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Dispositif pour soupapes dont la tige peut être actionnée aussi bien par un moteur qu'à la main.
Dans une disposition connue pour soupapes, la soupape est actionnée ou manoeuvrée par un moteur électrique et pour pouvoir procéder à des manoeuvres additionnelles ou pour pouvoir assurer le fonctionnement en cas d'une pertur- bation électrique, on prévoit encore des volants à main particuliers pour faire tourner la tige de la soupape. Cet- te disposition comporte l'inconvénient qu'en cas d'actionne- ment ou manoeuvre par le moteur le volant est entraîné, et inversement. Pour que les parties tournantes du moteur n'aient pas besoin de se mouvoir en cas de manoeuvre à la main, on a déjà proposé une disposition dans laquelle la roue dentée actionnée par le moteur n'est pas reliée rigi- dement à la tige de soupape, un genre d'accouplement à marche libre étant intercalé entre la roue dentée et la ti- ge de soupape.
Cette disposition permet une manoeuvre de
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la tige de soupape à la main, sans que les parties tour- nantes du moteur participent au mouvement, mais lors de la manoeuvre au moyen du moteur, le volant à main parti- cipe au mouvement. En conséquence il est possible que des personnes courent des risques lorsque .le volant à main', équipé d'une manette en manivelle, se met brusquement à tourner lors d'une manoeuvre de la soupape par le moteur.
La présente invention a pour objet une commande de soupape de disposition telle que lors du mouvement de l'un des organes de commande, l'autre organe reste au re- pos. L'invention consiste en ce que le moment de rotation des deux arbres de commande est transmis à la tige de sou- pape par un engrenage de compensation. Un engrenage de ce genre sert en premier lieu à engendrer, à partir de deux rotations différentes, une troisième rotation résultante qui est proportionnelle à la somme des deux rotations.
Dans la disposition d'après la présente invention, il est possible de mettre en action les deux genres de commande à la fois et la tige ne tourne qu'au nombre de tours ré- sultant de ces mouvements. Mais en général, ce cas ne se produira pas et un seul mouvement sera transmis à la tige.
D'après la construction de l'engrenage et pour autant que le montage a été effectué avec le soin requis, l'autre ar- bre de commande est obligé de rester au repos. L'effet est encore plus sûr lorsqu'au lieu d'une transmission par roues droites, on fait agir, sur l'engrenage de compensa- tion, deux vis sans fin, qui sont connues c.omme éléments d'autoblocage.
Comme de plus, l'engrenage de compensation doit transformer en même temps le nombre de tours du moteur en un nombre de tours de la tige aussi faible que possi- ble, il est avantageux de choisir une disposition qui per- met un rapport de transmission aussi grand que possible.
Ce résultat peut s'obtenir par exemple par l'emploi d'un engrenage planétaire. La construction peu alors être
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telle que la roue à vis sans fin actionnée par le moteur porte des roues satellites de diamètre différent, qui en- grènent avec deux roues à dentures internes, l'une des roues à denture interne étant reliée à la roue à vis sans fin actionnée par le volantà main, et l'autre étant re- liée à la tige de la soupape.
La figure du dessin ci-joint représente un exem- ple d'exécution de l'invention.
1 désigne la tige d'une soupape qui peut rece- voir un mouvement de rotation, soit d'un volant à main non représenté en passant p ar l'arbre 2, soit d'un moteur élec- trique non représenté en passant par l'arbre 3. Les doux arbres de commande portent chacun une vis sans fin à auto- blocage. La roue à vis sans fin 4 appartenant à l'arbre de commande 2 est formée d'une seule pièce avec la roue 5 à denture interne, La denture interne de cette roue 5 est attaquée par un pignon 6. Ce pignon est monté par son arbre 7 dans la roue à vis sans fin 8, que l'arbre de moteur 3 peut faire tourner. L'arbre 7 porte, en plus de la roue dentée 6, une nitre roue dentée 9, dont le diamètre est plus grand que celui de la roue 6. La roue 9 engrène avec la denture interne de la roue 10.
Le mo- ment de rotation est transmis à l'aide de la roue 10 sur le carré 11 de la tige 1, et provoque ainsi une manoeuvre de la soupape.
Le fonctionnement du dispositif est le suivant:
On supposera que la manoeuvre de la tige de sou- pape a lieu par le volant à main 2. Dans ce cas,la roue à vis sans fin 4 et la roue à denture interne 5, reliée à la roue 4, reçoivent un mouvement de rotation. Toutefois la roue à vis sans fin 8 ne tourne pas, car elle est blo- quée par la vis sans fin située sur l'arbre 3 du moteur.
Mais la rotation de la roue 5 actionne la roue dentée 6.
De ce fait, la roue dentée 9, qui est maintenue sur l'ar- bre 7 par un clavetage, exécute elle aussi un mouvement de
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rotation et entraîne la roue à denture interne 10 et en conséquence la tige 1. Par suite de la différence des diamètres des roues 6 et 9, le nombre de tours de la roue à vis sans fin 4 est transmis à la tige dans un rapport déterminé.
Lorsque la manoeuvre s'effectue non pas par le volant à main 2 mais par le moteur 3, le processus est le suivant :
Pans ce cas la roue à vis sans fin 8 reçoit un mou- vement de rotation de la vis sans fin située sur l'arbre 3, tandis que la roue à vis sans fin 4. et la roue à denture interne 5, reliée à cette roue 4, restent au repos. La roue dentée 6 est de nouveau obligée par la rotation de la roue à vis sans fin 8 de rouler sur la denture de la roue 5. De ce fait, l'arbre 7 reçoit un mouvement de ro- tation. Si la roue 9 possèdait même diamètre que la roue 6, il ne se produirait pas de déplacement de la tige de soupape. Mais comme la roue 9, tourne au même nombre de tours que la roue 6, il se produit un petit mouvement dif- férentiel que la rcue 10 doit exécuter.
De cette manière on réussit à réduire considérablement le nombre de tours du moteur.