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Réflecteur pour corps rayonnants linéaires.
Avec les corps rayonnants linéaires, on se sert de réflecteurs cylindriques dont la ligne directrice est principalement elliptique ou parabolique. Pour 'étroits faisceaux de rayons, on choisit des miroirs paraboliques et il faut alors placer le co rps rayonnant dans la ligne focale ou à proximité immédiate de cette ligne. Cette disposition comporte deux inconvénients. Tout d'abord la construction avec des paraboles donne, notamment avec de petits angles d'ouverture, un très petit rapport de la distance de sommet de la ligne focale à l'ouverture de la parabole, à savoir, si p désigne la distance de sommet, h l'ouverture du réflecteur et x l'angle d'ouverture : p/h = 1/4 tg x/4.
Avec un angle d'ouverture qui n'est relativement pas petit, par exemple de 80 , et une ouverture de 160 mm,
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la distance de sommet n'est que de 12 mm. Avec des corps rayonnants de grandes dimensions et très chauds, comme par exemple les lampes à arc à vapeur métallique, cette distance est trop petite. Le deuxième inconvénient de semblables réflecteurs consiste en ce que, déjà par suite de la faible distance de sommet, une partie considé- rable du rayonnement est rejetés dans le. corps lumineux et provoque, en plus de la perte de lumière, un échauffe- ment additionnel indésirable du corps lumineux.
Le réflecteur de la présente invention supprime ces deux inconvénients. En se reportant à la fig. 1 du dessin ci.-joint, on voit que ce réflecteur est divisé de la manière suivante : La lumière dans la portée angulaire 1, correspondant au demi-angle d'ouverture du réflecteur, sort directement. La lumière dans la portée d'angle 2, qui dans l'exemple représenté s'étend jusqu'à 90 , tombe sur deux segments symétriques 5-5, paraboliques, ellipti- ques, ou comportant une autre forme appropriée. Ces seg- ments ne sont prolongés en arrière que de façon que leurs bords internes restent encore à distance suffisante du corps lumineux. La lumière passant vers l'arrière tombe sur les deux miroirs à courbure symétrique; le miroir su- périeur est désigné par 6-7 sur la fig. 1.
Dans la cons- truction on a admis, à titre d'exemple, que le segment 6-6 de ce miroir est formé d'après une ellipse, dont un foyer se trouve en S et l'autre en F. Les rayons émis par le corps lumineux dans la portée angulaire 3 passent donc par F, et pour la plus grande partie sans obstacle, à l'extérieur, sous un angle d'ouverture qui correspond environ à l'angle d'ouverture 1 du réflecteur. Entre 6 et lesommet 7, le miroir arrière est quelque peu écar- té de l'ellipse (ligne pointillée) pour que tous les rayons passent sur lebord du réflecteur partiel 5-5. Ces rayons tombent sur un miroir plan ou de faible/courbure 8-8 et passent eux aussi à l'extérieur dans l'angle d'ouverture
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du réflecteur.
L'incidence presque rasante des rayons sur 8-8 fait que la perte de lumière due à la double ré- flexion reste dans de faibles limites. Lorsque l'angle d'ouverture est plus grand ou lorsque l'angle 1 +2 com- porte moins de 90 , on peut supprimer le réflecteur 8-8, ou s'en servir uniquement pour recueillir la lumière dis- persée.
Ce réflecteur assure encore l'avantage qu'il existe entre 6 et 8 un angle mort, c'est-à-dire un en- droit où la paroi n'est frappée par aucune lumière. On peut disposer à cet endroit, et à l'endroit situé en face, des ouvertures de ventilation. On s'assure ainsi un pas- sage d'air à travers l'ensemble du réflecteur, lorsque le côté avant du réflecteur est fermé ou rétréci de manière connue, par des filtres de lumière, ou des pièces rappor- tées concentriques ou des écrans.
La construction des miroirs individuels peut se faire différemment suivant l'application. Lorsque par exemple 5-5 est en forme de miroir elliptique, il se pro- duit dans cette ligne focale une forte concentration de lumière. A une grande distance la distribution de lumière est plus homogène. Mais même avec des distances qui sont plus petites que celle de la deuxième ligne focale mention- née, on peut obtenir une irradiation assez homogène de grandes surfaces. Par exemple dans le réflecteur de la fig. 1 on obtient une irradiation assez homogène du plan qu'on peut faire passer par 5 et 5'. On peut ajourer le réflecteur en ce point ou près de ce point et l'utiliser par exemple pour l'irradiation de liquides contenus dans un récipient délimité par une paroi de verre plane.
On peut aussi équiper le réflecteur en ce point d'une glace dépolie qui devient alors une surface à éclairage homogène agréable. Le réflecteur peut être délimité latéralement de manière connue au moyen de parois planes,, de préférence obliques, et elles aussi miroitantes.
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