BE367567A - - Google Patents

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BE367567A
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    • DTEXTILES; PAPER
    • D01NATURAL OR MAN-MADE THREADS OR FIBRES; SPINNING
    • D01DMECHANICAL METHODS OR APPARATUS IN THE MANUFACTURE OF ARTIFICIAL FILAMENTS, THREADS, FIBRES, BRISTLES OR RIBBONS
    • D01D5/00Formation of filaments, threads, or the like
    • D01D5/12Stretch-spinning methods
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    • D01D5/14Stretch-spinning methods with flowing liquid or gaseous stretching media, e.g. solution-blowing

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  • Engineering & Computer Science (AREA)
  • Mechanical Engineering (AREA)
  • Textile Engineering (AREA)
  • Artificial Filaments (AREA)

Description


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  "FILS ARTIFICIELS, FILMS ET ANALOGUES OBTENUS EN PAR-   TANT D'ESTERS   ET   D'ETHERS   CELLULOSIQUES ET PROCEDE 
DE FABRICATION DE CES PRODUITS" 
L'invention vise un nouveau genre de fils artificiels, films et analogues, en partant d'esters et d'éthers cellulosiques, ce genre de produits étant carac- térisé par le fait que ces produits présentent une struc- ture au moins en partie cristalline, reconnaissable en particulier avec les rayons Roentgen, structure qui dans le cas de fils artificiels est disposée axialement et qui entraîne une amélioration surprenante de nombreuses   proprié   tés, en particulier au point de vue mécanique.

   On peut ou bien introduire ultérieurement cette structure dans les      

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 fils artificiels ou les films déjà terminés et paraissant amorphes aux rayons Roentgen de sorte que ces fils ou films sont améliorés, ou bien la produire immédiatement pendant l'opération de filage qui peut alors être dési- gnée avec raison comme étant une opération de filage avec cristallisation. La caractéristique commune du   procé-   dé d'amélioration et du procédé de filage avec cristalli- sation consiste dans   l'utilisation   de certains bains (bains de cristallisation) et dans la conformation plas- tique, poussée assez loin, des fils artificiels ou films. 



   Par suite, l'invention s'étend au procédé d'amélioration au procédé de filage avec cristallisation, aux bains de cristallisation ainsi qu'aux fils artificiels et aux 'films cristallins. 



   On va décrire d'abord en détail le procédé d'amélioration parce que c'est là qu'apparaissent le plus distinctement les résultats nouveaux et surprenants. 



   Les fils artificiels connus, obtenus en partant d'es- ters et d'éthers cellulosiques, quels qu'ils soient, qu'ils renferment des corps additionnels ou quel que soit leur procédé de fabrication apparaissent aux rayons 
Roentgen comme sans structure, contrairement aux fibres naturelles qui présentent une structure cristalline sui- ' vant ltaxe. On a constaté que l'on peut donner à ces fils artificiels amorphes, sans transformation chimique, une structure qui est très comparable avec celle des fibres na- turelles. Des essais ont montré que l'on peut améliorer de façon importante un fil ou un film déjà terminé et sec,   c'est-à-dire   se trouvant à l'état de gel et ne contenant plus de solvant, et ceci grâce à ce qu'on l'étire consi- dérablement après le gonflement donnant l'état de gel. 



  Grâce à cela, on obtient de façon tout à fait générale 
 EMI2.1 
 une amélioration qui s fait sentir vant tout sur la solidité, la finesse du brin et l'éclat , de sorte que 

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 l'on réussit en choisissant de façon appropriée les con- ditions de l'opération, à faire ressortir de préférence l'une ou l'autre de ces qualités. Selon l'invention, le procédé d'amélioration des fils artificiels obtenus en partant d'esters et d'éthers cellulosiques consiste par suite dans le fait que l'on amène le fil, de son état   ori-   ginel, paraissant amorphe aux rayons Rpentgen, à un état cristallin suivant l'axe, au moyen d'un traitement mécanique, en combinaison avec des bains de liquide ou de vapeurs inertes au point de vue chimique, sans trans- formation chimique.

