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PERFECTIONNEMENTS. A LA PURIFICATION DE L1AUREOMycINEo
La présente invention concerne la récupération de formes à effi- cacité thérapeutique de l'auréomycine sous forme purifiée, à partir de ma- tières contenant de l'auréomycine.
Le procédé selon l'invention est particulièrement utile pour la conversion de formes amorphes de l'auréomycine en formes cristallisées pu- reso Ce procédé est également utile pour améliorer la pureté de lauréomy- cine cristallisée brute. Il en résulte que lauréomycine a un meilleur as- pect, est plus acceptable du point de vue thérapeutique, et que, de plus, les produits sont plus stables, en particulier à la chaleur. Les produits les plus purifiés sont très désirables en vue des applications thérapeuti- ques, car les matières étrangères pouvant être présentes dans certains cas peuvent entraîner des réactions physiologiques secondaires indésirables.
L'auréomycine est un antibiotique très inhabituel en ce qu'il est amphotère, présentant dans ses molécules des groupements basiques et acides, et par suite agissant tantôt comme un acide et tantôt comme une baseo Par suite les procédés déjà utilisés pour la purification des anti- biotiques acides ou basiques ne sont généralement pas utilisables pour l'au- réomycineo De plus, elle possède certaines propriétés très particulières, car elle a une tendance à une polymérisation ou des réarrangements partiels la rendant inactive, à moins d'être traitée dans des conditions particuliè- rement modérées.
Bien que l'on ait préparé l'auréomycine sous des formes théra- peutiquement satisfaisantes par des procédés ordinaires de cristallisation et recristallisation dans des solvants, on a trouvé que les rendements sont relativement faibles, de sorte que ces procédés employés industriellement augmentent notablement le prix de l'auréomycine thérapeutiquement pure, L'adsorption chromatographique donne un produit satisfaisant mais du point
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de vue commercial, l'adsorption chromatographique est beaucoup plus compli- quée et coûteuse que le procédé selon l'invention.
En raison des propriétés instables et amphotères de l'auréomyci- ne, il a été nécessaire d'utiliser un principe de purification entièrement différent de ceux déjà connus dans l'étude des antibiotiques. De plus, cer- taines des impuretés ont tendance à rester avec l'auréomycine quand on uti- lise les procédés ordinaires de cristallisation ; en effectuant une pu- rification selon le procédé de la présente invention, il est possible d'ob- tenir des rendements élevés en matière thérapeutiquement pure et d'obtenir l'auréomycine sous la forme neutre, d'un sel avec un acide, par exemple un chlorhydrate, ou d'un sel,avec une base, par exemple un sel de sodium, cha- cun présentant des avantages particuliers pour l'utilisation thérapeutique selon le traitement ou le mode d'administration envisagé, etc..
Un but de l'invention est de préparer l'auréomycine sous une for- me thérapeutiquement efficace avec le rendement pratique le plus élevé et d'une manière aussi économique et commode que possible. Un autre but est de préparer les sels, ou l'auréomycine neutre, que l'on peut désirer pour un traitement médical particulier avec le mode de réalisation le moins coûteux et le moins compliqué du procédé de purification.
Avec le procédé de puri- fication, selon l'invention, il est possible de réaliser les étapes préli- minaires (dissolution, filtration etc..) dans des conditions identiques, indépendantes de la forme finale désirée du produit et de réaliser la con- . version à la forme finale désirée peu de temps avant l'isolement final de la matière purifiée, de sorte qu'une modification importante du procédé n'est pas nécessaire pour obtenir la forme particulière d'auréomycine que l'on peut désirer alors.
Actuellement le chlorhydrate d'auréomycine, c'est-à-dire le sel d'auréomycine avec l'acide chlorhydrique est la forme d'auréomycine géné- ralement préférée par le corps médical. Cependant l'auréomycine neutre et son sel de sodium sont également très satisfaisants pour les applications thérapeutiques et on peut les obtenir sous une forme cristalline à pureté élevée par le procédé selon la présente invention.
On prépare facilement, grâce à ce procédé, tous les autres sels de l'auréomycine avec des bases, tels que le sel de potassium, etc.. et quand les conditions le justifient ou si le corps médical les préfère on prépare facilement ces sels en suivant le procédé de l'invention et ils rentrent dans le cadre de celle-ci. On peut également préparer grâce à ce procédé des sels analogues de l'auréomycine avec divers acides comprenant les aci- des sulfurique, phosphorique, bromhydrique, acétique et analogues.
Quand on la cultive dans un milieu convenable dans des conditions appropriées, l'auréomycine est produite par l'organisme Streptomyces Aureo- faciens ; c'est un antibiotique présentant un domaine d'activité thérapeu- tique d'une étendue inusitée. Selon une tendance croissante du corps médi- cal, le terme "auréomycine" utilisé ici désigne l'auréomycine sous sa forme neutre aussi bien que ses sels avec les acides et les bases. Les formes particulières dont on s'occupera dans la suite seront désignées par un ter- me indiquant la forme considérée dans chaque cas.
Jusqu'ici on a traité l'auréomycine en solution aqueuse dont on l'extrayait par des solvants convenables et on la récupérait de ce sol- vant par l'évaporation de celle-ci, etc...
Le procédé selon l'invention consiste à récupérer des formes thérapeutiquement efficaces d'auréomycine sous forme purifiée à partir de matières contenant de l'auréomycine en réalisant une solution de la matière contenant l'auréomycine à un pH compris entre 5 et 10 environ, en séparant toutes les impuretés insolubles et, si on le désire, en traitant la solution par un agent décolorant, en modifiant le système solvant-produit en un sys- tème dans lequel la forme thérapeutiquement efficace de l'auréomycine est moins soluble pour provoquer la précipitation de celle-ci et en recueillant la forme résultante précipitée de l'auréomycine.
