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BREVET D'INTENTION PROCEDE DE PREPARATION D'AOETO-ARSENITE DE
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CUIYRE OU VERT DE SOEWBIMRT, L'invention est relative à la préparation d'acéto-arsénite
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de cuivre CU(02H302)2. 3 Ou (AS02)2 .
On sait que si l'on désire obtenir un produit d'une jolie couleur, la préparation de ce composé est très délicate car les impuretés, la qualité des produits mis en oeuvre et les conditions de travail ( température, durée de l'opération, concentration des réactifs, agitation, etc) ont une très grande importance.
Sa préparation à partir de l'arsénite de cuivre et de l'acétate du même métal ne donne pas satisfaction, car au lieu de la belle couleur vert brillant désirée on obtient un précipité vert grisâtre clair.
D'autre part, le composé n'est pas facilement obtenu par l'action de l'anhydre arsénieux sur l'acétate de cuivre à ébullition prolongée, et ce procédé n'est pas d'application industrielle.
On a donc été obligé jusqu'à présent de recourir à un pro-
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cédé dans lequel des matières très pures sont mises en oeuvre, et suivant lequel l'anhydride arsénieux est dissout à chaud avec du carbonate de soude, et traité ensuite par une solution bouillante de sulfate de cuivre afin de former de l'arsénite de cuivre. A cet arsénite on ajoute de l'acide acétique à 6e Be, puis on agite et laisse reposer le précipité qui, de vert sale, vire lentement à une belle couleur vert vif. Les eaux mères de cette préparation sont traitées séparément par de la chaux ou de la soude pour donner des verts de qualité inférieure.
Outre les nombreuses opérations, une partie des constituants sont perdus et le rendement est peu élevé, de l'ordre de 67- 68% du rendement théorique.
L'invention a pour objet un procédé de préparation simple, donnant un produit de belle coloration et un rendement voisin du rendement théorique.
On a en effet constaté que, si sur de l'acétate de cuivre, en présence d'acétate d'ammoniaque, par exemple sur une solution d'acétates de cuivre et d'ammoniaque,on fait agir de l'anhydride arsénieux ou un sel, notamment alcalin de l'acide arsénieux, et si l'on chauffe à 90-100. C, il se forme rapidement de l'acéto-arsénite de cuivre d'une belle couleur vert brillant.
Le procédé consiste par conséquent à faire agir sur de l'acétate de cuivre, en présence d'acétate d'ammoniaque, par exemple sur une solution d'acétates de cuivre et d'ammoniaque, de l'anhydride arsénieux, ou un sel, notamment alcalin de l'acide arsénieux, et à chauffer le mélange à des températures de 90-100 0 afin d'obtenir de l'acéto-arsénite de cuivre, qui est séparé.
L'acétate de cuivre, de même que l'acétate d'ammoniaque peuvent provenir d'une source quelconque convenable, et les solutions, telle la solution des acétates de cuivre et d'ammoniaque, peut être préparée d'une façon quelconque, mais on utilisera de préférence un acétate de cuivre, ou une solution d'acétates de cuivre et d'ammonia- que provenant de l'attaque de cuivre ou d'une matière en contenant,
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en présence d'air ou d'oxygène, par une liqueur contenant, en même temps que de l'acide acétique ou un dérivé, de l'ammoniaque ou un dérivé, suivant le procédé décrit par le même demandeur dans son brevet belge n 40j.384 du 29 mai 1934 pour " Perfectionnements à la préparation des acétates de cuivre ".
De procédé consiste également à utiliser comme acétate de cuivre, ou comme solution des acétates de cuivre et d'ammoniaque, de l'acétate de cuivre ou une solution d'acétatesde cuivre et d'ammoniaque obtenu en attaquant, en présence d'air ou d'oxygène, du cuivre ou une matière en contenant, par une liqueur contenant, en même temps que de l'acide acétique ou un dérivé, de l'ammoniaque ou un dérivé.
On a en outre constaté que l'acétate d'ammoniaque parait favoriser considérablement la dissolution de l'anhydride arsénieux d'une part, et accroître d'autre part la solubilité de l'acétate de cuivre en formant un sel double de cuivre et d'ammoniaque plus soluble.
Il en résulte la possibilité d'employer des concentrations élevées et d'atteindre des rendements également élevés, presque théoriques.
L'invention consiste encore à mettre,en oeuvre des solutions d'acétate de cuivre et d'acétate d'ammoniaque, ou d'acétates de cuivre et d'ammoniaque à concentrations élevées, afin d'assurer des rendements élevés en acéto-arsénite de cuivre.
La présence de l'acétate d'ammoniaque permet non seulement l'emploi de concentrations élevées, mais encore d'opérer en présence d'acétate de cuivre non dissout, qui passe graduellement et facilement en solution à mesure de la formation de l'acéto-arsénite.
Le procédé est donc caractérisé par le fait que l'on peut opérer en présence d'une réserve ou excès d'acétate de cuivre non dissout, dont la dissolution se produit progressivement à mesure de la formation de l'acéto-arsénite.
De plus, on a constaté que l'acétate d'ammoniaque mis en oeuvre est constamment régénéré au cours du procédé, et qu'il y a
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en outre formation diacide acétique libre qui peut être utilisé pour l'obtention de nouvelles quantités d'acétate de cuivre.
En conséquence, on pourra exécuter le procédé d'une manière cyclique, l'acétate d'ammoniaque étant constamment ramené en présence d'acétate de cuivre déjà formé, ou incorporé, éventuellement en même temps que de l'acide acétique, à la liqueur d'attaque d'une matière cuivreuse, l'acide acétique de l'acétate de cuivre formé ou de la liqueur d'attaque pouvant provenir, tout au moins en partie, des réactions de formation de l'acéto-arsénite de cuivre.
