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" Perfectionnements dans la fabrication du chocolat et relatifs à cette fabrication"
La présente invention a pour objet la fabrication du chocolat et particulièrement, mais non exclusivement, celle du chocolat de .couverture sous une forme convenant à l'usager.
Dans la pratique actuelle,,ce chocolat est coulé dans des moules ou masses relativement importantes et, pour que celles-ci puissent être fondues afin d'être utilisées pour l'enrobage ou pour d'autres opérations, elles sont ordinairement passées dans une machine à découper ou brisées d'une autre façon en petits morceaux. Dans le procédé de la présente invention, ces moules ne
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sont plus nécessaires et le produit est obtenu en pains, nodules, granulés ou sous une autre forme finement divisée qui sera ensuite fondue très facilement quand on aura à s'en servir.
Suivant l'invention, du chocolat convenablement préparé est déchargé continuellement sous forme de baguettes minces, de rubans ou de bandes qui sont automatiquement coupées ou brisées en petites longueurs ou bien sont imprimées ou marquées d'une autre façon avant refroidissement et qui tomberont ensuite ou seront brisées à part. L'opération peut commencer à n'importe quelle échelle assez large de températures à partir d'une température basse à laquelle le chocolat est très visqueux ou presque solide et demande à être refoulé au travers des filières, jusqu'à la température où le chocolat a une fluidité suffisante pour être passé à la filière ou bien versé sous l'influence de son propre poids au moyen d'ouvertures convenables dans une trémie ou cuve dans laquelle le niveau est maintenu à une hauteur convenable.
L'invention sera décrite ci-après en se reférant aux dessins ci-joints qui représentent à titre d'exemple plusieurs formes d'appareils conformément à l'invention et à l'aide desquels la méthoue de l'invention peut être appliquée.
Les Figs. la et lb représentent une vue latérale schématique d'une forme de l'appareil.
La Fig. 2 est une vue latérale schématique d'une autre forme de l'appareil, certaines parties étant supprimées pour permettre de diminuer la longueur de la figure.
La Fig. 3 est une vue de face, partie en coupe,
La Fig. 4 est une vue transversale de la trémie utilisée dans les Figs. 1 et 2.
La Fig. 5 est une vue par côté, partie en coupe, d'une première forme de mécanisme pour concasser le chocolat.
La Fig. 6 est une vue latérale, partie en coupe, d'une seconde forme de mécanisme pour concasser le chocolat.
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La Fig. 7 est une vue en plan d'une partie de la Fig. 6.
La Fig. 8 est une vue par côté, partie en coupe, a'une troisième forme de mécanisme pour concasser le chocolat..
La Fig. 9 est une vue par bout en coupe ae la Fig. 8.
La Fig. 10 est une vue en plan d'une partie de la Fig. 8.
La Fig. 11 est une vue par côté en détail du mécanisme pour imprimer ou marquer le chocolat en travers.
La Fig. 12 est une vue en perspective, partie en coupe, d'un appareil supplémentaire à diviser le chocolat qui peut être utilisé dans quelques cas en association avec les mécanismes des Figs. 5 et 11.
La Fig. 13 est une vue par bout d'un détail, partie en coupe, d'une autre forme de l'appareil, et,
La Fig. 14 est une vue par coté, partie en coupe, de la Fig. 13.
Dans toutes les vues les parties semblables portent les mêmes numéros de référence. L'échelle des Figs. 1 et 4 est plus petite que celle des autres figures.
.,,On se reportant maintenant aux Figs. 1 et 4, le chocolat de couverture est amené à la température et à la consistance voulues au moyen d'un dispositif de réchauffage courant représenté sous forme d'un chaudron 1 chauffé par les moyens habituels tels qu'un double fond avec eau ou un serpentin de vapeur non représenté et muni d'un agitateur actionné par un moteur 4 au moyen d'un engrenage de transmission 3 d'où le chocolat est alimenté par un système d'alimentation du type habituel qui est ici une vis d'archimède actionnée par le moteur 2, par un tuyau 4 à la trémie 5.
Pour maintenir la température et la consistance du chocolat, le récipient contenant la vis d'archimède est muni d'une double enveloppe 6 qui se prolonge sur le tuyau 4. La trémie 5 est également munie d'un double fond relié par un tuyau 8 au double fond 6. L'eau chaude est fournie par une canalisation 9 et retourne à un dispositif de chauffage, non représenté, par un tuyau 10. Si on le désire
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la trémie 5 peut être également munie d'un agitateur mécanique ou à vibrations.