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éviter que la solution ne devienne trop basique, même localement pendant le mélange préliminaire.
Avec ces dernières même on réduit les pertes si on maintient le mélange froid par exemple à 5 , du côté alcalin pendant le processus.
L'auréomycine, soit sous forme de base libre, soit sous forme de ces sels d'acide ou d'un sel métallique est normalement mise en suspen- sion commodément dans le solvant et on lui ajoute la base en agitant, grâce à quoi l'auréomycine est transformée en sa forme soluble du côté alcalin, bien que, naturellement, on puisse utiliser d'autres ordres d'addition ou des mélanges. On peut alors éliminer les impuretés insolubles par filtration ou tout autre moyen.
Apres élimination des impuretés, on sépare l'auréomycine de la solution clarifiée sous la forme désiréeo Ceci peut être commodément réali- sé à la température ambiante, bien que, dans le cas où la matière est desti- née à séjourner pendant une longue période de temps, il soit désirable de maintenir un certain refroidissement pour éviter la décomposition de l'au- réomycine, en particulier si la matière est dans la partie la plus alcaline du domaine précité. On peut récupérer de cette solution l'auréomycine dési- rée sous trois formes, soit sous forme d'un sel avec un'acide, soit sous forme neutre, soit sous forme d'un sel avec un métal. La forme la plus re- cherchée actuellement est le sel d'un acide, en particulier le chlorhydrate.
On peut séparer l'auréomycine de la solution sous forme de chlorhydrate par addition de suffisamment d'acide chlorhydrique à cette solution clarifiée pour provoquer la formation de chlorhydrate d'auréomycine. On peut ajouter la quantité suffisante d'acide chlorhydrique, soit en se basant sur le cal- cul, soit plus commodément, de façon à augmenter l'acidité en abaissant le pH à une valeur inférieure à 3 environo L'auréomycine est alors présente sous forme du chlorhydrate d'auréomycine qui cristallise. Si on utilise l'eau elle-même comme solvant, l'addition de l'acide et le refroidissement provoquent l'insolubilisation de la matière et sa séparation en cristaux de chlorhydrate d'auréomycine.
Il est normalement désirable de laisser reposer la matière pendant 8 à 24 heures environ pour assurer la précipitation com- plète de l'auréomycine 'sous forme du chlorhydrate. Le méthanol ou un des alcoxy-éthanols inférieurs donne des rendements particulièrement bons en un produit pur.
Pour la récupération d'auréomycine neutre, il est possible d'a- jouter suffisamment d'acide pour abaisser le pH jusqu'au voisinage de 5 à
7, de préférence environ 6, point auquel se forme dans la solution l'auréo- mycine neutre que l'on peut en séparera Bien qu'on puisse utiliser n'impor- te lequel des solvants précités pour la récupération de cette auréomycine neutre, le méthanol et les cellosolves donnent des solutions qui, par neutra- lisation partielle de façon à former l'auréomycine neutre, provoquent la sé- paration de l'auréomycine neutre sous une forme que l'on sépare plus faci- lement du solvant..,
Pour la récupération des sels métalliques, tels que ceux de potassium ou de sodium, il est possible d'ajouter, en plus des solvants organiques, de l'eau,
et de provoquer la diminution de solubilité et la pré- cipitation de l'auréomycine sous forme de son sel de sodium ou de potassium.
Pour la production industrielle cependant, on préfère normalement utiliser un solvant organique tel que le méthanol pour la récupération du sel de so- dium ou de potassium, plutôt que l'eau seuleo
Dans la récupération, l'acide utilisé est normalement le chlor- hydrique, bien qu'on puisse utiliser commodément d'autres acides et une solution aqueuse de l'acide. On obtient, en utilisant les acides respectifs, des sels d'acide autres que le chlorhydrique., mais thérapeutiquement on pré- fère l'halohydrateo Les halohydrates cristallisent beaucoup plus facilemento
Après la séparation de l'auréomycine sous forme du sel désiré, il convient de la laver pour éliminer le solvant et toutes les impuretés se- lon les procédés de cristallisation ordinaires.
Il n'est pas nécessaire que le solvant soit le même que celui dans lequel on a dissous initialement
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l'auréomycine; mais pour simplifier les problèmes de récupération de sol- vant il est plus commode d'utiliser le même solvant. Il convient de laver les cristaux tels qu'on les recueille, d'abord avec le solvant avec lequel ils se sont formés initialement, puis avec une petite quantité d'eau, puis avec de l'alcool, bien que l'ordre ne soit pas important. L'eau tend à éli- miner tous les sels pouvant être présents, tels que ceux d'ammoniaque ou des amines qui ont pu se former simultanément avec les sels d'auréomycine désirés. On sèche ensuite la matière pour l'utiliser.
Les exemples suivants décrivent plus spécialement certains mo- des de réalisation de l'invention.
EXEMPLE 1 -
On met en suspension 2 kilogrammes d'un chlorhydrate brut d'au- réomycine dans 5 litres de 2-éthoxyéthanol à une température de 10 . On ajou- te alors 940 cc (2 équivalents) de triéthylamine. Il se produit une dissolu- tion pratiquement complète et on élimine de la solution le petit volume d'im- puretés insolubles. Le pH de cette solution est de 7,8 mesuré par dilution d'un petit volume de la solution avec un volume égal d'eau et en mesurant le pH de la solution résultante avec une électrode de verre. A la solution claire on ajoute suffisamment d'acide chlorhydrique pour abaisser le pH à 1,5.1470 ce d'acide 6N sont nécessaires.