   Le traitement mécanique' qui peut être exécuté dans le bain inerte au point de vue chimique ou immédiatement après, dans un deuxième bain , consiste en un étirage important, pratiquement illimité, et qui en tout cas dépasse sensiblement les limites de la plasticité naturelle et,   éventuellement,   en une traction transversale additionnelle, ce travail peut être effectué aussi bien de façon continue ou discontinue, qu'avec des étirages partiels. La plasticité naturelle des fils artificiels obtenus en partant d'esters et d'éthers cellulosiques, ne permet ainsi qu'on le sait que des allongements de 20 à 30%. 



  Si l'on traite ces fils conformément au procédé selon l'in- vention, on réussit à allonger ces fils de plus de   200%   voir même de plus de   1000%.   Cette grande et surprenante fa- culté d'étirage se rencontre également dans le cas de fils non uniformes avec des sections variant dans des proportions importantes, et cet étirage s'exerce non seulement aux endroits de section faible, mais sur tout le fil, de sorte que l'on obtient un fil uniforme en partant d'un fil qui à l'origine n'était pas uniforme. 



   La vitesse d'étirage doit être adaptée aux autres facteurs influant sur la plasticité, à savoir la température, la pression, la composition et la   concentra-   
 EMI3.1 
 tion, de façon à ce que l'affaiblissement résultant de l'étirage du fil humide soit au moins compensé par une di 

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 minution de section au moyen d'un renforcement de cette section obtenu en même temps, dans le   b ain.   Pour régler l'éclat, le choix des bains et la façon dont, se fait l'é- tirage doivent être mis en condordance. En particulier, on peut traiter le fil immédiatement après l'étirage avec des bains contenant des sels.

   En faisant concorder de façon appropriée les unes avec les autres, la concen- tration ,les additions de solvant, la pression, la tempé- rature et la vitesse d'étirage, on obtient une augmenta- tion de la résistance à la rupture du fil sec, d'au moins 
100%. 



   Pour l'utilisation industrielle du procédé d'a- mélioration, il est d'importance particulière que celui- ci ne soit pas limité à des fils isolés, mais qu'au contraire, il puisse   être   aussi bien utilisé sur des fils artificiels retordus, des écheveaux, des tissus et des films.; et éventuellement en leur donnant en même temps une forme et une couleur, sans que les différents éléments vien- nent à   s'agglomérer.   



   Les avantages de ce procédé d'amélioration con- sistent en ce qu'il pepmet l'obtention de fils artificiels, tissus, films et analogues, en partant d'esters et d'é- thers cellulosiques (acétate, nitrate, xanthogenat etc. de la cellulose), qui présentent une finesse et une résis- tance.au déchirement à l'état sec, et à l'état humide qui n'ont pu être obtenues jusqu'ici par aucun procédé. Les      autres avantages consistent dans le fait que l'on peut régler le lustre du produit. La réduction de la faculté de gonflement et l'amélioration de la résistance à l'état humide sont également remarquables. On peut donc obtenir facilement des produits fins et résistants en partant de fils artificiels, de tissus ou de fils grossiers relative- ment bon marché, puisqu'ils peuvent être fabriqués plus facilement et en plus grande quantité.

   Il est évident que 

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 l'on peut combiner avec ce traitement d'amélioration les traitements additionnels connus qui sont courants avec les fils artificiels, les tissus ou les films, dans les buts les plus divers. On peut citer par exemple la fabrication des fibres de soie, des fils crépés, d'ondulations, la teinture, le réglage du lustre, par étirage avec l'aide d'acides faibles, le traitement avec des produits fai- blement alcalins en vue de neutraliser les derniers restes acides ou le traitement par courant électrique continu etc.. 



  En outre, on peut encore après que l'amélioration a été ef- fectuée, régénérer en cellulose le produit étiré au moyen de procédés connus en soi. Par exemple, on peut   désacétyli   ser les fils d'acétyle de cellulose en les plongeant dans une      lessive de potasse alcoolique. Ce traitement de régéné- ration peut être effectué simultanément, avec l'étirage, dans le bain de cristallisation proprement dit. 



