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"Perfectionnements apportés aux procédés d'enregistrement de films cinématographiques".
L'invention, due à Monsieur A.DERCOURT, est relative aux procédés d'enregistrement de films cinématographiques.
Elle a pour but, surtout, de rendre ces procédés tels qu'ils répondent mieux que par le passé à divers desi- derata de la pratique, et notamment qu'ils permettent d'en- registrer, sur une pellicule de dimensions données, des scènes comportant deux fois plus d'images qu'il n'est habi- tuellement prévu sur ladite pellicule.
'Elle consiste principalement, d'une part, à ins- crire dans le cadre de l'image ordinaire d'un film cinéma- tographique donné, et de préférence à l'aide d'un dispositif du genre des tireuses optiques, deux images disposées l'une au-dessus de l'autre, chacune de ces deux images faisant
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partie d'une séquence de vues qui lui est propre, et l'une de ces deux séquences étant établie pour être projetée alors que le film se déroule dans un premier sens, tandis que l'au- tre séquence est établie pour être projetée alors que le film se déroule en sens inverse du premier, le sens de marche de l'appareil de projection restant d'ailleurs le même;
et elle consiste éventuellement aussi d'autre part à inscrire, vers chaque bord dudit film, une piste acoustique établie selon le mode usuel pour le film donné, et chacune de ces deux pistes correspondant (notamment en ce qui concerne le sens de son déroulement) à l'une des séquences d'images considérées ci-dessus.
L'invention consiste, mise à part cette disposition principale, en certaines autres dispositions qui s'utilisent de préférence, en même temps, et dont il sera plus explicite- ment parlé ci-après-
Elle vise plus particulièrement certains modes d'application, ainsi que certains modes de réalisation, des susdites dispositions; et elle vise plus particulièrement encore, et ce à titre de produits industriels nouveaux, les procédés d'enregistrement du genre en question, comportant application des susdites dispositions, les appareils et élé- ments spéciaux (et notamment les tireuses optiques), propres à leur réalisation, ainsi que les films cinématographiques établis selon ces procédés.
Et elle pourra, de toute façon, être bien comprise à l'aide du complément de description qui suit, ainsi que des dessins ci-annexés, lesquels complément et dessins sont donnés, bien entendu, surtout à titre d'indication.
La figure 1 de ces dessins montre la disposition des divers éléments d'un film ordinaire de format donné, et la figure 3 montre la disposition, sur un film de même for- mat, des divers éléments d'une réalisation conforme à l'in- vention.
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La figure 3 montre un autre film conforme à l'in- vention, agencé selon une variante.
La figure 4 est le schéma d'une tireuse optique permettant, à partir de films semblables à ceux de la fig.l, l'établissement de films semblables à ceux de l'une des figs.
2 et 3.
La figure 5 montre, en perspective schématique, la transposition effectuée entre les deux films, à l'aide de l'appareil précédente
La figure 6, enfin, montre, de façon analogue à la fig.5, la transposition effectuée entre deux films dont le premier est de dimensions sensiblement moitiées de celles du second.
Selon l'invention, et plus particulièrement selon celui de ses modes d'application, ainsi que selon ceux des modes de réalisation de ses diverses parties, auxquels il semble qu'il y ait lieu d'accorder la préférence, se propo- sant de réaliser un film cinématographique sonore comportant, à longueur de pellicule égale, deux fois plus d'images que le même film utilisé selon les normes usuelles, on procède comme suit ou de façon analogue.
On sait que le prix de la pellicule cinématogra- phique peut entrer pour une part importante dans le prix de revient d'un film. Tel peut être le cas, par exemple, pour les films d'actualité, pour lesquels les investissements sont d'autant plus lourds à supporter que la bande sert pendant peu de temps. Aussi, peut-il paraître souhaitable à diverses branches de l'industrie cinématographique de mettre à profit les qualités de plus en plus poussées, tant de l'appareillage que des films cinématographiques, pour réduire le format des images utilisées à la projection, et ce faisant, pour économiser de la pellicule, tout en se maintenant dans des conditions d'exploitation techniquement
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satisfaisantes.