Après repos pendant 4 heures à la température ambiante, puis jusqu'au lendemain dans un réfrigérateur à 4 (15 heures), la suspension de cristaux est filtrée, lavée avec de la cello- solve, de l'eau et de l'alcool éthylique, et séchée dans le vide. On obtient ainsi un rendement de 1,54 kilo de cristaux jaunes clairs. La puissance de la matière de départ est de 850 grammes par milligramme et celle du produit recristallisé est de 970 grammes par milligramme, (oL ) 20 = - 240 (C =
D 0,5% dans l'eau). La matière donne à l'analyse :
Carbone 51,3 %
Hydrogène 4,9 %
Azote 7,5 %
Chlore 13,4%
EXEMPLE 2 - .
On prépare une suspension de 100 grammes de chlorhydrate brut d'auréomycine, ayant une puissance de 790 grammes par milligramme, dans 600 cc d'éthanol anhydre que l'on refroidit à 4 et on provoque la dissolu- tion par addition de 54,4 cc (2 équivalents) de triéthylamine. On élimine par filtration les impuretés insolubles et on acidifie le filtrat clair jusqu'à un pH de 1,5 par addition de 65 cc d'acide chlorhydrique 6N.
On agite le mélange pendant une heure et on le laisse reposer pendant 5 heures à la température ambiante et pendant 9 heures à 4 , après quoi les cristaux sont filtrés, lavés deux fois à l'éthanol, une fois à l'eau et séchés. On obtient ainsi un rendement de 65,5 grammes de chlorhydrate d'auréomycine de nature cristalline jaune clair donnant, aux essais, une puissance de 995 grammes par milligramme.
EXEMPLE 3 -
On prépare une suspension de 25 grammes de chlorhydrate d'auréo- mycine dans 150 cc de méthanol sec. On refroidit le* mélange à 4 et on y a- joute lentement en agitant 7 cc de triéthylamine. Après dissolution pratique- ment complète, on ajoute une petite quantité d'un adjuvant de filtration et on filtre la matière. Au filtrat clair on ajoute un total de 12 cc d'acide chlorhydrique 6N qui abaisse le pH du mélange à 1,5 et provoque la cristal- lisation de l'auréomycine sous forme du chlorhydrate. On laisse reposer la matière jusqu'à ce que la cristallisation soit complète, on recueille les cristaux par filtration, on les lave une fois avec du méthanol, de l'eau et de l'alcool éthylique anhydre, puis on les sèche.
On obtient un rendement
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Les bases alcalines telles que la soude, la potasse, etc.. sont très satisfaisantes pour le contrôle du pH des sels d'acide ou de l'auréomy- cine neutre ; en raison de la nécessité d'un contrôle précis du pH, et du fait que ces bases sont très fortes, il est facilement possible d'obtenir une suralcalinité locale ou de dépasser le pH trop loin du côté alcalin, ce qui peut provoquer la décomposition de l'auréomycine. Il est par conséquent préférable d'utiliser des basses plus faibles, en particulier les bases azo- tées, telles que l'ammoniaque ou diverses amines.
Ces matières, la triéthyl- amine par exemple, sont facilement disponibles, bon marché et on peut rapi- dement et facilement les ajouter sans risquer une suralcalinisation locale ou sans surveillance soignée et difficile du pH de la solution pour éviter que ce pH n'atteigne un point trop bas ou trop élevé. On peut presque consi- dérer comme une action de tamponnage la conservation de l'alcalinité dans le domaine considéré comme le plus souhaitable dans le but envisagé pour l'invention.
Beaucoup des impuretés sont relativement insolubles dans cette solution alcalinisée et on peut les éliminer par filtration ; de matières, en particulier les corps colorés présents, peuvent être absorbés sur du charbon de bois ou une terre à diatomées. On a trouvé très satisfai- sant un charbon de bois activé, tel que celui connu aux Etats-Unis sous la marque commerciale de Darco G-60. On peut recueillir de cette solution alca- linisée l'auréomycine sous la forme désirée en modifiant les caractéristi- ques du système.
Pour obtenir'un sel d'acide, on ajoute suffisamment de l'acide désiré pour déplacer le pH jusqu'à un domaine inférieur à 3 environ. Pour obtenir l'auréomycine neutre, le domaine préféré est compris entre 5 et 7,5 environ, un pH d'environ 6 donnant des résultats particulièrement effica- ces. Pour obtenir l'auréomycine sous forme d'un sel d'un métal alcalin tel que par exemple les sels de sodium ou de potassium, on peut recueillir l'au réomycinè de la solution où elle se forme dans un domaine de pH d'environ 8 à 10. On provoque l'insolubilisation de la forme désirée d'auréomycine par un déplacement du pH combiné avec une modification du système solvant et de la température. Dans le domaine de pH compris entre 3 et 5, on peut obtenir un mélange du sel d'acide et de l'auréomycine neutre.
Dans le do- maine compris entre 7 et 8 environ, on peut obtenir un mélange d'auréomyci- ne neutre et du sel d'un métal alcalin. On peut utiliser ces domaines si on désire des mélanges ou on peut séparer ces mélanges par cristallisation partielle. Naturellement la pureté du produit final dépend partiellement de la pureté de la matière de départ et du degré d'élégance des procédés utilisés pour former la matière de départ.
