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" Couloir à secousses
L'invention concerne des couloirs à secousses.
Elle consiste en ce que le mécanisme qui produit le mouve- ment non uniforme du couloir à secousses se compose de deux roues dentées ellibtiques de même grandeur tournant autour d'un foyer. Par suite de cette commande le couloir reçoit un mouvement alternatif, qui, pendant la course avant, est d'abord graduellement accéléré, puis subitement retardé, 'En conséquen- ce la matière à transporter est entrainée par le frottement pendant la première partie du mouvement en avant et accélé- 1
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rée, tandis qu'au moment du ralentissement subit elle surmonte le frottement et continue son mouvement en avant, même pen- dant le mouvement de retour du couloir.
L'accélération du couloir pendant la première partie de la course avant doit être tont juste tells que la matiàre à transporter soit réellement entraînée. Si le frot- tement entre la matière et le couloir est minime, il faut réduire l'accélération. On peut obtenir ce résultat en dé- plaçant le point d'attaque du couloir sur la roue elliptique entraînée de façon à 1'écarter plus ou moins du grand axe.
On obtient ainsi un diagramme de vitesse présentant dans la course avant une vitesse maxima plus netite et dans le- quel la durée de la course avant est en outre augmentée aux dépens de la course arrière. Ces deux facteurs ont pour con- séquence une diminution de l'accélération. Pour que la même commande puisse être addaptée à des conditions diffa- rentes, soit à la nature de la matière à transporter, soit à l'inclinaison du couloir, on recommande de faire le mane- ton qui constitue le point d'attaque de façon à pouvoir le déplacer sur l'ellipse entraînée.
On peut déplacer le maneton d'un angle assez .;rand (180 ) sur l'ellipse entraînée pour que le diagramme de vitesse varie dans une mesure telle que le sens de trans- Dort du couloir soit Inversé, le sens de rotation de la com- mande restant le même.
On a déjà rendu élastique, par exemple au moyen d'un ressort, la bielle reliant le couloir à la roue el- liptique entraînée, pour qu'aucun choc violent ne soit transmis du couloir à la commande. Ceci a toutefois l'in- convénient que, lorsqu'il tombe trop de matière sur le cou- loir, celui-ci n'effectue plus de mouvement alternatif, Il
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faut donc enlever l'excès de matière à la main. 0!est pour- quoi, suivant l'invention, l'élasticité de la bielle est li- mitée, par exemple par une butée. Si le couloir est surchar- gé, il reçoit néanmoins un faible mouvement alternatif, de sorte que la matière est transportée graduellement et que le couloir se trouve dégagé.
Lorsque la commande est montée dans des gale- ries, ceci a l'inconvénient que les montants par lesquels la machine motrice est fixée sur le sol transmettent la pres- sion de la roche du socle de la machine motrice et défor- ment ce socle lorsque le mur n'est pas plan. Il s'ensuit que des pièces de la machine se brisent lorsque la combi- naison avec le socle se fait de la façon usitée actuelle- ment, Suivant l'invention, la machine est fixée sur un socle en deux points seulement et de façon que le socle puisse se déformer en pareil cas sans exercer d'effort sur la ma- chine motrice.
Fig. 1 des dessins est une vue schématique du mécanisme.
Figs. 2 à 4 sont des diagrammes de vitesse,
Fig. 5 est une vue d'ensemble du couloir à secousses et de sa commande.
Fig. 6 est une vue semblable, dans laquelle le socle du mécanisme moteur est cintré,
Fig. 7 est un plan de fig. 5.
Figs. 8 et 9 sont respectivement un plan et une vue de côté de la manivelle réglable et
Fig. 10 est une coupe du ressort qui se trouve entre le couloir et sa commande.
Ainsi que le montre fig. 1, le couloir à se- cousses se compose de couloir proprement dit 1, des roues
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dentées elliptiques 2 et 3 ayant le même cercle diviseur, d'une bielle 4 reliant le couloir 1 à la roue dentée entrai- née 2, et d'un mécanisme de commande pour la roue dentée 3, mécanisme composé d'une roue dentée 5 et d'un pignon fixe 6.
