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"Perfectionnements aux matières composites et à leur procédé de fabrication"
La présente invention a trait à une matière ou article composite pneumatique d'utilité générale, mais convenant plus spécialement pour semelles premières de chaùssures et objets analogues.
Un des buts de l'invention vise l'obtention d'un article d'une flexibilité extraordinaire, dans lequel'des poches d'air fermées sont réparties substantiellement sur le corps entier de l'article et ont une forme telle qu'une charge exercée sur ce dernier soit supportée presque entièrement par l'air de ces poches.
Un autre objet de l'invention consiste en un article du genre indiqué, comportant une série de poches s'ouvrant
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à sa surface et dont les ouvertures sont fermées en permanence par une feuille de matière flexible.
L'invention a encore pour but une méthode appropriée pour la fabrication de l'article composite, méthode consistant en un moyen facile pour étendre la feuille extérieure de fermeture en vue de son application au corps principal de l'article, et cela de manière que, finalement, cette feuille de fermeture se trouve sous tension.
Puis un autre objet de l'invention consiste à combiner l'article et son mode de fabrication de manière à avoir une surface,de fermeture aussi pratique que possible sur la base,sur laquelle la feuille flexible de couverture peut être fixée par collage.
Sur les dessins, Fig. 1 est une vue en perspective d'un article composite, une portion d'une feuille de fermeture, ou portion de couverture, étant relevée pour montrer la structure intérieure.
Fig. 2 est une vue en plan, par segments, d'une portion de l'article composite, avec arrachement de différentes couches successives de ce dernier pour faire apparaître la constitution.
Fig. 3 est une coupe suivant la ligne 3-3 de Fig. 2 et Fig. 4 une coupe par la ligne 4-4 de Fig. 2.
En se reportant aux dessins, 10 indique une section du corps principal de l'article comportant des poches 11, qui, d'une surface 12 du corps s'étendent intérieurement et débouchent dans cette surface. D'autres poches 13, espacées par rapport aux poches 11, partent de la surface opposée 14 du corps 10 de l'article. On voit d'après Fig. 2 que ces poches sont espacées entre elles de manière que substantiellement la surface entière du corps de l'article se trouve ainsi munie de poches. De plus, d'après Fig. 4 on
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voit que les cloisons entre des poches adjacentes ne sont pas verticales mais inclinées, en sorte qu'elles offrent moins de résistance à une force appliquée verticalement sur le corps 10. Les ouvertures des poches 11 et 13 sont munies de rebords inclinés 16.
Par-dessus la,,surface de fond du corps de l'article 10 est placée une plaque de fermeture ou une couverture 17 unie par collage à la surface 12 de la manière décrite ci-après. Cette couverture 17, une fois que l'article composite est complet, se trouve sous tension. Une plaque de fermeture ou couverture 18 est appliquée de même par dessus la surface 14. Les couvertures 17 et 18 enferment de l'air dans les poches 11 et 13 et constituent ainsi les cellules pneumatiques.
Les rebords 16 surplombent leurs poches respectives et augmentent l'étendue de la surface sur laquelle sont appliquées les couvertures 17 et 18, sans réduire substan- tiellement le volume des poches ou diminuer la flexibilité de l'article. Du fait de l'augmentation de la surface d'a- dhésion, la possibilité de séparation entre les couvertures et le corps de l'article se trouve grandement réduite.
En vue d'appliquer les couvertures 17 et 18 de manière qu'elles se trouvent sous tension, on a combiné une méthode appropriée. Tout d'abord les plaques de couverture sont choisies de façon qu'au début elles soient, en principe, .moins extensibles en surface que le corps de l'article 10.
Puis elles sont plongées pendant un court laps de temps dans de la gazoline. Comme elles sont en caoutchouc, elles se dilatent lors de l'immersion, ceci probablement sous l'effet d'absorption de gazoline. Après qu'elles ont séjourné suf- fisamment de temps dans la gazoline, on les retire et on les secoue pour chasser l'excès de gazoline. Le corps prin-
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cipal 10, enduit d'une colle appropriée, a été préparé d'avance et est prêt à l'emploi. Les couvertures dilatées sont alors placées par dessus ce corps et à l'aide d'un rouleau ou'par un autre moyen elles sont appliquées de force contre sa surface à laquelle elles adhèrent fortement grâce à la colle.
