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Condensateur -électrolytique., dans lequel une ou plusieurs électrodes sont munies d'organes de sortie, et procédé de fabrication de ce condensateur.
La présente invention concerne un condensateur électrolytique, plus particulièrement un condensateur enrouler dans lequel une ou plusieurs électrodes en matière formant film sont munies d'organes de sortie en une matière analogue; l'invention concerne aussi un procédé de fabrication de ces condensateurs.
Avec les condensateurs électrolytiques enroules, on rencontre toujours la difficulté d'obtenir une bonne connexion entre une électrode en matière pelliculaire, telle que l'anode, et un circuit extérieur. En effet, il faut tenir compte d'une part du fait que la partie d'un organe de sortie à l'intérieur du récipient du condensateur vient en contact avec l'électrolyte, de sorte que dans le cas où elle n'est pas établie en matière pelliculaire, elle doit être isolée soigneusement pour éviter des courtcircuits, et d'autre part du fait que les métaux pelliculaires ne sont pas soudables ce qui empêche une jonction métallique simple.
On a déjà cherché à éviter cet inconvénient en utilisant pour l'organe de jonction un fil torronné qui, du côté de l'enroulement du condensateur est fait en aluminium, tandis que du côté de la borne de jonction il y a des fils aisément soudables, par exemple en cuivre. Cette construction est compliquée et le contact entre l'aluminium et le cuivre est insuffisant.
De plus, on a proposé d'assembler par pliage un fil de cuivre et une bande d'aluminium faisant partie d'une électrode et de noyer la jonction dans du compound. Une jonction de ce genre entraine toujours des inconvénients de nature électrique et mécanique, qui sont encore accentués par le fait que l'électrolyte pénètre à la longue dans la couche de compound jusqu'à la jonction et a un effet destructif par corrosion.
Conformément à l'invention on obvie à ces inconvénients et on obtient une jonction qu'on peut facilement réaliser dans la fabrication en série. Un avantage supplémentaire de l'invention consiste en ce qu'elle résout d'une simple manière le problème du passage étanche aux gaz de l'organe de sortie, par la paroi du récipient contenant le condensateur.
L'invention présente la caractéristique que les organes de sortie sont munis en partie d'une couche superficielle de matière @
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soudable. On peut donc directement utiliser l'organe de sortie de l'enroulement du condensateur pour établir le joint avec la borne d'amenée du condensateur tout en évitant des soudures intermédiaires.
Même dans le cas où l'électrolyte suinterait jusqu'à la partie de l'organe de sortie qui est munie de la couche metallique soudable, il ne se produit pas de corrosion, parce que la couche soudable adhère intimement à la couche sousjacente en matière pelliculaire, de sorte que l'électrolyte ne peut pas pénétrer entre ces deux couches comme c'est le cas avec les jonctions soudées ou rivées où il y a toujours de petits trous qui, bien que de dimensions microscopiques, permettent à l'Électrolyte de péné- trer entre les deux métaux différents et de commencer son action destructive.
De préférence, on sépare au moyen d'une couche de com- pound l'électrolyte de la partie de l'organe de sortie qui est métallisée de manière soudable.
L'organe de sortie d'une électrode devant satisfaire non seulement à la condition d'un faible encombrement, mais aussi à celle d'une résistance de transition aussi réduite que possible, l'organe de sortie, dans un mode d'exécution avantageux de l'in- vention, est constitué par une pièce ayant la forme d'une tige aplatie à l'endroit où elle est fixée a une électrode. La partie de l'organe de sortie située à l'intérieur de l'enroulement peut recevoir, par exemple par laminage, une très faible épaisseur,de sorte que l'espace occupé dans l'enroulement est extrêmement faible, tandis que la surface de contact avec l'électrode en.question est très grande.
Il est particulièrement avantageux de faire passer l'or- gane de sortie lui-même par une paroi du récipient contenant le condensateur. De la sorte on utilise le minimum de matière et, en outre, on réduit au minimum le nombre de jonctions et, partant, la résistance de transition.
De préférence, la sortie de l'organe se fait de telle manière que l'organe de sortie passe par un tube cylindrique re- couvert en partie de couches métalliques soudables qui établissent un joint étanche aux gaz d'une part entre le tube et la paroi, et d'autre part entre le tube et l'organe de sortie.
Dans un autre mode de réalisation avantageux on dispose dans la paroi du récipient du condensateur une perle de verre qui embrasse un tube métallique, par où passe l'organe de sortie, et auquel il est fixé d'une manière étanche aux gaz-
La description du dessin annexé, donné à titre d'exemple non limitatif, fera bien comprendre comment l'invention peut être réalisée, les particularités qui ressortent tant du dessin que du texte faisant, bien entendu, partie de l'invention.
La fig. 1 représente la jonction d'un organe de sortie à une partie d'une électrode pelliculaire et la fig.2 est une coupe d'un condensateur électrolytique enroulé, dans lequel l'organe de sortie de l'électrode est isolé de l'enveloppe au moyen d'une perle de verre.
La fig.3 montre une variante où l'organe est supporté dans un tube de matière céramique. Sur cette figure le condensateur représenté comprend une électrode centrale plongée dans un electro- lyte liquide.
