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" TRAVERSE EN BETON AIME POUR CHEMINS DE FER "
On a déjà employé, pour remplacer les traverses en bois pour chemins de fer, et tramways, des traverses en béton armé et on a, par habitude, donné généralement à ces dernières la
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foemo VDlldl'P1PÓdiqI10 des premlèreso de sorte que les maté- riaux ne sont pas employés d'une façon rationnelle,
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D'autre part, la forme/donnée aux traverses en bois et qui était la oonséquenoe de la nature même du matériau, de son ori- gine et de ses conditions de travail, si elle répondait bien à la transmission rationnelle des efforts verticaux, (à la con- dition d'employer une couche de ballast) répondait assez mal à ,la condition de résistance aux efforts horizontaux auxquels la voie est soumise.
En donnant aux traverses en béton, une forme analogue à celle des traverses en bois, on rencontre donc les inconvénients inhérents à ces traverses, auxquels s'ajoute celui dû au peu de flexibilité du béton armé sous les charges inégales auxquel- les il est soumis, à tel point qu'on a été obligé, dans certaines traverses en béton armé existantes, de prévoir des dispositifs spéciaux pour augmenter cette flexibilité.
La présente invention a pour objet un nouveau type de tra- verse en béton armé pour chemins de fer et tramways caractérisé par une forme haute et évidée, et une large semelle de façon à obtenir une bonne répartition des charges, une faible pression unitaire sur le sol, et un emploi rationnel des matériaux.
L'invention réside également dans les objets de détail suivants, constitutifs de l'objet principal : a) Les traverses sont évidées sur toute leur longueur ou sur une ou plusieurs parties de celle-ci. b) Les rails reposent sur les traverses avec l'interposition d'une semelle de bois épaisse d'amortissement maintenue dans la traverse et sont fixés sur celles-ci par des crapauds et des boulons serrés sur la traverse au moyen de plaques métalliques élastiques constituant un dispositif d'indessarrabilité. a) L'ême verticale creuse dos traverses se termine par des nervures divergentes absorbant les efforts horizontaux, la tra- verse étant encastrée dans le sol.
Les efforts horizontaux sont également transmis eu sol par les nervures de la face intérieure. e dessin annexé représente, à titre d'exemple, une forme
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d'exécution de traverse en béton armé suivent,le présente in- vention.
La Fig. 1 est une vue en élévation de oette traverse.
La Fige 2 en est une coupe longitudinale.
La Fig. 3 en est une vue en plen.
La Fige 4 est une coupe suivant la ligne IV-IV de la fige 1.
La Fig. 5 est une coupe en travers d'une voie construite avec des traverses anelognes à celle représentée aux fige. 1 à 4.
Le Fige 6 est une coupe en long de oette même voie.
La Fig. 7 est, à plus grande échelle, une coupe longitudinale de la traverse montrant le montage des rails sur oelle-oi.
Les Fige, 8 et 9 sont respectivement des vues en élévation et en plan d'une variante de oette première forme.
La Fig. 10 est une coupe en élévation d'une variante compor- tant une disposition propre à assurer la fixation des rails à double champignon.
La Fig. 11 est une coupe longitudinale d'une voie équipée avec de telles traverses.
En référence aux figs. 1 à 7, la traverse est constituée, suivant l'invention, par une large semelle 1, prolongée, vers le haut, par une âme évidée 2 dont les faces latérales 3 se terminent par des nervures divergentes 4.
Aux extrémités de la semelle,.les bords de celle-ci se terminent en forme d'égale résistance, comme représenté sur la fige 3, de façon à faire travailler les matériaux constituant la traversé dans les meilleures conditions*
La forme de la traverse permet d'obtenir, sous un poids raisonnable, une résistance aux efforts verticaux d'autant meil- leure que la surface de la semelle 1 est plus grande et une résistance aux efforts latéraux également très bonne, du fait que la traverse est encastrée dans le sol, comme le représentent
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les fige. 5 et 6, et que la/divergence des nervures 4 s'oppose à tout déplacement latéral de la traverse.
Les nervures de la face inférieure 4a et 4b contribuent à transmettre au sol les efforts horizontaux transmis eux-mêmes à la traverse par le rail.
La hauteur de l'âme 2 permet de monter facilement les boulons 5 de fixation des rails en même temps qu'elle réduit le poids de la traverse (fig.7).
Les rails 8 reposent respectivement sur une semelle 7 en matière relativement élastique, (chêne créosoté ou autre), rela- tivement épaisse et qui est maintenue dans une mortaise 9 pra- tiquée dans un renflement 10 lequel est formé sur la traverse au droit du passage de chaque rail.
Au droit de la mortaise 9, l'ême 2 comporte des nervures latérales 17 raccordées à la semelle et à l'âme par de larges arrondis et destinées à renforcer cette dernière à l'endroit où les rails s'appuient sur elle.
. Dans l'axe de la traverse, de chaque o8té de la mortaise, sont pratiquées des cavités 11 adjacentes à oette dernière, dans lesquelles sont disposées des crapauds 12 pour le maintient du rail et les cales en chêne créosoté ou toute autre matière élastique 13 sur lesquelles reposent les crapauds.