   Comme bains de cristallisation qui assurent l'amélioration des fils artificiels, tissus ou films, en combinaison avec le traitement mécanique décrit, on peut   u-   tiliser particulièrement des bains de liquides ou vapeurs inertes chimiquement, consistant en des solutions, de pré- férence organiques, dont le pouvoir solvant, en choisissant de façon convenable la température et la pression ainsi qu'au moyen d'additions par exemple de corps précipitants, et en élevant la faculté de gonflement, est abaissé jusqu'à ce que l'on puisse étirer un fil de soie   artifi-   cielle terminé, obtenu en partant d'un ester ou éther cellulosique, de façon pratiquement   illimitée,et   en      tous cas sensiblement au-delà des limites de la plasticité naturelle.

   Comme bains chimiquement inertes, on doit en particulier comprendre ceux qui n'entraînent pas une mo- dification chimique de la matière étirée, ni ceux qui puissent l'attaquer d'une façon quelconque au point de vue chimique, comme cela est le cas par   exemple   avec les acides. 

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   Comme bains de cristallisation convenait particulièrement pour les fils et films d'acétyle de cellulose, des mélanges d'eau et de dioxane contenant de l'acétal d'acétylène pur ou commercial, ou bien des mélanges d'acétone et de tétrachlorure de carbone. 



   Comme l'un des composants du bain de   cristallisa-   tion, comme on l'a déjà indiqué, exerce une action solvante sur la matière étirée, et que l'autre composant exerce une action précipitante ou reste inerte, il est souvent diffi- cile à cause de ces propriétés contradictoires d'obtenir un mélange satisfaisant des deux composants, aux tempé- ratures ou dans les conditions de concentrations auxquelles      on travaille, de sorte,que leur choix est très limité. A cela vient s'ajouter encore le fait que dans le traitement de cristallisation, la plupart du temps, un des deux composants est absorbé de'préférence par la matière de cristallisation, ce qui a pour conséquence d'augmenter la concentration du bain, et dans certains cas également de faire varier la séparation de celui-ci.

   Conformément à l'invention, on peut éviter ces inconvénients grâce à ce que l'on ajoute à ces matières, des substances ne pouvant se mélanger ou se mélangeant de façon limitée, qui en- 'traînent un mélange complet au moins dans les limites      des températures et des concentrations entrant en jeu. 



   Ces additions peuvent elles-mêmes agir de façon solvante ou être inertes. Comme composant solvant des mélanges ho- mogènes ternaires ou plus élevés de ce genre, on peut utiliser de façon avantageuse des liquides organiques,   ,en   particulier   les,éléments   inférieurs de séries homologues des esters, cétones, et cétols aliphatiques, et différents composés héterocycliques, par exemple le furfurane et la pyridine, tandis que comme composés inertes, on peut u- tiliser l'eau ou un corps agissant commeprécipitant pour 

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 la matière de cristallisation soluble dans le composé sol- vant en question. 



   Les composés solvants et inertes ou même précipitants qui donnent les uns avec les autres des combi- naisons moléculaires, sont particulièrement avantageux pour la réalisation de l'invention. Comme la plupart des cons- tituants solvants sont des corps organiques facilement vo- latils à point d'inflammation bas, pour des raisons de sé- curité, en particulier lorsqu'on emploie des matières de cristallisation également facilement inflammables, comme par exemple, la nitro-cellulose, il est bon de rester en dessous du point d'inflammation des bains. Dans ce but, on met   en-   core dans le bain une autre addition d'une substance agis- sant de cette façon. Le cas échéant, cette substance peut encore favoriser le mélange des constituants dans le sens de l'invention. 



   L'invention présente l'avantage que l'on facilite considérablement la régénération des bains de   cristallisa-   tion, usés, grâce à ce que l'on provoque la séparation intentionnelle du mélange en enlevant le corps additionnel.      



  On trouve encore un autre avantage dans le fait que l'on dispose d'un plus grand jeu dans le choix des conditions de température et de concentration. Comme on l'a dit déjà au début, on peut obtenir une structure, au moins par- tiellement cristalline, des fils artificiels ou des films . en partant d'esters et d'éthers cellulosiques même au cours de leur procédé de fabrication (procédé de filage avec cris- tallisation.

