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" Extrémité de câble. haute tension à isolant
Les extrémités des câbles à haute tension comportent toujours un renforcement de l'isolant du câble destiné à augmenter la résistance diélectrique au voisinage de l'arrêt du plomb du câble et sur la longueur de l'isolant qui se trouve dans la botte d'extrémité. Ce renforcement d'isolant est effectué généralement sur le ohantier de pose au moment du montage et demande beaucoup de soins et de temps.
Pour obtenir les mêmes résultats dans de meilleures conditions, on avait déjà essayé de fabriquer en usine des cheminées isolantes en papier bakélisé que l'on
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enfile sur l'isolant du câble à son extrémité. Les résultats n'ont pas été satisfaisants en raison des propriétés électriques insuffisantes des papiers bakélisés et de leur vieillissement sous tension.
L'invention a pour objet une extrémité de câble à haute tension comportant une cheminée isolante fabriquée à l'avance, pour être enfilée ensuite sur l'isolant du câble, à son extrémité, au moment du montage.
L'invention comporte des particularités caractéristiques qui sont précisées dans la description ci-dessous. sur la figure 1, la cheminée isolante fabriquée à l'avance est représentée par 1. Elle comporte une paroi interne 2 formant un tube cylindrique.
Ce tube est obtenu en enroulant autour d'un mandrin démontable quelques tours d'une bande de papier dont la largeur correspond à la hauteur de la cheminée; sur ce tube 2, on enroule en hélice, à la main ou à la machine, des rubans de papier d'épaisseur convenable jusqu'au diamètre désiré pour la tension de fonctionnementprévue.
Cet enroulement peut être effectué avec du papier sec ou imprégné à l'avance. Il est avantageux d'utiliser du papier sec qui permet, par la suite, un séchage plus poussé de l'isolant qu'avec du papier préimprégné.
L'enroulement est du type condensateur connu, c'est-à-dire qu'il contient des armatures conductrices intermédiaires, telles que 3, permettant une répartition longitudinale uniforme de 1' effort du champ électrique. La première armature au sorbet est reliée au conducteur 4 du câble, la dernière arma bure à la base est reliée au plomb du câble 5.
L'isolant 6 du câble est préparé avant d'enfiler la cheminée suivantun profil légèrement conique. Ce profil peut être obtenu conformément à l'invention, soit en enlevant quelques rubans de papier de l'isolant du câbla en plus grand nombre à la partie supérieure, soit en rajoutant quelques couches de papier
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en plus grand nombre vers la base du côté du plomb.
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Lorsque la cl¯.ine i.sol.mte 1 a été enfilée, sur le câble, il subsiste entre les deux, un intervalle annulaire 7 dont la largeur diminue depuis le sommet jusqu'à la base de l'extrémité.
Cette intervalle est rempli d'huile après le routage, cette huile étant la même que celle qui a servi à imprégner les papiers du câble. L'intervalle 9 est nécessaire pour faciliter l'introduction de la cheminée sur l'isolant du câble et grâce au profil légèrement conique de l'isolant du câble, 1'intervalle peut être réduit au minimum de largeur à la base de façon que la surface intérieure de la cheminée fasse joint avec la surface extérieure de l'isolant du câble dans la partie où le gradient de potentiel radial est le plus élevé.
Dans la partie supérieure de l'extrémité où l'intervalle est le plus large, cette largeur a peu d'importance aux points de l'effort du champ électrique. Un effet, au point 8, le champ radial est nul puisque la première armature est reliée au conducteur. Au point 9, le champ radial est très faible puisque la différence de potentiel entre le conducteur et l'armature en regard est égale à u/n, n étant le nombre de capacités en série formées par les armatures et u étant la différence de potentiel appliquée entre le conducteur et le plomb du câble, Au point 10, la différence de potentiel entre le conducteur et l'armature en regard est égale à 2u/n.
et ainsi de suite jusqu'en 11, en regard de la dernière armature où la différence de potentiel est égale à nu/n Dans la région 12, le gradient de potentiel radial est maximum car c'est dans ce point que l'épaisseur d'isolant est la plus faible pour la tension u. Conformément à l'invention, c'est précisément dans cette région, qu'il ne subsistera pas d' épaisseur appréciable d'huile entre la cheminée et l'isolant du câble, c'est-à-dire que la résistance diélectrique de l'extré- mité sera la meilleure.
La fabrication à. l'avancé de la cheminée isolante comporte,
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suivant les procédés connus, le séchage et l'imprégnation de l'enroulement isolant. Ces opérations se font dans une cuve, comme pour la fabrication d'un câble, la cheminée isolante étant enfilée sur un mandrin qui épouse la forme du cylindre 2. Pour l'expédition sur chantier, la cheminée isolante avec son mandrin est placée dans une boite étanche pleine d'huile, sèche et dégazéifiée.
Pour achever la boite d'extrémité sur chantier, il reste à monter les pièces métalliques et l'isolateur en porcelaine qui enveloppent la cheminée isolante suivant les procédés habituels.
Les extrémités du câble établies conformément à l'invention offrent l'avantage d'un montage très rapide sur chantier, ce qui économise une main d'oeuvre onéreuse. La construction en usine de la cheminée isolante se fait dans de bonnes conditions de travail, à l'abri des intempéries : elle permet d'utiliser, Plus facilement que sur le chantier, des machines à enrouler le papier. Elle permet, en outre, l'emploi du papier non imprégné pour constituer le renforcement de l'isolant, ce qui conduit ainsi à la possibilité d'un séchage meilleur et d'une imprégnation parfaite .
Les résultats des essais électriques effectués avec les extrémités conformes à l'invention se sont révélés au moins équivalents à ceux que l'on obtient normalement avec les extrémités renforcées sur chantier par les procédés habituels.
REVENDICATIONS.
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