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GEBR. EICKHOFF Masahinenfabrik und Eisengiesserei
Les liaisons de chenaux qui possèdent des pièces plates disposées transversalement sous le chenal et dépassant latéralement au-delà du fond du chenal présentent l'inconvénient que les pièces plates se déchirent facilement sous l'effet des sollicitations alternées élevées auxquelles elles sont exposées, lorsqu'elles ne sont pas faites très solidement, et si l'on emploie des pièces plates d'épaisseur plus grande en conséquence, par exemple sous la forme de tôles à noeud, elles constituent par rapport au chenal la pièce la plus solide,
avec cette conséquence que dans les tôles du chenal le refoulement des lignes de force vers les transitions brusques de section transversale met en danger la solidité des tôles et que les chenaux se déchirent aux bords des fers transversaux comme étant les endroits de la plus forte sollicitation de la matière. On ne pourrait pas améliorer beaucoup ces conditions par le fait qu'au lieu de river les fers transversaux on les souderait car dans
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ce cas également les tôles du chenal doivent supporter à l'arête intérieure des fers transversaux la sollicitation principale et seraient sollicitées à l'excès même en cas d'une liaison par soudure.
Suivant la présente invention on produit une meilleure adaptation des propriétés de résistance des fers de liaison aux propriétés de résistance du profil de chenal par le fait qu'on renonce à l'emploi de fers transversaux passant en-dessous du chenal comme moyens de transmission de force et qu'à la place de ceux-ci on soude des deux côtés du chenal un appendice s'étendant transversalement à la paroi latérale du chenal en s'écartant à la manière de nageoires.
Cette conformation repose sur la constatation qu'une semblable réunion d'un appendice avec la paroi latérale du chenal ne supporte pas seulement de façon satisfai- sante les forces du chenal mais est beaucoup plus favorable, pour une transmission avec préservation des forces des fers de liaison aux tôles du chenal, que des fers transversaux passant sous le fond du chenal, pour autant que ceux-ci doivent seuls transmettre les forces du chenal. En particulier on est en état, par un façonnage approprié des appendices et un dimensionnement convenable de leurs surfaces de contact avec la tôle du chenal, de faire absorber les forces du chenal par les tôles du chenal sans sollicitations locales excessives.
On fait à cet effet devenir plus petites dans le sens longitudinal du chenal vers les extrémités, les sections des appendices en partant des sections portant le moyen de liaison, de sorte que les appendices deviennent plus flexibles à leurs extrémités et qu'on empêche ainsi la naissance de pointes de tension, tandis que jusqu'à présent les endroits de la fixation des fers transversaux rigides à la tôle du chenal étaient des endroits de sollicitation excessive de la tôle du chenal.
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La constitution des fers transversaux sous la forme d'appendices soudées aux parois latérales du chenal en s'écartant transversalement donne encore un autre avantage.
Il est en effet possible dans ce cas de disposer les appendices du moins approximativement à hauteur du centre de gravité du profil du chenal, ce qui procure l'avantage qu'alors les tôles du chenal ne sont pas sollicitées à la flexion sur toute leur longueur. Si les fers de liaison ont,comme jusqu'à présent, la forme de ponts s'étendant transversalement sous le chenal, il est bien possible de replier vers le haut leurs extrémités portant les moyens de liaison, jusqu'à hauteur du centre de gravité du profil de chenal; dans ce cas les fers transversaux sont toutefois sollicités de façon très défavorable, car ils doivent alors absorber non seulement dans le plan d'action de la force mais également dans des parties situées en dehors de ce plan, les forces du chenal agissant en ces endroits par'torsion.
Dans ce cas, en outre, les tôles du chenal sont sollicitées également à la flexion par les forces de traction et de compression du chenal. Si l'on dispose au contraire les fers de liaison dans le plan du centre de gravité du profil du chenal ou à peu près dans ce plan, toute sollicitation par torsion des fers de liaison et toute sollicitation à la flexion des tôles du chenal disparaissent.
On peut, en outre, appuyer les appendices éventuellement au moyen d'un prolongement inférieur contre le fond du chenal ou l'un contre l'autre par un fer transversal soudé au fond du chenal, fer qui ne participe toutefois pas à la transmission des forces du chenal, et l'on peut d'autre part donner une forme telle aux surfaces de contact des appendices qu'elles forment un raidissage de la paroi latérale du chenal, tandis qu'avantageusement la pièce de raidissage est dirigée vers l'extrémité ou les extrémités du joint
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soudé à l'arête du fond. Les appendices peuvent finalement former aussi une partie de la paroi latérale du chenal.
La constitution offre par conséquent plusieurs possibilités de réalisation donnant des avantages de genres variés.
Le dessin représente aux figs. 1 à 3 une forme de réalisation d'un chenal à secousses établi suivant la présente invention, en vue de côté, en coupe transversale et en vue de dessus.
La fig. 4 représente une seconde forme de réalisation,
La fig. 5 une troisième forme,
La fig. 6 une quatrième et
La fig. 7 une cinquième forme, chaque fois en coupe transversale, comme exemples de réalisation.
Aux deux extrémités des tronçons de chenaux a qui peuvent avoir une section transversale de forme usuelle quelconque, on a soudé des appendices b, partant transversalement sur la paroi latérale du chenal. Les appendices présentent, comme le montre la fig. 3, une surface de contact et de soudure prolongée ± dont la longueur est choisie de telle façon que la tôle de chenal peut absorber sans sollicitation excessive les forces passant des appendices à la tôle.
Pour qu'également la tôle de chenal ne soit pas sollicitée à l'excès à l'extrémité interne e ou aux deux extrémités des appendices b, ceux-ci sont amincis à partir de leur partie f, portant les moyens de liaison, vers l'ex- trémité ou les deux extrémités, comme le montrent les figs. 1 et 3, soit en largeur, soit en hauteur, ou dans les deux directions, de sorte que les appendices se raccordent sans gradin à la section transversale du chenal et qu'il ne se produit pas de pointes de tension aux surfaces de raccordement. Les appendices b sont, en outre, comme le montre le dessin, conformés de telle façon qu'un joint de sou-
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dure se trouve à l'endroit ou à proximité de l'endroit de l'arête du fond du chenal.
Les appendices peuvent être conformés en concordance avec le genre de moye% de liaison employé dans chaque cas, par exemple comme le montre la fig. 3 pour la réception d'é- triers pivotants ou d'organes analogues comme moyens de liai- son ou, comme le montre la fig. 4, pour recevoir des vis de liaison, ils peuvent présenter une forme d'oeillet; les ap- pendices peuvent être formés d'un morceau de fer plat ou d'un morceau de tube avec des pièces de fer plat soudées et ils peuvent être massifs ou creux. Les appendices peuvent, en outre, comme le montre la fig. 6, s'engager sous le fond du chenal de sorte qu'ils prennent appui contre le fond du chenal et sont fixés supplémentairement.
La paroi latérale du chenal peut, comme le montre également la fig. 6, être interrompue une ou plusieurs fois en d et présenter en ces endroits des points de soudure supplémentaires.
Comme le montre la fig. 7, les appendices b peuvent for- mer une partie de la paroi latérale a elle-même du chenal.
Dans tous les cas, les appendices peuvent être amincis de la manière représentée à la fig. 1 vers une extrémité ou vers les deux extrémités. Les appendices peuvent, en outre, dans tous les cas, au moins pour ce qui concerne leur partie portant les moyens de liaison, être disposés à peu près à hauteur du centre de gravité s du profil du chenal de sorte que les tôles du chenal ne sont pas sollicitées à la flexion sur toute leur longueur.