   ) 
Dans tous les procédés connus jusqu'ici pour le filage de fils artificiels, seuls permettent l'amélioration au moyen d'étirage intense, combinés avec le filage pro- prement dit, ceux dans lesquels les esters et éthers cellu- losiques, contenus dans la solution de filage, sont régéné- rés en hydrate de cellulose pendant   1'µ(tirage.   Ceci est 

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 le cas, en particulier, du procédé d'obtention de la soie viscose et de la soie au,cuivre. Dans les procédés de    filage habituels à sec ou au mouillé, au contraire, on   n'a pas pu jusqu'ici obtenir aucune amélioration par le filage avec étirage.

   Selon l'invention, on a constaté, au contraire, que l'on peut transformer un procédé de filage quelconque en un procédé de filage avec cristalli- sation lorsque l'on effectue l'étirage améliorant extraor- dinaire, de la matière filée, dans un bain de cristallisa- tion dans lequel on peut étirer, pour l'améliorer, un fil terminé et séché à   l'air.   Ces bains de cristallisation n'ont pas besoin d'exercer sur le fil obtenu une action de régé- nération. Il est, au contraire, simplement nécessaire d'ob- tenir que la matière à étirer soit dans un certain état de gonflement et que la vitesse d'étirage, la température et la pression concordent de façon correspondante.

   Le procé- dé de filage avec cristallisation selon l'invention peut être exécuté aussi bien avec un procédé opérant dans un seul bain qu'avec un procédé comportant plusieurs bains. 



   Dans ce dernier cas, avec la viscose, l'étirage se fait      dans un ou plusieurs bains qui ne renferment pas de subs- tances régénérantes de la cellulose. Lors du filage des autres esters et éthers cellulosiques, l'étirage peut se faire avec ou sans régénération. Le choix de la subs- tance de gonflement dépend en premi'ère ligne de la nature du fil à obtenir. Dans lecas de fils artificiels obtenus en partant d'esters et d'éthers cellulosiques des solvants non acides organiques cônviennent particulièrement, solvants qui exercent leur action également à l'état de vapeur, de sorte que l'on peut, au lieu du second bain, utiliser un traitement par la vapeur.

   Les fils en cellulose régénérée peuvent, au contraire, traverser de préférence des bains fortement alcalins à   l'état   de gonflement désiré, dans   lesquels    ils peuvent être soumis   un étirage améliorant. 

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   Grâce à une concentration appropriée des bains, combinée à une vitesse d'étirage convenable, on obtient, en même temps qu'un renforcement du fil, une finesse ex- traordinaire. On obtient de cette façon des fils arti- ficiels ayant jusqu'à une fraction d'un denier avec une      résistance comprise entre 300 et 700 grammes pour 100 deniers. Les produits obtenus en partant d'esters et d'é- thers cellulosiques sont, contrairement à ceux qui sont obtenus par les procédés connus, très fortement cristallisés et ces cristaux sont disposés dans le sens de l'axe.

   En choisissant l'agent de gonflement, la longueur et la vi- tesse de l'étirage, on a, en outre, le moyen de faire varier dans de grandes limites le lustre du produit et pour cela on peut, le cas échéant, faire suivre immédiate- ment   létirage   d'un traitement subséquent avec des bains de sels. 



   Il n'est pas absolument nécessaire que l'étirage se fasse dans le bain de cristallisation lui-même, on peut aussi soumettre le fil immédiatement après Ba sortie du bain, à l'étirage. L'action de gonflement du bain ou de la      vapeur peut être réglée dans de grandes limites en chan- geant la concentration ainsi que par le choix de la tempé- rature et de la durée du gonflement. On peut effectuer, de façon analogue à l'amélioration mentionnée ci-dessus, pour le filage de cellulose et de composés cellulosiques l'amé- lioration par filage des solutions de filage de toutes   sortes, par exemple : colle, albumine, etc.....   



   Comme pour les fils artificiels, on peut de la même façon fabriquer et conformer des films d'après le nou- veau procédé en obtenant une amélioration importante. 



