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MYSTÈRE DE EINDUSTRIE, " NOUVEAU GRAISSEUR REGLABLE ET AUTOMATIQUE POUR ELEMENT
DE MACHINE "
La présente invention a pour objet un nouveau graisseur réglable et automatique pour éléments de machi- nes, tels que t têtes de bielles, glissières, chaînes, paliers pour moteurs électriques ou autres et pour tout
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autre organe de machine devant être lubréfié, et pour main- tenir un niveau constant dans les carters de compresseurs, moteurs à explosion et boîtes de vitesses.
Le graisseur consiste en un récipient métallique fermé A (Fig.1) de forme circulaire ou autre, destiné à être fixé sur l'élément de machine à lubréfier, lequel récipient est pourvu centralement et intérieurement d'un cylindre B solidaire d'une cloche située dans sa partie inférieure,et de forme appropriée, laquelle cloche peut être un tronc de cône divisant le récipient A en deux compartiments qui com- muniquent entre eux par .'des fentes de forme appropriée, si- tuées au niveau des ouvertures C.
A l'intérieur du récipient A se trouve placée une bride disposée d'un côté et fixée à la masse de la partie supérieure, la dite bride étant percée en son centre, pour permettre le passage d'un guide qui débouche par une uvertu- re à l'extérieur de la paroi supérieure du récipient, en Z, lequel guide est muni d'un disque soupape S maintenu contre la face intérieure de la paroi supérieure du récipient A,par la pression d'un ressort T. cette soupape doit être toujours placée à un niveau plus élevé que les ouvertures de cpmmuni- cation C des compartiments de graissage.
Dans la partie inférieure du récipient se trouvent placés deux cylindres qui s'emboîtent exactement l'un dans l'autre et dont l'un extérieur,N par exemple, peut tourner à volonté au moyen d'un tournevis que l'on introduit par le tu- be B dans la fente E de la même manière que si on faisait tour- ner une tête de vis, le cylindre M étant fixe. Dans un autre mode de construction N pourrait être fixe et M mobile.
Sur les parois de ces cylindres sont disposés quatre trous P Q qui peuvent cotncider ou non suivant la position
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relative du cylindre mobile par rapport au cylindre fixe,per- mettant ainsi de graduer à volonté l'ouverture de passage jusqu'à les obturer complètement si on le désire. ces traus peuvent être situés à environ cinq millimètres plus bas que les ouvertures c. Le cylindre extérieur peut dans certains cas être pourvu d'une cuvette U.
Quand le graisseur est immobile, il n'y a aucune consommation d'huile, malgré la position légèrement inférieu- re des ouvertures P Q par lesquàlles on obtient l'obturation et ceci pour les motifs qui seront donnés dans la description de l'appareil. L'intérieur de ces tubes est garni de mèches de coton, laine ou autre substance fibreuse, constituant un filtre et contribuant au réglage de l'écoulement de l'huile.
Le fonctionnement de l'appareil est le suivant le graisseur s'emplit d'huile par le tube B jusqu'à ce qu'elle sorte par l'ouverture Z lorsque l'on pousse sur le poussoir, ce qui indique que le graisseur est rempli. Au moyen d'un tournevis introduit par la cheminée B jusqu'à la rainure E, on fait tourner le cylindre N ou M jusqu'à ce que les ouver- tures P et Q formant diaphragme présentent l'ouverture désirée permettant le passage dans un temps donné de la quantité d'huile nécessaire à la lubrification de l'élément de machine.
Ce réglage ne devra plus être modifié que si on venait à employer de l'huile d'une viscosité différente.
La raison pour laquelle l'huile tombe goutte à goutte malgré les mouvements du graisseur, est bien simple; le ré- servoir A maintient un niveau sensiblement constant dans la partie B du graisseur parce que les orifices c empêchent la charge d'huile du dép8t A de passer en B, vu que ces orifices ne communiquent pas directement avec l'atmosphère. Le mouve- ment du graisseur produit le remous de l'huile, qui s'intro-
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duit dans la cuvette U, ou.baigne directement les ouvertures P Q par où l'huile s'échappe à l'extérieur.
Lorsque la petite quantité d'huile vient à occuper un niveau supérieur aux orifices de sortie C jusqu'à obturer ceux-ci, le graisseur gardera le reste de sa charge, tant qu'il se trouvera au repos. Mais aussitôt que le graisseur est mis en mouvement, il se produit dans la chambre à niveau constant un mouvement d'oscillation du liquide qui vient baigner les orifices P Q et s'échappe par ceux-ci et à tra- vers du filtre, jusqu'à ce que, par l'abaissement du niveau de l'huile, les ouvertures C soient dégagées et permettent l'introduction d'une certaine quantité d'air dans le dépôt d'alimentation qui laissera échapper la quantité d'huile nécessaire pour maintenir la hauteur fixée dans la chambre à niveau constant, paralysant ainsi de nouveau son alimentation en huile.
