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Appareil anti-retour de flamme pour moteur à @ combustion.
Indépendamment des appareils agissant par refroidissement des flammes au moyen de toiles métalliques ou d'ailettes, on connait aussi des dispositifs anti- retour de flammes qui s'intercalent sur la conduite re- liant le carburateur aux cylindres des moteurs à explosion dans le but d'éviter tout risque d'incendie, etc... en déviant la flamme du parcours normal des gaz.
Mais ces dispositifs comportent tous dans une hhambre appropriée un obturateur mobile (piston ou clapet) susceptible de laisser passer le mélange gazeux, mais fermant le passage aux gaz enflammés dans le cas addiden-
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tel d'un retour de flammes vers le carburateur.
Ces dispositifs présentent de nombreux incon- vénients : a) ils comportent des organes mobiles (obturateurs, clapets, pistons) qui peuvent se coincer, ce qui peut- entraîner l'obturation de la conduite ou le blocage de la pièce mobile dans sa position d'ouverture et par suite son inefficacité; b) l'organe mobile obturateur fermant de façon étan- che la conduite du carburateur, il est nécessaire de pré- voir entre le cylindre et cet obturateur des soupapes per- mettant d'évacuer à l'extérieur les gaz refoulés; c) ces dispositifs sont compliqués et d'un fonc- tionnement peu sûr;
d) enfin les dispositifs connus présentent de gran- des surfaces de refroidissement, ce qui entraîne la con- densation des vapeurs de carburant et la formation de givres-oOr, on sait tous les inconvénients de ce givre qui peut obstruer le passage des gaz ou tout au moins donner naissance à des pertes de charge gênantes.
La présente invention a pour but d'éviter ces inconvénients. Elle concerne un dispositif anti-retour de flammes intercalé sur le parcours du mélange carburé dans un moteur à combustion et déviant la flamme en dehors de l'amenée directe au carburateur, dispositif caractérisé par ce que le parcours de la flamme aboutit à un cul-de-sac où la flamme s'éteint par manque d'air, ce qui permet d'éviter tout organe mobile d'obturation et tout dispositif d'évacuation des gaz refoulés à l'exté- rieur.
L'invention s'étend aussi à d'autres caracté- ristiques ci-après décrites et à leurs diverses combi- naisons.
Des appareils conformes à l'invention sont re- , présentés, à titre d'exemple, sur le dessin ci-joint,
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dans lequel ;
La fige 1/est une coupe longitudinale axiale d'un dispositif anti-retour de flammes conforme à l'in- vention.
La fig. 2 est une coupe transversale de ce dispositif suivant la ligne 2 - 2 de la fig. 1.
La fige 3 est un schéma montrant le dispositif précédent monté sur le conduit d'aspiration d'un moteur. à explosion.
La fig. 4 est une coupe longitudinale d'un autre dispositif suivant un autre mode de réalisation.
La fig. 5 est une coupe transversale suivant la ligne 5 - 5 de la fig. 4.
Les figs. 6 et 7 sont des coupes longitudina- les axiales de deux autres dispositifs suivant d'autres modes de réalisation.
Le dispositif représenté -sur la fige 1 compor- te une capacité 1 de forme quelconque reliée d'une part au carburateur 40 et, d'autre part, aux tuyauteries 41 d'admission au moteur 42 respectivement par les brides 2 et 3, par exemple (fig. 3).
Cette capacité 1 renferme une deuxième capacité 4 en forme de poire et présentant une extrémité en pointe 5 et dont l'autre extrémité reste ouverte de façon que la section S1 de l'ouverture 6 soit égale ou supérieure à la section S au droit de la bride 3.
Le cul-de-sac 4 est renflé au centre comme représenté figure 2, l'espace annulaire compris entre l'enveloppe 1 et le cul-de-sac 4 présente une seotion suffisante pour éviter les pertes de charge, la forme générale de l'appareil étant prévue dans le même but.
Le cul-de-sao 4 est supporté par des attaches 7 de forme queloonque.
L'ouverture libre du cul-de-sac 4 comporte un ajutage 30 qui forme entonnoir et déflecteur, cet
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ajutage recueillant la flamme et la guidant à l'intérieur du cul-de-sac 4 ; on évite ainsi que les gaz enflammés s'engagent dans l'espace annulaire compris entre le cul- de-sac 4 et l'enveloppe extérieure 1 et puissent parve- nir au carburateur.
