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"PROCEDE POUR AUGMENTER LA RESISTANCE A LA CORROSION DES ALLIAGES
D'ALUMINIUM".
Il est connu d'améliorer les alliages d'aluminium à grande résistance mécanique, en particulier ceux qui contiennent du cuivre, sous le rapport de leur résistance à la oorrosion, en plaquant sur eux de l'aluminium pur ou des alliages solides à la corrosion en une couche d'épaisseur déterminée et en unissant par un effet de soudure autogène ce placage avec son infrastruoture, Pour obtenir un effet de protection suffisant, on emploie alors en général des couches dont l'épaisseur varie de 5 à 7% de celle de l'objet à plaquer.
Mais comme l'aluminium pur, tout comme les alliages d'aluminium stables à la corrosion,sont en général exempts de cuivre ou pauvres en cuivre, ils possèdent
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une résistance mécanique et une dureté un peu inférieures à celles des alliages améliorés à grande résistance mécanique constituant l'infrastructure. Un phénomène qui s'est manifesté d'une manière particulièrement gênante est la diminution de la dureté superficielle par la présence de la oouohe rapportée plus molle,parce qu'il en résulta une diminution de la résistance à l'usure.
On a essayé dès lors d'obtenir la dureté superficielle en employant pour le plaoage des alliages qui, en outre d'une grande résistance à la corrosion, possèdent aussi la même résistance mécanique et la même dureté que les alliages constituant l'infrastructure. Mais il n'a pas encore été possible de lé réaliser parce que les propriétés mécaniques les plus favorables des alliages de support sont ordinairement obtenues grâce à des teneurs en cuivre telles qu'il en résulte une diminution sensible de la résistance à la corrosion.
La présente invention a pour objet d'augmenter la résistance la corrosion des alliages d'aluminium tout en évitant les inoonvénients susindiqués. On a en effet constaté qu'on peut obtenir une sensible augmentation de la résistance à la corrosion même lorsque le métal de support est plaqué d'une couche plutôt mince d'aluminium pur ou d'alliages exempts de cuivre et qu'ensuite, lors du traitement thermique, on provoque la disparition complète par diffusion de la couche rapportée. Cette couche devient alors pour ainsi dire inexistante comme telle, mais elle n'en augmente pas moins la stabilité chimique des surfaces sans diminuer pour cela les bonnes propriétés mécaniques de celle-ci telles que la ténacité et la dureté.
La mise en oeuvre de ce procédé s'effectue par exemple en unissant, de manière oonnue en soi par un effet de soudure autogène obtenu au laminoir, une couche rapportée d'aluminium pur avec la couche sous-jacente.L'épaisseur de la couche rapportée est alors choisie de telle façon qu'elle soit d'environ Il@ de celle de la pièce. Au cours du traitement thermique ultérieur effectué dans un bain de sel à une température d'environ 510 C, et pendant 10 à 30 minutes suivant l'épaisseur de l'objet, la
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mince couche rapportée se diffuse complètement dans la surface du métal sous-jaoent.
On obtient ainsi ce résultat qu'il ne se produit aucune diminution mesurable des caractéristiques méoani- ques, alors que dans le ces d'un plaoage normal à 5% effectué sur des alliages d'aluminium renfermant environ 4% de cuivre, 0,5% de magnésium et 0,5% de manganèse, il se produit, pour l'ensemble de la section, une diminution des oaractéristiques de ténacité s'élevant jusqu'à 8%.
Quoique d'autre part, l'aluminium se soit complètement diffusé dans l'alliage de base, la stabilité chimique de ce métal augmente sensiblement par rapport à celle du métal non plaqué.
Le tableau oi-aprèh montre nettement le progrès obtenu. On a en ce cas exposé.deux alliages d'aluminium à 4,2% de Ou, 0,5% de Mg et 0,6% de Mn, dont celui portant le N 1 n'était pas plaqué tandis que l'alliage II était revêtu d'une couche d'aluminium pur ayant une épaisseur de I%, ces deux alliages étant à l'état amélioré et sous forme de tôles de 1 mm. d'épaisseur, à un essai de corrosion dans une solution contenant 3% de sel de cuisine et 0,15 d'eau oxygénée durant 30 jours, Le traitement thermique d'amélioration avait, en ce cas, fait complètement disparaître la oouche de plaoage de l'alliage II. La comparaison des valeurs montre nettement l'amélioration réalisée.
EMI3.1
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Alliage <SEP> I. <SEP> Alliage <SEP> II
<tb> Ténao, <SEP> Allongt. <SEP> Ténao. <SEP> Allongt.
<tb> <SEP>
Etat <SEP> primitif <SEP> 38,5 <SEP> 18,0 <SEP> 39.0 <SEP> 18,0
<tb> Après <SEP> 10 <SEP> J. <SEP> de <SEP> corros. <SEP> 38,8 <SEP> 2,5 <SEP> 39,0 <SEP> 15,0
<tb> " <SEP> 20 <SEP> J. <SEP> " <SEP> 27,0 <SEP> 2,7 <SEP> 39,2 <SEP> 17,0
<tb> " <SEP> 30 <SEP> J. <SEP> " <SEP> 25,0 <SEP> 2,6 <SEP> 39,0 <SEP> 15,0
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