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PROCEDE POUR L'OBTENTION D'EPREUVES PHOTOGRAPHIQUES, PRODUITS CONFORMES A CEUX OBTENUS PAR CE PROCEDE ET OUTILLAGE POUR SA MISE-EN-OEUVRE.
La présente invention a pour but d'améliorer la reproduction des photographies ( des films notamment ) et de réaliser des effets de reproduction très variés.
Elle concerne d'abord un procédé pour l'obtention d'épreuves photographiques telles que films, pellicules, plaques, etc. caractérisé par ce qu'on superpose optiquement et simultanément sur une même surface sensible les images provenant de plusieurs reproductions photographiques d'une même vue, ces reproductions différant les unes des autres par les couleurs qui ont impressionné ces reproductions, ce procédé permettant ainsi de régler ou doser à volonté la nature et les valeurs des couleurs de l'image définitive.
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Suivant une variante, on forme sur la même surface sensible une image définitive agrandie de plusieurs reproductions photographiques d'une @e vue, ce qui assure ainsi simultanément la superposition des photographies et leur agrandissement.
L'invention s'étend également aux produits conformes à ceux obtenus par ces procédés, à l'outillage pour sa mise en oeuvre et enfin à d'autres caractéristiques ci-après décrites, considérées séparément ou en combinaison.
Les différentes phases opératoires du procédé, ainsi que l'outillage pour sa mise en oeuvre sont représentés à titre d'exemple sur le dessin ci-joint dans lequel :
La fig. 1 est une vue en plan d'un objet à reproduire;
Les fig. de 2 à 4 sont d.iverses photographies négatives et positives de l'objet de la fig. 3;
La fig. 5 est une vue en perspective schématique de l'ensemble de l'outillage;
La fig. 6 est une vue partielle en perspective agrandie de cet outillage;
La fig. 7 est une vue en perspective d'une variante de cet outillage;
La fig. 8 est une élévation montrant les caches correspondant aux trois images à reproduire.
Pour faciliter l'exposé du procédé, on a supposé que l'objet à reproduire est un tableau formé de quatre rectangles 1, 2, 3, 4 ( fig.l ) dont les couleurs respec-
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tives sont le rouge R, le bleu B, le jaune J et le blanc b.
On commence par photographier ce tableau à travers un écran rouge R1, ce qui donne un premier négatif N1 (fig.2) dans lequel les parties qui correspondent respec-. tivement au rouge R et au blanc b sont impressionnées avec la même intensité.
On photographie ensuite ce tableau avec interposition d'un écran bleu B2, puis d'un écran jaune J3, ce qui donne les négatifs N2, N3 ( fig. 2 ) dans lesquels le bleu B et le blanc b d'une part, le jaune J et le blanc b, d'autre part, sont impressionnés avec la même intensité.
Si l'on tire des positifs de chaque négatif N1-2-3, on obtient : a. Un positif P1 oà le rouge et le blanc sont transpa- rents; b. Un positif P2 où. le bleu et le blanc sont transpa- rents ; c. Un positif p3 où. le jaune et le blanc sont transpa- rents.
Ces trois positifs constituent donc des reprodue- tions photographiques qui diffèrent les unes des autres par les couleurs qui ont impressionné ces reproductions.
Après ces opérations on superpose optiquement sur une même surface sensible telle qu'un film, les images provenant, par exemple, des deux positifs P1,P2.
Ce film 1 (fig.5 et 6 ) est déroulé suivant f1 devant une lentille collimatrice 2, précédée d'un obtu-
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rateur 3, d'un cache 4 et de plusieurs objectifs 5 1-2 ; ces derniers assurent la formation sur le film 1, des images des films positifs P1, P2 qui se déroulent sui vant f2 devant lesdits objectifs, et qui sont éclairés par les lampes 61-2 à réflecteurs 71-2.
Les objectifs 51-2 donnent des images qui se superposent dans une même fenêre sur une même surface.
Le film 1 se trouve alors impressionné et donne un nouveau négatif N4 (fig. 3 ) dans lequel sont impresdionnés une fois le rouge R, une fois le bleu B, et deux fois le blanc b. Ce négatif N4 correspond donc à un négatif qui aurait été tiré du tableau (fig.l ) à travers un écran violet (combinaison du rouge et du bleu), mais en donnant à l'impression des blancs une intensité double
De même, on peut tirer un négatif N5 en superposant les images des positifs P1 et P3, etc.