L'extrémité d'une pellicule anodique, à laquelle doit être fixé un organe de raccordement, porte le chiffre de référence 1. L'organe de sortie est constitué par un fil d'aluminium d'en-
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viron 1 mm de diamètre qui est aplati par laminage, du côté infé- rieur, comme le montre la figure en 2. La fixation de la partie aplatie 2 à la pellicule 1 se fait par poinçonnage partiel de la matière aplatie et de la pellicule, après quoi on rabat les lan- guettes ainsi formées et les aplatit, comme le montre la figure en 3. De plus, on peut les souder par points. L'extrémité 4 de la partie cylindrique de l'organe 2 est garnie d'une couche métalli- que soudable (hachurée, sur le dessin).
A cet effet l'organe de sortie est plongé dans une suspension d'oxyde d'argent sur la longueur à recouvrir, après quoi on réduit l'oxyde d'argent.
Après avoir fixé l'organe de sortie à la pellicule ano- dique on enroule et imprègne le condensateur, puis on procède à la formation de l'ensemble jusqu'à la tension requise. Ensuite on introduit l'enroulement, qui porte le chiffre de référence 5 sur la fig.2, dans le récipient 6. Ce récipient est établi en aluminium par extrusion. Dans le but d'isoler l'enroulement du condensateur par rapport à la paroi du récipient on a disposé autour de l'enroulement deux bagues de caoutchouc 7, la plaque isolante,,7!::, étant destinée à isoler l'enroulement par rapport au fond du récipient. Toutefois, on peut aussi introduire l'enroulement dans un boîtier en matière isolante et ensuite placer l'ensemble dans le récipient. L'organe de raccordement 8 pour la cathode est fixé au récipient en 9 par un point de soudure.
Sur l'enroulement on place un disque 10 en papier imbibé de résine artificielle, qui sert d'appui pour la couche de compound 11 qui empêche l'électrolyte de passer de l'enroulement 5 à la partie argentée 4 de l'organe de sortie. Ce dernier étant parfai- tement lisse le compound adhère complètement à la tige ce qui assure une fermeture parfaite, à l'opposé des raccordements connus où, par exemple, la jonction par pliage entre la bande de sortie pour l'é- lectrode et le fil de raccordement est noyée dans le compound.
En pratique la forme irrégulière de la jonction provoque souvent des fissures dans le compound, ar où l'électrolyte pénètre malgré cela jusqu'à la jonction. Pour etre parfaitement sûr en l'espèce que l'élec'trolyte ne monte pas jusqu'à l'extrémité argentée on peut recouvrir d'une couche de vérnis la partie non argentée de l'organe, ce qui favorise encore en général l'adhérence du compound.
Le récipient 6 est muni d'un couvercle 12 en fer étamé, une fermeture étanche aux gaz étant obtenue en argentant le bord 13 du récipient et en prévoyant une bague de soudure 14 qui consti- tue la liaison entre le récipient et le couvercle. Le passage, de façon étanche aux gaz, de l'organe de sortie pour l'électrode par le couvercle a lieu comme suit. Au couvercle on fixe, au moyen de la soudure 16, une bague 15 en un alliage de fer, de nickel, et de cobalt. Cette bague porte une perle de verre 17 par où passe le tube 18 en matière soudable. A ce tube est fixée, de façon -étanche aux gaz, à l'aide de soudure 19, l'extrémité argentée rabattue 4 de l'organe de sortie et en même temps un organe de contact 20 muni d'une languette à souder 21.
Sur la figure 31es organes correspondant à ceux repré- sentés sur la fig. 2 portent les mêmes chiffres de référence. Le récipient 6 peut être monté sur un plateau de châssis au moyen de la vis 30 fixée au fond. Le couvercle 12 est fixé au récipient d'une manière analogue à celle montrée sur la figure 2. Le récipient contient une électrode centrale 22 qui est constituée par un cer- tain nombre de cylindres concentriques sur un fond commun. Cette électrode est supportée par le conducteur d'amenée ayant la forme d'une tige 23 en aluminium, dont l'extrémité 4 est munie d'une cou- che métallique soudable de la manière précitée.
La tige 23 est sup- portée à son tour par un tube 24 fait en la matière dénommée dans le commerce "calite" qui est métallisé en partie, comme le montre le dessin en pointillés, et qui, à l'aide de soudure 25, est relié au couvercle 12 de façon étanche aux gaz. A la surface supérieure @
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métallisée du tube de calite est soudé un organe en forme de couvercle 26 qui est muni d'une languette de soudure 27 et destiné à augmenter la rigidité mécanique de la liaison entre la tige 23 et le tube de calite 24 au moyen de la soudure 28.
Pour éviter la corrosion de l'organe de sortie à la limite électrolyte-air, cet organe est recouvert sur une grande partie de sa longueur d'une matière chimiquement inerte telle que du vernis, comme le montre cette figure en 31.
La paroi du condensateur présente une rainure 32 qui est percée de plusieurs trous 33 fermés par une bande de caoutchouc 34.
Ce dispositif permet d'une manière sûre l'échappement des gaz développes. Bien que le condensateur représenté soit parfaitement étanche aux liquides et même aux gaz on n'a pas eu recours au caoutchouc pour la fermeture, ce qu'on faisait souvent jusqu'ici.
Il n'y a qu'une bande de caoutchouc 34 pour la soupape.