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BREVET D ' I N V E N T ION Carburateur autoréglable par commande positive en liaison avec le moteur.
La présente invention a trait à un carburateur autoréglable par commande positive en liaison avec le moteur. un sait que les moteurs à explosion ont des régimes de vi- tesses très variables depuis quelques tours jusqu'à des milliers de tours à la minute. théoriquement, l'alimentation d'un moteur à explosion enmé- lange carburé, pourrait être produite par l'aspiration du moteur dans une simple tubulure dans laquelle déboucherait un seul gicleur mais à la double condition: d'abord que le diamètre de la tubulu- re soit extensible, c'est-à-dire augmente et diminue suivant la vitesse du moteur, ensuite que le diamètre du gicleur soit de mê- me variable, réglé à chaque instant d'après les diamètres succes- sifs de la tubulure.
Pratiquement, les variations des diamètres d'organes fixeb, tubulure: et gicleur, n'ont pas encore pu être réalisées. Il
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faut donc pallier à cette difficulté par un dispositif dont le fonctionnementse rapproche des desiderata théoriques..
Tel est le but du carburateur autoréglable par commande positive en liaison avec le moteur, objet de la présente inven- tion qui se trouve représenté à titre d'exemple dans quelques formes de réalisation, jugées préférables, par le dessin an- nexé sur lequel: la figure 1 est une vue en élévation eh bout de la forme principale de réalisation; la figure 2 est une coupe transversale de cette même forme ; les figures 3 et 4 se rapportent à une première variante d'exécution vue en coupe. verticale et en coupe horizontale suivant la ligne a-a; les figures 5 et 6 montrent en coupe verticale et coupe ho- rizon-cale suivant la ligne b-b, une seconde variante ; les figures 7 et 8 montrent une disposition analogue, vue en coupe verticale et en coupe horizontale suivant la ligne c-c.
Un régulateur commandé par le moteur.lui-meme sert de liaison entre le moteur et le carburateur.
Le régulateur à boules 1 et la commande par poulie 2 sont représentés sur la figure 1, pour l'intelligence de l'inven- tion, car commande et régulateur peuvent, bien entendu, être de forme quelconque.Leur rôle dans l'invention n'est que d'a- gir sur le levier 3 (figures 1 et 2) solidaire, par emmanche- ment en 4 sur la queue 5 du boisseau. 6, du carburateur avec écrou de fixation 42.
Le boisseau. 5-6 est en forme de alé(de robinet conique ex- térieurement et intérieu rement, le co-rps 7 de cette espèce de robinet est le corps même du carburateur. la paroi du corps dans laquelle oscille le boisseau 6 est représentée en 9 à la partie supérieure par une ligne continue et à la partie infé- rieure par une mssse 10 s'étendant entre les points d-d', e-e',
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percée d'ouvertures formant tubulures 14,14',14", etc...
Le corps du carburateur autour duboisseau 6, sauf dans la masse percée de tubulures, est creux, comme il est montré en coupe entre les pointa 7 et 9, pour la circulation des gaz d'échappement du moteur, ou de l'eau chaude du radiateur des- tinés au réchauffage .
Du coté opposé à la' partie 11 ducorps dans laquelle tour- @ ne la queue 5 du boisseau 6, le dit corps se prolonge jusqu'à la bride 19 de fixation sur le moteur. Entre le bout du bois- seau. 6 et labride 19 sont logés: le papillon 2U, qui sert à l'ouverture et à la fermeture du carburateur 'par l'intermédiai- re de l'axe 21 sur lequel il est fixé, ainsi que le levier de commande 23 et le gicleur de ralenti 70.
Les gicleurs 24-24'-241',etc.., sont disposés en ligne, tous semblables de forme extérieure, et au même niveau sur un siège 29 qui porte aussi le gicleur de ralenti du type usuel 70.
Ce siège 29 se voit aussi figure 1, solidaire d'une cuve à essence à flotteur 30 de la forme usuelle.
Le bras 29 de la cuve à essence est fixé sous le carbura- teur par l'écrou 31 (figure 1) qui l'assemble sur la partie in- férieure 32 du corps.
Les tubulures 14,14' ,14 1., etc.. alésées dans le corps du carburateur débouchent au plan e-e' (figures 1 et 2).
Les gicleurs 24,24",34", etc.. pénètrent dans les tubulures respectives 14,14,14"... à la hauteur convenable ainsi que la men.tre la figure 2.
Les ouvertures pratiquées dans le boisseau 6 pour corres- pondre aux différentes tubulures, sont percées de telle sorte qu'elles entrent en conjonction avec elles, séparément au en- semble en se chevauchante pour que le carburateur fournisse le mélange carburé le plus convenable pour chaque régime du moteur, celui-ci faisant osciller le levier 3 et par suite le boisseau 6 par l'intermédiaire du régulateur 1 qui tourne avec lui..
@ Le, levier 3 est ramené à sa position initiale sur un bu- toir 39, solidaire du corps 7, par l'action du ressort 40 ac-
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acroché entre une saillie 41 du corps et le bout du levier 3.
Celui-ci est de plus poussé par le ressort 43 concentrique à la queue 5 du boisseau, et dont le but est d'assurer l'appui du boisseau. 6 sur la surface conique 9 du corps.
Le régulateur 1 (figure 1) agit sur la tringle 44 qui avan- ce et recule suivant la vitesse du moteur et qui, elle-même dans ses mouvements, fait osciller le levier 45, intermédiaire entre la tringle 44 et le levier 3. Le levier 45 est solidaire d'une came 46 qui tourne :avec lui autour de l'axe 46. Sur la came 46 est fixé en 48 le bout d'un fil ou d'une lame souple dont l'autre bout 49 est accroché au levier 3. Il est évident que la tringle 44 pourrait être prolongée et attelée directe- ment au levier 3, mais alors il n'y aurait pas de moyen de ré- glage.
