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Il Presse à excentrique "
Les presses à excentrique dont la course est réglée par la somme des vecteurs d'une excentricité fixe et d'une excentricité variable peuvent être réglées par rapport à la première ne permettent d'ob- tenir au plus que deux longueurs de course, lorsque la position de la butée de la clavette rotative n'est pas réglable, l'arbre de l'excentrique se débrayant dans la position la plus élevée du poinçon. Si on choisit la position de la butée de la clavette rotative de façon à provoquer l'arrêt du poinçon aux points les plus élevés de sa course la plus longue et la plus courte, des écarts considérables se produisent à partir des conditions les plus avantageuses pour les longueurs intermédiaires de la course et le poinçon ne s'arrête qu'après avoir dépassé le point mort supérieur.
Il en résulte une réduction pendant
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l'arrêt de l'espace dans lequel s'effectue le travail ; outre, le poinçon a une plus forte tendance à descendre et la marge de démarrage est plus courte pendant la course suivante que lorsque le poinçon s'arrête à son point mort supérieur. Il est donc essentiel que le poinçon vienne à l'arrêt dans une position aussi proche que possible de celle mentionnée en dernier lieu.
Pour tenir compte de ces conditions, il existe une presse à excentrique connue dans laquelle la position de la butée de la clavette rotative peut être réglée sur le bâti de la presse.
L'invention concerne une presse à excentrique de cette dernière catégorie, c' est-à-dire une presse à excentrique dont l'excentricité correspond à la somme vectorielle d'une excen- tricité fixe et d'une excentricité réglable par rapport à la première et dans laquelle on dispose entre l'arbre de l'excen- trique et son mécanisme de commande un embrayage à clavette rotative pouvant être débrayée au moyen d'une butée disposée sur le bâti de la presse et dont la position peut être réglée.
Cette presse peut être décrite dans le brevet allemand N 313.638.
Mais la position de la butée qui provoque le débrayage de l'em- brayage à clavette rotative de cette presse ne peut être réglée que sur une longueur d'arc limitée et ce réglage ne peut être effectué qu'en faisant varier en même temps la longueur de la tige de traction.
L'invention a pour objet une forme de construction qui permet de régler la position de la butée sur une longueur d'arc quelconque à volonté, pouvant atteindre 360 , sans qu'il soit nécessaire de régler la timonerie, même lorsque le corps de la presse prend une position oblique. Dans ce but, la position de la butée suivant l'invention peut être réglée concentriquement autour de l'arbre de l'excentrique, de telle manière qu'en même temps est réglé un organe intermédiaire monté sur une pièce annu- laire concentrique à l'arbre de l'excentrique et sur laquelle agit
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le dispositif de manoeuvre de la butée.
La construction suivant l'invention permet en outre d'amé- liorer la construction de l'arbre de 1''excentrique.
Dans les presses à excentrique connues, dans lesquelles l'excentricité du tourillon d'excentrique est f ixe et le ré- glage de l'excentricité s'effectue au moyen d'une douille en- tourant le tourillon, l'excentricité du tourillon est toujours supérieure et jamais inférieure à celle de la douille, afin que lors du réglage de la longueur de la course, le poinçon ne s'ar- rête pas trop loin du point mort supérieur. En effet, si l'excen- tricité de la douille était supérieure à celle du tourillon, l'embrayage à clavette rotative qui se débraye dans la position du point mort supérieur lorsque l'excentricité est réglée à sa valeur minimum, se débrayerait précisément dans la position du point mort inférieur.
Or, dans une presse suivant l'invention, l'excentricité de la douille peut dépasser celle du tourillon, puisque l'em- brayage se débraye toujours dans la position du point mort supé- rieur. En conséquence, il est possible de donner au diamètre du tourillon de l'excentrique une plus grande valeur pour un même diamètre de l'arbre de l'excentrique/et une même marge de réglage de la longueur de la course, car ce tourillon peut évidemment être d'autant plus gros que son excentricité diminue.
Si, par exemple, l'arbre de l'excentrique a un diamètre de 72 mm. et que la longueur de la course peut être réglée entre 10 et 60 mm., la valeur maximum de l'excentricité est de 25 mm. Si l'excentricité du tourillon dépasse celle de la douille, comme d'habitude jusqu'à présent, il résulte de ces conditions que l'excentricité du tourillon est de 17,5 mm. et celle de la douille de 12,5 mm.. de telle sorte que la longueur de la course peut être réglée entre :
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2 (17,5 + 12,5) = 60 filin. et
2 (17,5 - 12,5) = 10 mm.
