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pour :Procédé de distillation, d'épuration et de déshydrata- tion simultanées de l'alcool à partir des moûts fermantes. -
La fabrication industrielle de l'alcool absolu, considérée à partir des moûts fermentés ( mélasses, bettera- vase pommes de terre, grains ) , nécessite jusqu'à présent trois opérations distinctes :
a) La distillation du moût à l'aide de colonnes distillatoires produisant de l'alcool brut ou flegmes, à bas degré, titrant 50 à 75 ou à haut degré, titrant 80 à 92 . b) La rectification des flegmes à l'aide de co- lonnes rectificatrices discontinues ou continues, permettant., de concentrer et dépurer l'alcool et d'obtenir par hectoli- tre d'alcool traité 80 % d'alcool techniquement pur, dit rec< tifié, titrant environ 96 G.L., et 20 % d'alcool mauvais goût contenant les impuretés.
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c) La déshydratation de l'alcool rectifié ' l'aide de colonnes à déshydrater par la méthode azéo- tropique.
La consommation de vapeur pour la première opération, a), est variable avec la nature du moût fer- menté. Pour fixer les idées sur cette consommation,on va prendre, à titre d'exemple, un moût de mélasse conte- nant 7% d'alcool..
La distillation ,a), dépense environ 300 kgs. de vapeur par hectolitre de flegnes exprimé à 100 {la rectification ,b) dépense environ 300 kgs de vapeur.par hectolitre d'alcool traité, mais comme on n'obtient que
80% d'alcool rectifié propre à subir las déshydratation, il s'ensuit que la consommation ,rapportée à l'hectolitre d'alcool rectifié est de 300 x 100 = 375 kgs; la déshy-
80 dratation, c), de l'alcool rectifié est d'environ 200 kgs par hectolitre d'alcool ,Le total de la dépense est donc de 875 kgs par hectolitre d'alcool absolu obtenu..
Quelques crogrès ont déjà été accomplis dans cette industrie pour réduire la consommation de vapeur.
Ces progrès sont les suivants: d) les opérations, a) et b), peuvent se faire en une seule opération, à l'aide d'appareils de distil- lation-rectification directe, qui donnent de premier jet de l'alcool techniquement purifié dans la proportion de 80%, et de/l'alcool mauvais goût contenant les impuretés dans la proportion de 20%.La dépense de vapeur, pour la distillation-rectification directe, est d'environ 400 kgs par hectolitre (elle est d'ailleurs variable suivant les systèmes); en la rapportant à l'hectolitre d'alcool rec- tifié , cela représente une consommation de 400 x 100/80 = 500 kgs par hectolitre.
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La déshydratation subséquente consommant 200 kgs de vapeur, il s'ensuit que la dépense totale par hecto- litre d'alcool absolu est de 700 kgs. e) Récemment, on a trouvé le moyen de déshy- drater directement les flegmes à haut degré (95-95 5),en les épurant simultanément. L'épuration totale dépense 250 kgs de vapeur par hectolitre de flegmes traités, et, comme on-, 1 obtient dans cette opération 95% d'alcool déshy- draté épuré, la/dépense de vapeur rapportée à un hecto- litre de cet alcool est de :250 x100/95 = 265 kgs.
D'autre part,la distillation à très haut degré (95-95 5) ne dépense pas plus de vapeur que la distillation à haut degré (80-92 ) de sorte que, finalement, la dépense de vapeur par hactolitre d'alcool déshydraté est de 615 kgs de vapeur.
La Demanderesse a trouvé, avec le concours de M.M. Savarit et Guinot, qu'il était possible d'améliorer ,encore ma dépense de vapeur pour la déshydratation de l'alcool, et ils ont imaginé le procédé et l'appareil qui font l'objet de la présente invention et qui, dans le cas de déshydratation directe de l'alcool en partant du moût de mélasse à 7%, dépense en tout 350 kgs de vapeur environ.
La procédé consiste essentiellement à connec- ter la colonne à distiller à haut degré avec la colonne de déshydratation, à achauffer le moût fermenté avant distillation, uniquement avecla vinasse bouillante, sortant de l'appareil et à se servie des vapairs alcooliques à haut degré pour chauffer la plonne à déshydrater.
On sait, en effet, que, dans une colonne distilla- toire à haut, degré, la température des vapeurs alcooliques se dégageant en haut est de 740.,et la température des vinasses
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sortant en bas de 10520.Par oontredans une colonne déshydrater par la méthode azéotropique, la température en haut est de 60 à 65 , suivant la nature du corps en- traîneur, et la température en bas est de 81 . Il existe donc une portion de la colonne à déshydrater (environ les 3/4) dans laquelle la température est inférieure à 78 , et peut par conséquent,être chauffée avec les vapeurs alcooliques s'échappant de la colonne à distiller. La môme observation s'applique à la première colonne accessoire de l'appareil à déshydrater.
Si l'on veut chauffer dans toutes ses parties, et non partiellement,la colonne à déshydrater à l'aide . de la vapeur alcoolique de la colonne à distiller, il suffit d'augmenter la température des vapeurs de celle-ci, ce qui s'obtient facilement en faisant fonctionner cette colonne sous une légère pression; ainsi, par exemple, si la partie supérieure de la colonne à distiller est main- tenue à une pression de 5 mètres d'eau, la température des vapeurs alcooliques s'élève à 89 . Si on la maintient à une pression de 10 mètres d'eau, la température des vapeurs s'élève à 97 .
La description qui va suivre en regard du dessin schématique suivant, donné à titre d'exemple, fera bien comprendre le fonctionnement de l'appareil qui peut être réalisé suivant les deux variantes représentées fig. 1 et fig. 2.