La trémie 5 est de forme allongée et s'étend sur toute la largeur de l'extrémité réceptrice d'un transporteur à courroie sans fin horizontal ou sensiblement horizontal 11 constitué, par exemple, par un tissu recouvert d'une matière plastique. La partie agissante de la courroie 11 est supportée par le plan 12 du bâti 13 de l'ap- pareil. . son extrémité, la boucle de la courroie passe sur les rouleaux de guidage 14,15, le rouleau 14 étant muni d'un dispositif 16 de réglage de tension. La courroie passe aussi sur une poulie de commande 17 actionnée par un moteur 18 au moyen d'une transmission 19.
La hauteur de la trémie 5 au-dessus de la courroie 11 peut être réglée, par exemple, en se servant de boulons filetés 20 et on peut s'arranger pour qu'elle soit facile à enlever pour être nettoyée en se servant par exemple d'écrous à ailettes 21 et de dispositifs d'assemblage faciles à enlever 8a, 10a pour les tuyaux.8, 10.
Le fond de la trémie 5 est formé d'une plaque 22 dans laquelle se trouve une rangée d'ouvertures 23 espacées à certains intervalles sur la longueur de la trémie. Il glisse dans des guides 24 de façon à pouvoir être facilement enlevé et remplacé par exemple par un autre ayant des ouvertures de diamètre différent. Par chacune des ouvertures, le chocolat est versé sur la courroie 11 et se répand un peu par côté en formant un ruban continu de chocolat. Les dimensions et l'espacement des ouvertures 23 sont choisis de telle façon qu'en tenant compte des conditions dans lesquelles on opère, particulièrement de la consistance du chocolat quand il arrive à la courroie et de la vitesse de la courroie, l'étalement latéral d'un ruban n'est pas suffisant pour qu'il vienne se souder à son voisin.
Dans son trajet, le brin porteur de la courroie passe dans une longue chambre de refroidissement 25 dans laquelle on maintient un courant d'air de façon que les rubans de chocolat se solidifient. Au-delà de la chambre 25, la courroie amène les rubans au dispositif de concassage. Dans la Fig. la, le dispositif de con-
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cassage est placé à côté du cylindre de guidage 15 et quand elles sont brisées, les petites longueursde ruban de chocolat tombent facilement et peuvent être recueillies dans n'importe quel récipient convenable ou bien on peut en disposer autrement si on le désire. Par exemple, elles peuvent tomber directement sur un autre transporteur ou être amenées à un autre transporteur puis à une bascule qui remplit des emballages tels que des sacs.
Dans la Fig.2, la courroie passe sur deux autres rouleaux de guidage 26, 27 avant d'atteindre le rouleau 15. Le rouleau 26 constitue le point terninus de la courroie sur laquelle se font les opérations,et le mécanisme de concassage est adjacent à ce rouleau. Comme cela est représenté, la dernière partie agissante de la course présente une légère pente ascendante et elle est surmontée d'un plan secondaire 12a. La. courbure de la courroie est graduelle et les rubans de chocolat sont suffisamment flexibles pour la suivre sans se briser.
Du mécanisme de concassage, les petites longueurs de ruban de chocolat tombent sur un plan incliné 28 qui les amène sur la section de la courroie entre les rouleaux 27, 15 qui est horizontale et passe sur le plan 12. Au-delà du rouleau 15 les longueurs de chocolat tombent librement et peuvent être recueillies dans un récipient approprié quelconque, ou bien on peut en disposer autrement. La chambre de refroidissement et les dispositifs pour actionner la courroie et pour la tendre dans la Fig. 2 sont identiques à, ceux de la Fig. 1 et, par suite, on ne les a pas représentés dans le dessin.
Les dessins représentent plusieurs formes de concasseurs.
