CH144843A - Procédé pour l'exécution de réactions chimiques. - Google Patents

Procédé pour l'exécution de réactions chimiques.

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CH144843A
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  Procédé pour     Pegécution    de réactions chimiques.    La présente invention concerne un pro  cédé pour exécuter des réactions     chimiques    en  employant comme catalyseurs des corps  échangeurs de bases.  



  On a déjà préparé ,des corps échangeurs de       bases,de    divers types pour les employer prin  cipalement comme moyens d'adoucir l'eau.  Parmi ces corps. les     zéolithes,    qui sont habi  tuellement des     aluminosilicates    des     métaux     alcalins     .et        alcalino-terreux,    ou des silicates  doubles d'aluminium, ont été     pratiquement     les seuls corps échangeurs de     bases-qui    aient  été étudiés.

   Suivant la. présente invention, on  emploie des corps échangeurs de bases pro  duits par réaction entre au moins un     silicate     soluble, au moins un     métallate    (sel contenant  un métal dans l'anion) et au moins un sel mé  tallique (sel de métal qui n'est pas un     métal-          laie),    dans .des conditions telles que le mé  lange de réaction final soit alcalin à l'égard  du tournesol.  



  Il est avantageux de se servir .de .corps ob  tenus en incorporant durant leur formation,    ou après leur formation et avant qu'elles fas  sent prise, d'une façon homogène, les     zéoli-          thes    produites avec des corps diluants tels.

    par exemple, que des matières, finement di  visées ou grosses, très     poreuses    comme la  pierre ponce, les     kieselgur    de tous genres, la       cellite,    les déchets de briques, le squelette  siliceux de zéolithes lavées comme le     glauco-          sil,    le     SiO2        colloïdal    de diverses formes  comme, par exemple, le     silica-gel,    etc., les  matières     carbonacées    poreuses comme le coke,  le charbon activé. le quartz pulvérisé et les  minéraux riches en silice, les roches volca  niques pulvérisées comme les tufs, le     trass,    la  lave, etc.

   et, en fait; toute matière diluante  convenable, la nature du diluant étant, bien  entendu, déterminée par la réaction à laquelle  la zéolithe est destinée.  



  Il est possible de produire des zéolithes  excessivement efficaces puisque le nombre ni  la nature des constituants ne sont point li  mités au même degré qu'avec des zéolithes à       deux    constituants. Il est ainsi possible d'in-           troduire    les constituants sous la meilleure       forme    pour le produit particulier désiré -et       d'effectuer,    dans bien des cas, une économie  marquée.

   Ainsi, par exemple, dans une     zéo-          lithe    ordinaire avec pouvoir d'échange de  bases, -qui contient de l'aluminium et du sili  cium sous une forme non échangeable, il est  possible d'introduire une grande quantité de  l'aluminium sous la forme de sulfate d'alu  minium, réactif qui est beaucoup moins cher  que l'aluminate de sodium. Toutefois, dans  le passé, il était nécessaire de faire usage de  zéolithes qui sont les produits de réaction d'a  luminate de sodium et de verre soluble à  cause de leur plus grand pouvoir échangeur  de bases. La présente invention permet l'em  ploi de zéolithes comparables, avec des     réac-          tifs    meilleur marché.

   Les diluants que l'on  ajoute de préférence peuvent également ré  duire grandement le coût, parce que la plu  part des diluants sont relativement moins  chers que les réactifs     formant    des zéolithes,  eux-mêmes.  



  On peut employer des produits     obtenus    en  incorporant des constituants     catalytiquement     actifs pour les types de réaction les plus va  riés -en presque n'importe quelle     proportion     et les catalyseurs résultants, en particulier  les catalyseurs dilués, sont excessivement ef  ficaces, non seulement parce que les consti  tuants     catalytiquement        actifs    sont distribués  d'une façon homogène, en     division    molécu  laire, dans tout un squelette siliceux, mais en  core parce que la structure     microporeuse,    en  nid d'abeilles,

   des zéolithes les rend excessi  vement efficaces dans des procédés catalyti  ques où les caractéristiques physiques du ca  talyseur aussi bien que les     caractéristiques     chimiques jouent un rôle énorme.  