Les arbres 7 et 3 des roues dentées passent par les foyers des ellipses. Lorsque le manchon o attaqué par la bielle 4 se trouve sur le grand axe de la roue dentée 2, comme cela est représenté en traits interrompus dans la fig. 1, le diagramme de vitesse du couloir est le même pour l'aller et le retour, comme le montre fig, 2. Si on fait tourner ensuite la roue dentée 2 dans le sens de la flèche x à partir de la position représentée en fig. 1, la vitesse augmente d'abord à partir du point a qui correspond à la -position du maneton représen- té dans la fig, l, jusqu'au point b, puis elle diminue rani- dement jusqu'au point c, âpres que la roue dentée 2 a tourné de 180 avec le maneton.
Le couloir effectue alors sa course de retour, la vitesse augmentant d'abord rapidement jusqu'au point d, âpres quoi elle retombe graduellement à 0, jusqu'à ce que le maneton revienne à la position repr4sentée dans la fig, 1 et correspondant à la lettre a en fig. 2.
Pendant la première partie du mouvement du cou- loir en avant, suivant la section a-b du diagramme, l'accélé- ration doit être telle que la matière à transporter soit en- traînée. A partir de ce moment toutefois, c'est-à-dire à par- tir du point b-c. il se produit un fort ralentissement du cou- loir, ralentissement à la suite duquel la matière à transpor- ter passe par dessus le couloir dans le sens de transport de celui-ci. Pendant que la matière glisse encore, le couloir est retiré en arrière avec une forte accélération suivant la section c-d du diagramme, puis il est ramené . la nosition initiale suivant la section d-a.
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Lorsque le fonctionnement entre la matière à tra,ns- porter et le couloir est très petite, il peut arriver, dans le mode de fonctionnement décrit, que le couloir n'entraîne pas la matière pendant le mouvement dans la section a-b.
'En pareil cas il faut réduire l'accélération sur la section a-b. A cet effet on déplace le maneton sur le grand axe de l'ellipse de la façon indiquée en traits pleins dans la fig. 1. On obtient ainsi le diagramme de vitesse représenté à titre d'exemple dans les figs. 3 et 4; le diagramme de la fig. 3 correspond à un déplacement du maneton d'un angle #
22 1/2 et le diagramme de la fig. 4 à un angle # = 45 .
Ainsi que le montrent les diagrammes, l'accélération pen- dant la marche avant suivant les sections a'-b' et a"-b" est sensiblement plus petite que dans la fig. 2, d'abord par- ce que la vitesse maxima au point b1 est plus petite que la vitesse maxima au point b dans la fig. 2 et ensuite parce que la durée t1 de la course avant est sensiblement augmentée aux dépens de la durée 1 2 de la course arrière. En comparant les figs. 3 et 4, on voit que cette variation de la vites- se maxima et du temps tl dans le cas de la fig. 4 est plus for- te que dans le cas de la fig. 3. On peut donc adapter l'accé- lération aux conditions en présence desquelles on se trouve, c'est-à-dire au frottement entre le couloir et la matière à transporter, et à la position du couloir par rapport à l'ho- rizontale, suivant qu'il monte ou qu'il descend.
Lorsque l'an- gle # atteint 180 , la variation du diagramme de vitesse est telle que le se@s du transport est inversé. Dans ce cas égale- ment on peut adapter le diagramme de vitesse aux différentes conditions en faisant varier l'angle #.
Pour qu'il soit possible d'adapter toujours la commande aux différentes conditions, on fait l'arbre à mani-
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velle 2 et le maneton de façon que celui-ci puisse occuper différentes positions par rapport à l'axe -principal. En con- séquence on peut utiliser le même mécanisme pour des cou- loirs qui sont soit horizontaux, soit inclinas vers le haut, soit inclinés vers le bas, et on peut.toujours faire varier la position du maneton suivant la nature de la matière à transporter, de sorte qu'il est facile de trouver la posi- tion la plus efficace. Enfin le maneton peut être monté sur le côté opposé de l'ellipse, pour changer le sens du trans- port sans être obligé de changer le sens de rotation de la commande même.
