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DISPOSITIF POUR L'ENTRAINEMENT DE FEUILLES ET MACHINES
COMPORTANT CE DISPOSITIF.
La présente invention concerne un dispositif pour entraîner des feuilles dans un appareil où elles sont soumises à un traitement par des liquides, tel, par exemple, qu'une machine continue pour le traitement des épreuves sur papier où ces dernières sont successivement développées, fi- xées et lavées dans des compartiments distincts.
Dans ceux des dispositifs connus qui comportent des courroies pour entraîner les feuilles, suivant un trajet sinueux, dans des compar- timents contenant divers bains de traitement, le bord antérieur de chaque feuille est fixé à la courroie par des pinces ou organes analogues; il faut alors attacher et détacher chaque feuille à la main ou en utilisant des dispositifs automatiques relativement compliqués.
D'autre part, on connaît des machines pour développer, laver et, de manière générale, traiter des épreuves photographiques au moyen de jets liquides ou de vapeur; dans ces machines, les épreuves sont soumises aux jets de traitement alors qu'elles sont entraînées par une bande sans fin passant sur des rouleaux, suivant un trajet sinueux, d'une extrémité de la machine à 1-'autre, Des bandes sans fin auxiliaires guident les épreuves aux points d'inflexion du trajet et les jets liquides ou de vapeur ont une for- ce suffisante pour maintenir les épreuves contre la bande sans fin dans les parties du trajet où les épreuves sont au-dessous de la 'bande,
Dans une autre machine connue pour le traitement de feuilles tel- les que des épreuves photographiques,
les feuilles quittant un bain passent sur une bande transporteuse qui les entraîne pendant une durée minimum pré- déterminée avant que les feuilles soient transmises à une autre bande sans fin pour le traitement suivant, la transmission des feuilles d'une bande à l'autre étant assurée par une série de doigts plats qui s'appliquent sur les bandes.
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L'invention a pour objet un dispositif pour entraîner des feuil- les au moyen d'une série de courroies, qui n'exige ni pinces ou autres or- ganes d'attache des feuilles, ni bandes de guidage auxiliaires, ni disposi- tif distinct pour transmettre les feuilles d'une bande à une autre.
Suivant l' invention, le dispositif pour entraîner des feuilles humides suivant un trajet sinueux comporte au moins trois nappes mobiles pré- sentant une surface humide lisse à laquelle les feuilles adhèrent du seul fait de la tension superficielle et chaque nappe est dans un plan différent de celui qui est occupé par une nappe voisine et est constituée par une sé- rie de courroies sans fin parallèles, les courroies de chaque nappe alter- nant avec les courroies de la nappe voisine sur des rouleaux ou poulies mon- tés sur un srbre commun,, de manière à former, pour les feuilles, un trajet ininterrompu de la première à la dernière nappe, tel que les feuilles ne passent , en aucun point de ce trajet, entre les rouleaux et les courroies correspondants et soient automatiquement transmises d'une nappe à la suivan- te aux intersections de ces nappes.
Les rouleaux (ou poulies) ci-après appelés poulies dans tous les cas, peuvent faire corps entre eux ou être montés séparément sur l'arbre. Les poulies paires doivent être de même diamètre, ainsi que les poulies impaires, de manière que toutes les courroies d'une même nappe soient entraînées à la même vitesse linéaire, tandis que deux poulies contiguës peuvent, si on le désire, être de diamètresdifférents de manière que les nappes voisines soient entraînées à des vitesses linéaires différentes. Cette dernière disposition peut être avantageuse pour les machines où les feuilles subissent un retrait ou un allongement, suivant le traitement appliqué.
Divers dispositifs peuvent être prévus pour maintenir humides les courroies de chaque nappe. Par exemple, des cuvettes contenant un liquide peuvent être disposées de telle manière que le brin inférieur des courroies d'une nappa horizontale, ou la moitié inférieure des poulies disposées à l'ex- trémité inférieure d'une nappe verticale, soit immergé. Toutefois, dans une machine continue pour le traitement d'épreuves photographiques au moyen de jets, il est préférable que ces jets soient disposés dans les divers compar- timents de la machine de manière à asperger les nappes de courroies, aussi bien que les épreuves. De préférence, les jets sont disposés de manière à diriger les liquides de traitement entre les courroies, pour éviter les é- claboussures lorsqu'il ne passe pas d'épreuves dans la machine.
Le brin des courroies auquel les feuilles adhérent du fait de la tension superficielle ne doit,à aucun instant,être immergé, sinon les feuilles se détacheraient de la nappe de courroies.
Au dessin annexé, donné seulement à titre d'exemple, où les mê- mes éléments sont désignés par les mêmes numéros de référence dans toutes les figures :
Fig. 1 est une coupe schématique d'une machine continue où des épreuves photographiques sont successivement développées, fixées et lavées dans des compartiments distincts, l'entraînement des épreuves dans la ma- chine étant assuré par un dispositif suivant l'invention;
Fig. 2 est une conupe suivant la ligne II-II de Fig. 1 Fig. 3 montre l'alternance des courroies au passage des poulies.