Les concentrations dépendent partiellement des solvants choi- sis. Parmi les solvants polaires convenables on peut citer des solvants tels que l'alcool méthylique, l'alcool éthylique, les alcools supérieurs, le 2- méthoxyéthanol, le 2-éthoxyéthanol, l'éthylène-chlorhydrine. le dioxane, le carbitol, l'éthylèneglycol, l'alcool benzylique, le nitrométhane, l'acétoni- trile, la propylènechlorhydrine, l'alcool-diacétone, l'acétophénone, l'acé- tate de métbylcellosolve et l'eau, et des mélanges de deux ou plusieurs de ces solvants.
On préfère généralement les cellosolves inférieurs et les al- cools inférieurs, car l'auréomycine présente de meilleures caractéristiques de solubilité dans ces solvants, étant relativement plus soluble du côté basique et moins soluble du côté acide.
L'alcool méthylique et la méthyl- et l'éthyl-cellosolve sont particulièrement efficaces, car on les obtient facilement industriellement, elles sont relativement peu coûteuses et procurent un domaine d'utilisation très satisfaisant. Si pour une raison quelconque on ne dispose pas de ces termes inférieurs ou si pour d'autres raisons industrielles d'autres termes sont désirables, on'peut très efficacement utiliser des termes supérieurs.
L'alcool éthylique et le méthylcarbitol sont parmi les solvants les plus efficaces, bien qu'un peu plus coûteux., Un peu d'eau dans ses solvants dans les limites de miscibilité,est normalement satisfaisante et très utile avec l'éthanol ou le dioxane, en particulier pour la récupération des sels d'a- cide. On peut obtenir d'excellents rendements en auréomycine neutre en
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utilisant du méthanol ou de l'éthylène-chlorhydrine anhydre. On obtient gé- néralement des produits plus purs avec moins de perte en utilisant des sol- vants organiques qu'avec l'eau seule comme solvant. L'inactivation de l'au- réomycine est généralement inférieure s'il y a moins d'eau présente, en par- ticulier aux températures plus élevées ou dans les domaines les plus alca- lins.
Les solubilités sont, parmi les propriétés connues d'une matière, les plus obscures. On trouve fréquemment que, sans raison apparente, de lé- gers changements dans la structure du produit ou du solvant entraînent de grands changements dans les solubilités relatives. Il est particulièrement surprenant, en particulier avec les monoamines et d'autres bases azotées, telles que l'ammoniaque, qu'en neutralisant le groupe acide de l'auréomyci- ne et le radical acide de tout sel pouvant être présent, on augmente dans une mesure remarquable la solubilité de l'auréomycine dans les solvants organiques hydroxydés et éthérés.
Cependant, ce n'est pas un phénomène pré- cis et les quantités d'ammoniaque ou d'amines nécessaires pour la solubili- sation, ainsi que les pH exacts varient dans une certaine mesure avec la concentration et le solvant utilisés.
On peut utiliser comme matière de départ l'auréomycine neutre à la place d'un sel d'acide, auquel cas une quantité inférieure de la base est nécessaire pour une solubilisation effective. La quantité de base à u- tiliser peut être déterminée, soit à partir de la pureté et de la quantité d'auréomycine utilisée, soit par une mesure réelle du pH existant. Pour la détermination du pH de solutions non-aqueuses, le terme pH perd une grande partie de sa signification. Mais comme grandeur utilisable pratiquement, on trouve qu'en diluant un solvant par un volume égal d'eau, puis en mesu- rant le pH de la couche aqueuse, si elle n'est pas miscible, ou du mélange, si elle est miscible, avec une électrode de verre standard, on obtient une valeur de pH. Quand on utilise un solvant non-aqueux, la valeur obtenue de cette façon est désignée comme pH de la solution.
Les amines sont plus désirables que les bases métalliques. 11 est désirable d'utiliser une amine non toxique et de préférence à bas poids moléculaire et à bas prix, de façon à réduire au minimum la dépense néces- saire, la quantité et la nécessité d'une élimination complète de l'amine.
On peut considérer l'ammoniaque comme le premier terme de la famille des amines ou bases azotées, dans lequel aucun des hydrogènes n'est substitué par des radicaux organiques; et en raison de ce fait on peut en utiliser une moins grande quantité pour la neutralisation. De plus, l'ammoniaque est relativement non toxique et si on laisse demeurer l'ammoniaque sous forme d'une halogénure d'ammonium, c'est un diluant inoffensif de l'auréomy- cine finale recueillie.
La triéthylamine est particulièrement utile, car on l'obtient facilement dans l'industrie; elle a un poids moléculaire relativement bas et elle est généralement très utile, car elle provoque une solubilisation rapide et on la manipule facilement. D'autres amines, telles que la diéthyl- amine, la tri-n-butylamine, la cyclohexylamine, la morpholine, la di-n-pro- pylamine, la béta-phényl-éthylamine, l'éthanolamine, l'isoamylamine, l'éthyl- morpholine, la diméthylbenzylamine, la 2-aminopyridine, l'isobutylamine, la dicyclohexylamine, la diéthanolamine, la triéthanolamine, le béta-diéthyl- aminoéthanol et la triméthylamine, et des mélanges de ces bases convenables donnent des résultats satisfaisants, bien que les frais de récupération ou leur rareté les rendent moins désirables du point de vue commercial.
En général, les amines présentant une constante d'ionisation de la-7 ou plus forte (en tant que bases) sont satisfaisantes. Celles présen- tant une constance d'ionisation de 10-6 ou plus fortes sont meilleures, car elles opèrent plus rapidement et assurent une solubilité supérieureo
Il est désirable que la solution soit très voisine de la neutra- lité, car l'auréomycine est sujette à la décomposition si on la laisse de- venir trop basique, en particulier en présence d'eau ou à chaud. Avec l'ammo- niaque, la triéthylamine, etc.. la faiblesse naturelle de la base sert à
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de 16,6 grammes de chlorhydrate d'auréomycine qui donne, aux essais, une puissance de 944 grammes par milligramme au lieu des 820 grammes par mil- ligramme de la matière de départ.