Figs. 5, 6 et 7 montrent la construction de la commande. Les arbres 7- sur lesquels sont calées les roues dentées elliptiques 2 et 3 et l'arbre 12 qui porte le pi- gnon 6 sont montés dans un bâti composé d'une -partie infé- rieure 10 et d'une partie supérieure amovible 11. L'arbre 12'porte une poulie 13 ou un autre organe ana.logue. A l'ex- trémité extérieure de l'arbre 7 est fixé un maneton 9, Dans l'exemple représenté, le maneton 9 est monté sur un plateau
14 fixé sur un plateau 15 que porte l'arbre 7.
Ainsi que le montrent les figs. 8 et 9, le plateau 15 comporte un grand nombre de trous de boulons 16 au moyen desquels le plateau
14 peut être fixé par des vis 17 dans différentes positions de façon que le maneton 9 occupe les positions diffrentes par raport à l'axe principal et se trouve d'un côté de cet axe ou de l'autre.
Sur la bielle 4 (fig. 7) est monté un ressort
18 grâce auquel la bielle peut céder dans le sens longitu- dinal sous un effort exagéré, pour éviter de transmettre des chocs violents à la machine. Le maneton est embrassé
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par un palier de manivelle 19 comportant un appendice 20 et une perforation 21. une traverse 23 comportant une per- foration 24 est reliée par des tiges 22 au palier de mani- velle 1 . La bielle 4 peut coulisser longitudinalement dans les perforations 21 et 24. A une extrémité de la bielle est vissé un plateau de ressort 27 relié à l'appendice 20 par des boulons 29 portant des écrous 30. Ces boulons ont une longueur telle que le plateau à ressort 27 et le palier de manivelle 1 ne puissent se déplacer l'un par rapport à l'autre que de la distance g.
Entre la traverse 23 et le plateau à ressort 27 se trouve le ressort à boudin 31, qui tend à enfoncer la tige 4 dans le trou central 21. La ten- sion de ce ressort est telle que le ressort puisse céder dans certaines limites sous une charge exagérée, la compression du ressort 31 étant limitée par les boulons 2 et les écrous 30. En conséquence, lorsqu'une surcharge est produite par de trop grandes quantités de matière tombant subitement sur le couloir, la force du mécanisme est transmise élastiquement au couloir. Toutefois, après une certaine compression du ressort le mécanisme de commande est relié rigidement au cou- loir, de sorte que celui-ci reçoit sous cette forte charge une petite impulsion suffisante pour le dégager graduellement.
Lorsque la déformation du ressort n'est pas limitée, le méca- nisme de commande continue à tourner sous la surcharge, le ressort étant comprimé sur toute sa course, sans transmet- tre aucun mouvement au couloir, Il faut donc enlever d'abord à la main la matière qui se trouve dans le couloir, ce qui est un travail très long.
Figs. 5 et 6 montrent la façon dont le bâti 10, 11, de la. machine est monté sur un socle supporté par exem- le -par des étangons. Le bâti 10, 11 est monté de façon à ne
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pas pouvoir toucher le socle de la galerie lorsque le socle se déforme, ce qui entraînerait un effort inadmissible sur le bâti la, 11, le bâti est maintenu par deux boulons 34 dans deux fers en U, 32, reliés entre eux à leurs extrémités.
Les boulons 34 assurent un bâti 10 un certain jeu dans les fers en U en 32 et l'arête inférieure du bâti 10 se trouve plus haut que l'arête inférieure des fers en u 32. Lorsque le sol est inégal, les fers en u 32 peuvent donc être ap- puyés sur le sol et déformés de la façon représentée par fig. 6, sans que cette déformation exerce un effort sur le bâti 10.
-:- REVENDICATIONS - :-
1.- Couloir à secousses, caractérisé en ce que le mécanisme qui 'Produit le mouvement non uniforme se com- pose de deux roues dentées elliptiques égales tournant autour d'un de leurs foyers.
2.- Couloir à secousses suivant la revendication 1, caractérisé en ce que le point d'attaque du couloir sur la roue elliptique entrainée se trouve en dehors du grand axe principal.
3.- Couloir à secousses suivant les revendications 1 et 2 caractérisé en ce que le point d'attaque pour le cou- loir à secousses peut être déplacé sur la roue dentée entrai- née.