Premier exemple :(fig. 1).
La colonne à distiller 1 est chauffée par ! la vapeur 2, le moût fermenté à distiller arrive;)par le tuyau 3, s'échauffe à 90 au contact de la vinasse dans un fort échangeur de température 4, et rentre pat le tuyau 5 dans la colonne 1. La vinasse sort du bas de la
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colonne par le tuyau 6, se refroidit dans l'échangeur de température en échauffant le moût à distiller,et sort par le tuyau 7,
Les vapeurs alcooliques se dégagent en haut de la colonne 1 par le tuyau 8, passant dans le eonden- seur-vaporiseur 9 chauffant la colonne 10, les vapeurs non oondensées remontent par le tuyau 11 dans le conden- seur 12, et le liquide qu'elles produisent rentre par le tuyau 13 dans la colonne à distiller 1. La partie su- périeure du tuyau 13 est à air libre.
Le liquide alcoolique provenant de la vapeur condensée dans 9 descend par le tuyau 14 et doit être remonté dans la partie supérieurs de la colonne 1; le re- montage peut se faire soit à l'aide d'une pompe, soit par un émulseur 15, soit par tout autre moyen. La colonne
10 est alimentes l'alcool à déshydrater prélevé sur la colon- ne 1 à l'aide du tuyau 16. Le supplément de chauffage à donner à la colonne 10 se fait par le tuyau de vapeur 17.
Le mélange azéotropique distille en haut de la colonne 10, se condense dans le condenseur 18, s'éboule dans le dé- canteur 19 et le liquide se répare en deux couches, la coup supérieure ventre par le tuyau. 20 dans le haut de la colonne 10, la couche intérieure entre par le tuyau 21 dans le haut de la colonne 22; celle-ci est chauffée par le tuyau 23 et le liquide qui s'écoule en bas de cette colo9nnette, composé exclusivement d'alcool et d'eau, rentre par le tuyau 24 dans la colonne 1. L'alcool absolu est extrait de la colonne 10 par le tuyau 25.
Les impuretés sont enlevées de l'alcool déshydraté par les moyens brevetés connus, à l'aide d'or- ganes secessoires qu'il est inutile de rappeler ici.
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Deuxième exemple :( ( figure 2 ).
Les dispositions sont les mêmes que précédemment, mais la colonne 1 fonctionne sous une pression de 5 mètres d'eau à la partie supérieure, de manière à porter la tempéra- ture de la vapeur alcoolique à 89 * Le tuyan 13, an lien de déboucher à air libre, est en communication avec on récipient ' fermé 30, dans lequel on peut refouler de l'air par le tuyau 31, ou en extraire par le tuyau 32 pour donner exactement la ; pression constante que l'on désire. La colonne à déshydrater 10 et la colonnette 22 sont chauffées à leur partie inférieure, par les condenseurs-vaporisateurs 9, et 33, recevant la vapeur alcoolique de la partie supérieure de la colonne distillatoire paf les tuyaux 8 et 34.
Les vapeurs non condensées se diri- gent vers le condenseur 12 par les tayaut. 11 et 35, tandis que l'alcool provenant des vapeurs alcooliques condensées des- cend par les tuyaux 14 et 36 pour être remonté dans la partie supérieure de la colonne 1 par l'émulseur 15 ou par tout an- tre moyen. rend bien compte, par ces dispositions, allez
On se rend bien compte, par ces dispositions, que toute la chaleur contenue dans les vapeurs alcooliques de la colonne distillatoire sert à chauffer gratuitement l'appareil à déshydrater, ce qui explique que la consommation totale de l'opération se réduit à 350 Kgs.
On peut réaliser des variantes du procédé décrit dans l'exemple 2, si au lieu de maintenir la colonne à distil ler sous pression on distille la pression ordinaire, et si on se contente de comprimer une partie des vapeurs qui sor- tent de la colonne, de manière à élever leur température à ' quelques degrés au-dessus de 81 , en sorte que l'on puisse utiliser les calories contenues dans ces vapeurs, alcooliques pour le chauffage total de la colonne et des colonnettes ser- vant à la déshydratation et à la purification.
Il n'est né-
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cessaire que de comprimer la partie des vapeurs nécessaires au chauffage de la partie inférieure de la colonne à déshydrater, et le chauffage des colonnettes; la partie supérieure de la colonne à déshydrater continuant à être chauffée comme dans l'exemple 1 donnéci-dessus par les vapeurs de la colonne à distiller sans leur faire subir de compression.
Une autre réalisation du procédé consiste à dis- tiller les moûts sous pression atmosphérique, mais à maintenir tout ou partie de l'appareillage servant à la déshydratation et à la purification sous une pression inférieure à la pres- sion atmosphérique, de manière à abaisser la température du pied des colonnes et des colonnettes à quelques degrés au-des- sous de 78 ,en sorte que la température des vapeurs sortant de la colonne à distiller soit suffisante pour chauffer tota- lement la colonne et les colonnettes servant à la déshydrata- tion et à la purification. '
REVENDICATIONS .
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18 - Un procédé de fabrication d'alcool absolu en partant directement des moûts fermentés, consistant à connec- , ter la colonne distillatoire des moûts et l'appareil à déshy- drater) à chauffer exclusivement le moût fermenté à l'aide-.de , la vinasse bouillante pour disposer de toute la chaleur conte- \'\iw nue dans les vapeurs alcooliques, à distiller les moûts à la / pression atmosphérique ou à une pression supérieure et à uti- / User la chaleur des vapeurs alcooliques séchappant de la colonne distillatoire des moûts, pour chauffer tout ou partie de l'appareil à déshydrater.
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