Ayant à présent expliqué le fonctionnement du gtais- seur, il reste à expliquer en quoi consiste la partie la plus importante de l'invention, c'est-à-dire l'interruption auto- matique de l'écoulement, lorsque le graisseur est au repos.
Pour obtenir ce résultat, on n'emploie aucun dispositif méca- nique qui, quoique léger, viendrait diminuer par son inertie la sensibilité indispensable de l'appareil.
L'arrêt automatique de l'écoulement d'huile s'obtient et ceci est une des caractéristiques de l'invention, par l'emploi de la courbe superficielle de l'huile. Grâce à ce phénomène physique, quoique la communication entre les deux réservoirs se trouve établie à une hauteur plus élevée que les orifices de sortie, l'huile ne s'échappera pas, étant empêchée par la tension superficielle de l'huile, ou constante capillaire, qui permet à l'huile de s'élever d'une certaine quantité sur le bord des orifices de sortie, sans s'échapper,
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et d'une façon plus sensible encore, si on emploie l'anneau ou cuvette D, juste à l'inverse de ce qui se passe au point ou aux points de communication c des deux capacités, indiqué au dessin par l'orifice C,
de sorte que le moindre mouvement du graisseur produit inévitablement la rupture de cette mem- brane, soit pour permettre la sortie de l'huile vers l'ex- térieur ou permettre l'entrée de l'air vers l'intérieur.
Dans la Fig. 1, on a représenté du c6té gauche la position de la surface de l'huile pendant l'arrêt du grais- seur et du côté droit la forme de la surface de l'huile lors- que le graisseur est en mouvement. On conçoit facilement que la sensibilité de l'appareil ne peut être plus grande, vu que la fermeture est produite uniquement par une membrane li- quide, qui n'offre d'autre résistance que la force de cohé- sion de ses molécules,connue scientifiquement sous le nom de tension superficielle des liquides, tension qui servit à Laplace pour la détermination de sa formule des pressions capillaires, ce qui permet de qualifier la tension superfi- cielle ou tension capillaire, de positive ou négative par rapport à l'aotion de la pesanteur, soit qu'elle présente la forme convexe sur les bords des orifices PQ,
ou de la cu- vette U soit la forme concave à l'orifice C; enfin,celui qui a démontré d'une façon catégorique l'existence de ce phéno- mène ce fut Plateau dans sa série d'expériences.
Un autre avantage, de grande importance, dérivé de l'application de ce principe à la lubrification, est de prévenir les échauffements graves des organes à lubrifier.
Au début d'un échauffement, les fluides contenus dans le graisseur ( huile et air ) augmentent naturellement de volume, ce qui fait monter le niveau de l'huile et par conséquent favorise l'écoulementde l'huile. Mais en plus,
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lorsque l'huile atteint sa température critique, sa tension capillaire s'annule et une grande quantitéde ce liquide s'é- chappe jusqu'à rétablir les conditions d'équilibre, pàrticu- larité qu'aucun autre graisseur ne possède.
Aussitôt que le graisseur reste amovible, 1'écoulement de l'huile s'arrête et comme celui-ci ne comporte aucun élé- ment qui soit sujet à usure ou détérioration, il est par con- séquent à l'abri de tout accident de fonctionnement et ses conditions de sécurité et d'économie sont permanentes.
La Fig. 2 représente une variante de l'invention dans laquelle la soupape de la Fig..l est remplacée par une vis ou bouchon qui se dévisse ou s'enlève suivant le cas, lorsqu'on charge le graisseur, afin de permettre à l'air contenu dans le réservoir A de s'échapper, lors de l'intro- duction de la charge d'huile.
- REVENDICATIONS
1. Nouveau graisseur réglable et automatique pour éléments de machines, caractérisé par la disposition du ré- servoir d'huile qui divise celui-ci en deux compartiments, communiquant par leur partie inférieure et dans lequel l'air peut pénétrer au fur et à mesure que l'huile diminue dans le récipient inférieur, sous l'effet des mouvements imprimés au graisseur, la communication du compartiment supérieur avec l'atmosphère étant obtenue au moyen d'une fermeture mécani- que à soupape à ressort ou par vis, que l'on.comprime ou"dé- respectivement visse/durant le remplissage du graisseur.
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