Mécanisme de réception de feuilles dans les presses à imprimer. Dans un type bien connu de mécanismes de réception des feuilles dans les machines à impri mer dans lesquelles la feuille ne se déplace que dans un sens, du cylindre à la table de ré ception, la feuille imprimée est livrée du cylindre d'impression sur des rubans sans fin se mouvant à une vitesse linéaire égale, ou à peu prés, à la vitesse circonférentielle de de ce cylindre et est transférée, de là, à d'autres rubans sans fin, dits rubans de chariot, portés sur un chariot à mouvement alternatif.
Durant l'une des courses du chariot, les rubans de chariot restent immobiles par rapport au chariot et, lors de l'autre course, ils sont mis en mouvement, par rapport au chariot, à une vitesse telle que la partie de la feuille reposant sur les brins supérieurs reste immobile dans l'espace.
Dans certaines machines, telles par exemple qu'une machine à un seul tour avec la sortie à l'extrémité où se trouve la table d'alimen tation, ou de margeage, il est nécessaire de renverser la direction du mouvement -de la feuille au moyen, par exemple, d'un cylindre receveur ou de sortie afin que ladite feuille puisse être livrée avec le côté imprimé en dessus.
Jusqu'ici, pour appliquer un mécanisme de réception à chariot à rubans à une ma chine de ce genre, on avait l'habitude soit de prévoir des rubans distincts, non attachés au chariot, pour amener la feuille du cylindre receveur au chariot (voir par exemple le brevet suisse no 113b54), soit, dans le cas où l'on fait usage d'un seul jeu de rubans, d'attacher l'une des extrémités des rubans au chariot, ou à un rouleau monté sur celui-ci, et l'autre, à un rouleau monté dans le bâti de la machine.
Ces deux dispositions, qui sont bien con nues des hommes du métier, présentent l'in convénient qu'une partie des rubans se trouve sous les cylindres de la machine et, par conséquent, dans une position où il est très difficile d'y avoir accès.
Le mécanisme selon la présente invention, qui peut être utilisé aussi dans d'autres presses, permet de remédier à cet inconvé nient. Ce mécanisme comprend un chariot à rubans à mouvement alternatif et deux jeux de rubans, les rubans de l'un de ces jeux étant sans fin et portés par des organes allant et venant avec le chariot et étant mis en mouvement, par rapport à ce chariot, lors des mouvements dans un sens de ce dernier, tandis que les rubans du second jeu, sur lesquels les feuilles sont déposées avant d'être livrées au premier jeu de rubans, sont fixe ment attachés, par leurs extrémités, à des extrémités respectivement opposées du chariot à rubans, le tout de façon que tous les ru bans soient accessibles pour un remplacement ou une réparation.
De préférence, le chariot à rubans, auquel un mouvement alternatif est imprimé par tous moyens convenables, porte, à chaque bout, un arbre transversal autour duquel passent des rubans sans fin.
Quant aux autres rubans, ils sont avan tageusement attachés, par chaque extrémité, à des barres s'étendant en travers des deux extrémités du chariot.
Sur le dessin ci-joint, donné à titre d'exemple Fig. 1 est une élévation latérale schéma tique de parties d'une presse lithographique rotative avec une forme d'exécution du mé canisme selon l'invention; Fig. 2 et 3 sont des vues similaires à fig. 1, mais tracées à plus petite échelle que celle-ci, représentant le mécanisme de récep tion dans des positions respectivement diffé rentes, et Fig. 4 est une vue en perspective isomé- trique d'une partie du mécanisme de récep tion, les différents éléments représentés de celui-ci se trouvant dans les mêmes positions que celles qu'ils occupent, respectivement,
à la fig. 1.
Des flèches indiquent, dans toutes ces figures, les directions de mouvement.
A la fig. 1, aussi bien qu'aux fig. 2 et 3: 1 désigne le cylindre d'impression, 2 le cy lindre porte-planche, ou cylindre imprimeur, et 3 le cylindre receveur ou de sortie, qui peuvent être tous de la construction ordinaire et actionnés de la manière usuelle.
4 désigne le chariot à rubans qui est de construction rectangulaire, rigide, compre nant deux fiasques latéraux qui sont eux- mêmes désïgnés par 4 et sont rigidement reliés ensemble, à leurs extrémités arrière, par une barre 41, et, près de leurs extrémités avant, par une barre 411, le tout étant supporté sur des galets 5 roulant sur des rails 6 portés par des supports 7 qui sont assujettis au bâti, ou socle 8 de la machine.
Pour la commodité de la description, or) appellera ici extrémité arrière, celle des extrémités du chariot à rubans 4 qui se trouve à la gauche de ces figures pour la distinguer de l'extrémité opposée, ou extré mité se trouvant à la droite desdites figures que l'on appellera ici l'extrémité avant; de même le mouvement du chariot vers la gauche et vers la droite des diverses figures sera désigné ci-après sous le nom de course de rentrée et course de sortie, respectivement.