Il est bien connu, dans cet ordre d'idée, que des projections en films dits de seize millimètres peu- vaut être utilisées dans certains cas, et par exemple dans le cas des bandes d'actualités, sans inconvénients majeurs, à la place des projections en films dits films standard ou films de trente-cinq millimètres. Cependant, ces derniers restent souvent préférables pour la projection des films de longmétrage. Or, il peut être difficile, pour diverses rai- sons, de réaliser l'équipement de salles de projection en appareils susceptibles de projeter l'un et l'autre format.
C'est pourquoi il paraîtra avantageux, dans un cer- tain nombre de cas, d'utiliser sur l'appareil de projection existant, un film dans lequel on a inscrit, conformément à l'invention, et de préférence à l'aide d'un dispositif du genre des tireuses optiques, d'une part, dans le cadre de l'image ordinaire de ce film, deux images disposées l'une au-dessus de l'autre, chacune de ces deux images faisant partie d'une séquence de vues qui lui est propre, et l'une de ces deux séquences étant établie pour être projetée alors que le film se déroule dans un premier sens, tandis que l'au- tre séquence est établie pour être projetée alors que le film se déroule en sens inverse du premier, le sens de marche de l'appareil de projection restant d'ailleurs le même;
et dans lequel on a inscrit d'autre part, vers chaque bord du- dit film, une piste acoustique établie selon le mode usuel pour le film donné, et chacune de ces deux pistes correspon- dant (notamment en ce qui concerne le sens de son déroulement) à l'une des séquences d'images considérées ci-dessus.
Il doit être bien entendu que l'invention peut être appliquée à un film d'un format quelconque et que c'est seulement à titre d'exemple non limitatif qu'on la supposera ci-après appliquée sur un film dit de trente-cinq millimètres, ce format étant le format le plus habituellement utilisé
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dans les salles d'exploitation. C'est ainsi qu'on pourrait prévoir, dans d'autres cas, la superposition, l'une au-dessus de l'autre, dans l'image d'un film de seize millimètres, de deux images du genre des images des films de huit millimètres.
De même, en ce qui concerne le rapport entre la longueur et la largeur des deux images disposées l'une au- dessus de l'autre conformément à l'invention, il va de soi que l'on pourrait le prévoir avec une valeur différente de celle indiquée ici à titre d'exemple, cet exemple correspon- dant (dans le cas du film de 35 millimètres) aux dimensions usuelles de l'image des films de seize millimètres. On pour- rait ainsi songer notamment, au sujet de ce dimensionnement, à utiliser toute la largeur du film à projeter. Toutefois, une telle disposition contraindrait à se servir d'objectifs spéciaux, par exemple sur la tireuse, et aussi sur l'appa- reil de projection.
De même enfin, en ce qui concerne la nature d'un film réalisé conformément à l'invention, il doit être enten- du que ce film pourrait être en couleur, aussi bien qu'en noir, l'invention s'appliquant à l'un et l'autre cas.
Cela étant, on a montré sur la fig 1 la disposi- tion usuelle (légèrement agrandie) d'un film de cinéma so- nore qu'on suppose, comme il a été dit, être un film de trente-cinq millimètres. On voit sur ce film la perforation
1 pour l'entraînement, la piste acoustique 2, et les cadres ou fractions de cadres 3a, 3b, 3c, 3d de quatre images usuel- les. Pour une meilleure compréhension de la description, on . a délimité en outre, par les lignes A-A, B-B et C-C, la lon- gueur totale de pellicule disponible pour chaque image.
Si l'on suppose, cornue il a déjà été dit, que l'on enregistre sur le film à projeter, des images de film seize millimètres, auxquelles on conserve leurs dimensions usuel- les (représentées agrandies sur les figures 2 et 3), la mise en oeuvre de l'invention conduit à réaliser l'une des dispo-
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sitions illustrées notamment par lesdites figures 2 et 3.
On voit sur ces figures une première séquence d'images 4a, 4b, 4c, en position renversée, mais qui seront droites lors de leur projection sur un écran. La piste acoustique corres- pondant à cette séquence d'images est la piste 5, le film étant représenté (comme d'ailleurs celui de la fig.l) avec la face gélatine en avant de la figure. On voit encore sur les mêmes figures une seconde séquence d'images Gb, 6c, 6d, ces images étant, par rapport aux images 4a, 4b, 4c, renver- sées autour d'un axe parallèle à A-A, et retournées autour d'un axe parallèle aux bords du film. De la sorte, la pre- mière séquence 4a, 4b, 4c, correspond bien, si l'on considère les figs. 2 et 3, au déroulement du film dans le sens 7, alors que la deuxième séquence 6b, Gc, 6d, correspond au déroulement du film dans le sens inverse 3.
