sur le côté gauche de la fig.l. Un cir- cuit commun pour la commande du disque numéroteur sert pour les six lignes de conversation 1,2,3,4,5,6 et est branché sur les deux cir- cuits fantômes. Il est évidentque bien que le circuit commun dudia- que soit prévu pour six circuits de conversation et quatre lignes in terurbaines, l'arrangement peut s'adapter à un plus grand nombre de
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lignes.
Ainsi huit lignes interurbaines et douze circuits de conve sation peuvent être desservis par un circuit commun pour disque numé roteur.
Quand on veut établir une connexion sur l'une quelconque de ces six lignes, une impulsion de courant de sonnerie est d'abord en- voyée d'une manière quelconque sur la ligne choisie, et cette impul- sion actionne un relais dans le circuit correspondant à l'extrémité d'arrivée de la ligne, comme par exemple le relais Al,A2 ou A3. Ce relais se bloque et actionne le groupe de relais montré f ig. 2 afin de connecter le circuit du filament du tube thermoionique et de pré- parer ce tube pour la réception des impulsions. Cela est indiqué schématiquement sur la fig.l comme suit: Le relais "A" excite le re- lais correspondant "0", c'est-à-dire le relais C1,C2 ou C3 suivant le cas.
Ce relais "C" commande à son tour le relais L à travers un circuit qui peut être facilement établi, et de plus il complète un circuit fermé à travers l'armature au travail du relais F pour les relais-compteurs utilisés dans le cas considéré. On voit que la grille du tube thermoionique est au potentiel de la terre quand le disque D n'est pas actionné. Il s'ensuit que le courant de plaque du tube commande le relais F, et ce relais complète le circuit à im- pulsions à travers le groupe ou chaîne de relais-compteurs ou à tra- vers le sélecteur suivant le cas.
A la suite du fonctionnement du disque D, chaque impulsion transmise se traduit par un potentiel de batterie appliqué, à travers un circuit facile à établir, sur la grille du tube thermoionique.
Le courant plaque de ce tube diminue et le relais F se neutralise.
Il est évident que cet arrangement peut être remplacé par quelqu'au- tre méthode convenable faisant varier le potentiel appliqué à la grille du tube conformément aux impulsions transmises. On peut citer à titre d'exemple, comme méthode de ce genre celle exposée dans no- tre brevet déjà mentionné. De même le disque D peut consister en un simple dispositif interrupteur fonctionnant à travers un circuit ren- fermant les deux branches des circuits fantômes en série.
A la fin du train d'impulsions, d'autres changements dans les circuits ont lieu, comme par exemple, dans l'arrangement montré, le fonctionnement
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du relais SCR 6 (fig.2). Il s'ensuit qu'un relais "H",tel que les relais H1, H ou H , est excité, prolongeant le circuit de conver-
1 sation vers les bornes des chercheurs primaires de lignes ou d'un sélecteur. Une autre impulsion de sonnerie actionne le relais "A", ce qui a pour résultat le rétablissement des appareils.
Le circuit montré fig.2 suit très exactement les lignes et circuits du dessin de notre précédent brevet belge. Par conséquent le fonctionnement de ce circuit n'est pas exposé en détail ici, mais une brève description de ce fonctionnement suffit pour faire com- prendre l'invention. La partie de la figure placée au dessus de la ligne pointillée appartient à un circuit de conversation, tandis que la partie située en dessous de cette ligne est commune à tout le groupe des circuits de conversations.
Le relais A, excité par du courant de sonnerie, se bloque à travers son contact de travail et la terre reliée au contact de re- pos du relais J. Le relais B est aussi excité à travers ce circuit et le contact de travail de A. Le relais B, en attirant son armatu- re, complète un circuit pour le relais 0 qui se bloque à travers son armature intérieure de droite, le contact inférieur au repos de H,et l'armature au repos de J. Par son armature extérieure de droite au travail, le relais C complète le circuit des relais C',D et D'. Par son armature intérieure de gauche, ce relais C ferme le circuit du filament du tube thermoionique, ainsi que le circuit du relais L qui s'excite et connecte le circuit de grille du tube au circuit fantôme ainsi que cela a été montré fig.l.
Enfin le relais C prépare par son armature extérieure gauche un circuit pour les relais compteurs
Sor 1 à 6 et leurs relais associés Tcr I à V. Le relais D', en s'ex citant, rompt le circuit des relais A et B à son contact inférieur de repos. Le relais C' prépare : par ses armatures de droite le cir- cuit fermé; par son armature intérieure gauche un circuit pour le re- lais H; et par son armature extérieure gauche un circuit pour le relais E.
Quand le relais L s'excite, .la grille du tube thermoinonique est au potentiel de la terre à travers la ligne de jonction, le cir- cuit s'établissant comme suit: terre, contact inférieur au travail de L (contact de gauche sur la fig.l), branche inférieure du circuit
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@ fantôme, contact supérieur et ressort du disque D, branche supérieur du circuit fantôme, contact supérieur de L (contact de droite fig.l) et grille du tube thermoionique. Comme une extrémité du filament est connectée à la terre, il n'y aura aucune différence de potentiel entre la grille et le filament dans les conditions envisagées, et le courant plaque sera fourni de la batterie "B" associée avec les re- lais F et F', Ces relais opèrent donc en parallèle.