Dans tous les cas, les blancs sont impressionnés avec une intensité double.
Chaque négatif N4-5-6 peut donner un positif p4-5-6.
Si l'on superpose optiquement de la même manière que ci-dessus, les images du positif P2 et du positif P4, on obtient un négatif violet (fig. 4 ) dans lequel les bleus et les blancs sont impressionnés chacun avec une intensité double.
On peut, sans sortir pour cela du cadre de l'invention, superposer sur le film 1 les images d'un négatif et d'un positif ou encore les images de deux négatifs; chacun de ces négatifs (ou positifs) peut
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d'ailleurs provenir déjà de la superposition de deux images, comme c'est le cas pour le négatif N4.
Si l'on examine les négatifs obtenus par ce procédé, le négatif N4 par exemple, on remarque que les blancs sont impressionnés avec une intensité deux fois plus grande que le rouge et le bleu.
Si maintenant on tire, avec une lumière normale, un positif du négatif N4, seule la partie correspondante au jaune sera impressionnée.
Si l'on effectue ce tirage avec une lumière trop forte, la partie jaune est impressionnée, les parties rouge et bleu sont impressionnées plus ou moins légèrement tandis qu'enfin la partie blanche n'est pas du tout impressionnée puisque sur le négatif la valeur du blanc est double, donc deux fois plus dense.
Par suite, même si l'on commet des erreurs de tirage, les blancs des copies seront toujours transparents et purs.
Sil'on considère maintenant le négatif n 7, on remarque que l'intensité du blanc ainsi que celle du bleu sont doublées.
Sur le positif les parties correspondantes à celles qui sont doublées sur le négatif seraient absolument transparentes. Il est donc possible de renforcer certaines parties des clichés sans altérer les autres.
Le procédé ci-dessus permet encore d'obtenir l'effet suivant :
On sait que dans les tirages photographiques et
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cinématographiques il existe le "grain". Le grain est fonction de l'émulsion. Si l'on reproduit une photo on reproduit le grain, si on l'agrandit, le grain aussi se trouve agrandi .
Dans les films obtenus par le procédé de l'invention, toutes les parties impressionnées par deux sources lumineuses présentent un grain fragmenté de telle manière qu'il devient absolument négligeable.
En effet, pour que le grain puisse être reproduit il faudrait qu'il existe, exactement à la même place, avec la même forme sur les deux films dont on superpose les images sur le film 1.
Cette coïncidence du grain sur les deux films est pratiquement impossible à réaliser, ce qui provoque en définitive la fragmentation de ce grain sur le tirage final.
On peut aussi superposer optiquement sur le même film 1, les images d'un nombre quelconque de films positifs ( ou autres).
Notamment, l'outillage des fig. 5 et 6 permet de superposer optique,rient les images de trois films pl-2-3.
On obtient ainsi un ensemble de plusieurs systèmes optiques 51-2-3 indépendants les uns des autres, recevant des reproductions photographiques d'une même vue, et donnant de ces reproductions des images qui se superposent exactement sur une même surface sensible 1, l'indépendance de ces systèmes optiques 51-2-3 permettent de
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régler ou doser à volonté la nature et les valeurs des couleurs de l'image définitive, de telle sorte que l'ensemble de ces systèmes indépendants constitue un véritable mélangeur optique.
Cet outillage comporte divers moyens pour le réglage des objectifs 51 : un bouton molleté 81 pour la mise au point ; un bouton 91 pour le réglage en hauteur, u@ un autre bouton 101 pour le réglage en largeur, un diaphragme 111 pour régler l'intensité du faisceau lumineux, etc. De plus, la lampe 61 correspondant à chaque film P1 est réglable.
Enfin, le cache 4, mobile, permet d'obturer ou de dégager le passage des rayons lumineux vers le film 1.
Cet outillage permet donc en particulier de régler au moyen des boutons molletés 91, 101 la superpo- sition des images sur la même surface sensible 1, de ma-nière à corriger les erreurs de prise de vue.
Suivant une autre caractéristique de l'invention, on forme sur la même surface sensible l,une image définitive et agrandie de plusieurs reproductions photographiques d'une même vue, ce qui assure ainsi simultanément la superposition des photographies et leur agrandissement.
