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Dispositif pour la vaporisation d' huile s motrices se gazéifiant difficilement, telles que l'huile brute etc., dans les moteurs à explosion.
La présente invention a pour objet un dispositif qui per- met d'employer des huiles motrices se gazéifiant difficilement telles que l'huile brute, le pétrole etc., pour faire marcher les moteurs qui aspirent un mélange de gaz et d'air produit dans un carburateur monté devant la tubulure d'aspiration du moteur.
Les dispositifs habituellement employés pour gazéifier la benzine et le benzol ne donnent, pour des huiles motrices plus lourdes, qu'une gazéification insuffisante. Pour pouvoir utili- ser aussi pour des moteurs du genre cité ci-dessus les huiles lourdes considérablement moins coûteuses et airant au moins la même valeur que la benzine et le benzol tout en présentant un moindre danger d'incendie, lesquelles n'ont pu être employées jusqu'ici qu'avec des moteurs à injection de combustible dans
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le cylindre, on a donc construit des carburateurs spéciaux qu'on met en circuit dès que le moteur, qui est mis en marche au moyen d'un combustible à gazéification facile qui est amené à un carburateur auxiliaire,est bien réchauffé.
Mais, outre que les frais d'acquisition de ces carburateurs sont très élevés, ceux-ci ne peuvent donner satisfaction, car ils ne permettent qu'une utilisation incomplète de combustible et occasionnent, par rapport à la marche avec utilisation de combustibles se gazéifiant facilement, une importante diminution de puissance du moteur ; de plus, le moteur doit avoir été en marche pendant au moins 10-15 minutes avant de pouvoir passer à la marche avec huile brute etc.
D'après l'invention, on emploie aussi, pour la gazéification de l'huile brute, un carburateur du commerce tel qu'il s'emploie pour la benzine et le benzol, et on intercale entre ce dernier et la tubulure d'aspiration du moteur un système tubulaire qui est entouré d'une enveloppe de chauffage placée dans le trajet des gaz d'échappement et présente un branchement pour le raccor- dement d'un carburateur auxiliaire servant au démarrage du moteur refroidi. Le mélange de combustible et d'air produit dans le car- burateur auxiliaire et contenant le combustible à l'état impar - faitement gazéifié effectue ainsi, avant d'arriver dans le cylin- dre, un échange de chaleur avec les gaz d'échappement, et l'on obtient la vaporisation complète du combustible.
Ce dispositif se distingue des carburateurs spéciaux connus par sa simplicité, et il présente ces avantages que le combustible est complètement utilisé, qu'il n'y a pas diminution de la puissance du moteur après le passage de la marche avec combustible léger à la marche avec combustible lourd et, en outre, que ce passage de la marche avec combustible léger à la marche avec combustible lourd peut déjà avoir lieu après quelques tours de l'arbre moteur, voire même qu'on peut directement démarrer à l'huile brute après de courtes interruptions de la marche, ce qui n'est pas possible avec les carburateurs spéciaux connus.
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Le dessin ci-joint représente un exemple d'exécution de l'objet de l'invention.
La fig.l est une vue de face du bloc de cylindre équipé du dispositif d'après l' invention.
La fig.2 est une vue de côté correspondante.
La fig.3 est une coupe du vaporisateur d'huile brute suivant X-X de la fig.l.
La fig.4 est une coupe du vaporisateur d'huile brute suivant Y-Y de la fig.2.
Le dispositif pour la vaporisation de l'huile brute con- siste en un système tubulaire a en forme de T, qui est entou- ré d'une enveloppe fermée b pourvue de tubulures de raccorde- ment c, d et présente, extérieurement à cette enveloppe, trois brides de raccordement e, f, g (v.figs.3 et 4).
On le monte de telle façon que la bride e soit raccordée à la tubulure d'as - piration S du bloc de cylindre M du moteur, la tubulure .± au collecteur d'échappement A au mo,ren d'une canalisation 1 et la tubulure d au conduit d'échappement au moyen d'un conduit k, tandis que la bride f reçoit le carburateur principal V raccor- dé par un conduit m au réservoir à huile brute, et la bride g, le carourateur auxiliaire V1 raccordé par un conduit n à un ré- servoir plus petit contenant de la benzine ou du benzol (v.figs.
1 et 2).
Le mode d'action du dispositif est le suivant :
Lors du démarrage du moteur refroidi, on ouvre le carbura- teur auxiliaire V1, qui reçoit toujours des combustibles se gazéifiant facilement, par exemple de la benzine etc. Dès que le moteur a démarré, on met en circuit le carburateur principal V relié au réservoir à huile brute, et l'on ferme le carburateur auxiliaire V1.
Le moteur fonctionne maintenant uniquement à l'huile brute, laquelle arrivas bien à l'état pulvérisé du car- burateur principal V, mais n'est pas encore mise sous la forme nécessaire à la marche du moteur, cette forme s'obtenant seule-
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ment lorsque le mélange de combustible et d'air subit une forte élévation de température dans le vaporisateur grâce aux gaz d'échappement baignant le système tubulaire a, de sorte qu'il se produit alors une vaporisation complète des gouttelet- tes d'huile brute et que le moteur reçoit un mélange inflamma- ble. Après de courtes interruptions de la marche du moteur, on peut démarrer directement avec de l'huile brute donc avec le carburateur V.
La consommation de combustible est, en quantité, considérablement plus avantageuse qu'en cas d'emploi de benzi- ne pure et peut à peu près être comparée à celle des meilleurs mélanges de benzine et de benzol.
On intercale avantageusement dans la conduite d'échappement un conduit de dérivation pourvu d'un organe d'arrêt, afin de pouvoir éventuellement, par exemple lorsqu'il faut faire mar - cher le moteur avec des combustibles se gazéifiant facilement, mettre le dispositif de vaporisation hors d'action ou réduire son action.