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La présente Invention concerne de nouveaux colorants du groupe des phtalocyanines solubles dans l'acétone, renfermant des groupes suifonsmidiques dont les atomes d'azote amidiques portent chacun un groupe alcoxyalcoyle de bas poids moléculaire.
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Pour préparer ces colorants du groupe des phtalo- cyanines renfermant des groupes N-alcoxy-alcoylamides d'acide sulfonique, on fait réagir suivant l'invention des alcoxyalcoyl amines de bas poids moléculaire sur des halogénures d'acides phtalocyanine-sulfoniques.
Comme alcoxyalcoylamines de bas poids moléculaire, on envisage, dans ce cas, de préférence celles qui renferment en tout au plus 5 atomes de carbone et parmi ceux-ci au plus deux dans le reste alcoxy. Comme exemples de telles amines, on mentionnera surtout la P-méthoxy-éthylamine, la ss-éthoxy- éthylamine, la y-méthoxy-propylamine et la y-éthoxy-propyl- amine.
Comme sulfohalogénures de phtalocyanines appropriés pour la réaction, on envisage en premier lieu les sulfo- chlorures de la phtalocyanine au cuivre et en second lieu ceux de la phtalocyanine au cobalt et de la phtalocyanine au nickel, ou de la phtalocyanine exempte de métal. Les groupes sulfochlorures peuvent être situés dans les positions 4 et/ou 3, suivant qu'on part, pour leur préparation, de l'acide 4- sultophtalique, ou qu'on introduit les groupes sulfoniques par sulfonation ultérieure ou par sulfochloruration directe de la phtalocyanine.
Dans le cas des phtalocyanines qui sont préparées à partir d'acides dicarboxyliques polynucléaires ou de dinitriles, etc., par exemple à partir de l'acide di- phényl-o-dicarboxylique, les groupes aulfochlorures peuvent
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aussi être situes dans les noyaux externes.Leur nombre peut varier entre 1 et 4 et même être plus élevé dans le cas des phtalocyanines obtenues à partir de matières de départ poly- nucléaires. Ces phtalcoyanines peuvent en outre porter encore d'autres substituants, par' exemple des halogènes.
Suivant le présent procédé, on utilise avec avantage des tétrasulfochlorures de phtalocyanines aussi purs que possible. Ces tétrasulfochlorures de phtalocyanine aussi purs que possible, qui fournissent des résultats particulièrement intéressants, peuvent être préparés par exemple en faisant réagir à chaud (c'est-à-dire à des températures supérieures à 100 par exemple comprises entre 120 et 140 ) des acides phtalocyanine-sulfoniques, ou des phtalocyanines non sulfonées, sur de la chlorhydrine sulfurique, et en traitant le mélange réactionnel par du chlorure de thlonyle avant d'isoler les tétrasulfochlorures de phtalocyanien formés.
Le traitement par du chlorure de thionyle du mélange réactionnel obtenu d'une manière en elle-même connue a lieu, avec avantage, à 85 au plus.Les tétxasulfochlorures formés peuvent alors être isoles du mélange réactionnel d'une manière en elle-même usuelle, par exemple en versant le tout dans un mélange d'eau et de glace.
Suivant ce procédé de préparation, on obtient des chlorures d'acides phtalocyanine-sulfoniques très purs, qui sont particulièrement appropriée pour la réaction suivant
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l'invention sur les alcoxyalcoylamines.
Cette réaction des halogénures d'acides phtalo-
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cyanine-sultoniques sur les alcoxyalcoylamînez de bas poids moléculaire définies ci-dessus est effectuée, de préférence, en milieu aqueux, en présence d'agents capables de lier les acides, comme des hydroxydes de métaux alcalins ou alcalino- terreux, des carbonates de métaux alcalins, l'acétate de sodium, ou des bases tertiaires comme la triéthanolamine ou la pyridine. Le cas échéant, on peut utiliser, pour lier les acides, un excès de l'alcoxyalooylamine employée pour la réaction et qui peut être régénérée de son chlorhydrate de facon à pouvoir être réemployée pour d'autres réactions sur des sulfochlorurea de phtalocyanines.
