" Procédé de fabrication de cliohés d'impression".
Il est connu d'employer des matières artifioielles thernoplastiques moulables pour la fabrication de plaques d'impression
ou clichés. La fabrication de ces plaques a lieu par empreinte ou pressage des masses thermoplastiques sous l'action de la ohaleur
et de la pression moyennant emploi de matrices ou empreintes.
Les procédés utilisés jusqu'à présent ont l'inconvénient de nécessiter des machines relativement lourdes à cause de l'action simultanée de la chaleur et de la pression. Pour la fabrication de clichés d'impression d'une qualité particulièrement haute, comme
on en emploie à la place des galvanos, on emploie, comme matrice,
de préférence une matrice en plomb tirée de l'original par empreinte. Afin d'empêcher que la matrice en plomb se déforme sous
la pression agissant pendant la fabrication du cliché, il est nécessaire de renforoer le verso de la matrice en plomb, par exemple en coulant derrière la matrice une couche de plâtre ou gypse
ou en prévoyant une armature ou ossature de soutien en une autre matière, par exemple en un mélange à base de caoutchouc. Cette
<EMI ID=1.1> importants.
Or, on a constaté, selon l'invention, que l'on peut éviter les
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nente en utilisant pour le moulage dans les matrices des mélanges pouvant être modelés facilement ou ooulés de composés monomères
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ou gonflant dans oeux-oi, et pouvant être amenés au durcissement sous l'aotion d'accélérateurs agissant d'une manière particulièrement rapide. Se sont avérés particulièrement propres au présent but:
les composés monomères de l'acide méthacrylique, en particulier le méthaorylate de méthyle, et en outre une série de composés de l'aoide acrylique, parmi lesquels il y a lieu de citer surtout, comme composant de polymérisat mixte, l'acrylonitrile.
Toutefois, d'autres composés des acides aorylique et méthacrylique ainsi que les composés vinyliques, tels que le styrol et l'acétate vinylique, conviennent aussi au but visé selon l'invention, en particulier aussi sous forme de mélanges, auquel cas il se forme des polymérisats mixtes. On peut aussi fabriquer des clichés analogues au caoutchouc mou par emploi des monomères convenables. Dans maints cas, l'emploi conjoint de composés à deux doubles liaisons polymérisables,qui ont pour conséquence la fabrication de polymérisats en réseau, est avantageux. Comme composés de ce type, dont, en général, on n'emploie que de très faibles portions, on peut
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et méthacrylique, les esters allyliques correspondants, l'acide vinylacrylique, ses dérivés etc.
Comme composés de poids moléculaire élevé qui se dissolvent ou peuvent gonfler dans les monomères, il y a lieu de nommer avant tout les polymérisats mêmes, surtout les polyméthacrylates de méthyle et les polycérisats mixtes contenant ces esters; en outre, les chlorures polyvinyliques, les dérivés de la cellulose, par exemple
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Comme accélérateurs pour l'exécution de la polymérisation, on emploie des composés de ce genre qui permettent d'exécuter l'opération ou processus de polymérisation d'une manière particulièrement rapide et sans amenée de chaleur extérieure. Comme accélérateurs de ce genre, qui, en présence de substances énergiques cédant ou transmettant de l'oxygène, telles que les peroxydes, par exemple le peroxyde de dibenzoyle, sont particulièrement actifs, on peut citer:
les composés oapables de former des aminoxydes instables, en particulier les amines aliphatiques ou aromatiques tertiaires, puis les composée de l'iode de valenoe élevée ou leurs sels, de préférence
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Dans maints cas, l'activité des accélérateurs susdits est encore favorisée par la présence d'acides carboxyliques ou de leurs anhydrides.
Comme matière constitutive des matrices pour la fabrication des clichés, o'est le plomb qui a donné les meilleurs résultats; il peut être employé sous la forme d'une mince pellicule de plomb empreinte, comme on en emploie pour la fabrication de galvanos. Les matrices en plomb permettent une prise d'empreinte particulièrement nette, même des originaux à trame très fine. Cependant, d'autres masses conviennent aussi comme matière à matrices, par exemple les résines de condensation, en particulier les résines du type phénol-aldéhyde formique (bakélites). Dans certains cas, on peut même employer du plâtre ou gypse comme matière pour moules intermédiaires, car il n'est pas nécessaire d'employer une pression très �levée dans la fabrication des clichés.
Alors qu'en cas d'emploi de matrices en plomb selon les procédés employés jusqu'à présent on était foroé, comme cela a déjà été mentionné plus haut, de rendre le verso de la matrice en plomb résistant à la pression de pressage mise en peuvre dans la fabrication du cliché, au moyen d'une armature de soutien, on peut, d'après la présente invention, employer même une matrice en plomb sans utiliser d'armature de soutien. Il suffit de limiter l'empreinte formée dans la matrice en plomb, par des barres ou bandes posées sur celle-ci ou de poser sur elle un patron convenable, ce qui empêche que le mélange visqueux contenant un ou plusieurs monomères qui est chargé sur la matrice en plomb puisse s'en écouler.