Pendant la marche normale du moteur, le mélan- ge carburé suit le trajet indiqué'par les flèches en traits pleins 27. Si un retour de flammes se produit, les flammes viennent tourbillonner dans le cul-de-sac 4 où l'air ne peut se renouveler faoilement et oû la dé- pression du moteur fait régner un vide partiel, d'o@ il résulte une extinction très rapide des flammes.
L'appareil peut être complété par une toile métallique 8 ou un dispositif analogue.
Dans la variante représentée sur les fige. 4 et 5, la flamme est déviée dans une capacité annulaire 10 formant cul-de-sao et disposée autour de la tuyaute- rie 11 reliée au carburateur. Un organe déflecteur, tel que toile métallique 12,emboutie en forme de cône, assure cette déviation des flammes qui ont la propriété de suivre les parois.
Le fonctionnement est le même que dans la for- me de réalisation des figs. de 1 à 3 et les flammes vien- nent tourbillonner dans le cul-de-sao 10 pour s'éteindre rapidement par suite du manque d'air.
La toile métallique peut également être rempla- cée par d'autres organes formant déflecteurs, tels que cônes, etc...
Dans le même but, les dispositifs représentés sur les figs. 6 et 7 sont caractérisés par un déflecteur en forme de calotte disposé sur le parcours de la flamme, avant son passage dans le cul-de-sac; cette calotte brise la vitesse de la flamme de telle secte que cette flamme se présente dans le cul-de-sa avec une vitesse réduite et ne risque plus d'échapper à ce cul-de-sac pour-
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s'engager dans le conduit allant au carburateur.
Dans le dispositif de la fig. 5, la tuyauterie
11, reliée au carburateur 26, pénètre dans une capacité 10 formant cul-de-sac et reliée au moteur par le con- duit 25.
La tuyauterie 11 est coiffée d'une calotte
29 dé forme la plus rationnelle pour le bon écoulement des gaz.
Cette calotte peut être complétée par une cou- ronne en toile métallique 32, qui forme dans ce cas une solution de continuité entre l'extrémité des flammes contenues dans le oul-de-sao et le carburant qui peut venir se condenser sur la paroi intérieure de la tuyau- terie 10.
Les gaz suivent le parcours des flèches 27, pendant la marche normale du moteur. Si un retour de flammes se produit, les flammes suivent le trajet des flèches 28 et sont d'abord projetées avec force contre la calotte 29, qui les brise et les dévie dans le cul-de- sac circulaire 10, où elles s'éteignent par suite du non-renbuvellement de l'air.
Cette extinction des flammes se trouve d'ailleurs faoilitée du fait que ces flammes ont perdu une partie notable de leur vitesse et de leur force vive et, par suite, ne peuvent plus traverser la couronne 32 pour s'engager dans le conduit 11 et gagner le carburateur.
Dans la variante représentée sur la fig. 7, la calotte 31 vient se refermer sur la tuyauterie 11; elle est perforée de trous d'une section suffisante pour ne pas freiner le passage des gaz, mais assez petite pour ne pas laisser passer la flamme, notamment dans la partie qui fait faoe au conduit 25.
Ces trous pourront même être légèrement embou- tis vers l'extérieur pour faciliter le passage des gaz, mais en s'opposant au passage des flammes en sens inverse.
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Au moment d'un retour, les flammes viennent, comme dans le dispositif de la fig. 6, heurter la surface centrale de la calotte 31, où les trous très petits ne peuvent laisser passer les flammes. Elles sont déviées dans le cul-de-sac 10, où elles s'éteignent.
A la partie inférieure de la calotte 31, les trous sont assez grands pour ne pas opposer de résistance au passage des gaz, mais la cloison perforée, ainsi formée, évite que l'extrémité non éclairante des flammes ne vienne enflammer les gouttelettes de liquide oomen... séés à l'intérieur de la tuyauterie 11.
En résumé, l'invention permet d'obtenir des appareils simples, ne s'encrassant pas, ne se déformant pas sous la violence des retours et ne favorisant pas le dépôt dé givre, puisqu'ils ne comportent pas de gran- des surfaces de métal refroidissantes.
De plus, ces appareils ne comportent auoune ' pièce mobile qui risque de se coincer et de devenir ainsi inutile ou même gênante.
Enfin, n'obturant pas de façon hermétique la canalisation sur laquelle ils sont placés, ils ne néces- sitent aucune soupape pour l'évacuation des gaz refoulé* à l'extérieur.