EXEMPLE 4 -
On traite par 9,6 cc de di-n-butylamine une suspension agitée de 15 grammes d'auréomycine dans 60 cc de 2-éthoxyéthanol. On filtre la solution résultante, puis on l'acidifie avec 13,5 cc d'acide chlorhydrique 6N. On laisse reposer le mélange jusqu'au lendemain dans un endroit frais et on en sépare le chlorhydrate d'auréomycine. On obtient un rendement de 11,6 grammes d'un produit jaune clair donnant, aux essais, une puissance de 1000 grammes par milligramme.
EXEMPLE 5 -
On agite et on traite par 8,5 cc de morpholine une suspension de 25 grammes de chlorhydrate d'auréomycine donnant, aux essais une puis- sance de 850 grammes par mg dans 110 ce de 2-éthoxy-éthanol. Après filtra- tion pour éliminer les impuretés insolubles, on acidifie le filtrat avec de l'acide cblorhydrique concentré jusqu'à un pH de 0,8. Après repos jus- qu'au lendemain à la température ambiante la récupération des cristaux fournit 17,5 grammes de chlorhydrate d'auréomycine jaune clair finement cristallisée donnant, aux essais, une puissance de 930 grammes par mg.
EXEMPLE 6 -
On ajoute 1 gramme de chlorhydrate d'auréomycine à 10 cc de 2-méthoxy-éthanol. On y ajoute 2 équivalents (0,54 cc) de triéthylamine provoquant ainsi la dissolution. On filtre la solution à travers un fil- tre en verre fritté pour être sûr d'éliminer tous les produits insolubles, et au filtrat clair on ajoute 0,77 cc d'acide chlorhydrique 6N. On agite le mélange et on le refroidit jusqu'à cristallisation complète. (On laisse le mélange dans une glacière pendant 24 heures pour assurer une cristalli- sation complète).
On sépare les cristaux et on les lave, d'abord à la méthyl cellosolve,puis avec une petite quantité d'eau pour assurer l'élimination de tout chlorhydrate de triéthylamine ou de toutes autres impuretés solu- bles dans l'eau, puis à l'éthanol. On obtient une récupération de 73 % par rapport à la quantité initiale d'auréomycine.
On répète le processus précédent en utilisant d'autres solvants que le méthoxy-éthanol. Avec le méthylcarbitol, on obtient un rendement de 49 %. Avec le 1,4-dioxane, on obtient un rendement de 46 %. Avec l'éthylè- ne-glycol, on obtient un rendement de 35 %. Avec l'alcool benzylique, on obtient un rendement de 70 %. Avec le dioxane auquel on ajoute 10 % d'eau, on obtient un rendement de 40 %.
EXEMPLE 7 -
On ajoute 25 grammes de chlorhydrate d'auréomycine à un mélange de 100 cc d'éthylène-chlorhydrine et de 6 cc de triéthylamine (un équivalent), On fait passer la matière à travers un filtre en verre fritté pour éliminer tous les produits insolubles et au filtrat clair on ajoute 10,6 cc d'acide chlorhydrique 6N. On refroidit le mélange et les cristaux s'en séparant; on les lave une fois à l'éthylène-chlorhydrine, puis à l'eau, puis à l'éthanol.
On obtient ainsi un rendement de 14 grammes de chlorhydrate d'auréomycine.
EXEMPLE 8 -
A 8 cc d'éthanol contenant 10 % d'eau on ajoute 1 gramme d'auréo- mycine sous forme de la base libre. On élève le pH à une valeur comprise entre 7,5 et 8 par addition de triéthylamine. On y ajoute environ 1/4 de gramme de charbon décolorant (Darco G-60)-et on filtre la matière. On abais- se le pH du filtrat à 1,5 avec de l'acide chlorhydrique 6N. On l'agite et on le refroidit, on le filtre et on lave les cristaux. On obtient ainsi un rendement de 78,1 % d'auréomycine sous forme du chlorhydrate.
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EXEMPLE 9 -
On ajoute 1 gramme d'auréomycine sous forme de la base libre à 4 ce de 2-éthoxy-éthanol et on provoque la dissolution en ajoutant suffisam- ment de triéthylamine pour élever le pH à une valeur comprise entre 7,5 et 8. On ajoute du charbon de bois décolorant, on filtre la matière et on ajou- te de l'acide chlorhydrique 6N jusqu'à atteindre un pH de 1,5. On refroidit la solution résultante, on la filtre, on lave les cristaux de chlorhydrate d'auréomycine au 2-éthoxy-éthanol, puis à l'eau, puis à l'éthanol. On ob- tient ainsi un rendement de 76,3 %.
EXEMPLE 10 -
On prépare un mélange de 25 grammes d'un chlorhydraté d'auréo- mycine brut donnant, à l'analyse, une puissance de 870 microgrammes par mil- ligramme, dans 200 ce d'éthanol et on y ajoute 6,5 ce d'ammoniaque aqueux à 28 %. On refroidit le mélange à 10 , puis on filtre la solution pour éli- miner toutes les impuretés insolubles. A la solution on ajoute alors 8,1 cc d'acide chlorhydrique concentré et on lui permet de vieillir à la tempéra- ture ambiante pendant 28 heures. On filtre alors les cristaux présents, on les lave une fois à la cellosolve, une fois à l'eau, puis à l'alcool et on les sèche sous vide. On obtient ainsi un rendement de 19,9 grammes de chlor- hydrate purifié donnant, à l'analyse une puissance de 985 microgrammes par mg.
