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Traitement de matières textiles en vue de réduire leur tendance au feutrage.
La présente invention se rapporte à un traitement des matières textiles destine à réduire leur tendance au feutrage, et plus particulièrement à un traitement de matières textiles composées entière-Tent ou partiellement dé la,ine ou d'autres fibres animales, sous forme de fibres indépendantes ou dans un état manufacturé comme le filage en gros, le fil, l'étoffé ou des vêtements achevés, afin de réduire ou d'éliminer leur ten- dance normale à feutrer au levage dans des solutions aqueuses.
Quand on soumet des matières textiles 'contenant de la laine à une action mécanique comme le frottement dans des solu- tions aqueuses, on observe une tendance des fibres de laine à se rapprocher les unes des autres, ce qui a pour effet de rendre la matière plus denseet plus compacte, déterminant dans le cas , d'une étoffe par exemple une réduction de longueur, de largeur
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ou des deux. Cette propriétéutile dans certaines opérations textiles, est indésirable dans le cas d'étoffes ou de vêtements devant être lavés sans altération de leur forme ou de leurs di- mensions premières.
On a trouvé à présent que la tendance à se feutrer des matières textiles composées entièrement ou partiellement de laine peut être fortement réduite ou pratiquement éliminée en traitant ces matières par l'anhydro-carboxyglycine.
Suivant la présente inventionun procédé de réduction de la tendance à feutrer des matières textiles du type décrit
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comprend le traitement de ces matières avec de l'anhydro-carbo- X"'fglycine.
' nh,yclro-ca.rboxylycine correspond à le formule
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et peut être obtenue, par exemple, de la manière décrite par
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H..Lî.UChS (Berichte der deutschen chemisciien Geselischaft vol.'79 (19C6) p.858).
D'une manière convenable, on peut traiter les matières textiles à la température ambiante ou à peu près avec une so-
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lution d'ar¯hydro-carbo.yglycine dans un solvant organique, par exemple de l'acétate d'éthyle, ou de l'acétate d' ^ t h,y-1e conte- nant une petite quantité d'eau, par immersion stennage ou pu1vp- risation. Le solvant est ensuite pliT'1Ü1'; par un moyen connu, par exemple par sPcP2ge à l'air, à 12 température 8hi2nte ou une température plus élevée. Si on le d-sire, après 1'<'li- mination du solvant, la matière traitée peut être soumise à une opération de cuisson à 90-140 C par exemple. Ou bien les matières peuvent être plongées dans des solutions chaudes d'anby- dro-carboxyglycine.
Les effets produits ne disparaissent pas au
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traitement de .la-matière par 's'Jici1,ll'des 'ayanb .. au.;n.èttàyàge ' '.l .: . à sec comme l'éthanol, le benzène, le trichloréthylène ,
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le @hite spirit et l'éther de pétrole.
Les exemples qui suivent illustrent l'invention sans en réduire la portée; les parties y sont exprimées en poids.
EXEMPLE 1.
On plonge pendant 20 heures à la température ambiante 2,5 parties d'une étoffe de laine séchée à l'air dans une solu- tion de 0,25 partie d'anhydro-carboxyglycine dans 45 parties d'acétate d'éthyle contenant 0,5 partie d'eau. On retire 1'étoffe, on la sèche à l'air et on la lave à l'eau. Ses propriétés de feutrage sont considérablement réduites.
EXEMPLE 2.
On imprègne 2,5 parties d'une étoffe de laine séchée à l'air au moyen d'une solution de 1,5 partie d'anhydro-carboxy- glycine dans 45 parties d'acétate d'éthyle à la tempéra.ture ambiante. L'étoffé ainsi traitée est alors séchée à l'air à 40 C et soumise à un traitement de cuisson à 90 C pendant 10 minutes. Ses propriétés de feutrage sont considérablement rédui- tes.
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EXPUIPLF 5.
On traite pendant 8 heures à 50 C 2,5 parties d'étoffe de laine séchée à l'air dans une solution de 0,25 partie d'anhy- dro-carboxyglycine dans un mélange de 80 parties d'acétate d'éthyle et d'une partie d'eau. L'étoffe est retirée, débarrassée du solvant par séchage à l'air et rinçée à l'eau chaude. Foulée dans une solution de savon à 5% elle présente un rétrécissement d'environ 1%, et une meilleure résistance à l'usure, mesurée au moyen d'un "Wear Tester" de-type standard. L'étoffe non traitée subit un rétrécissement de 30% par foulage dans la même solu- tion de savon à 5% en même temps que l'étoffe traitée..
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EXEIIiPLE 4.
On traite 2,5 parties d'une étoffe de laine séchée à- l'air dans une solution de 0,125 partie d'anhydro-carboxyglycine #
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dans un mélange de 80 parties d'acétate d'éthyle et de 1,6 par- tie d'eau, pendant 6 heures et à 50 C. On retire ensuite l'étoffe, on élimine le solvant. par séchage à l'air et on la rince à l'eau chaude.
Elle présente alors une augmentation de poids de 4% et subit un rétrécissement de 6,3% contre 47,7% pour 1''étoffe non traitée, au foulage dans 5% d'acide sulfurique, calculé sur la base du poids de la matière; l'étoffe traitée, après extraction avec des solvants chauds tels que l'éthanol, le benzène, le trichloréthylène, le 'white spirit et l'éther de pétrole présente une résistance inchangée au retrécissement par foulage.
EXEMPLE 5.
On chauffe à reflux pendant 3 heures 2,5 parties d'étoffe de laine séchée à l'air avec 0,125 partie d'anhydro-carboxygly- cine dans 100 parties d'acétone contenant 5 parties d'eau. L'étof- fe ainsi traitée présente un rétrécissement de 20% contre 49% pour l'étoffe non traitée, après foulage dans une solution de savon à 5%.