<Desc/Clms Page number 1>
EMI1.1
<Desc/Clms Page number 2>
ATELIERS ROUGET) SOCIETE ANONYME VERVIETOISE POUR LA CONSTRUCTION; DE MACHINES, à Verviers (Belgique). Dispositif pour mettre la chasse- du métier à tisser dans sa positicn- arrière..
La présente invention concerne les métiers à tisser.
Dans Les métiers à tisser de construction actuelle, il arrive fréquemment que l' on soit obligé de détourner le mé- tier de façon à placer la chasse dans sa position arrière extrême. Cette opération est fort malaisés car, le- métier étant débrayé, le frein- de la friction tend à s'oppoaer à tout mouvement. On a Imaginé divers dispositifs permettant de libérer- le frein sans toucher à la tringle de débrayage, mais tous ces dispositifs. obligeaient l'ouvrier à, se- rendre- à 1$-arrière du métier pour libérer le :train, puis de détourner le métier- à la main, et enfin de- remettre le frein en
<Desc/Clms Page number 3>
contact.
Toutes ces opérations causent des pertes de temps et demandent une certaine force musculaire.
Pour remédier à cet inconvénient, on a proposé d'autre part des dispositifs électriques et mécaniques des- tinés réaliser automatiquement le retour en arrière de la chasse du métier à tisser. Les dispositifs électriques préconisés présentent des inconvénients inhérents aux complications de montage des organes et au caractère délicat des connexions électriques, bien qu'ils aient d'autre part l'avantage de p ermettre la réalisation automatique de toutes les manoeuvres, qu'ils soient mis en action à la suite d'un débrayage à main ou par tout organe mécanique d'inspection ou de contrôle.
Par la suite , des dispositifs entièrement mécaniques ont été imaginés, mais ils se sont révélés peu sirs à l'usage, Dans ces dispositifs-, le mouvement de marche arrière est effectué par un second cane de friction et l'embrayage de ce cône se prodmit par l'énergie vive du métier. Il arrive que cette énergie n'est pas suffisante, et des moyens s ont prévus pour empêcher- le tisserand de réembrayer le métier tant qu'il n'a pas pemis l'échasse dans sa position arrière. De plus, si l'embrayage du cône de marche arrière se produit trop tôt, le cône de marche avant risque de ne pas être complètement débrayé et il arrive que les deux cônes, travaillant l'un contre l'autre, tendent à tordre l'arbre intermédiaire.
La présente invention a pour but de remédier à ces inconvénients et de procurer un dispositif mécanique pour mettre la chasse du métier à tisser dans sa-position arriè- re, dont la mise en action à la main ou autrement assure d'une manière formelle l'accomplissement correct du cycle couplet des mouvements des organes qu'il; doit actionner.
<Desc/Clms Page number 4>
Dans ce but, le dispositif objet de l'invention est caractérisé en ce qu'iL comporte un train de pignons épîcy- cloïdaux mis en action par- un freinage auppléentaire à celui habituellement employé et cela. lors du débrayage du métier, ce train de pignons provoquant la rotation en sens inverae du,métier,
Dans la réalisation pratique de l'invention, le détournement du métier- est arrêté ,dans sa position arrière extrême par une came qui dégage le frein en arrêtant le métier..
Le frein supplémentaire utilisé fonctionne en même temps que le frein de débrayage pour provoquer le retour en arrière, avant que le cliquet n'agisse sur le cylindre du - carton.
Afin de bien faire comprendre l'invention, on en donnera ci-après un exemple de réalisation.
La figure 1 est une coupe par l'arbre moteur du métier à tisser'.
La figure 2 représente une vue en élévation de, la coin- mande de la machine.
Sur l'arbre' coudé 1 du. métier, est calée une roue dentée 2 commnde par un pignon 3, calé lui-même sur l'arbre moteur 4, Ce t arbre 4 tourne dans les deux paliers 5 figurecl). A côté du pignon 3 est calé d'autre part un cône 6 garni de cuir et muni extérieurement d'une gorge dans laquelle peut. s'appliquer un frein 7, par exemple un frein à bande.
Ce frein est attaché d'une part au bâti 8 du métier, et d'autre part à l'une des branches d'un levier' 9 pivotant sur le bâti 8. Ce levier est. maintenu appliqué par un ressort lu, contre un talan. 11 d'une tringle de débrayage 11'. Cette tringle 11' actionnée depuis 1*avant du métier' par la barre 24 du métier- et un levier 23, transmet son. mouvement à. une fourche 13 par- Il intermédiaire. d' un levier- 12. La fourche 13,
<Desc/Clms Page number 5>
pivotant autour (l'Un axe IL..!:, entraine avec elle un collier 15 placé sur une douille 16. Celle-ci est solidaire d'une poulie 17 qui reçoit la commande du moteur ou de la transmission.