Quand le relais F attire son armature, il ferme le circuit, d'abord préparé par le relais Cl,et relié à la ligne locale par les bornes 22 du chercheur de lignes. Ce relais F agit comme un relais répéteur pour retrans- mettre ou répéter les impulsions dans le circuit fermé en concordan- ce avec celles résultant de la manoeuvre du disque à la station dis- tante. Dans le cas considéré, la rangée de relais-compteurs a pour but de compter les impulsions envoyées. On peut voir que quand le relais F' s'excite, il ferme un circuit pour G qui à son tour ferme un circuit pour le relais N. Quand ce dernier relais attire son ar- mature de droite, le circuit de Sor 1 est complété.
L'ensemble de relais-compteurs est actionné de la manière bien connue par la ferme ture et la rupture du circuit au relais N qui provoque l'opération successive et le blocage des relais Scr et Ter. Il est évident que les relais G et N sont alternativement excités et neutralisés en oon cordance avec les impulsions transmises dues au fonctionnement du re lais F' dans le circuit plaque. Quand le circuit à impulsions est rompu au disque D, un potentiel négatif de batterie est appliqué à la grille à travers la branche supérieure du circuit fantôme. Cela réduit le courant de plaque, ce qui amène la neutralisation de F et F', et par conséquent celle de G et N.
Quand tous les chiffres ont été marqués au disque, le re- lais Scr 6 est actionné, ce qui complète le circuit primitivement préparé par C pour le relais H qui s'excite, prolongeant la ligne directement à travers les bornes 22 et ses contacts supérieur exté- rieur et inférieur intérieur. Le relais J est excité à travers un circuit passant par le contact supérieur et intérieur de H et par le contact extérieur droite au repos de B. Le relais J, en s'excitant, rompt le circuit de blocage de C qui se neutralise, déconnectant le
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circuit du tube et le circuit des relais-compteurs.
On doit observer qu'un circuit fantôme fermé est utilisé dans les conditions normales, c'est-à-dire quand il n'y a aucune dif- férence de potentiel entre la grille et le filament du tube, tandis que seulement la branche supérieure de ce circuit fermé est utilisée quand le haut potentiel négatif est appliqué à la grille, Cet arran gement a été réalisé par suite du fait que des différences de poten- tiel à la terre, entre les stations d'envoi et de réception, peuvent influencer les conditions d'opération du tube dans le premier cas, c'est-à-dire en temps normal, tandis que dans le deuxième cas, le po- tentiel négatif appliqué à la grille est si grand que même des varia tions de potentiel relativement importantes entre la terre à la sta- tion d'envoi et la terre à la station réceptrice,
ne réduit pas le potentiel suffisamment pour permettre le passage d'un courant pla- que appréciable.
D'autre part le circuit fonatême est utilisé afin que les impulsions soient envoyées à travers un circuit ne contenant aucune bobine répétitrice où de pupinisation, dont l'inductance résultante pourrait provoquer des déformations aux impulsions. L'effet de ca- pacité du circuit fermé à travers lequel les impulsions provenant de la manoeuvre du disque sont envoyées, peut être considérable, et cet- te capacité ou charge s'établit sous une tension de- 48 volts pen- dant l'interruption au disque, tandis que la décharge a lieu quand cette interruption cesse. Il est de la plus grande importance que la charge et la décharge de cette capacité se fassent à travers un circuit dans lequel la résistance est aussi faible que possible. D' après la fig.l, on voit que l'arrangement du circuit montré satis- fait à cette condition.
En effet, le circuit fermé comprend toutes les lignes de chaque branche du circuit fantôme en parallèle. On peut aussi voir que le câble est chargé par suite de l'application de la batterie de 48 volts directement à une des extrémités au moyen du disque, et qu'il est déchargé directement à la terre à travers le cr cuit fermé de basse résistance formé par le circuit fantôme.
On sait que les impulsions envoyées sur une ligne de gran- de capacité sont fortement déformées par suite de la charge et de la
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décharge de la ligne. Par la présente invention la grille du tube est réunie au filament à travers le circuit fantôme à. basse résis- tance, et une rupture très effective ou un changement dans le poten- tiel est réalisé. Des expériences ont démontré que sous ces con- ditions aucune déformation sérieuse n'est due à la capacité du câble On peut voir que l'arrangement décrit est très simple et très prati- que pour transmettre des impulsions tout en favorisant une comexion avec des lignes interurbaines.
De plus cet arrangement n'exige qu' un très petit nombre d'appareils supplémentaires et seulement de très faibles courants de lignes sont nécessaires*
REVENDICATIONS.
EMI7.1
rrresreersrrrrwrrrwrrrwrrrr 1 - Système téléphonique comprenant une série de circuits de conversation, caractérisé en ce qu'un circuit à impulsions est commun à une série des dits circuits de conversation.