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ROTTWEILER KUNSTSEIDEFABRIK A.G., résidant à ROTTWEIL a. N.
(Allemagne) .
REGULATEUR AUTOMATIQUE DE LA TENSION DU FIL POUR BOBINOIRS A FIL CROISE.
Dans le bobinage de fils lisses, par exemple des fils de soie artificielle de nature quelconque de haut titre sur de grandes bobines croisées avec un poids d'enroulement de plus de 4 kg, il se produit des difficultés en ce sens que la tension du fil ne peut pas être maintenue avec une précision suffisante par l'emploi des freins ordinaires pour le fil. De trop hautes tensions du fil provoquent une poussée des couches intérieures de l'enroulement vers l'extérieur contre les faces frontales ou d'extrémi- té de la bobine lorsque ces couches intérieures ont été bobinées avec une tension moindre que les couches extérieures ou avec la même tension que celles-ci. En particulier, ce défaut se produit dans les machines qui tra- vaillent avec un nombre de tours constant des bobines d'envidage.
De nombreux modes de réalisation de dispositifs destinés à don- ner une certaine tension au fil dans les bobinoirs à fil croisé sont connus et en usage. Dans de nombreux cas, on fait passer le fil entre deux disques qui sont pressés l'un contre l'autre par des ressorts avec une certaine for- ce réglable. Des disques de frein de ce genre ont aussi déjà été reliés en- tre eux par des leviers articulés, de telle sorte que le fil guidé autour des extrémités des leviers exerce sur le système de leviers une certaine pression, qui, lorsqu'elle croît, a pour effet de desserrer les disques de frein par'suite de la tension croissante du fil (brevet allemand 257215).
Avec ce dispositif, on peut certes réduire spontanément l'aug- mentation de tension produite par exemple par l'accumulation d'impuretés entre les disques de frein. En revanche,la tension du fil ne peut pas être ajustée d'une manière continue et d'une certaine quantité voulue à l'aug- mentation de grosseur de la bobine.
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Dans un autre dispositif (brevet allemand 597.635), la tension du fil est abaissée d'une manière continue à mesure que la longueur du fil enroulé sur la bobine augmente, grâce à ce que le support du guide-fil qui s'écarte de plus en plus de l'axe de la bobine à mesure que l'épaisseur de l'enroulement de fil sur la bobine croît, transmet ce mouvement par un sys- tème de leviers au ressort qui- presse les deux disques de frein l'un contre l'autre, ces disques étant en même temps mis en rotation lente par un méca- nisme réducteur de vitesse actionné par la machine. De la sorte, on évite une usure inégale des disques de frein et l'accumulation d'impuretés.
Ce dispo- sitif permet, il est vrai, de régler la tension fondamentale du fil et son ajustement à l'accroissement de l'épaisseur de l'enroulement, mais dans la pratique à cette tension fondamentale se superpose toujours d'autres varia- tions de la tension, le plus souvent de très courte durée, qui ne sont pas dues uniquement à des impuretés accumulées sur les disques de frein, mais qui peuvent avoir leur cause dans l'enroulement de la bobine délivreuse et dans le guidage du fil jusqu'aux disques de frein. Le dispositif décrit ci- avant n'offre aucune protection contre ces variations de tension, le plus souvent rétrogrades.
Avec le dispositif décrit ci-après, ces inconvénients sont com- plètement évités et même sur des machines à nombre de tours constant des broches on obtient des bobines à enroulement irréprochable de poids élevé.
On a en effet constaté, selon l'invention, que la tension du fil peut être très bien maintenue dans les limites désirées ou réglée à l'aide d'un dis- positif additionnel relativement simple
Le dispositif additionnel consiste essentiellement en un rouleau ou galet tâteur qui, en étant chargé par les fils, charge ou décharge plus ou moins le frein. Le rouleau tâteur est monté non seulement de manière qu' il soit capable de maintenir la tension du fil à une hauteur fixée d'avance et cela - en contraste avec les dispositifs antérieurs - de manière régla- ble dans de larges limites d'une façon continue (sans étages), mais encore qu'il permette de faire varier cette tension en fonction de l'accroissement du diamètre de la bobine.
La tension du fil conjuguée avec chaque diamètre de bobine est ainsi maintenue.Ainsi, il est possible, par exemple, d'exclu- re des tensions qui proviennent du ballon de la bobine qui se dévide.
Le dispositif va être décrit ci-après en détail à l'aide du des- sin ci-annexé.
Le fil (1) est conduit de la manière usuelle en passant par un guide-fil (2) et un frein (3). Il est conduit ensuite autour ou par-dessus le rouleau de renvoi (4) vers le rouleau ou galet tâteur (5) et de celui-ci en passant sur le rouleau (6) vers le guide-fil de changement (7), où il est enroulé sur la bobine (8).Le rouleau (5) est fixé sur un levier (14) qui est maintenu sur le bâti de la machine par une articulation (15).La liai- son articulée du levier (14) avec le levier d'angle (17) transmet, par l'en- tremise d'une biellette ou pièce intermédiaire (16), le mouvement du rouleau (5) à la tige (18), qui est montée dans le frein de fil (3) de manière qu' elle y soit mobile dans le sens longitudinal.
La tige (18) porte, à son ex- trémité extérieure, un écrou (2), qui exerce une pression contre le ressort à boudin (19). Ce ressort à boudin exerce une pression contre les disques de frein (3). Si, pour une raison quelconque, la tension du fil augmente, le fil tire le rouleau tâteur (5) vers le haut autour du centre de rotation (15).
Le mouvement est transmis par 16, 17, 18, 20, 19 aux disques de frein (3) de telle sorte que le frein est déchargé, ce qui fait que la tension du fil est à son tour de nouveau réduite.Si, par exemple, la tension du fil diminue trop fortement, les disques de frein sont pressés l'un contre l'autre, ce qui produit une augmentation de la tension du fil.
Pour le réglage de la tension du fil, l'état d'équilibre du levier (14) est d'une importance dé- cisive. Le poids (13) et la force de la pièce intermédiaire (16) provenant du frein agissent à l'encontre de la force avec laquelle le rouleau tâteur (5) est tiré vers le haut.Les forces nécessaires pour actionner le frein
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sont relativement faibles, de sorte que l'état d'équilibre est établi essen- tiellement par les moments du rouleau tâteur (5) et du poids 03) Or, on peut déplacer le poids (13) à l'aide du tâteur 9), qui est fixe 'dans l'arti- culation (10) de manière à pouvoir tourner, et par l'entremise de la pièce de liaison (11) et de l'articulation (12). à mesure que le diamètre de la bobine varie.
Pendant que le diamètre de la bobine croit, le poids (13) s' écarte du rouleau tâteur (5) et se rapproche du point d'appui (15) du le- vier (14) de sorte que l'action du poids (13) sur le rouleau (5) et partant la tension du fil devient plus faible.
Avec ce dispositif, on est parvenu à produire sur un bobinoir construit pour un nombre de tours constant des bobines, des bobines irrépro- chables d'un poids de plus de 9 kg. en fil de soie artificielle très lisse.
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RZ,VE GDICATICN.
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