On peut par exemple réaliser cette variante de l'invention avec l'outillage représenté sur les fig. 5 et 6 : il suffit dans ce cas de combiner au système optique des moyens auxiliaires 12, tel qu'un jeu de lentilles grossissantes, ce qui permet de superposer sur le film 1 des images plus grandes que les images portées par les
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par les films P1; P2..
Au lieu d'effectuer l'agrandissement en projetant plusieurs films séparés comme expliqué à l'aide des fige 5 et 6, on peut au contraire réaliser cet agrandissement (fig. 7) en projetant sur un même film 1, à l'aide de systèmes optiques 51, 52, 53 ... plusieurs images 131, 132, 133... de format réduit impressionnées sur un mène film. Le faisceau lumineux sortant des systèmes optiques 51; 52, 5 3 traverse un jeu de lentilles grossissantes 12, trois caches 41, 42, 43 sont disposés entre le bloc des objectifs 51, 52, 53 et la lentille 12, ces caches permettent d'ouvrir ou de fermer le passage des rayons lumineux. On réalise ainsi simultanément la superposition des trois images en une image définitive formée sur le film 1, et l'agrandissement de cette image définit ve par rapport aux images 131, 132, 133.
L'on peut superposer les trois petites images en même temps, pour rétablir un négatif total - blanc et noir - mais pour créer des négatifs couleurs, l'on doit faire superposer les petites images deux par deux.
Suivant une autre variante de l'invention, on superpose sur l'image définitive, les images élémentaires d'une même vue et celle d'une autre vue prise dans des conditions différentes, ce qui assure la surimpression en couleurs de ces deux vues sur le même film.
On peut ainsi obtenir la surimpression de deux scènes prises dans des àonditions très différentes, par exemple, une scène à l'intérieur d'une villa et une scène dans le lointain, sur la mer.
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Pour réaliser ce procédé il suffit, par exemple, de prévoir sur l'appareil des fig, 5 et 6 d'abord des systèmes optiques 51,52, 53 ... déjà décrits, et projetant les images de la première scène, puis d'autres systèmes optiques auxiliaires, analogues aux précédents et'correspondant à la deuxième scène.
La superposition définitive des images est assurée sur le film 1 comme expliqué précédemment.
Enfin l'invention permet par superposition des images telles que N1,N2, N3 ... d'obtenir toutes nuances et valeurs différentes des diverses couleurs. Notamment, suivant l'invention, on peut même obtenir des négatifs blancs et noirs et partant de plusieurs films obtenus par sélection de couleurs.
Le procédé de tirage conforme à l'invention peut être employé avec tous les procédés de reproduction des couleurs ; convient parfaitement pour le report simultané sur film gaufré ou ligné en ayant soin d'intercaler entre les films des filtres sélecteurs appropriés, ou sans filtres sélecteurs, en employant des lumières dirigées.
Ce procédé peut aussi être utilisé avec toute pellicule cemportant une émulsion reproduisant directement les couleurs.
Le procédé convient aussi pour les procédés basés sur l'emploi des réseaux de diffraction où l'on remplace les filtres sélecteurs par des réseaux, mais en ayant soin d'intercaler ces derniers contre l'une des
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pellicules pour en obtenir photographiquement la reproduction.
En définitive, les procédés de l'invention permettent :
1 De créer des négatifs pour toute la gamme des couleurs et de constituer ainsi une véritable palette;
2 D'obtenir dans les copies de films en couleurs des blancs absolument transparents et sans grain;
3 De renforcer considérablement certaines parties des épreuves photographiques sans altérer les autres parties;
4 De rectifier les superpositions des reproductions photographiques;
5 De modifier à volonté les négatifs ou les positifs des films de couleurs;
6 De faire des agrandissements absolument corrigés;
7 De faire des surimpressions en couleurs;
8 D'établir des négatifs blanc ou noir complets en partant de plusieurs films de sélections de couleurs;
L'invention s'étend ainsi aux produits conformes ceux obtenus par les procédés ci-dessus.
Elle s'étend notamment à des film dont les blancs ( parties claires )présentent une netteté accrue; aux films dans lesquels certaines parties sont renforcées sans que les autres parties soient altérées, etc.