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(Inventeur t Ing. willi BLANK) Procédé de placage métallique
On sait-que le plaoage métallique est employé pour oonstituer une liaison intime entre une matière de base et un revêtement métallique ou un alliage appliqué sur elle en une couche recouvrante relativement mince,de façon à réunir dans l'objet qu'on obtient en définitive les qualités importantes des deux matières, voire même de plusieurs matières qu'on so- lidarise ainsi. Le plaoage métallique est effectué de façon générale en faisant intervenir une pression et une température élevée. On utilise comme matière de base ou de fondation des. aciers d'alliage ou des aciers non alliés ou encore du fer suivant les qualités mécaniques essentielles que doit posséder -l'objet résultant.
Quant au revêtement, on le constitue à l'aide de métaux tels que cuivre, nickel, alliagesde ces mé- taux et aussi de préférence en aciers inoxydables ou à l'épreuve des acides ou supportant bien la chaleur.
Pour procéder au placage métallique, on commence en règle générale par appliquer la matière de plaoage sur la matière de base, puis on ohauffe ensemble ces deux matières, et on les lamine. On obtiènt ainsi des tôles, et on a la possibilité de plaquer non seulement une des faces de grande étendue mais également la faoe opposée quand ceci parait nécessaire pour les applications ultérieures. 11,,existe déjà des moyens pour assurer aux matières destinées à être employées individuellement le soudage entre la couche de recouvrement et'la matière de base,; ils consistent essentiellement à préparer avec soin les surfaces à superposer, puis à empêcher l'oxydation pendant 'le ohauffage et le laminage.
On a déjà proposé en particulier de fermer les arêtes sur le joint d'application par soudage ou par un moyen analogue pour empêoher ainsi l'accès de l'oxygène entre les couches et par oonséquent l'oxydation. Il est également connu, .en vue d'améliorer le soudage, de prévoir des cou- ohes intercalaires qu'on peut appliquer des façons les plus diverses sur les matières soumises au travail.
Ce mode de placage connu des tôles présente des inconvénients certains en ce sens qu'il ne permet pas de réaliser leur placage de toutes parts. En effet, sur les arêtes ou tranches de la tôle la couche plaquée et la matière de base juxtaposées sont librement a coessibles à l'action de n'importe quels agents aptes à les attaquer.
Ceci posé, les recherches qui ont abouti à l'invention ont visé à produire des objets plaqués qui soient bien engaî- nés par une couche de métal plaquée de façon que la matière de base ne soit librement accessible à un àgent corrosif qu'à la
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.hauteur d'arêtes ou de surfaces étroites relativement courtes.
Suivant le procédé que prévoit à cet effet l'invention, on peut utiliser tous les agents auxiliaires connus en soi dans la technique du placage en vue de faciliter la soudure et l'adhérence des couches et d'empêcher l'oxydation ou les phé- nomènes analogies.
Ce procédé consiste à fabriquer à l'aide de la matière de placage un tube et à le munir d'un noyau constitué par la matière de base, ce qui donne lieu à une ébauche formée d'un noyau engainé qu'on chauffe ensuite à la température à laquel- le cette matière de placage et cette matière de base se sou- dent l'une à l'autre ou se prêtent à la liaison intime indis- pensable. Les températures à employer sont connues en soi dans la technique du plaoage. L'ébauche chauffée à la tempé- rature de soudage est alors, suivant l'invention, introduite aussitôt dans une matrice ronde et estampée dans le sens de l'axe. La matière constituant le noyau de cette ébauche s'ap- plique ainsi fermement contre le pourtour interne de sa gaine tubulaire, ce qui réalise une liaison par soudage. Il suffit ensuite de laminer la pièce, résultante.
On peut par ce procédé fabriquer des barres ou tiges ayant toute section convenable :ronde, ovale ou polygonale.
On peut de même fabriquer des feuillards qui, de toutes parts, soient recouverts par la couche de placage. En effet, ainsi qu'on le conçoit, l'application du procédé, objet de l'inven- tion, permet d'obtenir des pièces dans lesquelles la matière de base n'affleure qu'aux extrémités mais pas sur les faces ou arêtes longitudinales. Il est possible, en outre, par un choix judicieux des dimensions de l'ébauche, de fabriquer de cette façon des tôles ne présentant d'affleurement de leur matière de base qu'à la hauteur de deux arêtes à l'inverse de ce qui est le cas dans la fabrication des tôles par placage d'ébauches formées de platines superposées où. la matière de base affleure sur les quatre tranches.
Le dessin annexé met schematiquement en évidence le principe de l'invention..
Dans un tube 1 constitué par une matière de plaoage (par exemple un acier inoxydable ou à l'épreuve des acides ou de la chaleur) on introduit un noyau 2 en acier allié ou non al- lié ou en fer. Il peut être intéressant de donner au noyau 2 une longueur un peu supérieure à celle du tube 1 de façon a ménager sur le bord supérieur un bombement 3. Il est, en outre, rationnel de réunir par soudage les extrémités du tube et les extrémités du noyau pour empêcher toute pénétration d'oxygène entre ce noyau et la paroi interne du tube après le chauffage jusqu' à la température de soudage. On place ensuite aussitôt l'ébauche chauffée dans une matrice ronde 4 et on exerce axialement à l'aide d'une étampe ou d'un poinçon une pression de valeur suffisante.
Celle-ci peut être aisé- ment déterminée par quelques essais. Ceci a pour conséquence d'épanouir l'ébauche et de réaliser une liaison intime entre le tube et le noyau.
Le procédé, objet de l'invention, convient non seulement pour la production de pièces terminées ou de tôles mais éga- lement pour la fabrication de tuyaux. Le schéma représenté dans le dessin n'a besoin pour cela d'être modifié qu'en subs- tituant au noyau massif un noyau perforé et/en munissant la matrice d'un mandrin central sur lequel on engage ce noyau perforé. Ou encore on peut munir la matrice d'une percée
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centrale correspondant: au diamètre du trou du noyau et équiper le poinçon ou l'étampe d'un mandrin central qui, lorsqu'on exerce la pression, pénètre dans la percée de la matrice. On procède pour le reste comme pour la fabrication de pièces non perforées. On obtient ainsi une ébauche tubulaire qui comporte un placage sur son pourtour externe.
Cette ébauche est alors étirée de la manière-classique dans la technique de la fabrica- tion des tuyaux. On peut, en tenant compte'des qualités des matières utilisées, recourir aux procédés connus'de laminage des tubes ou d'étirage.
Si le pourtour interne du tube doit être, lui aussi, 'pla- qué, on introduit dans le noyau perforé un autre tube et ion procède éventuellement comme pour la fabrication de pièces mas- sives ou de tuyaux. Il va de soi qu'il est également possible de supprimer le tube externe en matière de placage pour obte- nir un tube plaqué exclusivement à l'intérieur.
Le procédé que préconise l'invention non seulement donne lieu à des pièces particulièrement intéressantes en définitive mais s,e prête à une réalisation spécialement simple et sûre.
Il a une importance marquée pour la fabrication d'objets plaqués dont la couche de placage soit formée par des ac'iers inoxydables ou à l'épreuve des acides ou de la chaleur et dont l'expérience prouve que leur traitement exige des soins parti- ouliers.