   On peut, en   oùtre,   influer sur d'autres propriétés, en particulier, sur la conductibilité calorifique du produit en y incorporant des corps correspondants pendant le trai- tement d'amélioration. Ainsi, on peut par   exemple,   ame- 

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 ner à l'état de vapeur le solvant retiré de la matière étirée, par chauffage ou par traitement dans le vide (soie à l'air). L'expansion ainsi produite effectue en même temps une tension mécanique de la matière étirée dans le sens indiqué   ci-dessu,   transversalement à la di- rection d'étirage , ce qui augmente en même temps l'exten-   sibilité.   



   On peut encore ajouter des corps additionnels connus en soi, par exemple, pour augmenter la plasticité, le lustre, la couleur etc.., à la solution de filage ou   .   au bain de gonflement, ou aux deux.      



   EXEMPLE DE   REALISATION   
EXEMPLE 1 - Un fil simple de 10 deniers a été gonflé dans un bain constitué de parties égales de dioxane   commer.-   ciale et d'eau et ensuite étiré à 30 fois sa longueur et, par conséquent, ramené à 0,33 denier. La durée d'étirage a été de 8 secondes. On a obtenu ainsi un coefficient d'amélioration (titre de départ :titre final ) de 30. 



   EXEMPLE 2 - Un paquet de fils, composé de 800 fils dispo- sés parallèlement entre eux, qui a été filé en partant d'une solution renfermant 20 parties d'acétyle de cellulose   et. de   
80 parties de dioxane et qui possédait un titre de 5,7 deniers et une résistance à la rupture de 140 grammes par      denier a été gonflé danslun mélange en parties égales de      ,dioxane et d'eau, puis étiré pendant 12 minutes jusqu'à 20 fois sa longueur. On l'a lavé ensuite: avec une solution de      sulfate de soude à 30 % et avec de l'eau froide. Le fil sec étiré a un titre de 0,285 denier et une résistance de 
610 grammes par 100 deniers. Le coefficient'd'amélioration ;pour le titre s'élevait  à   20 et celui pour la solidité à 
4,35. 



  EXEMPLE 3 - La même matière que dans l'exemple 2 a été gonflée dans un bain de parties égales de dioxane et d'eau et a été étirée pendant 12 minutes jusqu'à 11, 1 fois 

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 sa longueur. Après lavage   à   l'eau froide et séchage, on a obtenu un fil de 0,51 denier et de 616 grammes par 100 deniers. Le coefficient d'amélioration s'élevait donc, pour le titre, à 11, 10 et pour la solidité à 4,40 . 



  EXEMPLE 4 - La même matière que dans l'exemple 3 a donné après étirage à 11, 1 fois dans un bain à parties égales de dioxane et d'eau et lavage subséquent à l'eau froide, une résistance à la rupture de 616 grammes par 100 deniers et une extensibilité de 9,4 %, tandis que la matière dont on était parti avait une résistance de 140 grammes pour 100 deniers et une extensibilité de 20 %. 



  EXEMPLE 5 - La même matière de départ que dans l'exemple 2 a donné un étirage à 20 fois sa longueur dans un mélange de dioxane et d'eau et, après lavage subséquent avec une solution de sulfate de soude à 30 % et avec de l'eau froide, une résistance à la traction de 610 grammes par 100 deniers et une extensibilité de 10 % alors que la matière dont on était parti avait une résistance de 140 grammes par 100 deniers et une extensibilité de 20   %.   



  EXEMPLE 6 - Un fil obtenu en partant de 20 parties d'acè- tyle de cellulose, 40 parties de dioxane et 40 parties d'acétone a été étiré dans un bain constitué par parties égales d'acétone et de tétrachlorure de carbone pendant 9 minutes pour l'amener de 12, 5 à 5 ; 2 deniers, par conséquent étiré à 2,3 fois sa longueur, après lavage à l'eau froide et séchage, le fil étiré présentait une résis- tance à la rupture de 230 grammes par 100 deniers et une extensibilité de 21   %.   



