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NOUVEAU PROCEDE POUR ISOLER DES CONDUCTEURS ELECTRIQUES
SOUS GAINE METALLIQUE.,
La présente invention concerne un procédé nouveau pour isoler des conducteurs électriques sous gaine métallique; elle vise plus particulièrement la fabrication de traversées isolées étanches pour appareils électriques, de boîtes d'extrémité ou de jonction pour câbles, etc... comportant un milieu dié- lectriques liquide, ou gazeux, qui peut être en surpression, ou en dépression, par rapport à la pression atmosphériqueo
Suivant une caractéristique essentielle de l'invention, les(ou le) conducteurs sont séparés les uns des autres et de la gaine métallique, par un isolant auquel on impose, à froid, une certaine déformation, en vue de modifier sa forme initiale et qui possède la propriété de reprendre, quand on le chauf- fe, sa forme initiale.
Les conducteurs ayant été mis en place dans la gaine, on remplit celle-ci de l'isolant en question et on rétreint la gaine à froide de façon à réduire sa section transversale, puis on la porte à une température à laquelle l'isolant tend à reprendre sa forme initiale. Sous l'effet des ten- sions mécaniques résultant de cette modification de former l'isolant adhère fortement sur les conducteurs et sur la paroi interne de la gaine, en assurant une bonne fixation mécanique et en chassant les traces de gaz, vapeurs ou li- quides qui resteraient occlus, et pourraient., sous l'effet d'une différence ce potentiel élevée, provoquer des perforations de l'isolant.
Grâce au serrage très énergique de l'isolant 'obtenu par le procédé objet de l'invention, on peut réaliser des traversées de conducteurs électri- ques isolées et remarquablement étanches.
Pour faciliter l'exposé des caractéristiques techniques et avanta- ges de l'invention, on va en décrire quelques exemples de réalisation, étant entendu que ceuxi-ci n'ont aucun caractère limitatif quant aux applications et à la mise en oeuvre du nouveau procédéo
Les figures 1 et 2 sont des vues en coupe des deux stadés succes- sifs de la fabrication d'une traversée isolante étanche. Les figures 3 & 4 représentent un conducteur disposé dans un cylindre isolant avant que celui-ci
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soit introduit dans la gaine métallique, enfin, la figure 5 prête à la réali- sation d'une boîte - d'extrémité.
Dans la forme de réalisation que représentent les figures 1 & 2, un conducteur électrique rond est représenté en 1. le tube 2 en métal malléa- ble ayant une ténacité suffisante (de l'acier, par exemple), enveloppe une partie du conducteur 1 et un manchon isolant 3. Celui-ci a, comme il a été dit plus haut, la propriété de reprendre, quand on le chauffe, sensiblement la forme qu'il avait avant qu'on lui impose une déformation à froid. Dans cet- te classe de matériaux,on connait le tétrafluoréthylène polymérisé qui, lors- qu'il a été déformé à froid, reprend, en peu de temps, sa forme initiale quand on le chauffe à 350 ou 400 degrés.
Les monochlorotrifluorethylène et les mé- thacrylate de méthyle polymérisés présentent également cette propriété; le-pre- mier reprenant sa forme initiale quand on le chauffe à 2000,. le second à une température inférieure à 65 .
Pour fabriquer une traversée isolée conforme à l'invention, on prend un cylindre de tétrafluoréthylène polymérisé de longueur et diamètre adequat; on perce un trou central dans lequel le conducteur s'engage à frottements durs ; ce conducteur 1 peut être sablé de façon à améliorer l'adhérence entre lui et l'isolant. On introduit ensuite le manchon isolant portant le conducteur à l'intérieur de la gaine 2, puis on rétreint celle-ci, de façon à réduire son diamètre, ce qui provoque simultanément son allongement, comme le représente la figure 2. L'ensemble est ensuite chauffé entre 350 et 400 centigrades pen- dant un temps relativement court. Le tétrafluorethylène polymérisé tend à re- prendre sa forme initiale.
La gaine s'opposant à une augmentation de diamètre de l'isolant, il en résulte des pressions considérables qui font adhérer étroi- tement l'isolant sur le conducteur et la gaine. Les gaz ou vapeurs qui pour- raient être retenus prisonniers sont expulsés, ce qui évite toute possibilité d'ionisation future, d'autre part, l'étanchéité du joint est excellente.
Les figures 3, 4 & 5 représentent d'autres modes de mise en oeuvre de l'invention dans lesquels un cylindre de - tétrafluoréthylène polymérisé, ou de tout autre isolant présentant les mêmes propriétés est rétreint à froid en vue de réduire son diamètre et de provoquer un allongement corrélatif. Un ou plusieurs trous sont percés afin d'y engager un ou plusieurs conducteurs, 5, 7, 8 & 9. Le cylindre d'isolant, 4 ou 6, est introdùit dans une pièce mé- tallique cylindrique pouvant présenter une extrémité tronconique, comme le représente la figure 5, en 10. Après traitement à la température convenant à l'isolant utilisé, celui-ci tend augmenter de diamètre en remplissant les vides qui peuvent exister entre le manchon métallique et le conducteur.
Une pièce telle que celle représentée par la figure 5, peut servir de boîte d'extrémité à un câble à fluide diélectrique liquide ou gazeux, pour éviter que celui-ci s'échappe. On peut également utiliser des traversées ainsi fabriquées dans des condensateurs, transformateurs à huile ou à gaz com- primé, etc... Parmi les avantages considérables que présente l'invention, on signalera le fait que l'on n'a pas à tenir compte des suggestions que peut présenter la soudure d'un conducteur et de la gaine sur un isolant solide.
A titre indicatif, pour montrer l'excellence du joint réalisé, on peut citer le cas d'une pièce telle que celle représentée par la figure 5 qui supportait une pression d'air supérieure à 5,5 kg/cm2.
Ainsi qu'il a été dit plus haut, les quelques exemples de réalisa- tion qui viennent-d'être décrits n'ont aucun caractère limitatif quant aux ap- plications de l'invention,. C'est ainsi que les moyens caractéristiques de celle-ci pourraient être utilisés avec le seul objectif d'assurer une fication mécanique sans que l'on ait à faire intervenir les propriétés diélectriques du joint.