EXEMPLE 11-
A 1 gramme de sulfate d'auréomycine amorphe on ajoute suffisam- ment de triéthylamine pour provoquer la dissolution à un pH égal à 8 dans 10 cc de 2-éthoxy-éthanol. On agitele mélange on le filtre pour le clari- fier et on y ajoute 2 équivalents d'acide chlorhydrique. On sépare le pré- cipité résultant de chlorhydrate d'auréomécyne, on le lave une fois au 2- éthoxy-éthanol, puis à l'eau, puis à nouveau au 2-éthoxy-éthanol, pour ob- tenir ainsi une auréomycine cristallisée sous forme de chlorhydrate.
EXEMPLE 12 -
A un gramme de chlorhydrate d'auréomycine on ajoute 10 cc de 2-éthoxyéthanol contenant 2 équivalents de triéthylamine. On agite le mé- lange'jusqu'à dissolution et on élimine toutes les impuretés par filtration.
A la solution claire résultante on ajoute de l'acide bromhydrique jusqu'à l'obtention d'un pH de 1,5. On sépare par filtration de bromhydrate d'au- réomycine résultant, on le lave une fois au 2-méthoxyéthanol, puis à l'eau, puis à l'alcool éthylique.
EXEMPLE 13 -
On met en suspension 25,9 grammes de chlorhydrate d'auréomycine dans 250 ce de méthanol et on effectue la dissolution en ajoutant 10,5 ce d'ammoniaque méthanolique contenant 2 équivalents d'ammoniaque, puis on filtre. On acidifie le filtrat avec deux équivalents d'acide chlorhydrique méthanolique. On sépare les cristaux formés, on les lave à l'eau, puis au méthanol, puis on les sèche. On obtient un rendement de 17 grammes de chlor- hydrate d'auréomycine purifié. On répète ce procédé en utilisant de l'ammo- niac gazeux au lieu d'ammoniaque méthanolique, en effectuant l'addition avec soin, et l'on trouve des résultats sensiblement identiques.
EXEMPLE 14 -
On dissout 25 grammes d'auréomycine sous forme de chlorhydrate dans 100 cc d'eau à l'aide de 20,4 cc de triéthylamine. On ajoute 2,5 gram- mes de charbon décolorant ; élimine les produits insolubles et on ajoute 24,2 cc d'acide chlorhydrique 6N. On agite le mélange pendant 3 heures à la température ambiante, puis on le refroidit pendant 2 heures pour assurer une précipitation complète. On sépare par filtration de la solution les cristaux de chlorhydrate d'auréomycine ainsi formés, on les lave une fois
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à l'eau, puis à l'alcool éthylique, et on les laisse sécher. On obtient un rendement de 15 grammes d'auréomycine donnant, à l'analyse, une puissance de 990 grammes par cc. Les cristaux sont de couleur brune.
EXEMPLE 15- -
On met en suspension 1 kg de chlorhydrate d'auréomycine brut dans 4 litres de 2-éthoxy-éthanol à une température de 10 et on y ajoute deux équivalents d'ammoniaque aqueux à 28 %, ce qui élève le pH à approxi- mativement 7,8. On élimine les impuretés insolubles par centrifugation et on ajoute à la solution claire suffisamment d'acide chlorhydrique concen- tré pour abaisser le pH à 1,5. On agite le mélange et on le laisse reposer jusqu'au lendemain, puis on le filtre, on lave les cristaux une fois au 2- éthoxy-éthanol, puis à l'eau, puis à l'alcool éthylique, puis on les sèche sous vide. On obtient ainsi 812 grammes d'un chlorhydrate d'auréomycine cristallisé jaune clair.
EXEMPLE 16 -
On met en suspension 100 grammes d'un chlorhydrate d'auréomy- cine brut dans 500 cc de 2-éthoxy-éthanol. On y ajoute 35,8 cc d'une solu- tion de soude 10,8 N et on agite le mélange jusqu'à dissolution. On élimine toutes les impuretés insolubles par filtration et au filtrat clair on ajoute 100 ce d'eau distillée. On abandonne le mélange, tout en l'agitant pendant une demi heure à la température ambiante, puis on le place jusqu'au lende- main dans un endroit frais. Il se forme un précipité jaune orange que l'on filtre que l'on lave deux fois avec un mélange de lavage eau-cellosolve dans les proportions 6 : 1 et une fois à l'éthanol anhydre.
On sèche les cristaux ainsi formés sur du pentoxyde de phosphore et on obtient ainsi un rendement de 62 grammes de cristaux jaune orange du sel de sodium de l'auréo- mycine, donnant aux essais standard, 890 microgrammes par mg. Le sel de so- dium est hygroscopique et on doit le garder au sec pour éviter qu'il n'ab- sorbe une quantité indésirable d'eauo
EXEMPLE 17 -
On met en suspension 60 grammes d'auréomycine de sodium rela- tivement sèche, donnant un essai de 890 microgrammes par milligramme dans 300 cc de 2-éthoxy-éthanol. A la suspension on ajoute 18,1 cc d'acide chlor- hydrique 6,8N et on obtient ainsi une solution qui, diluée avec une quanti- té égale d'eau, présente un pH de 6,75. A la solution on ajoute 800 cc d'eau distillée en agitant pendant une période d'une heure.
On trouve que le pH est égal à 7,7 et ];-'on ajoute à 7 avec 3 cc diacide chlorhydriqueo On refroi- dit le mélange pendant 2 heures, on élimine les cristaux formés par filtration et on les lave trois fois avec de l'eau. On sèche les cristaux à la tempéra- ture ambiante sur du pentoxyde de phosphore pendant 12 heures et on obtient ainsi un rendement de 39,1 grammes d'auréomycine neutre donnant, aux essais, une puissance de 1100 microgrammes par mg. Ceci représente une récupération de 81 % de Inactivité de l'auréomycine.