    EXEMPLE 7 -   On obtient un lustre particulièrement bril- lant, analogue à celui de la soie naturelle, avec les subs- tances dont on est parti dans l'exemple 6 par gonflement et étirage dans un bain constitué, par parties égales, d'a- cétone et de tétrachlorure de carbone, si l'en effectue l'é- tirage pendant 9 minutes jusqu'à obtenir 2,3 fois la Ion-* 

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 gueur. Après étirage, on lave à l'eau froide. 



  EXEMPLE   8 -   On obtient un lustre un peu plus faible avec ce procédé, dans les conditions de l'exemple 2. 



  EXEMPLE 9 - On obtient une matière ayant un éclat soyeux, mate et molle au toucher,;en traitant de la soie à   l'aoé-   tate du commerce (12 fils individuels retordus à 5,2 de-   niers)   en étirant 160 fils analogues retordus disposés pa- rallèlement pendant 8 minutes dans un bain constitué par des parties égales de dioxane et d'eau, jusqu'à 3,6 fois la longueur, le titre s'abaisse de 5,2 à 1,7 denier. On lave ensuite à l'eau chaude (80 ). 



  EXEMPLE 10 - La même soie commerciale à l'acétate que dans l'exemple 9 donne des fils tout à fait mats quand on les étire pendant 8 minutes jusqu'à 3,24 fois leur lon- gueur dans un bain constitué par des parties égales de dioxane et   d'eau et   qu'on lave ensuite à l'eau froide. Le fil obtenu est remarquable par son état de douceur au toucher analogue à du   duve.   



  EXEMPLE 11 - Un fil qui a été étiré, comme dans l'exemple   10,   mais lavé ensuite avec   de''l'alcool   méthylique,, présente un aspect analogue avec, toutefois cependant, un peu plus de dureté au toucher. 



  EXEMPLE 12 - Un fil étiré comme dans l'exemple 11 et qui a été lavé avec une solution à 30 % de sulfate de soude et de l'eau chaude (à 80 ) se présente de façon analogue à du duvet, mais avec un   plus'grand   lustre. 



  EXEMPLE 13 - Les fils d'acétyle de cellulose étirés dans l'exemple 3 sont, de façon connue, désacétylisés en les plongeant pendant 12 secondes, sous tension, dans une lessi- ve de potasse alcoolique qui renferme 32 grammes de potasse      par litre. Les fils de cellulose ainsi régénérés présentent, en outre, une amélioration dans leur qualité de résistance. 



  EXEMPLE   14   Des fils d'acétyle de cellulose de 5 deniers sont, pendant l'étirage, désacétylisés en même temps dans 

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 un bain à 50 % de dioxane et cela grâce à ce qu'on a mis dans le bain de dioxane les additions connues pour la désacétylisation. Les fils de cellulose régénérés obtenus, présentant une amélioration dans leur propriété de résis- tance. 



  EXEMPLE 15 - Un fil d'acétyle de cellulose passe à travers une solution à 50 % de dioxane, puis à travers un entonnoir (genre Thiele), dans lequel passe, dans la même direction, du mercure. Le mercure provoque un étranglement du fil qui favorise l'étirage. Le titre du fil se trouve en ce cas, encore diminué. 



    EXEMPLE 16 -*   Un fil d'acétyle de cellulose brillant estéti- ré dans un bain constitué de 48 parties de dioxane et de 52 parties d'eau, d'abord à   4'fois   sa longueur. On le lave à l'eau froide et on le laisse sécher on obtient ainsi un fil complètement mat. 



   Si on étire de nouveau ce fil dans une solution de dioxane à 50 % ,à encore 5 fois sa longueur, c'est-à- dire au total à 20 fois sa longueur primitive, on obtient de nouveau le lustre primitif, après lavage et traitement avec une solution de sulfate de soude à 30 %, alors que la résis- tance et le titre sont sensiblement améliorés. 



  EXEMPLE 1 7- On modifie le traitement décrit dans l'exemple 16 de façon à ce que l'une des deux phases du double pro- cédé soit effectuée par laminage. 



  EXEMPLE   18 -   Le traitement décrit dans l'exemple 16 est mo- difié de façon à ce que le deuxième étirage s'effectue dans un bain de gonflement avec addition d'agents désacétylisants. 