Dans la forme représentée dans la Fig. 5 (qui est aussi représentée dans l'appareil de la Fig. 2 mais est applicable également à l'ap- pareil de la Fig. 1), le mécanisme comprend une barre 29 placée juste après l'extrémité de la courroie qui fait la distribution, ayant une arête supérieure étroite placée juste à l'endroit ou audessous du chemin que prennent les rubans quand ils quittent la courroie, de façon qu'ils passent sur cette arête qui peut, si on le
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désire, être ramenée aux proportions d'une lame de couteau. Juste au-delà de la barre 29 est montée, de préférence de façon à pouvoir être réglee, une plaque inclinée 30 placée à faible distance, *4 à 3 centimètres, par exemple, ou même moins, de la barre 29.
Les rubans de chocolat solidifié sont amenés contre cette plaque inclinée qui les dévie ou les appuie fortement vers le bas et les brise sur l'arête de la barre 29. Dès qu'il est brisé, le morceau tombe et on en dispose comme cela est indiqué ci-dessus, puis le ruban est de nouveau brisé quand son extrémité atteint la plaque 30, de telle sorte que les rubans sont réduits en morceaux d'une longueur à peu près égale à la distance de la barre 29 à la plaque 30 mesurée au niveau du chemin que suit le ruban. Si la plaque est réglable, on peut modifier cette distance.
Pratiquement, on constate que le frottement du chocolat contre la plaque 30 tend à recouvrir cette plaque de chocolat de telle sorte qu'il faut la nettoyer de temps en temps. On évite cette opération dans la forme représentée par les Figs. 6 et 7 dont le fonctionnement est basé sur le même principe que celui représenté dans la Figure 5. La Fig. 1 est représentée avec ce mé- canisrne, mais il est également applicable à la disposition de la Fig. 2. Dans cette forme, les rubans R passent sur une barre à arête étroite 29, mais au lieu d'être infléchis par une plaque inclinée ils sont infléchis par la surface du cylindre 30a qui n'est pas actionné par un moteur mais qui est monté de façon à tourner librement.
De préférence, on peut régler sa distance par rapport à la barre 29 et, dans ce but, on le représente avec les tourillons montés dans des oeillets 30b portés par des montants filetés 30c fixés par des écrous 30d. Dans cet exemple, la barre 29 est représentée réglable suivant la verticale à l'aide de chevilles à vis 29a et d'écrous de serrage 29b. Dans cet exemple, on dispose également d'un tambour 31 tournant librement qui maintient les rubans appuyés vers le bas sur la courroie 11.
Dans une autre disposition, il est également possible
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de se servir d'un concasseur à mouvement alternatif dont un exemple est représenté dans les Figs. 8 à 10. Ici, juste au-delà de la barre 29 se trouve une autre barre 32 guidée de façon à se déplacer verticalement au moyen des fentes 33 dans les plaques latérales 34. Les pivots 35 du tambour 15 portent des roues dentées 36 engrenant avec des pignons 37 dont las tiges portent des carnes 38 sur lesquelles appuient des galets 39, portés par la barre 32, le contact entre les galets et les cames étant maintenu par des ressorts 40. Les lobes des cames ont des formes telles que la barre 32 est soulevée lentement et ensuite relâchée brutalement quand elle va concasser les rubans sur la barre 29.
La longueur des morceaux est déterminée par la vitesse de la courroie 11, le rapport des engrenages 36, 37 et le nombre de lobes sur les cames 38. Ce mécanisme peut être utilisé sur les ensembles des Figs. 1 et 2; les morceaux peuvent tomber librement et on peut en disposer comme on l'a décrit ci-dessus.
Le mécanisme des Figs. 6 à 10 fonctionne d'une façon satisfaisante avec du chocolat qui n'est pas du tout dur, mais tout à fait flexible et, par conséquent, n'a pas besoin d'être soumis à, un refroidissement complet comme celui de la Fig. 3.
Au lieu de concasser les rubans après qu'ils se sont solidifiés on peut les imprimer ou les marquer transversalement à des intervalles convenables avant leur solidification, de telle sorte que, lorsqu'ils sont déchargés à l'extrémité de la courroie qui les débite, ils tombent en morceaux. Cette opération d'impression ou de marquage appliquée en travers peut être effectuée très simplement comme cela est représenté dans la Fig. 11 par un rouleau transversal 41. Ce rouleau a des côtes en relief en forme de V qui font des entailles transversales correspondant dans les rubans. Ces encoches doivent être profondes si elles ne traversent pas complètement le ruban et doivent être faites là où le chocolat s'est suffisamment solidifié pour qu'elles ne soient
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pas refermées de nouveau par l'afflux-du chocolat.