       Quoique    la. composition chimique des pro  duits à employer ne soit pas définitivement  connue, un grand nombre .d'entre -eux possè  dent une structure physique     très    remarquable  et distinctive en ce sens qu'ils sont très po  reux, la porosité étant, dans la. plupart des  cas, inférieure dans une large mesure au     mi-          cromillimètre.       Les produits employés suivant 1a présente  invention rentrent dans trois types princi  paux, selon les proportions relatives des trois       constituants.    Si les constituants     métallate    et  silicate prédominent sur le constituant sel de  métal, les produits résultants ressemblent à  une zéolithe du type aluminosilicate.

   Si les  constituants sels de métal et silicate prédomi  nent sur le constituant     métallate,    les produits  résultants ont certaines ressemblances avec  les zéolithes du type silicate double d'alumi  nium. Dans le Pas où les constituants     métal-          laie    et sel de métal prédominent sur le cons  tituant silicate,     les    produits ressemblent à  des corps échangeurs de bases non siliceux.  Il va, bien entendu, sans dire qu'il n'y a  pas de lignes     nettes    divisant les différents ty  pes     @et;    :qu'un type se fond dans les autres à  mesure qu'on fait varier les proportions re  latives des constituants.  



  En dépit du fait que les produits se com  portent, pour la plupart, comme s'ils étaient  des composés chimiques homogènes, on peut  néanmoins faire varier à volonté les propor  tions des constituants et la proportion des dif  férents éléments entrant dans un constituant,  dans le cas où il y a plus d'un élément.

   Cela  peut être dû au fait qu'un certain nombre de  composés sont réellement présents en solution  solide -ou en association moléculaire intime  ou,     comme    les auteurs de l'invention le con  sidèrent plus probable. la. réunion molécu  laire formée est de dimension tellement  énorme que l'on peut faire varier les propor  tions des constituants sans gradations percep  tibles et obtenir ainsi des composés dans les  quels un grand nombre d'éléments sont pré  sents en proportions prédéterminées, ce qui a  une importance particulière. La     structure    des  composés peut présenter une grande force mé  canique -et une haute résistance aux tempéra  tures qu'on rencontre normalement dans des  réactions     ,catalytiques.     



  Lorsque l'on veut utiliser .des corps ayant  clés pouvoir échangeurs de bases élevés, il est  désirable pour les former de maintenir tou  jours alcalines ou neutres à l'égard de la     phé-          nolphtaléine    les réactions entre les consti-      tuants. Les produits obtenus par une réaction  qui ne dépasse pas le     point    neutre sont aussi,  apparemment, chimiquement homogènes et se  comportent comme s'ils étaient un     simple     composé chimique.

   Lorsqu'on dépasse la neu  tralité à l'égard de la     phénolphtaléine,    le pou  voir échangeur de bases des produits diminue  rapidement; mais, pour une région,considéra  bled'acidité à l'égard de la     phénolphtaléine,     il ne semble pas y avoir de changements très  marqués dans la structure physique des corps  produits.

   Les auteurs de l'invention sont d'a  vis que, chaque fois que les produits sont ob  tenus par une réaction qui est acide à l'égard  de la     phénolphtaléine,        il    en     résulte    un mé  lange dans lequel     il    y a un peu du .     corps     échangeur de bases véritable mélangé avec  une collection hétérogène de     polysilicates.    A  mesure que l'acidité augmente, les auteurs -de  l'invention croient -que     la.proportion    des corps       échangeurs-de    bases diminue continuellement,  ce qui a pour résultat un pouvoir échangeur  de bases moindre.

   Cependant, pour les réac  tions     catalytiques,    des pouvoirs d'échange de  bases élevés ne sont pas essentiels et les au  teurs. de l'invention ont trouvé que certains  produits que l'on obtient .dans une réaction  qui est acide à l'égard de la     phénolphtaléine     et qui peuvent ne posséder que de faibles pou  voirs d'échange de bases sont néanmoins des  catalyseurs  &  valeur pour bien des réactions.