La température réaction- nelle peut varier dans de très larges limites et l'on opère avantageusement à des températures assez basses, par exemple
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entre 20 et 400. Il est important d'utiliser des sulfoca3orure de phtalocyanine qui sont exempte de groupes pouvant donner des sels, par exemple exempts de groupes sulfoniques non transformés en groupes sulfochlorures et qui sont accessibles par exemple suivant la méthode décrite plus haut.
Les produits obtenus suivant le présent procédé sont nouveaux. Ce sont des phtalocyanine-sulfonamides dont les atomes d'azote amidiques portent des groupes alcoxy- alcoyles de bas poids moléculaire.
Ils sont solubles dans les solvants organiques
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comme les esters et notamment dans l'alcool et dans l'acétone.
Ils sont appropriés pour la teinture de résines naturelles ou synthétiques, de cires, de laques et de masses plastiques, par exemple en éthers et en esters cellulosiques, par exemple pour teindre de la rayonne-acétate lors de son filage, ainsi que pour teindre des polymères naturels ou synthétiques, ou des produits de condensation.
Avec les colorants oonformes à l'invention, on peut teindre par exemple la rayonne acétate, suivant la méthode de'teinture dans la masse de filage, en des nuances bleues vives, solides au chlore et aux gaz de cheminées.
L'invention est décrite plus en détail dans les exemples non limitatifs qui suivent. Dans ces exemples, et sauf Indication contraire, les parties et pourcentages d'en- tendent en poids, et les températures sont indiquées en degrés centigrades.
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Exemple 1.
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Dans 1500 parties de chlorhydr1ne-sulfurlque on introduit en une heure 193 parties de phtalocyanine au cuivre.
Tout'en agitant, on chauffe pendant une heure a 70-75 0 et porte ensuite la température en une heure et demie à 130 - 135 . On agite pendant quatre heures à cette température.
Après refroidissement a 80 on ajoute goutte à goutte, en une heure, 600 parties de chlorure de thionyle et agite ensuite encore pendant une heure a 75 - 800. Après refroidis- sement à température ordinaire, on verse la masse sur de la glace. Le tétrasulfochlorure de la phtalocyanine au cuivre est essoré et lavé à l'eau jusqu'à neutralité.
On délaye la pâte obtenue dans 3000 parties d'eau et, après avoir ajouté 120 parties de y-méthoxy-propylamine et 100 parties de bicarbonate de sodium, on agite pendant 12 heures à 35-40 . On dilue ensuite avec 3000 parties d'eau et sépare par filtration l'amide obtenu. Il constitue une poudre bleue, insoluble dans l'eau, qui se dissout bien dans l'acétone et dans l'alcool et qui teint la rayonne-acétate dans la masse en des nuances bleu verdâtre solides à la lumière et au lavage.
On obtient des produits analogues en faisant réagir le tétrasulfochlorure de la phtalocyanine au cuivre sur de la
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méthoxy-éthy lamine ou de 1'éthoxyréthylamine. On obtient un produit particulièrement bien soluble dans l'alcool par réaction
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sur de la -thoxy-propylamine.
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Exemple 2
Dans 525 parties de chlorhyrine sulfurique, on introduit 89,6 parties de cuprophtalocyanie-44',4",4"'- térasulfonate de sodium. On agite une heure à 70-75 , porte la température à 130-135 0 en une heure et demie, puis maintient, pendant quatre heures à cette température. Apres refroidisse- ment à 70 , on ajoute goutte à goutte, en une heure, 195 parties de chlorure de thionyle et agite pendant 4 heures à 80-85 . On verse alors sur de la glace, sépare le tétra- sulfochlorure par filtration et le lave à l'eau froide jusqu'à neutralité. La réaction sur la méthoxypropylamine a lieu suivant le procédé décrit dans l'exemple 1.
A l'état sec le colorant ainsi obtenu est une poudre bleue, bien soluble dans l'alcool et l'acétone, qui teint la rayonne acétate, dans la masse, en des nuances bleu verdâtre qui sont solides a la lumlère et au lavage.