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"OUTIL A BOURRER LE BALLAST"
La présente invention concerne les outils à bourrer le ballast sous les traverses de chemins de fer, mais vise plus particulièrement une soupape d'admission pour outils à bourrer le ballast du type de ceux possédant des prolonge- ments formant manches et des poignées espacées l'une par rapport à l'autre le long de ces manches.
Elle a pour objet de permettre de commander faci- lement l'admission de fluide sous pression dans l'élément percutant de l'outil et de renfermer le mécanisme de comman- de à l'intérieur du manche.
Sur le dessin ci-joint
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Fig.l est une élévation latérale dtun outil à bourrer le ballast construit conformément à l'invention;
Fig.2 est une coupe, à grande échelle, suivant 2-2, fig.l, en regardant dans la direction indiquée par les flè- ches ;
Fig.3 est un détail en perspective et
Fig.4 est une coupe verticale suivant 4-4 ,fig.2, en regardant dans la direction indiquée par les flèches.
A désigne un outil à bourrer le ballast comprenant un élément percutant, désigné par B, qui consiste en un cy- lindre C. dans lequel peut être logé le piston-marteau à mou- vement alternatif usuel (non représenté) pour frapper contre l'instrument de travail, tel qutun bourroir D. Le bourroir D stétend dans une tête avant E, dans laquelle il est guidé et qui peut être assujettie au cylindre C de toute façon con- venable, par des boulons F par exemple .
A l'extrémité arrière du cylindre Ç est disposé un prolongement formant manche, G, qui porte à son extrémité avant une bride H, dtune seule pièce avec lui, formant le fond arrière du cylindre Ç .
Pour permettre de manipuler et de guider facilement l'outil A par rapport à la traverse ou autre pièce à bourrer, le manche G est pourvu d'une paire de poignées et K , qui sont de préférence disposées aux extrémités opposées de ce manche.
La poignée J s'étend latéralement du manche G et est étroitement adjacente à la bride H de telle façon que, si l'outil A n'était suspendu que par cette poignée J, il prendrait sensiblement la position inclinée correcte dans laquelle on le tient normalement pour bourre/du ballast sous des traverses et autres pièces similaires.
La poignée K est située à l'extrémité arrière du
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manche G et on peut la saisir d'une main pour pousser l'ou- til A au point de bourrage.
' Le manche G présente un évidement axial L dans le, quel , conformément à l'invention, sont disposés des moyens pour commander l'admission de fluide sous pression dans l'é- lément percutant B. A cette fin, un guide-soupape 0 est dis- posé dans l'extrémité avant de l'évidement L pour recevoir une soupape d'admission P qui peut glisser dans le dit guide-soupape.
Le guide-soupape présente, dans son extrémité avant) une chambre de plus grand diamètre , dans laquelle du flui- de sous pression peut être constamment introduit à travers un passage R au bout externe duquel peut être relié un tuyau flexible S venant de la source d'approvisionnement de fluide sous pression (non représentée).
Le manche G est pourvu, de préférence, d'une paire de bossages H1 et H2 disposés sur des côtés opposés de ce manche, de façon que le tuyau flexibleuisse être relié à l'un ou l'autre côté de l'outil. Le passage R peut se brancher à travers ces deux bossages et, lorsque le tuyau flexible est relié à l'un de ces derniers, l'autre extrémité du passage peut être bouchée de toute manière convenable.
A l'extrémité arrière de la chambre se trouve une cavité T dont le diamètre est un peu inférieur à celui de cette chambre et, à la jonction de la chambre et de la cavité T, il existe une surface conique qui forme un siège U, pour la soupape d'admission P. La cavité T communique avec l'élément percutant par une lumière V, pratiquée dans le guide-soupape , et par un passage d'alimentation W qui communique avec la lumière! et s'étend, à travers la bride H, jusqu'au cylindre B.
Pour assurer une prompte fermeture de la soupape
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d'admission ± lorsqu'elle est soustraite à l'action de la force dont il peut être fait usage pour l'écarter de son siège, un ressort X est disposé dans la chambre Q pour agir par un bout contre l'extrémité arrière du cylindre Ç et, par son autre bout, contre la soupape P .