Suivant le mode de réalisation représenté, la machine de traite- ment comporte une cuve parallélipipèdique 1 divisée par des cloisons 2 en trois compartiments 3, 4 et 5 destinés à contenir les divers bains de trai- tement, tels qu'un révélateur, un fixateur et un bain. de lavage; chacune des cloisons 2 constitue 12 paroi postérieure de l'un des compartiments (par exemple, le compartiment 3) et la paroi antérieure du compartiment sui- vant (par exemple, le compartiment 4)
Des nappes transporteuses horizontales et verticales 6 et 7 sont disposées parallèlement aux parois antérieure, inférieure et postérieure de chaque' compartiment,
les arbres ' qui portent les poulies de support et
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d'entraînement d'une nappe horizontale 6 portant aussi les poulies de sup- port et d'entraînement d'une nappe verticale 7 voisine, comme décrit ci- après. Les arbres 8 peuvent être entraînés de toute manière connue, par exemple par un train d'engrenages (non représenté). Les nappes verticales 7 s'étendent au-delà du bord supérieur des parois 2 et une nappe horizon- tale 6 s'étend de l'extrémité supérieure d'une nappe verticale adjacente à la paroi postérieure de l'un des compartiments, le compartiment 3 par exem- ple, à l'extrémité supérieure d'une nappe verticale 7 adjacente à la paroi antérieure du compartiment suivant,, le compartiment 4 par exemple.
Chacune des nappes 6 ou 7 comporte plusieurs courroies étroites 6a ou 7a parallèles (fig. 3) et les courroies de chaque nappe sont disposées dans l'intervalle des courroies de la nappe suivante, du fait que chaque arbre 8, commun à deux nappes, porte un jeu de poulies coaxiales 9 sur lesquelles passent alternativement les courroies de l'une des nappes et les courroies de la nappe suivante, toutes les poulies appartenant à une même nappe étant de même diamètre pour que les courroies de cette nappe se meuvent à la même vitesse linéaire. Dans le mode de réalisation représenté, les poulies 9 sont constituées par des gorges d'un rouleau plein et les arbres 8 sont constitués par des tourillons faisant corps avec le rouleau et portés par des paliers non représentés des parois latérales de la cuve 1.
Toutefois, les poulies 9 pourraient être des organes distincts clavetés sur un arbre hori- zontal.
Un certain nombre de tubes 10 (deux dans le mode de réalisation représenté), sont disposés transversalement dans chacun des compartiments 2, 4 et 5. Ces tubes, à l'intérieur desquels les solutions de traitement arrivent sous pression, comportent une série de petits orifices 11 par les- quels ces solutions sont projetées sur les feuilles entraînées par les nap- pes de courroies.
De préférence, les orifices 11 sont disposés de telle ma- nière que les solutions de traitement soient projetées entre les courroies 6a des nappes verticales 7. On évite ainsi les éclaboussures dans le com- partiment lorsqu'il ne passe pas de feuilles devant les tubes 10, mais le liquide qui s'écoule des feuilles vers les courroies suffit à maintenir cel- les-ci humides pour assurer une tension superficielle suffisante entre la nappe de courroies et les feuilles à entraîner. Si on le désire, on peut utiliser d'autres dispositifs pour la projection des solutions de traitement et, s'il est nécessaire, on peut utiliser plus d'un compartiment pour un même traitement.
Des tuyaux 13 s'ouvrent à la partie inférieure des compar- timents pour l'évacuation des solutions de traitement afin d'empêcher celles- ci de s'accumuler dans les compartiments et de recouvrir les nappes horizon- tales inférieures.
Lorsqu'on applique une épreuve photographique sur papier 12, hu- mide, sur la première nappe de courroies, la tension superficielle fait ad- hérer l'épreuve aux courroies et l'épreuve est automatiquement transmise à la nappe suivante au point d'intersection des deux nappes. Par exemple, l'é- preuve, qui a perdu sa rigidité du fait de 'son humidité, passe d'une nappe horizontale supérieure 6 à une nappe verticale 7 sans quitter le contact de ces nappes tandis que, pour passer d'une nappe verticale 7 à une nappe ho- rizontale inférieure 6, le bord antérieur de la'feuille bute contre le brin supérieur des courroies de cette dernière nappe.
Etant donné le mouvement des courroies de la nappe inférieure, l'épreuve est graduellement séparée de la nappe verticale et adhère à la nappe horizontale du fait de la ten- sion superficielle créée par l'humidité de l'épreuve et des courroies.
Si l'on désire que les feuilles 12 séjournent relativement long- temps dans un des compartiments, on peut adopter le dispositif représenté pour le compartiment 5 (Fig. 1). Dans ce dispositif, il est prévu une nap- pe verticale intermédiaire 7 qui entraîne les feuilles vers le haut, puis vers le bas. Dans ce cas, le rouleau supérieur ne comporte qu'un seul jeu de poulies (Fig. 2).
Bien qu'on ait décrit l'invention comme étant appliquée à une machine pour le traitement d'épreuves photographiques, il est évident que le dispositif suivant l'invention peut être appliqué à d'autres produits,
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tels que des pellicules minces, du tissu, etc. soumis à un traitement humide dans une machine; le dispositif suivant l'invention permet le passage de feuilles de forme irrégulière et de diverses dimensions, ainsi que le pas- sage de feuilles de forme régulière en position inclinée.