La gazoline absorbée par les couvertures s'évapore entres peu de temps, d'où il résulte que les couvertures tendent à reprendre leur forme ou dimensions primitives.
Mais comme elles en sont empêchées du fait qu'elles sont collées au corps principal 10, elles sont maintenues sous tension et restent tendues. Il est à noter qu'au moment où la colle ou ciment est encore à l'état plastique, il y a très peu de tension dans les couvertures. A mesure que la gazoline continue de s'évaporer, la tension augmente, mais en même temps la colle devient plus dure.
Les avantages d'avoir les couvertures sous tension sont multiples. Tout d'abord on obtient une meilleune adhérence des couvertures sur le corps principal, et il y a moins de chances d'entraînement de bulles d'air entre les couvertures et la surface d'adhésion du corps principal.
On sait parfaitement que ces bulles tendent à s'étaler et à détruire finalement l'union des deux matières. En outre, du fait que la feuille de couverture est sous tension, le corps 10 fléchit sous l'effet d'une charge appliquée sur lui, mais dès que cette charge cesse, la couverture cherche immédiatement à reprendre sa position primitive ce qui rétablit toujours le corps principal dans sa forme originale, la tendance de ce corps à subir une déformation permanente par suite de fatigue est ainsi réduite au minimum. On peut se rendre compte que la feuille de couverture, dans son action, force la charge, bien que celle-ci soit appliqu-ée en
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un point particulièrement localisé, à se répartir jusqu'à une certaine étendue sur une plus grande surface du corps de l'article.
De plus, même s'il se produisait une certaine déformation permanente, il restera toujours dans les feuil- les'de couverture une tension suffisante pour conserver au moins partiellement les avantages indiqués .ci-dessus.
Les feuilles de couverture sont faites, de préfé- rence, en une matière légère, car il en. résulte une plus grande flexibilité, et on obtient aussi une meilleure adhé- rence puisqu'au moins une des deux matières à unir présente un caractère flexible permettant de se prêter aux déforma- tions de l'autre pendant l'opération du collage. Ceci 's'ajoute aux avantages d'avoir les couvertures sous tension au début, puisque, étant légères, elles ont une plus grande tendance à s'étirer sous la pression de l'air dans les po- ches ou cellules quand une charge de compression vient à . s'exercer. Quand elles sont sous tension à l'origine, il y a moins de risque qu'il se produise une déformation per- manente poussée à un degré tel que les couvertures se bombent à la surface du'corps de l'article.
Au sujet de l'application des couvertures, du fait que ces dernières sont sous tension, on obtient encore un autre résultat important. Nécessairement il est exercé une certaine pression quand on colle la couverture sur le corps de l'article. Ctte ,pression amène au moins quelques-unes des poches ou cellules à s'affaisser, notamment quand les feuilles sont passées entre des rouleaux. Cet affaissement des cellules peut être régulier ou irrégulier, suivant le procédé employé, mais en tout cas il'déforme la surface de collage du corps. Certaines de ces cellules'ainsi affaissées ne reprennent pas d'elles-mêmes leur forme primitive, Si l'on n'y portait pas remède, l'article résultant serait sans
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valeur. Cependant, avec la présente manière d'opérer, les cellules affaissées reprennent leur forme.
La tension qui se produit dans la couverture, à mesure que celle-ci sèche, force la feuille à allonger à leur Forme primitive ces cellules affaissées, étant donné que la tendance de la feuille, quand cette dernière est tendue, est de devenir plane.
En outre, cette déformation des cellules, comme déjà dit, produit une déformation de la surface collante du corps principal autour des orifices des cellules. Si la feuille n'est pas sous tension, cette déformation donne lieu à des rides et des fronces dans la couverture lorsque la cellule reprend sa forme. A mesure que sèche la matière en présence, la tension se produit, et celle-ci fait dispa- raltre ces rides ou ces fronces.