La soupape P possède une tige Y, qui passe dans le guide-soupape 0 et sur l'extrémité arrière de laquelle il existe une surface convexe Z, qui s'étend dans un évidement transversal b du manche G. L'évidement b est, de préférence, étroitement adjacent à la poignée K et reçoit une noix c, du type rotatif, présentant une surface formant came d, qui lorsqu'on fait tourner la noix, agit contre la surface Z de la tige Y pour ouvrir la soupape p.
La noix Ç peut être pourvue d'un levier convenable e permettant de la manoeuvrer et elle peut êtrtenue dans l'évidement b au moyen d'un écrou f vissé sur une extré- mité filetée, saillante, g, de la noix c. Dans le cas où cette noix est tenue ainsi dans l'évidement, une rondelle h peut être interposée entre l'écrou f et le manche G pour former une surface de portée pour l'écrou F .
Des moyens convenables sont prévus pour limiter le degré du mouvement rotatif de la noix ± ainsi que pour blo- quer celle-ci dans les positions extrêmes. A cet effet) la noix c présente une rainure s'étendant transversalement sur un certain arc de sa périphérie et se terminant, aux ex- trémités, par des creux k dans lesquels peut prendre un bonhomme à ressort o qui peut également coopérer avec les extrémités de la rainure 1 pour assurer les positions correc- tes de la noix soit pour ouvrir la soupape d'admission ± soit pour lui permettre de se fermer.
En formant la surface-came d et la rainure 1 sensi- blement au milieu de la longueur de la noix c, on peut intro- duire celle-ci par l'un ou l'autre bout de l'évidement b,
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ce qui permet ainsi de disposer le levier e soit sur le côté avant ou sur le côté arrière du manche G, à la commodité de l'opérateur.
Il est à penser que la description qui précède rend apparents le fonctionnement et les nombreux avantages de l'in- vention. Néanmoins, ce fonctionnement peut être brièvement résumé comme il suit: Pendant le temps que l'outil à bourrer A est inactif, la noix a peut occuper 'une position pour laquelle le point bas de la surface-came d se trouve sensi- blement au-dessus de la surface Z de la tige Y. Cela permettra au ressort X de fermer la soupape dtadmission P et d'inter- rompre ainsi la communication entre la chambre et les canaux allant à l'élément percutant de* l'outil.
Chaque fois qu'on désire faire fonctionner l'outil, on peut tourner la noix c à une position dans laquelle le point haut de la surface-came d porte contre la surface Z de la tige Y. La soupape dtadmission P se trouve alors ou- verte pour admettre du fluide sous pression à l'élément per- cutant de l'outil. Pendant le fonctionnement de celui-ci, la noix c sera sûrement tenue dans cette position par l'engagement du bonhomme o dans l'un des creux k, ce qui maintiendra ou- verte la soupape P
En prévoyant plusieurs bossages, tels que ceux désignés par H1 et H pour relier le tuyau flexible S à l'outil, on peut appliquer ce tuyau au côté droit ou au côté gauche de cet outil.
Cela est très désirable, dans un ins- trument de ce type, puisque cela permet de faire fonctionner l'outil soit vers la droite ou vers la..gauche, le long de la partie à bourrer, sans être dans l'obligation d'interrompre constamment le bourrage pour enlever le tuyau Flexible S du chemin de l'outil.
Dans la pratique , la présente invention s'est mon- trée extraordinairement satisfaisante.puisque, comme il est
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facile de le remarquer, l'opérateur peut aisément commander de l'une ou l'autre main l'admission de fluide sous pression à l'élément percutant. Cela est dû au fait que le dispositif de commande, tel que la noix c, est commodément situé entre les poignées. L'invention supprime la nécessité de tenir l'outil à bourrer le ballast pendant des périodes temps con- sidérables tout en s'efforçant en même temps de manoeuvrer des valves ou robinets de distribution dans la conduite flexible, comme cela s'est fait d'habitude, jusqu'à présent, dans des instruments de ce type.