  EXEMPLE 19 - Un bain de cristallisation, convenant à 20  C. pour des fils artificiels ou des films d'esters ou d'é- thers cellulosiques, à la composition suivante 
1  Composant solubilisant : 10 volumes de méthyl- éthyl-cétone (ou acétone); 
2  Constituunt inerte ou provoquant a   précipi-   tation :  10   volumes   d'eau;   

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3  Addition provoquant la miscibilité : 1 volume d'alcool. 



  ' EXEMPLE 20 - Une solution d'acétyle de cellulose à 20 % dans de la dioxane pure ou du commerce est filée, à travers un ajutage pour 80 fils dans un bain de filage avec cris- tallisation composé d'environ 50 % de dioxane et de 50 % d'eau, avec une vitesse de 5,5 grammes de solution de   fila-   ge par minute (correspondant à 1,1 gramme   d'ac'étyle   de cel- lulose par minute) . Avec une vitesse de sortie du cylindre d'étirage de 200 à 300 métres par minute, on a, dans   l'en-   semble, un fil d'une force de 33 deniers qui est constitué par 80 fils individuels de 0,4 denier. En modifiant la concentration du bain de cristallisation, on peut régler, dans de grandes limites, la plasticité du fil.

Claims (1)

  1. R E S U M E 1 - Procédé pour l'amélioration de fils artifi. ciels obtenus en partant d'esters ou d'éthers cellulosi- ques, procédé caractérisé par le fait que l'on amène le fil, de son état primitif paraissant amorphe aux rayons Roentgen, par traitement mécanique en combinaison avec des bains de liquides ou de vapeurs chimiquement inertes, par conséquent sans transformation chimique, à un état cristallin, les cristaux étant disposés dans le sens de l'axe.
    Ce procédé peut encore être caractérisé par les points suivants, ensemble ou séparément : a) Le traitement mécanique, qui peut être effec- tué dans le bain chimiquement inerte ou immédiatement après celui-ci dans un deuxième bain, consiste en un étirage important, pratiquement illimité et en tous cas dépassant sensiblement les limites plastiques naturelles avec éven- tuellement une tension!transversale additionnelle, cet étirage pouvant être effectué de façon continue, de façon discontinue ou avec étirage partielo <Desc/Clms Page number 15> b) L'étirage dépasse 200 %.
    c) La vitesse d'étirage est adaptée aux différents facteurs influant sur la plasticité, en particulier, la température, la pression, la composition, la concentration et cela de façon telle que l'affaiblissement résultant de l'étirage du fil humide soit au moins compensé du fait de la diminution de la section transversale par un renfor- cement, obtenu en même temps dans le bain, de cette section transversale. d) Pour régler le lustre, on fait correspondre l'un à l'autre le choix des bains et le mode d'étirage. e) Immédiatement après l'étirage, le fil est trai- té dans des bains contenant des sels.
    f) La concentration, les matières additionnelles solvantes, la pression, la température et la vitesse d'é- tirage sont adaptées les unes aux autres de façon à ce que, après étirage et traitement subséquent, le fil sec présente une augmentation de résistance d'au moins 100 %. g) On applique simultanément le traitement connu en soi par des acides faibles ou des alcalis faibles ou par le courant électrique continu, par exemple, pour régler le lustre, pour enlever les dernières traces d'aci- de, etc... h) Le procédé est utilisé pour traiter des fils artificiels retordus, des échevaux, des tissus, des films, éventuellement, en leur donnant en même temps une forme et une couleur.
    2 - Bain de cristallisation pour transformer la structure paraissant amorphe aux rayons Roentgen, d'un fil , naturel ou artificiel, ou d'un film ou d'un autre produit obtenu au moyen de ce fil, en une structure cristalline disposée suivant l'axe, en combi aison avec un traitement mécanique, ce bain consistant en un composant non acide, solvant et un composant préoipit t ou inerte. <Desc/Clms Page number 16>