    Apparemment,     l'efficacité    catalytique des  corps employés suivant la présente invention  est due en partie à la     structure    en nid     @d'a-          beilles,    très poreuse, et cette structure est  conservée quand bien même la réaction peut  être très nettement acide à l'égard de la     phé-          nolphtaléine.    L'invention n'est, par consé  quent, pas limitée, dans ses aspects les plus       vastes,

      à l'emploi de produits qui ont été  obtenus dans une réaction alcaline où neutre  à l'égard de la     phénolphtaléine    et     -qui    pos  sèdent -des pouvoirs d'échange     @de    bases éle  vés et, au contraire, elle comprend également  l'emploi -de produits que l'on a obtenus dans  une     réaction    juste encore alcaline à l'égard du  tournesol aussi longtemps qu'ils conservent un  pouvoir     d'échange    de bases quelconque.

      Pour la production des corps à employer  dans le procédé de l'invention, on a trouvé  que, pour la plupart des buts, il est désirable       d'ajouter    le sel de métal au     métallate    et au  silicate, de façon que les deux derniers cons  tituants soient toujours en excès et que, en  conséquence, la réaction reste automatique  ment toujours alcaline à     l'égard,de    la     phénol-          phtaléine.    Cependant, quoique     cette    façon  de procéder préférée présente de nombreux  avantages dans la     plupart    des cas et donne  d'excellents produits avec un minimum -de  surveillance, on pourrait faire usage d'autres  méthodes de réaction.  



  Le nombre d'éléments qui peuvent être  compris dans les produits employés suivant  la présente invention est très grand. Ainsi,  par exemple, on peut faire usage de n'importe  lequel des     éléments    métalliques qui sont ca  pables de former des     métallates    alcalins so  lubles, et l'on peut faire usage de .composés  complexes, similaires, de métaux qui possè  dent la     propriété    d'être plus ou moins ampho  tères, et pour     certains    buts, ont.

   une grande  importance, car ils permettent l'obtention de       composés        métallates    solubles, tandis que les  simples oxydes de métaux     peuvent    ne pas con  venir parce qu'ils ne forment pas de     métal-          lates    alcalins solubles.     Parmi    les     ionogènes     complexes., on peut mentionner: l'ammonia  que, l'acide .cyanhydrique, l'acide     sulfocya-          ni@que,    l'acide     oxalique,    l'acide formique. l'a  cide tartrique, l'acide     citrique,    la glycérine et  divers types de sucre.  



  Certains composés, tels, par exemple, que  les     vanadates,    les     moly'bdatm,    les     tungstates     et les uranates, que l'on ne considère pas or  dinairement     comme    des     métallates.    mais qui  sont, capables de former des corps échangeurs  de bases avec des silicates solubles. doivent  être considérés comme compris dans l'expres  sion     "métallates"    telle qu'elle est employée  ici. On comprend, par conséquent, ici, sous  ce terme, tout composé alcalin d'un acide de  métal .qui est capable de former avec une si  licate     -soluble    un corps échangeur de bases.

    ou qui peut. être rendu capable de réagir      ainsi par un changement de valence que l'on  peut effectuer pendant la réaction. C'est  ainsi, par exemple, que .certains permanga  nates alcalins, qui sont incapables de former  des     corps    échangeurs de bases contenant du  manganèse     heptavalent,    peuvent être amenés  à réagir avec .des silicates.

   solubles en pré  sence d'agents réducteurs convenables qui ré  duisent le permanganate à un état d'oxyda  tion dans lequel il     est,capable    de se     comporter     comme un     métallate.    Ces composés sont com  pris sous la classification de     méta.llates,    pour  les buts de la présente invention, et l'on peut  obtenir, par l'usage de ce type de composé,  certains produits très utiles.  