Au travers des crapauds 12, des oales 13 et des cavités 11 passent les boulons 5 dont les éorous 14 s'appuient directe- ment contre les crapauds 12 et dont les têtes 15 s'appliquent sur la face interne supérieure de l'âme évidée 2, avec l'inter- position d'une plaque métallique élastique 16.
Cette applications du boulon par ses deux faoes, sur des organes élastiques permet un serrage énergique et une fixation très rigide des rails, ce qui évite toat risque de surécarte- ment et de desserrage.
Pour empêcher l'oxydation des filets du boulon dépassant
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au-dessus de l'éorou et pour réserver la. facilite du démontage, l'éorou peut être un éorou à chapeau ou éorou borgne ou être
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rOoUv0t atunc ptàae on tOlo mbout10 coiffant l'éorou ot la sommet du boulon avec interposition de goudron ou de toute autre matière-analogue.
Il est à remarquer que la forme évidée de la traverse, la- quelle pourrait être évidée seulement dans ses parties extrêmes, permet un montage et un démontage facile des boulons, lesquels sont ainsi facilement remplaçables, L'attache qui ne fait pas corps avec le béton et qui en est oomplètement indépendante peut être facilement rendue isolante au point de vue électrique par simple goudronnage des parties métalliques et du béton ou. par interposition de toute autre matière isolante appropriée.
La disposition de semelles élastiques épaisses sous les rails permet d'obtenir un roulement très doux.
Le réglage de la voie, lors de tassements du sol, est sus- oeptible d'être effectué par soufflage, ce réglage pouvant d'ail- leurs être effectua, dans une certaine mesure, par simple rern placement des semelles 7 par des semelles plus épaisses.
D'autre part, par suite de la large semelle des traverses, qui permet une bonne répartition des efforts verticaux et le transmission au sol d'une faible pression unitaire, l'emploi du ballast peut être supprimé, ce dernier se trouvant en quelque sorte, incorporé, sous une forme beaucoup plus efficace, dans la traverse elle-même; on peut tout au moins, supprimer la couche dite " de bourrage" en matériaux choisis et ne conserver qu'une "sous-couche" de sable ou de gravier moins coûteuse.
En effet, la faible pression par cm2 transmise au sol par une large surface d'appui évite que le sol ne prenne des défor- mations permanences; le sol ne prenant que des déformations élastiques, la traverse ne se "débourre" pas, d'où une meilleure tenue de la voie et une économie d'entretien.
En outre, la voie armée avec des traverses qui sont, sui-
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vent lt invention, encastrées dans le sol, est d'un aspect ex- trêmement satisfaisant, facile à parcourir, à visiter et à main- tenir dans un parfait état d'assainissement.
En référence aux fige. 8 et 9, est représentée une variante de la première forme décrite, caractérisée en ce qu'elle est resserrée dans la partie centrale par rapport à sa largeur au droit du passage des rails*
Cette traverse présente les mêmes caractéristiques et les mêmes avantages que la traverse précédente.
Enfin, aux fige. 10 et 11 est représentée une variante permettant la fixation des rails à double champignon. à oet effet, on dispose dans la traverse au droit des tirefonds 21 du coussinet 22, des coins 23 en bois ou autre matière similaire.
La poso du coin et son remplacement en cas de besoin se font avec la plus grande facilité, par l'évidement, sans qu'il soit nécessaire de sortir la traverse de la voie, On retrouve, comme dans l'attache toute métallique, une pièce appuyant le rail sur la traverse et tirée de haut en bas (le tirefonds) et une pièce prenant appui sur la traverse par dessous et tirée de bas en haut. Cette dernière pièce, le coin en bois oonsti- tue en même temps l'organe élastique assurant la permanence du serrage.
Cette attache est moins chère que l'attache entière- ment métallique et elle peut s'employer à sa place dans tous les cas; si elle peut être considérée comme moins sure et moins parfaite dans le cas du rail Vignole, elle se recommande par contre pour la fixation des coussinets, le tirefonds ne ris- quant pas alors à se déverser comme dans le cas du rail à patin,
Il est à remarquer que le coin de bois,qui subit d'ailleurs au préalable un goudronnage spécial, est.pratiquement sous- trait à l'aotion de l'humidité et des intempéries.
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Grêce à son évidement, oette dernière traverse, comme les.
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précédentes est d'une commodité de manutention toute particu- lière.
Pour le changement et le déchargement il est facile de la saisir par deux crochets s'engageant dans les extrémités de l'évidement. Pour la mise en place et le réglage il est facile de la manoeuvrer en engageant dans l'évidement, par chacun des bouts, un levier de formes et de dimensions convenables.
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Il est d'ailleurs bien entendu que la forme d'exécution qui a été décrite n'est donnée qu'à, titre d'exemple et qu'on peut modifier, de toute façon convenable, le nombre, la forme, le disposition, la nature et le montage des différents organes sans s'écarter de l'invention.