Lorsque les rubans sont décharges à l'extrémité de la courroie ils se brisent sous l'action de leur propre poids aux entailles, sinon en simples longueurs, du moins en petits morceaux courts de quelques longueurs qui se briseront ensuite sous les chocs subis dans les opérations ultérieures de pesée, d'emballage et d'expédition.
Au lieu d'employer des ouvertures séparées 23 dans le fond de la trémie 5 on peut se servir d'une simple ouverture donnant une large bande de chocolat et, dans ce cas, la bande peut être fendue par des couteaux dans le sens de la longueur en donnant des rubans étroits. La Fig. 12 représente des couteaux de ce genre en 42 agissant sur la bande B juste après qu'elle a quitté la courroie 11. Au lieu de couteaux fixes on peut se servir de couteaux circulaires en forme de disques pouvant tourner librement. Comme on le représente dans la Fig. 12 les couteaux 42 sont suivis d'une barre 29 et d'un tambour rabatteur 30a comme dans les Figs. 6 et 7, mais évidemment ils pourraient être utilisés en combinaison avec toute autre forme de mécanisme concasseur ou avec un rouleau tel que celui 41 de la Fig. 11.
De même, les couteaux 42 pourraient agir sur la bande à n'importe quelle phase précédente de l'opération dans laquelle le chocolat est assez solide pour que les rubans qu'il forme ne se soudent pas.
Dans l'appareil représenté par les Figs. 13 et 14, le chocolat est utilisé sous une forme plus pâteuse et on le refoule sous une pression considérable en lui faisant prendre la forme de rubans au travers d'une plaque à filière 43 à laquelle il est ame- ne au moyen d'une vis d'archimède 44, bien qu'on puisse également se servir d'autres moyens tels qu'un piston. Ces rubans de chocolat qui sont déchargés sur une courroie transporteuse 11 comme précédemment peuvent être assez solidifiés pour ne pas nécessiter un refroidissement ultérieur avant d'être coupés ou concassés, dans quel cas un des dispositifs de concassage décrits ci-dessus est installé contre les filières.
Au lieu de refouler des rubans
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séparés on peut refouler une simple bande large à travers la plaque de filière 43 et, dans ce cas, la bande peut être subdivisée longitudinalement comme cela est décrit ci-dessus en se reférant à la Fig. 11.
Dans tous les cas, les ouvertures au travers desquelles on verse ou on refoule le chocolat ne sont pas nécessairement circulaires ; elles peuvent être des fentes allongées étroites ou de divers calibres qui donnant au chocolat sortant la forme d'un ruban ou une autre forme sans tenir compte du tassement ou de l'étalement sur une courroie de transporteur. De même, la courroie transporteuse n'est pas tenue à suivre une marche rectiligne et le chemin qu'elle parcourt n'est pas nécessairement sensiblement horizontal, bien que cela convienne au point de vue pratique. Il n'est pas du tout nécessaire que le transporteur soit constitué par une courroie; dans quelques cas il peut être la surface cylindrique d'un tambour.
Les fragments séparés de chocolat ont, en général, une forme allongée, leur surface longitudinale présentant un aspect de solidification naturelle, c'est-à-dire l'aspect du chocolat qui s'est solidifié en partant de l'état fondu et leur extrémité l'aspect du chocolat qui a été brisé mécaniquement; par conséquent, tous les fragments produits par une pièce particulière de l'appareil présentent sensiblement la même section transversale. Lorsqu'ils sont'.produits par l'appareil représenté dans les Figs. 1 et 2 ces fragments ont sensiblement la forme de rubans droits et leurs extrémités présentent l'aspect donné par une cassure.
Le procédé de l'invention est continu et peut être appliqué à grande vitesse, deux facteurs quiconcourent à l'économie.
Par exemple, le procédé peut être avec un bon rendement appliqué sur une échelle industrielle avec un appareil tel que celui qui est représenté dans les Fige. 1 et 2 en versant le chocolat sur une courroie qui se déplace à la vitesse de 1,5 mètres à la minute
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dans des conditions produisant des rubans d'une épaisseur de 1 cen- timètre, mais ces chiffres peuvent varier beaucoup. Il est bien entendu que l'appareil décrit ci-dessus peut également être considerablement modifié sans s'écarter du but de l'invention.
REVENDICATIONS.