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Procédé d'agglomération des charbons. la présente invention a pour objet un procédé qui permet de fabriquer des boulets ou briquettes de charbon et principalement d'anthracite, sans l'utilisation, pour l'agglomération de substances susceptibles de donner à la combustion des fumées désagréables, telles qu'en produisant les divers brais.
Il a déjà. été proposé d'employer des substances minérales telles que le silicate de soude ou des substances végétales telles que l'amidon, les fécules et dextrines, les hémioelluloses,eto... ou enfin des substances animales telles que la gélatine, les colles d'os ou de peaux, la caséine et ses dérivés,etc... La nécessité qu'il y a à n'employer, comme
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liants du charbon en poudre, que des substances non décomposées ou non solubilisées par l'eau oblige dtécarter, au moins dans la couche superficielle, toutes les matières qui ne sont pas susceptibles d'être insolubilisées sur place dans l'agglomère -(hydrates de carbone) et d'une façon absolue, celles qui ne deviennent que partiellement insolubles, par exemple le silicate de sodium;
ce dernier corps ne donne le liant de silice gélatineuse que par libération de la soude destructive des protéines.
On se trouve donc ramené à la catégorie des substances azotées ou protéiques qui, on le sait, sont aisément insolubilisées par tous les agents tannants (tanin, acide ahromique, aldéhydes,etc...) Ces substances offrent l'intérêt de donner une combustion complète ne laissant pas de quantité appréciable de cendres ni surtout de substances alcalines libres qui sont hygrosoopiques, servent de fondant aux cendres au charbon et décomposent les protéines par dégradation moléculaire,
En fait, l'usage de ces substances protéiques en combinaison avec des agents dtinsolubilisation n'est pas nouveau en soi dans l'industrie desagglomérés de charbon.
Cependant, lesdites substances n'ont été éppliquées que dans des conditions très spéciales. D'une part, on a suggéré d'imprégner du poussier de charbon à l'aide d'un mélange de colle de peau, de savon à la soude, de cire du Japon, d'alcool, de formaldéhyde et d'alun pour l'imperméabiliser avant de l'avoir mélangé à un liant à base de silicate de sodium et d'acide silicique. Les agglomérés préparés de cette façon sont coûteux et présentent cependant l'inconvénient, signalé plus haut, d'être le siège de réactions destructives des protéines.
D'autre part, on a proposé de procéder à une agglomération du poussier par du silicate de soude, de
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mettre en forme les briquettes ou les boulets, de les cuire et d'opérer une imprégnation superficielle par des colles, gélatines etc... additionnées d'une substance insolubilisante. Ge mode opératoire n'empêche pas non plus les réactions indésirables qui sont le résultat de la présence de silicate de soude.
Le procédé objet de l'invention se distingue de ces procédés connus par le fait que l'on exclut radi- calement le silicate de soude ou les substances similaires et que l'on utilise comme liant soit simplement des matiè- ---protéiques res/, soit un liant tel qu'un liant à base d'hydrates de carbone ne fournissant pas, par décomposition, des produits destructeurs des matières protéiques, auquel cas de telles matières sont ensuite appliquées superficiellement aux agglomérés, les matières protéiques étant dans les deux cas insolubilisées par des agents appropriés. Les subs- tances protéiques seront utilisées en solution aqueuse ( ou plus exactement sous forme d'hydrosol) plus ou moins concentrée.
On peut exécuter de diverses manières l'insolubili- sation des matières protéiques. Dans une forme de réalisa- tion, on ajoute aux matières protéiques les agents d'inso- lubilisation désirée par exemple des substances tannantes avant l'imprégnation du poussier ou du moins avant la mise en forme des agglomérés. Dans une variante de réalisation, on opère une mise en contact des agglomérés formés avec une solution des agents choisis ou même avec une atmosphère chargée de vapeurs de ces corps, auquel cas l'imperméabili- sation n'est évidemment que superficielle.
Afin d'éviter.. les odeurs désagréables pouvant pro- venir de la combustion des matières protéiques, si celles-ci
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sont présentes en quantités assez fortes, on peut ajouter à la solution de ces matières une petite proportion d'un agent oxydant tel qu'un azotate alcalin, de l'azotate de sodium par exemple,qui donnera une combustion complète sans fumée et sans odeur appréciable.
Pour préciser le mode d'application du procédé décrit ci-dessus on donnera ci-après quelques exemples particuliers; la manière d'opérer dépend, suivant les circonstances, des prix des matières et de la facilité avec laquelle il est possible de se les procurer; ces exemples ne sont pas limitatifs et n'ont pour but que de concrétiser, en quelques cas particuliers, l'interprétation à donner à l'exposé général,.
En particulier, dans le cas où l'on procède au tannage. superficiel, on peut remplacer le trempage des agglomérés dans un bain tannant par leur exposition pen- .dant un temps suffisant dans une atmosphère chargée de vapeurs de formaldéhyde ou par tous autres moyens permettant d'obtenir l'insolubilisation superficielle voulue.
EXEMPLE 1 :
On prépare une solution aqueuse contenant 10% de colle d'os et obtenue par gonflement de la colle dans l'eau, fusion de la gelée à température peu élevée et en un temps assez court et dilution avec le complément d'eau tiède. On mélange le liquide au charbon dans une proportion telle qu'elle corresponde à une quantité de colle sèche comprise entre 1 et 2 % de la quantité de charbon.
On moule les boulets par pression à une température assez faible et on les met à sécher. On les trempe ensuite dans une solution de colle d'os à 10% dans l'eau
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chaude pendant quelques instants et, après refroidissement, dans une solution aqueuse d'aldéhyde formique.
EXEMPLE 2:
On mélange la poudre de charbon avec une solution de caséinate d'ammoniaque contenant de l'aldéhyde formique et l'on opère la fabrication du boulet par la méthode ordinaire en le faisant suivre d'un séchage.
EXEMPLE 3;
On opère comme dans l'exemple 1 mais en substituant à la solution de colle une solution d'amidon ou de dextrine, puis on procède, après séchage des boulets ou briquettes au trempage dans une solution chaude de colle contenant une matière tannante organique telle que du tanin végétal.
On pourrait modifier les exemples de beaucoup de façons sans sortir du principe consistant à insolubiliser, complètement ou d'une manière seulement superficielle, une substance protéique par tannage de celle-ci. La seule condition supplémentaire à respecter est que les matières servant de liant dans la masse du charbon, si elles ne sont pas tannables elles-mêmes, ne se décomposent pas dans l'atmosphère humide où elles pourront se trouver et surtout ne libèrent pas de corps alcalins qui détruiraient les protéines tannées imperméabilisant la surface.
Les quantités de substances à introduire comme liants variant avec la finesse de grain du charbon, la pression employée dans le moulage et la nature du liant, les concentrations indiquées ci-dessus n'ont pas de valeur absolue et elles peuvent être modifiées entre d'assez gerendes limites suivant les fabrications.