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Procède de filage pour la filature du coton .
D'après le procédé de filage à trois rangeas de cylindres pour la fabrication des fils de coton qu'on trouve dans le com- merce, les gros rubans de coton fournis par le banc d'étirage en pots tournants( pots de ruban) sont doublés dans des bancs à broches à ailettes en plusieurs opérations, trois ou quatre, par exemple, et sont ensuite de nouveau étirés, pour être amin- cis peu à peu jusqu'à l'obtention de la mèche. Celle-ci est placée sous forme de bobines dans la machine à filer et y est filée de manière à donner la fil fini. Dans ce procédé on donne à la mèche du banc à broches une torsion modérée mais permanente pour lui assurer la solidité nécessaire.
Par suite de l'introduction du banc d'étirage a. fort la- minage dans la machine à filer, qui suivant son type de cons- truction permet l'application d'environ 12 à 25 laminages, on
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était en mesure d'épargner un passage du banc à broches et dans certain cas même deux passages du banc sans porter pré- judice à la qualité du fil.
Partant de ces résultats, la présente invention a pour but de supprimer entièrement les passages ou banc à broches et de filer par conséquent les gros rubans du banc d'étirage du coton, amenés sous une forme appropriée directement dans la machine à filer, en une seule opération, jusqu'à obtention des fils finis présentant les finesses commerciales (numéros).
Dans ce but il est nécessaire que la machine à filer soit pour- vue d'un dispositif d'étirage qui permet l'emploi des lamina- ges ou étirages les plus élevés.
Il devient alors possible de réunir en une seule opération dans la machine à filer 4 à 5 opérations, qui étaient indis- pensables dans les modes de filage connus jusqu'ici sous le nom de filage à trois rangées de cylindres. Il en résulte une simplification notable de l'exploitation entière et une écono- mie considérable dans les frais de production.
Des essais ont montré qu'au moyen de dispositifs d'éti- rage qui se composent de plusieurs étireuses étagées en combi- naison avec des dispositifs de compression appropriés pour la mèche d'étirage en circulation entre ces étages, on peut obte- nir les laminages excessivement élevés nécessaires en une seule opérations. C'est ce qui arrive notamment lorsqu'on.fait usage dans des dispositifs d'étirage combinés de ce genre, d'un ou au maximum de deux des étireuses connues à laminage élevé. En règle générale, il suffit déjà d'employer l'un des bancs d'é- tirage connus à haut laminage à la sortie du fil, ainsi qu'un banc d'étirage normal à trois rangées de cylindres à l'entrée du fil en y intercalant des dispositifs de compression, par exemple de petits tubes rotatifs, des barres d'amincissement et leurs équivalents.
Cette action favorable peut s'expliquer comme suit :
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Si l'on file par exemple du fil n 32 à 215 étirages ou laminages dans la machine à filer sur le ruban d'étirage n 0.15 à une vitasse de débit de 11.5 m. du cylindre étireur antérieur, la vitesse du ruban alimenté s'élève à 11.5 = 0,054 m. et
215 n'est donc que de 54 mm par minute.
Cette marche à vitesse très réduite de la mèche d'étirage dans le dispositif d'étirage postérieur n'a pas seulement pour effet de protéger dans une forte mesure la matière textile, mais elle permet encore grâce à cette marche excessivement lente du banc d'étirage d'employer également ici des laminages élevés sans nuire à la régularité du file On a pu filer d'une manière irréprochable par exemple du fil de coton d'Egypte n 100 à 500 laminages ou étirages au'moyen du ruban d'étirage n 0,2. Il'est en outre avantageux pour le nouveau procédé de filage de préparer d'une manière appropriée les rubans d'étirage du banc coton pour les mon- ter sur la machine à filer. Les bancs d'étirage de coton con- nus jusqu'à présent débitent les rubans dans des pots tournants (pots de ruban).
Par suite de leurs dimensions et de la nature du ruban emmagasiné, ces pots ne conviennent pas pour l'alimen- tation ou le montage dans la machine à filer, Des dispositions ont donc été prises dans le nouveau procédé de filage pour pouvoir mettre le ruban de coton en bobines ou en rouleaux et l'amener sous cette forme dans la machine à filer-,
Le dessin annexé représente à titre d'exemple une machine à filer pour l'exécution du présent procédé: -
Dans ce dessin, a désigne les bobines (le ruban qui sont fournies par un banc d'étirage à coton pourvu de dispositifs enrouleurs ou par une machine à comprimer et enrouler les ru- bans , et sont placées sur le l'atelier], de la machine à filer.
Comme dispositif d'étirage à laminages élevés on emploie par exemple un mécanisme c de ce genre à rubans mobiles (système Casablanca) et comme dispositif d'étirage postérieur à l'entrée
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du ruban un dispositif étireur à cylindres d. Entre les deux dispositifs étireurs, des bagues rotatives.2 avec crochets (tubes 'rotatifs) qu'on peut faire tourner à l'aide du tambour à gorge .1 sont disposées pour donner la torsion passagère à. la mèche d'étirage en mouvement et la soumettre à une compres- sion. La commande de ces bagues peut aussi se faire par vis sans fin et roue hélicoïdale.
Dans le dispositif d'étirage postérieur à trois rangées de cylindres est disposée une barre à pourvue d'une rainure étroite pour amincir la mèche.
Les gros rubans du banc d'étirage amenés sous forme de bobines au ratelier b ci-dessus mentionné peuvent être amincis à l'épaisseur du fil au moyen du dispositif d'étirage combiné décrit par l'application des laminages les plus élevés, jus- qu'à plusieurs centaines, en une seule opération, jusqu'à l'obtention des fils présentant les numéros du commerce.
REVENDICATIONS.
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