  Pour les produits envisagés, on peut uti  liser un constituant     métallate    unique, ou bien  l'on peut faire usage de plusieurs consti  tuants     métallates    dans un rapport quelconque  désiré. Les éléments suivants sont compris  parmi ceux dont on peut faire usage: alumi  nium, chrome, zinc, vanadium, béryllium,  étain, palladium, ruthénium, rhodium, os  mium, platine, titane, zirconium, plomb,  tungstène, molybdène, uranium et tantale. Le  cuivre, le nickel, le fer, le cobalt, l'argent,  le cadmium, le manganèse, l'iridium,     l'yt-          trium,    le thorium -et le cérium sous la forme  de leurs composés complexes peuvent égale  ment être utilisés.  



  Les     constituants    sels de métaux sont éga  lement nombreux .et; en général, on peut faire  usage de tous sels acides, neutres ou basiques,  solubles dans l'eau. ou de mélanges quelcon  ques de ces sels. Les éléments suivants sont  compris parmi ceux qui forment des sels,con  venables: cuivre, argent, or, bismuth, béryl  lium, zinc, cadmium, aluminium, terres ra  res, titane, zirconium, étain, plomb, thorium,  chrome, uranium, vanadium, manganèse, fer,  nickel et cobalt.  



  Le     constituant    silicate peut être un sili  cate de métal alcalin ou un autre silicate  qui est soluble dans un alcali; ou bien une       partie    du constituant. silicate peut être rem  placée par des sels alcalins des acides des élé  ments suivants: bore, phosphore, soufre, azote,  étain, titane, tungstène, chrome, niobium,    tantale, uranium, arsenic, antimoine, manga  nèse, etc. Tous ces composés sont capables de  former -des corps échangeurs de bases avec les  autres constituants.  



  Le choix des trois constituants du cataly  seur dépendra de la réaction que ce corps de  vra catalyser. On peut prévoir un grand nom  bre de catalyseurs différents, d'activité fine  ment réglable, pour des procédés catalyti  qUes -de tous genres. En tous cas, les caracté  ristiques physiques particulières .du produit,  ,jointes à la force mécanique de la plupart -des  corps échangeurs de bases produits, les rend  très efficaces et extrêmement durables comme  catalyseurs et le fait que l'on peut faire va  rier presque à volonté les proportions des dif  férents éléments entrant dans les divers cons  tituants rend possible de produire des cataly  seurs ayant une activité prédéterminée et  contrôlée d'une façon précise.

   Cela n'est pas  possible avec de nombreux catalyseurs com  posites dans lesquels les constituants doivent  être présents en proportions chimiques défi  nies.  



  Les mêmes     caractéristiques    de grande po  rosité et de large choix de .composition     reil-          dent    les produits ainsi constitués excellem  ment propres à     l'épuration    des gaz, par l'en  lèvement de bien des substances de contact  nuisibles ou toxiques telles que soufre, arse  nic, composés métalliques volatils, etc.  



  On peut encore employer des produits ob  tenus en substituant aux ions de métal alca  lin .d'autres cations métalliques au moyen  d'un échange de bases. C'est ainsi, par exem  ple, qu'on peut utiliser des produits dans les  quels on a introduit un ou plusieurs des ca  tions suivants: ammonium, cuivre, argent, or,  béryllium, magnésium, calcium, zinc, stron  tium, cadmium, baryum, mercure, alumi  nium, thallium, titane, zirconium, étain, an  timoine, thorium, vanadium, bismuth,  chrome, uranium, manganèse, fer, cobalt,  nickel, palladium et platine. Les éléments ou  radicaux peuvent être introduits .comme ions  simples ou complexes, ou à la fois comme  ions simples et complexes, dans toutes propor-           tions    voulues. L'introduction peut se faire si  multanément ou successivement.

   Le nombre  de     combiuaisons    possibles au moyen d'un  échange de bases est, bien entendu, très  grand, comme cela apparaîtra aisément à un  chimiste ayant étudié les silicates. L'aug  mentation d'activité catalytique qui est fré  quemment possible par une introduction con  venable des cations désirés par échange de  bases augmente fréquemment la quantité du  produit qui peut être permise dans des pro  cédés catalytiques et peut     augmenter    le rap  port pour cent que l'on peut obtenir ainsi, ou  le rendement, ou les deux.  