EXEMPLE 18 -
On prépare une suspension de 30 grammes de chlorhydrate d'auréo- mycine brut et de 150 ce de 2-éthoxy-éthanol. A cette suspension on ajoute suffisamment d'une solution de soude ION pour élever le pH à 8,5. On agite rapidement le mélange pour éviter toute suralcalinisation locale et l'on prend soin de s'assurer que la quantité totale de l'élément caustique est ajoutée sur une courte période de tempso La solution est relativement clai- reo On y ajoute 1 gramme de charbon décolorant, on agite le mélange, on le laisse reposere puis on le filtre. On élimine ainsi la plus grande 'partie de la couleur et des impuretés.
A 50 cc de ce filtrat clair on ajoute un volume égal d'eau, on refroidit le mélange en agitant et on le laisse reposer jusqu'au lendemain dans une pièce froide. On sépare alors par filtration le sel de sodium de l'auréomycine qui a ainsi précipitéo On lave le sel de sodium une fois à
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l'alcool éthylique, puis à l'éther et on le sèche. On obtient une matière jaune pâle sèche. ent matière EXEMPLE 19 -
A une seconde fraction de 50 ce du filtrat obtenu à l'exemple 18 on ajoute suffisamment d'acide chlorhydrique pour abaisser le pH à 6. On agite le mélange, puis on lui ajoute 50 ce d'eau distillée et on le laisse reposer jusqu'au lendemain dans un réfrigérateur à 4 , ce qui provoque la formation de cristaux.
On sépare par filtration l'auréomycine neutre ainsi cristallisée, on la lave une fois à l'eau, une fois à l'alcool éthylique, puis on la laisse sécher. On obtient ainsi une auréomycine neutre cristal- lisée jaunâtre pâle.
EXEMPLE 20 -
A la troisième fraction de 50 cc du filtrat de l'exemple 18, on ajoute suffisamment d'acide chlorhydrique éthanolique pour abaisser le pH à approximativement 1,5. On laisse reposer le mélange jusqu'au lendemain dans une pièce froide et on sépare les cristaux de chlorhydrate d'auréomycine ain- si obtenus, on les lave à l'éthanol anhydre et on les sècheo On obtient ain- si une forme de chlorhydrate d'auréomycine cristallisée jaune très pâle. U- ne seconde récolte de cristaux de chlorhydrate d'auréomycine est obtenue par addition d'acide jusqu'à un pH de 0,5 et repos dans une pièce froide pendant 48 heures supplémentaires.
EXEMPLE 21.
On met en suspension 50 grammes d'auréomycine neutre dans 250 ce de 2-éthoxy-éthanol. On ajoute suffisamment de soude 10 N pour élever le pH à 7,5. On chauffe le mélange à environ 40 pour hâter la dissolution. On sépare par filtration la solution de toutes impuretés insolubles et on ajou- te 250 cc d'eau au filtrat. L'auréomycine base libre, ou neutre, cristallise rapidement. On recueille par filtration les longues aiguilles jaunes d'auréo- mycine neutre, on les lave avec une solution à 1 1 de 2-éthoxy-éthanol dans l'eau, puis à l'alcool éthylique, puis à l'éther et on les sèche. On recueille un total de 35,3 grammes d'auréomycine sous forme d'auréomycine neutre d'une puissance de 950 microgrammes par mg.
EXEMPLE 22.
A 25 grammes de chlorhydrate d'auréomycine on ajoute 200 cc de méthanol et 6,4 cc de triéthylamine, et on agite le mélange résultant pour obtenir une solution présentant un pH de 5,030 On sépare les produits inso- lubles par filtration et on lave la matière filtrée à l'aide de 25 cc de mé- thanol frais. A la solution on ajoute 33 ce d'eau pendant une période de 15 minutes en agitant constamment et on précipite ainsi l'auréomycine neutre.
On continue l'agitation pendant une heure supplémentaire et on conserve la matière à 4 jusqu'au lendemain. On filtre l'auréomycine neutre, on la lave 2 fois avec 25 cc de méthanol à 85 % et on la sèche sous vide. On obtient u- ne récupération de 90 % d'auréomycine, calculée par rapport à la pureté entrant en jeu. La matière résultante donne, à l'analyse, une puissance de 1030 mi- crogrammes par mg en utilisant une matière de départ de 850 microgrammes par mg.
EXEMPLE 23.
A 275 g de chlorhydrate d'auréomycine, on ajoute 2200 ce de mé- thanol anhydre et 72 ce de triéthylamineo On agite soigneusement le mélange et on lui trouve un pH de 5,3. On élimine les produits insolubles par fil- tration et on les lave avec 180 ce de méthanol. Le liquide de lavage étant ajouté au filtrat. Le volume final de la solution est de 2540 ce. A celui- ci on ajoute 20 % en volume d'eau distillée on agite le mélange, on le lais- se reposer pendant 16 heures à 4 et on filtre l'auréomycine neutre ainsi précipitée, on la lave deux fois avec 250 ce de méthanol à 80 % et on la
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sèche sous vide.
On obtient ainsi un rendement de 95 % par rapport à l'au- réomycine totale initialement présente et on trouve que la matière finale présente, à l'analyse, une puissance de 970 microgrammes par mg.
EXEMPLE 24.