On peut arriver aussi à cela en relevant le bord de la matrice en plomb par pliage, en prenant toutefois des précautions pour que toute dépression et tout gauchissement de la matrice soient exclus.
On introduit alors dans le moule décrit un mélange de consistance allant du visqueux au pâteux formé de composés monomères et de composés de poids moléculaire élevé, qui, immédiatement avant, ont été additionnés des accélérateurs. Quand le moule est rempli complètement, la polymérisation du monomère commence avec éohauffement spontané, et en peu de temps il se forme une empreinte de la matrice.
Il est apparu que quand les empreintes fabriquées de la ma-
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lement parsemées d'un grand nombre de petites bulles très fines, qui diminuent fortement la résistance mécanique du polymérisat.
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gauchissement de la masse polymérisée. Contre toute attente, on peut éviter ces inconvénients en n'introduisant dans le moule qu'une oouohe relativement mince du mélange à polymériser, cependant qu'on recouvre éventuellement le verso de la couche d'un revêtement rigide en une autre matière. Dans ce cas, il se forme des moulages ou clichés complètement unis et exempts de bulles. Si pour reoouvrir le verso de la masse qui se polymérise on emploie, par exemple, du bois, la masse qui se polymérise s'unit au bois ai fermement que le cliché formé avec sa surface arrière en bois, éventuellement après rabotage du verso du bois à l'épaisseur voulue, peut être employé directement comme cliché. Au lieu de bois, on peut aussi employer d'autres matières, par exemple aussi des plaques en polymérisats.
Pour recouvrir le côté supérieur de la matière qui se polymérise on peut aussi employer des matières qui s'unissent au polymérisat et peuvent être facilement séparées de celui-ci après l'achèvement du processus de polyméri-
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le verre, les résines du type phénol-aldéhyde formique ou uréealdéhyde formique ou les plaques fabriquées en ces matières, par exemple des plaques en papier durci, le presspan (carton comprimé et glacé) etc.
Bien que déjà par l'emploi de plaques de revêtement en bois, en papier dur, en verre, en matières artificielles etc. on puisse obtenir qu'il se forme des polymérisats exempts de bulles, on a constaté qu'on peut aussi employer, avec un avantage tout particulier, comme couche de revêtement, des plaques de métal, ce qui donne probablement lieu à une plus forte abduction de chaleur de la masse qui se polymérise.
Lorsqu'on emploie des plaques métalliques comme revêtement, on peut généralement adopter une épaisseur de couche un peu plus grande que pour les revêtements en matières conduisant moins bien. Dans maints cas, il est à conseiller d'exercer au moyen des plaques de revêtement une pression plus ou moins grande pendant la polymérisation sur les masses à polymériser.
Afin d'obtenir des plaques de polymérisat d'une épaisseur déterminée, à déterminer d'avance avec exactitude, on peut se servir de moyens auxiliaires particuliers, par exemple en plaçant des pièoes d'espacement entre la oouohe arrière et la matrioe. D'une manière oonnue, on peut aussi raboter le verao des plaques <EMI ID=10.1>
1. Une empreinte en plomb fabriquée de la manière usuelle à partir d'un original en zino gravé à l'eau-forte, est placée sur un support plan de façon que le cote empreint ou côté de l'image
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talliques de 2 mm d'épaisseur, de façon à empêcher que la masse visqueuse ooulée dans l'espace vide qui se forme ainsi puisse s'écouler au dehors. La masse que l'on coule sur l'empreinte est fabriquée comme suit:
a) On mélange dans un moulin ou broyeur à boulets 100 parties d'un polymérisat perlé de méthacrylate de méthyle, que l'on obtient par polymérisation en milieu aqueux et criblage des
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avec 2,5 parties de peroxyde de benzoyle.
b) On ajoute à ce polymérisat en poudre 100 parties de méthacrylate de méthyle ayant une teneur de 0,5 partie de diméthylaniline. Par exemple, pour une empreinte de 16 x 22 cm il faut
50 g de a) et 50 g de b).
En brassant ensemble les deux parties, on obtient une masse visqueuse, et, après un brassage de 6 minutes, on la coule sur la matrice en plomb entourée des barres métalliques. Après 10 minutes d'attente, on recouvre la masse d'une plaque de bois contre-plaqué de grandeur correspondante et on laisse reposer le tout pendant
1 heure. Au bout de ce temps, le polymérisat a complètement duroi; on retire la matrice en plomb; la couche de polymérisat, qui est la reproduction exacte de l'empreinte de la matrice en plomb, adhère fermement à la plaque de bois contre-plaqué. Si c'est nécessaire, on amène celle-ci à l'épaisseur voulue par rabotage.