L'interposition de la came 46 dont on peut varier la forme à volonté permet un réglage de l'oscillation du levier 3, et par suite du boisseau 6 en liaison avec le régulateur et par conséquent avec le moteur lui-même,
La description ci-dessus permet de suivre le fonctionne- ment du carburateur à tous les régimes du moteur.
Avant la mise en marche du moteur, le boisseau 6 est dans la position de fermeture, qui correspond à celle du levier 3 appuyé sur la butée 39. Toutes les ouvertures des tubulures sont obturées par le boisseau à l'exception de la première ou-. verture 14 qui est en partie découverte par l'ouverture 34 du boisseau .
Au démarrage, l'aspiration se concentre sur le gicleur de ralenti 70 ainsi que sur la tubulure 14. Quand on ouvre le pa- pillan, l'aspiration sur le gicleur de ralenti diminue, mais elle commence à agir sur la tubulure 14 par l'orifice 34. La vitesse du moteur croît alors, et agit sur le régulateur. L'en- trainement du levier 3 se produit, le boisseau tourne et tous les .orifices se découvrent successivement en donnant une sec- tion de plus en plus grande proportionnellement à la vitesse au moteur. Le nombre de gicleurs en service ne résulte pas de
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l'ouverture du papillon. Il ne dépend que de la vitesse du moteur par l'intermédiaire du régulateur.
En conséquence, la richesse du mélange fourni par l'ensem- ble des couples, tubulure et gicleur, n'est pas affectée par la position du papillon, lequel peut être ouvert en plein à tout moment sans que le moteur bafouille.
Mais la richesse du mélange doit etre appropriée à chaque vitesse du moteur, et elles'obtient par le réglage successif des tubulures entrant en jeu, alésées chacune à des diamètres différents et alimentées chacune par des gicleurs .de diamètres différents.
Le fonctionnement à tous les régimes du moteur est donc as- duré par l'entrée en jeu successive et progressive des cinq couples de tubulure et gic eur 14-14'-14", etc..et 24-24'-24" etc.., par la rotation du boisseau 6. Les orifices du dit bois- seau 34-34'-34", etc.., ont la forme et la position déterminée par l'expérien ce pour que l'afflux gazeux carburé arrive au pa pillon en trouvant un orifice d'écoulement croissant.
L'invention peut être réalisée par des variantes, dont ci- après à titre indicatif, quelques exemples qui serviront sui- vant telles ou telles dispositions des moteurs eux-mêmes, car les moteurs à explosion ont pris aujourd'hui des formes et des agencements tellement variés qu'il faut prévoir des études pour ainsi dire appropriées à chacun d'eux.
Les figures 3 et 4 représentent un carburateur composé d'un corps cylindrique 50 qui sera fixé sur le moteur par une bride 51. Le long de ce corps cylindrique (figure 3) est juxtaposée une pièce 52 qui porte les gicleurs 24-24'-24", etǵ., en tel nombre qu'on voudra, ainsi qu'on le voit figure 4. Chaque gi-. ; cleur 24 sera disposé débouchant dans une tubulure 14 (figurer L'entrée en jeu de chaque couple de tubulure et gicleur se fe- ra par le glissement d'un tiroir plan 55 portant des orifices appropriés et qui sera mû par le moteur au moyen d'un organe de liaison 56 (figure 4) allant au régulateur 1.
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Les figures 5 et 6 représentent des couples de tubulure.
14 et gicleur 24 disposés dans un corps cylindrique 57 au- tour d'un boisseau également cylindrique 58. Ce boisseau mon- te et descend dans le corps 57 par l'action du régulateur 1 sur la queue 59 du boisseau..
Les figures 7 et 8 représentent une disposition analogue à celle des figures 5 et 6, quant aucorps cylindrique 57 du. carburateur. Mais le boisseau. 58, au lieu de manoeuvrer par glissement comme dans le cas précédent, agit par rotation au moyen du levier 61 sur lequel agit l'organe de liaison venant du régulateur 1.
Ainsi se trouve réalisée par approximation la condition désirée pour une bonne alimentation du moteur d'avoir une tu- bulure extensible et un gicleur variable.
Enfin, le carburateur sutoréglable par'commande positi- ve, qui fonctionne sans dépendre de l'aspiration, du moteur, trouve une importante application dans les moteurs mania de com- pressenrs, agissant soit avant, soit après le carburateur. Car, dans l'application, du ce carburateur commandé mécaniquement à ces moteurs poussés, la carburation des gaz, qui alimentent le moteur se produit dans les meilleures conditions, c'est-à-di- re dans des tubulures de petits diamètres pour les petites al- lares du moteur, et dans un ensemble de tubulures réalisant un grand diamètre pour les grandes allures du moteur.
Il est évident que le nombre des couples de tubulure 14 et gicleur 24 pourrait être quelconque et plus grnd que 3-4 ou. 5 s'il était nécessaire sans rien modifier à la nature de l'invention.
L'invention il' est pas au surplus limitée aux quelques exem- ples de réalisation qui viennent d'être rapidement esquissés, elle en embrasse au contraire toutes les variantes constructi- ves suivant les formes, dispositions et agencements des moteurs qui varient à l'infinie toutes modifications de détail pouvant être apportées en restant dans l'esprit général de l'invention.