La piste acous- tique correspondant à la séquence 6b, Gc, 6d, est la piste 9.
On remarque qu'il résulte notamment de cette dis- position, un avantage d'exploitation. En effet, les deux sé- quences d'images devant être projetées pour des sens de dé- roulement différents du film, sur un appareil tournant tou- jours dans le même sens, il n'y a pas lieu de procéder au réembobinage du film après la projection de chacune des deux séquences d'images: le film se trouve de lui-même en posi- tion convenable sur sa bobine avant chacune de ces projec- tions.
Il résulte encore de cette disposition que le dis- positif usuel de l'appareil de projection, pour . lecture de la piste acoustique, ne nécessite aucune modification, la piste acoustique se trouvant au moment de la projection, pour l'une comme pour l'autre séquence, du même coté de l'appareil, qui est d'habitude le coté droit en regardant dans le sens de la projection.
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On. voit donc, en conclusion de ce qui précède, qu'un film ainsi établi conformément à l'invention, peut être projeté dans un appareil de projection ordinaire, dont le mécanisme d'entraînement et le dispositif de lecture de la piste acoustique ne subissent pas de modifications. Il suffit, pour réaliser une telle projection, de prévoir sur ledit appareil une fenêtre spéciale limitant le cadrage d'image à l'emplacement successif occupé par une image telle que 4b. Si l'on utilise par ailleurs l'objectif usuel de l'appareil, établi (dans l'exemple considéré) pour une pro- jection de film trente-cinq millimètres sur un écran donné, la projection d'images telles que 4b à travers cet objectif donnera sur le même écran des images de dimensions inférieu- res à celles des images usuelles.
Si l'on préfère obtenir des images occupant, à la projection, toute la superficie dudit écran, on prévoira en outre sur l'appareil de projec- tion, soit un objectif de distance focale appropriée, soit une bonnette additionnelle, qui sera utilisé dans le cas particulier considéré.
En ce qui concerne la question de disposition de l'image projetée, sur l'écran, on mentionnera que l'appareil de projection est établi, de façon habituelle, pour faire apparaître, dans le cadre délimité par l'écran, des images dont l'axe G-G fig.l est distinct de l'axe I-I du film. Si l'on désire réaliser un film conforme à l'invention et qui permette, sans autre disposition, un positionnement ana- logue sur l'écran, de l'image projetée, on aura donc recours à un film établi selon une disposition semblable à celle de la figure 3.
Selon cette disposition, les images 4a, 4b, 4c, destinées à se dérouler dans le sens 7 avec le film dans la position représentée, sont axées sur le susdit axe G-G; les images 6b, 6c, 6d, etc destinées à se dérouler (par rapport au film) dans le sens 3 (lequel sens vient se con-
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fondre, dans l'appareil de projection, après le retournement prévu de la bobine, avec le sens 7), sont axées au contraire sur un axe J-J symétrique de l'axe G-G par rapport à l'axe I-I.
Selon la disposition de la figure 2, au contraire, si l'on effectue une projection couvrant la totalité de la superficie de l'écran, il faut prévoir des moyens propres à permettre, pour chacune des deux séquences d'images, le centrage de l'image projetée sur le centre de l'écran.
Bien entendu, il n'est aucunement nécessaire que les deux séquences enregistrées sur une bobine, correspon- dent à des scènes immédiatement consécutives. Si l'on veut réaliser à la projection un enchaînement d'images à l'aide de deux appareils, ainsi qu'il est usuel, on prévoira au contraire, sur la même bobine, deux séquences qui ne soient pas immédiatement consécutives, pour permettre par ailleurs, en fin de bobine, l'enchaînement des scènes consécutives, cependant que l'opérateur disposera du temps voulu pour retirer, après projection de la première séquence, labobine remplie par la bande projetée, et placer cette bobine, telle quelle, à la place usuelle en vue de la projection, au mo- ment voulu, de la deuxième séquence d'images.
En vue du chargement des bobines sur l'appareil de projection, et de la réalisation éventuelle de l'enchaî- nement au cours de la projection, on pourvoira de préfé- rence les films conformes à l'invention, des bandes de- repé- rage usuelles ou réglementaires, auxquelles on fera porter les repères convenables permettant le départ correct du son et de l'image.