On dresse les bords par sciage ou fraisage, et l'ensemble peut servir de cliché. La surface supérieure de oe cliché est parfaitement plane et la préparation à l'impression peut être effectuée en un minimum de temps.
2. On utilise comme matrice.une empreinte en plomb telle que celle décrite dans l'exemple 1:
a) On mélange dans le moulin à boulets 100 parties d'un polymérisat perlé de méthaorylate de méthyle conforme à l'exemple 1 avec 1 partie de peroxyde de benzoyle. <EMI ID=13.1> de méthaorylate de méthyle et de 20 parties de styrol, oontenant 0,5 partie de diméthylaniline calculée sur le monomère total.
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matrice en plomb, et, après 40 minutes, on la reoouvre d'une plaque de fer frottée d'huile chauffée à 30-40[deg.]. Au bout de deux heu-
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enlevé faoilement de la plaque de fer.
3. Sur une empreinte en plomb fabriquée d'une manière usuelle on place une masse de moulage qui est fabriquée de la manière suivante :
a) On mélange dans un moulin à boulets 100 parties d'un polymérisat perlé de méthaorylate de méthyle qui a été fabriqué de la manière déorite dans l'exemple 1, avec 2 parties de peroxyde de benzoyle. b) A oe polymérisat en poudre on ajoute, en brassant, un mélange de 80 parties de méthaorylate de méthyle et de 20 parties d'aoétate de vinyle ayant une teneur de 0,5 partie de tétraméthyldiaminobenzophénone.
Après avoir coulé la masse sur la matrice en plomb et avoir recouvert la masse coulée d'une plaque de fer frottée d'huile, on obtient en l'espace d'une 1 1/2 heure un oliohé impeccable.
4. On utilise comme matrice une empreinte en bakélite tirée de l'original. On mélange 100 parties d'un polymérisat mixte pulvérulent formé de méthacrylate de méthyle et d'aorylonitrile dans le rapport de 90:10 avec 100 parties d'un mélange de méthaorylate de méthyle et d'acrylonitrile dans le rapport de 60:40, qui contient 0,5 % de diméthylaniline, et une partie de peroxyde de benzoyle. La suite du traitement a lieu comme dans l'exemple 2.
5. On travaille comme dans l'exemple 1, sauf qu'au lieu de placer une plaque de bois contre-plaqué sur la surfaoe supérieure de la masse qui se polymérise on place sur celle-oi d'abord une feuille d'un papier absorbant et ensuite une plaque de verre épaisse de 5 mm. Après que la polymérisation a eu lieu, on retire la feuille de plomb comme précédemment; le cliché, d'environ 2 mm d'épaisseur, obtenu peut être enlevé facilement de la plaque de verre. Après le rognage du bord il peut être doué ou oollé de la manière habituelle sur des plaques de bois et servir de cliché.
Si on laisse la polymérisation s'effectuer sans qu'une plaque se trouve sur la surface supérieure de la masse qui se polymérise, il se forme faoilement un oliohé faiblement bombé, qui ne peut pas être employé tel quel à l'impression. Si l'on fait polymériser le <EMI ID=17.1>
bles petites bulles, qui ne possède pas non plus d'aussi bonnes propriétés ou qualités qu'un cliché fabriqué en oouohe mince.
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oliohé, d'environ 2 mm d'épaisseur, enlevé de la plaque de verre, à des températures d'environ 80-100[deg.] pour le rendre flexible et, dans oet état, on l'adapte à la surface d'un cylindre de presse rotative à imprimer. Ce mode de façonnage ou profilage ne donne pas lieu à un gauchissement ni à d'autres effets nuisibles sur le tramage du cliché. Afin de rendre le cliché durable, on peut, avant ou après le chauffage, le munir, par exemple, d'un support en tissu ou d'un support analogue, par oollage.
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sultats et pour de minimes dépenses d'appareils, des oliohés d'une finesse d'empreinte remarquable et d'une excellente stabilité de forme. En outre, par suite de la possibilité de produire des plaques-clichés extrêmement minces, qui sont renforcées par le revêtement prévu, la dépense de matière est minime à un point jamais atteint jusqu'ici.
On ne pouvait pas prévoir que par polymérisation de masses coulées sur des supports empreints on pourrait obtenir une bonne reproduction de l'empreinte et qu'en outre il serait possible d'éviter la formation de bulles, nuisible, qui se produit toujours à partir d'une certaine épaisseur de couche, en travaillant en couche relativement mince.
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1) Procédé de fabrication de clichés d'impression, caracté-
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sistance allant du liquide au visqueux ou pâteux facilement moulables de composés organiques non saturés monomères polymérisables avec des composés à poids moléculaire élevé solubles ou gonflant dans ceux-ci, lesdits mélanges étant amenés au durcissement dans le moule par polymérisation à l'aide d'accélérateurs agissant très rapidement.