Le chariot à rubans 4 est animé d'urr mouvement alternatif, le long des rails 6, par tous moyens convenables; ceux représentés, à cet effet, aux fig. 1, 2 et 3 consistent ci) un bras de manivelle 9 calé sur l'arbre 10 du cylindre d'impression et relié par une bielle 11 à un bras de levier 12 calé sur un arbre oscillant 13 sur, ou près de chacune des extrémités duquel est assujetti un bras courbe 14 articulé à l'une des extrémités à une bielle 15 dont l'extrémité opposée est articulée à l'extrémité avant du flasque 4 correspondant du chariot.
Aux extrémités avant et arrière du chariot à rubans 4 tourillonnent des arbres 16 et 1.7 respectivement, sur le premier desquels sont calées des poulies à ruban 18 autour des quelles passent les rubans sans fin 19, qui, dans l'exemple représenté, entourent égale ment l'arbre 17 et portent directement sur celui-ci.
20 désigne les rubans du second jeu sus mentionné, dits "rubans de dessus", dont les extrémités arrière et avant sont attachées aux barres 4 & et 4b respectivement, et dont chacun passe sur un galet supérieur 21 et sous un galet inférieur 22. Ces galets 21, 22 tournent autour d'axes figes supportés par des montants 23 rigidement assujettis à une traverse 24 (fig. 4) qui est elle-même rigide ment reliée aux supports 7 dont il a été question ci-dessus.
Les galets 21, 22 sont situés de telle sorte que les rubans de dessus 20 se trouvent au-dessus des brins supérieurs des rubans sans fin 19 à l'extrémité arrière du chariot à rubans 4 et au-dessous d'eux à l'extrémité avant de ce dernier.
25 et 26 désignent la tablé d'alimenta tion, ou de margeage et la table de réception, respectivement; 27, 28 les grilles du cylindre d'impression 1 et du cylindre receveur 3, respectivement, et 29 des galets entre les quels et ce dernier cylindre les feuilles sont entraînées, lesdits galets étant disposés de manière à ne venir en prise qu'avec les marges de ces feuilles.
Le chariot à rubans 4 est pourvu d'une série de doigts d'arrêt 30 ajustables le long de barres 31 s'étendant dans le sens de la longueur de ce chariot et supportées par des consoles 32 assujetties aux traverses 4z, 4b, ces doigts d'arrêt servent à limiter le mouve ment des feuilles X vers l'arrière du chariot à rubans; il est toutefois à noter qu'on peut s'en dispenser, car ils ne sont pas indispen sables au bon fonctionnement du mécanisme de réception.
La rotation intermittente imprimée aux arbres 16, 17, pour faire mouvoir les rubans sans fin, est dérivée de moyens qui sont connus et qu'il n'est pas nécessaire de décrire.
Le fonctionnement est le suivant (voir en particulier les fig. 1, 2 et 3 dans lesquelles les feuilles X indiquées par des lignes com posées de points et de tirets, sont représentées à des phases respectivement différentes de leur sortie et dans lesquelles le chariot est représenté à la fin de sa course de rentrée, à la fig. 1, à la fin de sa course de sortie à la fig. 2, et à peu près à mi-chemin de sa course de rentrée à la fig. 3):
Une feuille X, prise à la table d'alimen tation 25. par les griffes 27 du cylindre d'impression, est entraînée entre le cylindre imprimeur 2 et le cylindre d'impression 1 jusqu'à ce qu'elle soit saisie par les griffes 28 du cylindre receveur 3, la feuille imprimée étant après cela entraînée entre le cylindre receveur et les galets 29 qui viennent en prise avec les marges de ladite feuille. Lorsque les griffes 28 du cylindre receveur sont dans, ou à peu près dans leur position la plus basse, comme représenté à la fig. 2, le bord avançant de la feuille X est lâché par elles et tombe sur les rubans de dessus 20, qui, avec le chariot à rubans 4, viennent juste de commencer leur course de rentrée.
A mesure que cette course du chariot à rubans 4 s'effectue, la feuille X est posée sur les rubans de dessus 20, comme repré senté à la fig. 3, les galets de marge 29 aidant à entraîner cette feuille dans la di rection du mouvement du chariot, et, juste avant la fin de la course de rentrée, l'extrémité de queue de la feuille abandonne les galets de marge 29 et tombe ainsi sur les rubans sans fin 19, de sorte. que la feuille pourra être actionnée par ceux-ci.
Le chariot à rubans 4 commence alors sa course de sortie, durant laquelle les rubans sans fin 19 sont alors au repos, par rapport audit chariot.
La course de rentrée du chariot à rubans 4 commence alors et, durant cette course, les rubans sans fin 19 sont mis en mouve ment, la vitesse linéaire *de leurs brins supé rieurs étant à peu près égale à la vitesse linéaire du chariot, mais lui étant opposée comme direction, de sorte que lesdits brins supérieurs sont immobiles, ou presque immo biles, par rapport au bâti de la machine.
Durant cette course, une seconde feuille X peut être déposée du cylindre receveur 3 sur les rubans de dessus 20, taudis que, en raison de la rotation des rubans sans fin 19, la feuille X précédente vient se déposer sur la table de recëvage 26, le tout comme cela est représenté à la fig. 3.