En ce qui concerne les dispositifs matériels pro- pres à l'obtention d'un film cinématographique conforme à l'invention, on peut concevoir plusieurs modes de réalisation chacun comportant en outre un certain nombre de variantes possibles.
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De toute façon, il semble avantageux d'effectuer la prise de vues comme une prise de vue ordinaire avec un appareil usuel. Se proposant, comme précédemment, d'appliquer l'invention à un film de trente-cinq millimètres, on pourra donc notamment soit procéder à partir d'une prise de vues effectuée de façon usuelle sur un autre film de trente-cinq millimètres, soit procéder à partir d'une prise de vues ef- fectuée encore de façon usuelle sur un film de seize milli- mètresOn suppose bien entendu que le nombre d'images à la seconde est le même à la prise de vues et à la projection;
s'il devait en être autrement, on utiliserait par ailleurs un des procédés pratiqués par l'homme de l'art pour transposez- les fréquences d'images, de sorte qu'on se trouverait ramené, en ce qui concerne proprement l'invention, au cas de fré- quences d'images égales.
Les figures 4 et 5 illustrent le cas de la transpo- sition, à l'aide d'une tireuse optique spécialement établie, des images d'un film ordinaire 10 de trente-cinq millimètres analogue à celui de la figure-1, à un film 11 de mêmes di- mensions, analogue à l'un des films des figures 2 et 3. Le film 10 est un négatif, de sorte que le film 11 se trouve di- rectement impressionné en positif.
Le film 10 est placé sur un dispositif d'entraînement mécanique 12a, 12b, 12c, etc..., de déplacement étant assuré par une griffe 12d. Le film 11 est placé sur un dispositif identique 13a, 13b, 13c, 13d, etc synchronisé avec le premier, et assurant le dérou- lement des films à même fréquence, mais en sens inverse 14 et 15 pour tenir compte du renversement d'images introduit par l'optique 16 dont il va être parlé ci-après.
Une source lumineuse 17, complétée par un réflec- teur 18 et une optique 19, est disposée derrière le film 10.
Pour transformer une image du format 3'b du film 10 (fig.5) en une image comme 4'b sur le film 11, on dispose
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entre les deux films 10 et 11 un système optique 16, figure ici sous forme schématique et complété d'une part à proximité du film 10 par un cache 20 ou dispositif analogue (notamment par une fenêtre portée par la platine de l'appareil), lais- sant passer une seule image 3' b du format des images de films de trente-cinq millimètres, et d'autre part, à proximité du film 11, par un autre cache 21 ou dispositif semblable, lais- sant passer une seule image 4'b du format des images de films de seize millimètres. Ce dispositif est d'ailleurs complété, ainsi qu'il est usuel, par un obturateur périodique 22, de préférence tournant.
On voit de la sorte que, seule; une séquence d'ima- ges telle que la séquence 4a, 4b, 4c, se trouvera enregistrée sur le film 11 à la suite d'une première opération.
On procédera alors de même avec une autre bande 10' non représentée, analogue à la bande 10, pour enregistrer sur le film 11 la deuxième séquence d'images, telle que la séquence 6b, 6c, 6d, et ce conformément à celle des dispo- sitions des figures 2 et 3 qui aura été choisie; il suffira, pour ce faire, de mettre la bobine alors remplie 13c, à la place de la bobine alors vide 13a, ce qui aura notamment pour effet, ainsi que désiré, de faire ensuite dérouler le film 11 en sens inverse du sens de la première opération, cependant que les images de la séquence 6b, 6c, 6d, se pla- ceront derrière le cache 21, de préférence sans qu'on ait à déplacer celui-ci.
Dans ces opérations, on prévoira bien entendu des moyens de cadrage ou de centrage, permettant de disposer les images successives telles que 6b, 4b, Se, 4ç, etc .., à la distance voulue des bords du film 11, notamment selon qu'on adopte la disposition de la figure 2 ou celle de la figure 3.
Ces moyens pourront consister par exemple en un décentrement de l'une des platines de la tireuse.