L'invention consiste donc également en un procédé cyclique de formation dfacéto-arsénite de cuivre à l'aide notamment d'acétate dtammoniaque, dans lequel l'acétate d'ammoniaque est régénéré et de l'acide acétique libre est engendré au cours de la formation de l'acéto-arsénite, et dans lequel l'acétate d'ammoniaque est mis en présence d'acétate de cuivre déjà formé, ou incorporé, éventuellement en même temps que de l'acide acétique, à une liqueur d'attaque d'une matière cuivreuse destinée à former de l'acétate de cuivre, tandis que l'acide acétique est utilisé soit d'une manière quelconque, soit, de préférence, à engendrer le dit acétate de cuivre de formation indépendante ou la liqueur d'attaque d'une matière cuivreuse en vue de la formation d'acétate de cuivre,
D'après les recherches et expériences du demandeur,
la formation de l'aoéto-arsénite de cuivre se produirait suivant les réactions ci-après :
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3 AS2 :3 t 6 mIl. (CiI:3 2) t. 9 H2o = 6 4 H2 As :3 * 6C2Hl. 2 (1) 6 BHl.eH2 As03 4 Gu (C2H302)2 =3ou (AB02 2 Cu(2H302)2 6 NR4 (GÊ302) z. 6 112o (2) et l'on remarque que tout se passe comme ci l'acéto-arsénite se formait directement à partir de ltanhydride arsénieux et de l'acétate de cuivre, avec mise en liberté d'acide acétique, comme suit :
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3 As03 t Cu(C2H302)2 s 3 ou (As02}2 # Ou (C2H302)2 r 6 Ol. 2.
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c'est à dire que les quantités des matières utilisées sont celles uniquement nécessaires à la formation de l'acéto-arsénite.
On pourra, par exemple, opérer comme suit :
Sur du cuivre métallique ou une matière en contenant, on fait agir, en présence d'air ou d'oxygène, une solution d'acétate d' ammoniaque, le cuivre ou la matière cuivreuse étant placé dans une tour ou semblable, munie d'un faux fond perforé en dessous duquel on fait arriver un courant d'air, ou de l'oxygène, ou comportant d' autres moyens pour faire traverser la masse de la matière cuivreuse et du réactif par un éourant d'air ou de l'oxygène,
La solution d'attaque pourra contenir, par exemple, 150 à 200 grammes d'acétate d'ammoniaque par litre.
On recueille ainsi des solutions concentrées d'acétates d'ammoniaque et de cuivre, auxquelles on incorpore de l'anhydride arsénieux, cette incorporation s'effectuant dans un récipient approprié muni d'un serpentin ou autre moyen de chauffage,
On chauffe l'ensemble à 90-1000 0, en prenant soin de concentrer à fond la solution afin qu'il n'y subsiste pas d'aoéto-arsé- nite de cuivre.
L'acéto arsénite est séparé, lavé et filtré ; eaux mè- res, après adjonction d'une quantité d'acide acétique correspondante à celle restée combinée dans llaoéto-arsénite, sont renvoyées à la tour d'attaque pour la formation d'une nouvelle quantité d'acétate de cuivre.
L'acide acétique qui se dégage et l'acétate d'ammoniaque qui se sublime durant le chauffage à 90-1000 0 sont constamment ramenés à la tour ou l'appareil équivalent dans lequel s'exécute l'attaque.
Les exemples ci-après illustrent l'invention.
Exemple 1 - On prend de 50 à 100 grammes d'acétate d'ammoniaque et 50 grammes d'acétate de cuivre, que l'on introduit dans un récipient approprié avec 150 à 200 grammes d'eau, On chauffe à 80-900 o.
Quand une partie au moins des deux sels est dissoute, on ajoute 35 grammes d'anhydride arsénieux en poudre très fine, tout en oonti-
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nuant de chauffer et en agitant fréquemment. Il se forme graduellement de l'aoéto-arsénite de cuivre d'une belle couleur verte, qui se dépose au fond du récipient.
Apres trois ou quatre heures, on obtient 58 grammes environ d'acéto-arséniote, ce qui correspond à un rendement utile de 97- 98%.
Exemple n 2 - Une solution très concentrée en acétate d'ammoniaque (20%) est introduite dans la tour d'attaque pour la formation de solutions d'acétates de cuivre et d'ammoniaque.
En opérant aiors comme dans l'exemple 1, c'est à dire en mettant en oeuvre des quantités équivalentes d'anhydride arsénieux, on obtient des quantités équivalentes d'aoéto-arsénite de cuivre.
Exemple n 3 - En opérant dans les mêmes conditions que dans l'un des exemples 1 et 2 en ce qui concerne les solutions d'acétates de cuivre et d'ammoniaque, l'anhydride arsénieux est introduit dans la réaction sous la forme d'un arsénite alcalin. On obtient encore de l'acéto-arsénite de ouivre d'une belle couleur verte, le rendement étant toutefois un peu moindre que dans les exemples 1 et 2.
Comme il va de soi et comme on l'a déjà laissé entendre, il est bien entendu que l'invention n'est pas limitée aux processus et aux détails plus spécialement décrits,mais comprend également les variantes et les modifications.'
REVENDICATIONS
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1.- Un procédé de fabrication d'acéto-arsénite de cuivre, qui consiste à faire agir, sur de l'acétate de cuivre, de l'anhydride arsénieux, ou un sel, notamment alcalin, de l'acide arsénieux, en présence d'acétate d'ammoniaque.