On met en suspension 25 grammes de chlorhydrate d'auréomycine brute dans 200 cc de méthanol. On ajoute le pH 5,71 avec 6 cc d'éthyl-mor- pholineo On filtre la solution et on lave le tampon de filtration avec 25 ce de méthanol. On précipite l'auréomycine par addition de 30 cc d'eau en agitant. Après repos pendant 16 heures,on filtre l'auréomycine, on la la- ve deux fois avec 20 cc de méthanol à 80 %, on la sèche sous vide. On ob- tient ainsi un rendement de 87 % d'une matière présentant, à l'analyse, u- ne puissance de 1010 microgrammes par mg d'auréomycine neutre. Le poids du produit est de 19,8 grammes.
EXEMPLE 25.
On prépare une suspension contenant 36 grammes de chlorhydrate d'auréomycine neutre de couleur brunâtre en la mettant en suspension dans 180 ce de 2-éthoxy-éthanol, et on la rend alors alcaline à un pH de 8,5 à l'aide de soude 10 N. On filtre la solution et on y ajoute suffisamment d'a- cide chlorhydrique concentré pour abaisser le pH à 1,5, à la suite de quoi le chlorhydrate d'auréomycine se sépare sous forme cristalline. On recueille les cristaux par filtration, on les lave à l'alcool éthylique jusqu'à ce que la liqueur de lavage soit relativement incolore, puis une fois à l'éther, puis on les sèche. On obtient ainsi un rendement de 28 grammes d'un chlorhy- drate d'auréomycine jaune très clair.
EXEMPLE 26.
On met en suspension 100 g de chlorhydrate d'auréomycine sous forme d'une matière brune impure dans 500 ce de 2-méthoxy-éthanol, on provo- que la dissolution par l'addition de 30 cc de soude 10 No On ajoute l'élé- ment caustique en agitant très rapidement de sorte qu'il ne se produit pas de suralcalinisation localeo On y ajoute 1 gramme de charbon de colorant et on filtre la solution. On ajoute au filtrat., en agitant, 25 ce diacide chlor- hydrique concentré, on laisse reposer la solution jusqu'au lendemain dans une pièce froide et on recueille les cristaux par filtration. On lave les cristaux à l'aide de 250 ce d'alcool éthylique, puis à l'éther, puis on les sèche. On obtient ainsi 80 grammes d'un chlorhydrate d'auréomycine jaune clair.
EXEMPLE 270
On met en suspension 1 gramme de chlorhydrate d'auréomycine dans 10 cc de 2-méthoxy-éthanolo On rend la solution alcaline par addition de méthylate de sodium dans du méthanol jusqu'à l'obtention d'un pH d'appro- ximativement 9, on filtre la solution et on ajoute de l'acide chlorhydrique 12 N jusqu'à l'obtention d'un pH de 1,5. On refroidit jusqu'au lendemain la solution et on en sépare les cristaux de chlorhydrate d'auréomycine, on les lave avec du méthanol et on les sècheo
EXEMPLE 280
On met en suspension 260 g de chlorhydrate d'auréomycine dans 1250 cc de 2-éthoxy-éthanol, on alcalinise la suspension jusqu'à l'obtention d'un pH d'environ 8 à l'aide de soude 10 N et on filtre la solution résul- tante.
Au filtrat on ajoute 250 cc d'eau et 100 ce d'acide chlorhydrique .concentrée On agite rapidement le mélange,puis on le laisse refroidir jus- qu'au lendemain dans une pièce froide on sépare les cristaux par filtration, puis on les lave à l'alcool éthylique, à l'éther, et on les sèche. On obtient ainsi un rendement de 222 grammes, soit 88,8 % d'un chlorhydrate d'auréomy- cine jaune pâle.
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EXEMPLE 29.
On ajuste une suspension de 100 grammes de chlorhydrate d'auréo- mycine brut dans 500 cc de 2-éthoxy-éthanol à un pH de 8,65 à l'aide de po- tasse 10 N. On y ajoute 3 grammes de terre à diatomées, on agite la solu- tion, puis on la filtre et on lave le gâteau avec un petit volume de 2-étho- xy-éthanol. Au filtrat on ajoute 100 cc d'eau distillée et on ajoute le pH à 1,3 à L'aide d'acide chlorhydrique 6 N. On laisse vieillir les cristaux ainsi formés jusqu'au lendemain à 4 , on les sépare par filtration, puis on les lave à l'aide de 2-éthoxy-éthanol, d'eau et d'alcool 2B anhydre (l'alcool 2B est un alcool éthylique auquel on a ajouté 2 % de benzène comme dénatu= rant).
On obtient 81 grammes de cristaux jaune clair qui donnent, à l'es- sai par le procédé fluorométrique, une puissance de 1030 microgrammes par mg. la matière de départ donnant une puissance de 930 microgrammes par mg par le même procédé.
Il est évident que l'on peut envisager de nombreuses modifica- tions dans lesquelles interviennent de légers changements de température, pression, concentration, etc.. aussi bien que de petites modifications mé- caniques telles, que des centrifugations ou des décantations à la place des filtrations sans sortir du cadre de l'invention.
REVENDICATIONS.
1. Procédé de récupération de formes thérapeutiquement effica- ces d'auréomycine sous forme purifiée à partir de matières contenant de l'auréomycine, caractérisé en ce qu'on forme une solution de la matière contenant l'auréomycine à un pH compris entre 5 et 10 environ, on sépare toutes les impuretés insolubles et, si on le désire, on traite la solution à l'aide d'un agent décolorant, on transforme le système solvant-produit en un système dans lequel la forme thérapeutiquement efficace désirée de l'auréomycine est moins soluble, pour produire un précipité de celle-ci, et l'on recueille la forme précipitée résultante d'auréomycine.