Le diamètre maximum du tourillon est ainsi de :
72- 2 x 17,5 mm. = 37 mm.
Mais si l'excentricité du tourillon est inférieure à celle de la douille (c'est-à-dire de 12,5 mm. pour le tourillon et de 17,5 mm. pour la douille), la marge de réglage reste sans change- ment en valeur absolue, c'est-à-dire de 10 à 60 mm., mais le tourillon excentrique peut avoir un diamètre de :
72- 2 x 12,5 = 47 mm.
Etant donné que le diamètre du tourillon excentrique dé- terminé dans une large mesure la puissance de la presse, la possi- bilité du réglage de la position de la butée se traduit par une forte augmentation de la puissance de la presse sans qu'il soit nécessaire d'en augmenter 1er dimensions principales.
Sur le dessin ci-joint, donné uniquement à titre d'exemple :
Fig. 1 est une coupe verticale par l'axe de l'arbre de l'excentrique d'une presse suivant l'invention;
Fig. 2 est une coupe suivant la ligne II-II de la Fig. 1, le couvercle avec boîte de butée de la Fig. 1 étant omis.
Suivant la forme de réalisation représentée, un couvercle 1 qui peut tourner autour de l'axe de l'arbre de l'excentrique 3 et qui peut être fixé sur le corps 6 de la presse dans une posi tion angulaire quelconque à volonté au moyen de boulons de serrage 4 et d'une rainure 5 en forme de T, contient une boite 2 qui en- toure une butée 7 et la guide dans le sens radial. Une clavette rotative 8 peut être dégagée et saisie aux moments où la butée est retirée et, par un ressort de rappel, retournée, de façon à embrayer et à débrayer respectivement l'accouplement du volant 9 avec l'arbre de l'excentrique 3.
La butée 7 se retire sous l'ac- tion du mouvement de retrait d'un goujon 10, Ce dernier est monté sur un levier 11 pouvant tourner autour d'un axe 12 fixé sur le
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couvercle 1 et pénétrant dans une rainure en forme de T d'une pièce annulaire 14 par un boulon 13, lequel peut être fixé dans cette rainure. Pour faire tourner le couvercle 1 dans la rainure 5 en T et par rapport à la pièce annulaire 14, on desserre d'abord le boulon 13 puis on resserre le boulon après avoir fait tourner le couvercle. La pièce annulaire 14 est montée sur le corps de la presse de façon à pouvoir tourner concentriquement par rapport à l'axe de l'arbre de l'excentrique et elle forme l'articulation d'un bras de levier 15 dont l'axe de rotation coïncide aussi avec l'axe précité.
Le bras 15 est articulé par l'intermédiaire d'une tige de traction 16 avec une pédale (non représentée). Un ressort de tension 17 tend à appliquer l'ensemble de la timonerie contre une butée fixe de la pédale. Lorsqu'on abaisse la pédale à l'encon- tre de l'action du ressort 17, on fait tourner la pièce annu- laire 14, ce qui fait prendre au boulon 13 une autre position, osciller le levier 11 avec le goujon 10 autour de l'axe 12, et descendre la butée 7, en dégageant ainsi la clavette rotative 8.
Il est évident qu'après avoir desserré les quatre boulons de serrage 4 et le boulon 13, le couvercle 1 avec la boite 2, la bu- tée 7 et le levier 11 peuvent tourner concentriquement de 3600 par rapport à l'axe de l'excentrique 3, sans faire varier de ce fait la position de la pièce annulaire 14, du levier 15 et de la timonerie 16. On peut ainsi régler à volonté la position dans la- quelle la clavette rotative peut être saisie. Le réglage de la longueur de la course s'effectue d'une manière connue en faisant tourner là douille 18 de l'excentrique par rapport au tourillon 19 de cet excentrique.
Suivant l'invention, l'excentricité ± du tourillon 19 est inférieure à l'excentricité E de la douille 18 de l'excentrique.
Naturellement, l'invention n'est pas limitée au mode de réalisation décrit et représenté, qui n'a été donné qu'à titre d'exemple.