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Ayant ainsi procédé à l'enregistrement des deux séquences d'images sur le film 11, on procédera à la repro- duction de chacune des deux pistes acoustiques 5 et 9, de toute façon usuelle paraissant commode, et notamment par contact avec le négatif d'enregistrement du son, tel que 2 fig. 1 pour la piste 5, fig.2 ou 3 . On a vu en effet que les pistes 5 et 9 étaient respectivement la reproduction sans transformation d'une piste acoustique ordinaire.
Le cas d'une transposition d'images effectuée, conformément à l'invention, entre deux films de trente-cinq millimètres, ayant ainsi été décrit, on exposera plus briè- vement, comme autre exemple, le cas d'une transposition effectuée à partir d'un film ordinaire 23 de seize milli- mètres, pour parvenir à une disposition comme celle de l'une des figures 2 et 3, sur un film 11 de trente-cinq millimètres Ce cas est celui représenté schématiquement sur la figure 6.
Dans ce dernier cas, l'image 3"b du film 23 est à reproduire sans modification de dimensions en "b, mais in- versée par un système optique 16', ainsi qu'il est usuel sur une tireuse. La question de déroulement respectif des deux films est toutefois plus délicate alors, que dans le cas pré- cédent. Il faut en effet, dans le présent cas, assurer le déroulement des deux films 23 et 11 à une fréquence égale et de sorte que l'image 4"b puisse être placée exactement dans celle des deux moitiés superposées, utilisée dans l'imag: AABB du film 11. Il s'agit toutefois là d'une simple ques- tion de démultiplication entre les deux systèmes entraîneurs de films et le problème peut être facilement résolu par l'homme de l'art.
De même, en ce qui concerne la reproduction d'une piste acoustique enregistrée sur un film 23 de seize milli- mètres, à une piste acoustique à enregistrer sur un film 11 de trente-cinq millimètres, on procéderait à un ou plusieurs réenregistrements soit optiques, soit acoustiques de la piste acoustique
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Naturellement,lorsque il s'agit de tirer des copies de grandes séries portant des images et des pistes acousti- ques réalisées selon l'invention, le tirage pourra s'effec- tuer à l'aide de contretypes. Les négatifs images originaux et les négatifs acoustiques seront alors reproduits sur le même contretype.
Le contretype ainsi obtenu pourra alors être utilisé pour l'impression sur des tireuses du genre des tireuses usuelles équipant les ateliers de tirage industriels, ces tireuses pouvant d'ailleurs, s'il y a lieu, recevoir certaines modifications, notamment en ce qui concerne l'inscription simultanée des deux pistes acous- tiques.
En suite de quoi, et quel que soit le mode de réa- lisation adopté, on obtient un film cinématographique sonore dont les caractéristiques et les modes de réalisation res- sortent suffisamment de ce qui précède, pour qu'il soit inutile d'entrer à ces sujets dans aucune explication com- plémentaire. En tous cas, un tel film de cinéma présente de nombreux et réels avantages, et notamment celui de permettre, avec des appareils de projection usuels, sonores ou muets, dont les mécanismes et organes de déroulement et éventuelle- ment de lecture sonore restent inchangés, la projection, pour une même longueur de pellicule, de films de durée double des films habituellement projetés avec le même appa- reil.
Comme il va de soi, et comme il résulte d'ailleurs déjà de ce qui précède, l'invention ne se limite nullement à ceux de ses modes d'application, non plus qu'à ceux des modes de réalisation de ses diverses parties, ayant été plus spécialement envisagés ; en embrasse, au contraire, toutes les variantes, notamment celle par laquelle un film conforme $ l'invention serait obtenu directement à la prise de vues, à l'aide d'un appareil enregistrant seulement, sur
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chaque image AABB du film ordinaire, une image Gb (Fig.2 et 3 lors d'une prise de vues donnée, puis une image 4b lors d'une autre prise de vues.
REVENDICATIONS 1- Procédé d'enregistrement de film cinématographique, carac- térisé en ce qu'on inscrit dans le cadre de l'image ordinaire d'un film cinématographique donné, et de préférence à l'aide d'un dispositif du genre des tireuses optiques, deux images disposées l'une au dessus de l'autre, chacune de ces deux images faisant partie d'une séquence de vues qui lui est propre, et l'une de ces deux séquences étant établie pour être projetée alors que le film se déroule dans un premier sens, tandis que l'autre séquence est établie pour être projetée alors que le film se déroule dans un deuxième sens, le sens de marche de l'appareil de projection restant d'ailleurs le même pendant des deux projections.