    Ce bain peut être caractérisa en outre par les points suivants, ensemble ou séparément : a) Le composant solvant est de la dioxane mélan- gée ou non avec de l'acétate d'éthylène et le composant iner- te est de l'eau, ou bien le composant solvant est de l'a- cétone et le composant,inerte est du tétrachlorure de carbone ou de l'eau. b) En outre les deux composants solvant et iner- te, le bain renferme encore une ou plusieurs autres addi- tions qui facilitent le mélange de ces composants. c) Le composant inerte est un corps faisant pré- cipiter la matière de cristallisation soluble dans le com- posant solvant.
    d) Le composant'solvant est constitué par des liquides organiques non acides, en particulier, les corps inférieurs des séries homologues des esters, cétone, cétole et combinaisons héterocycliques, aliphatiques, par exemple, le furfurane et la pyridine, le composant inerte étant de l'eau ou du tétrachlorure de carbone. e) Les deux composants solvant et inerte, forment des combinaisons moléculaires. f) On ajoute à ces deux composants, un corps abaissant le point d'inflammation du mélange .
    3 -Procédé de filage avec cristallisation pour l'obtention de fils artificiels, caractérisé par le fait que l'on amène sous forme de fils, une solution de filage contenant des dérivés de la cellulose et que l'on transforme ,ces fils plastiquement dans des bains de liquides ou de vapeur, non acides, inertes, de façon à ce que le déri- vé de la cellulose contenu primitivement dans les fils à l'état amorphe se trouve disposé axialement et déjà, avant la régénération se trouve à un état cristallin sensible disposé suivant l'axe. <Desc/Clms Page number 17>
    Ce procédé peut être caractérisé par les points suivants, ensemble ou séparément a) Au moins un des bains est constitué par un solvant, de préférence, organique, dont le pouvoir solvant est abaissé en choisissant, de façon appropriée, les températures et la pression et ou avec des additions, tels que, par exemple, des agents de précipitation en augmentant la faculté de gonflement, cela jusqu'à ce qu'un fil de soie artificielle soit étiré dans le bain de façon pratiquement illimitée et en tous cas sensiblement au- delà des limites naturelles de sa plasticité. b) En filant des solutions de filage de toutes sortes, sauf de la viscose et de la soie ouproammoniacale, l'étirage se fait en un ou plusieurs bains qui, en outre, de transformations chimiques produisent en particulier des régénérations.
    c) La transformation plastique consiste en un grand étirage pratiquement illimité et en tous cas dépas- sant sensiblement les limites naturelles de la plasticité avec, éventuellement, une traction transversale addition- nelle, ce qui peut se faire aussi bien de façon continue, de façon discontinue ou avec des étirages partiels. d) La vitesse d'étirage de la sortie à la tuyère n'est pas plus grande qu'avec le procédé de filage normal et l'étirage supplémentaire n'est effectué que dans un bain de gonflement approprié subséquent. e) L'étirage dépasse 200 %.
    f) La vitesse d'étirage est adaptée aux autres facteurs influençant sur la plasticité à savoir la température, la pression, la composition et la concentration, de façon à ce que la diminution de section résultant de l'é- tirage du fil soit au moins compensée par un renforcement, obtenu en même temps dans le bain, de cette ection. <Desc/Clms Page number 18> g) La matière solvante utilisée pour dissoudre l'ester et l'éther cellulosique, est récupérée du bain de cristallisation pour être de nouveau utilisée. h) Pour régler le lustre, on adapte ]'un à l'autre le choix des bains et le mode d'étirage. i) Immédiatement après l'étirage le fil est trai- té dans des bains de sels.
    j) La concentration, les solvants additionnels, la pression, la température et la vitesse d'étirage sont adaptés les uns aux autres de façon à ce que, après étirage et traitement subséquent, le fil séché présente une augnen- tation de la résistance à la rupture d'au moins 100 %. k) Ce procédé est utilisé pour fabriquer. des films en leur donnant en même temps, éventuellement, la forme et.la couleur voulues.
    4 Fil artificiel caractérisé par le fait qu'il renferme un ester ou un éther cellulosique se trouvant sous forme cristalline. Ce fil peut encore être caractérisé par le fait qu'il a une finesse moindre qu'un dizième de denier.
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