A l'autre bout de l'arbre moteur 4, est calé d'autre part un plateau 18 à denture intérieure. Entre ce plateau et le cône 6 tourne librement un pignon 19 à langue douille 19' .
Sur cette douille est fixée une cale 20 sur laquelle glisse li- brement la douille 16 portant la p oulie 17. La douille 19' du pignon porte aussi un plateau à gorge 21 maintenu latéralement par une bague 38 fixée sur la douille 19' du pignon 19. Le p lateau 21 est muni de trois tourillons 39 portant les pignons satellites 4u qui engrènent! avec lepignon 19 et avec la denture intérieure du plateau. 18. Sur le plateau 21 peut agir un frein 22 attaché d'une part à un axe 35 et d'autre part à un levier 34 à double branche, pivotant sur un arbre 33, Une des branches du levier 34 est munie d'un galet 32 appuyant sur un taquet 3u fixé sur une tringle 29. Celle-ci est reliée à. l'avant du métier à un levier équerre 28 pivotant autour d'un axe 27.
Sur un axe 26, pivot de la chasse , est fixé un levier 25 qui. peut venir en contact avec un talon 41 de la tringle 29.
Le dispositif ainsi décrit fonctionne de la manière suivante.
Quand le métier est embrayé, c'est à dire quand 1 a poulie 17 est appliquée sur le cône 6, le talon 11 de la tringle 11' repousse le levier 9 et desserre le frein 7. L'arbre moteur et le train des pignons 40 tournent alors à la même vitesse.
Quand le métier est débrayé par tout moyen approprié, la tringle 11' par l'intermédiaire du levier 12 et de la fourche 13, maintient la poulie de commande 17 écartée du céne 6.
Le talon 11 de la tringle 11' est écarté du levier 9 et permet au ressort lu de serrer le frein 7 dans la gorge du cône 6.
L'arbre 4 est ainsi immobilisé ainsi que le plateau 18 calé sur
<Desc/Clms Page number 6>
cet: arbre. La poulie 17 qui reçoit la commande du moteur con- tinuant à tourner, en%aine le pignon 19 au mayen de la cale 20, par l'intermédiaire de la langue douille 19' Lespignons satellites, imprinent alors: un mouvement dé rotation au plateau 21.
Le métier ayant été débrayéà la main ou autrement avec la chasse dans s position avant, si l'on veut placer la chass.e dans sa position arrière, on exerce alors une pression sur le levier équerre 28 qui tire sur la. tringle 29* Cette pression est faite, dans l'exemple choisi, par une action du pied sur une pédale 42, mais peut être réalisée à la main ou par un mécanisme dépendant du mouvement du métier.
Le taquet 30 soulève alors le galet 32 et fait pivoter le levier 34 qui applique le frein 22 sur le plateau 21. ce plateau s'arrête, et le mouvement decrotation du pignon 19 est transmis., par les pignons satellites 40, au plateau à denture intérieure 18 qui se met à détourner. comme le frein ? est irréversible, l'arbre 4 détourne et., par l'intermédiaire du pignon 3 et de la roue 2, fait détourner l'arbre coudé 1 du métier. Quand la chasse, commandée par l'arbre coudé, arrive dans. sa positi.on arrière, le levier 25 fixé sur le pivot 26 de la chasse vient en contact avec un talon 43 de la tringle 20. Le taquet 30 est repoussé, le gale± 32 Daisse basculer le leviez 34 et libère ainsi le frein 22.
Le par plateau 21 reprend sa rotation, tandis que 1'arbre moteur devientimmobile.
Un dispositif de ce genre peut: être aisément appliqué sur tous les métiers à tisser-, quelque soit leur systéme et sussi bien sur ceux. dans lesquels lesxdifférents mouvements de détournement du métier- ne peuvent étre provoqués que par une action directe manuelle de l'ouvrier, que sur ceux qui sont conçus pour réaliser automatiquement cesmouvements.
Il présente l'avantage, notamment dans ce dernier cas, d'entrer en fonctionnement avec sécurité aussi bien par- le bu-
<Desc/Clms Page number 7>
toir que par- le casse-trame. Crâce à sa conception, il se produit, en même temps que le métier débrayé par le casse-trame . ou par le butoir, un freinage supplémentaire qui empêche l'échasse de finir sa course vers l'avant et qui, en même temps, fait agir le train de pignons épicycloïdaux qui ramène léchasse en arrière.
L'emploi de ce dispositif dans les métiers où il doit être mis en action soit a la main soit mécaniquement, permet d'éviter' de devoir utillser un organe pour rendre inactif le mouvement du cylindre de l'armure comme c'est le cas jusqu'ici pour l'utilisation de dispositifs d'autres conceptions.