  On peut obtenir une autre série de pro  duits également utilisables selon le procédé  en traitant les corps échangeurs de bases pré  cités par des composés contenant des radi  caux acides convenables qui forment, avec  les corps échangeurs de bases, des produits  ressemblant à des sels. Bien que ces produits  puissent se comporter, à bien des égards,  comme s'ils étaient réellement des sels, la  constitution chimique     exacte,de        ces    produits  n'est, cependant, par connue.  



  On peut obtenir de tels corps ressemblant   <B>à</B> des sels par un traitement avec un     grand     nombre d'acides organiques ou inorganiques,  ou certains de leurs sels. Bien     .entendu,    le       choix    dépend de l'usage qu'on doit faire du  produit final ainsi que de la nature du corps  échangeur  &  bases et .des cations     qui    sont pré  sents dans celui-ci puisque, pour bien des  buts, des corps ressemblant à des sels et inso  lubles dans l'eau sont les seuls dont on puisse  faire usage.

   Pour les buts de la présente in  vention, on peut faire usage des acides ou des  sels -des éléments suivants pour produire des  corps     ressemblant    à des sels:     vanadium,     tungstène,     uranium,    chrome, molybdène, man  ganèse, tantale, niobium, antimoine, sélénium,  tellure, arsenic, phosphore, bismuth, .étain,  soufre,     -chlore,    platine et bore. On peut utiliser  de .simples acides ou leurs .sels, ou leur substi  tuer .des polyacides, des     ;peracides    et des ions  complexes chaque fois que cela est désirable.

    D'autres anions complexes, .comme le     ferro     ou le     ferricyanogène,    le     sulfocyanogène,    d'au-         tres    cyanogènes métalliques. des composés  ammoniacaux, etc., sont utiles chaque fois  qu'ils forment des corps ressemblant à des  sels avec les corps échangeurs de bases avec  lesquels sont mis à réagir. Un ou plusieurs  radicaux acides peuvent être introduits de la  manière décrite ci-dessus, soit simultanément,  soit successivement, et l'on peut faire varier  quantitativement la     .quantitP    de radicaux  acides introduits, de telle sorte que, par ce  moyen, on peut produire des corps échangeurs  de bases ressemblant à des sels ayant les ca  ractéristiques de dérivés acides, neutres ou  basiques.

    



  Les corps ressemblant à des sels décrits       ci-dessus    ont de l'importance comme cataly  seurs puisqu'un certain nombre -des radicaux  acides que l'on peut introduire sont de ca  ractère catalytique ou activant et que l'on  peut obtenir de cette façon encore une nou  velle gamme d'activité catalytique, tant spé  cifique que générique.

   Puisque le chimiste     ca-          talyste    n'est pas lié à des proportions défi  nies,     comme    avec de simples composés chimi  ques de faible poids     moléculaire,    un champ  large     et_    très varié de nouveaux catalyseurs  lui est ouvert et bien des perfectionnements  importants dans certains procédés catalyti  ques peuvent être par cela même effectués.  



  Les corps employés suivant la présente  invention sont importants comme catalyseurs  en     raison    de leur structure physique très dé  sirable et du grand nombre de variations pos  sibles     dans    le choix des trois constituants  ainsi que dans l'introduction de cations     par     échange de bases et la formation de corps  ressemblant à .des sels avec des radicaux aci  des. Les .divers constituants peuvent être     ca-          talytiquement    actifs ou activants, ou des  mélanges, et cela est également vrai des ca  tions introduits par échange de bases et des  anions introduits pour former des corps     res-          sem.'blant    à des sels.

   Le nombre énorme de  produits possibles met aux mains du chimiste       catalyste    les possibilités de préparer des ca  talyseurs pour un grand nombre de réactions  telles que réductions, hydratations, déshydra  tations, hydrogénations, déshydrogénations,      oxydations, condensations, polymérisations,       dépolymérisations,    halogénations, etc.

   Des  catalyseurs spéciaux pour catalyses à haute  pression, des catalyseurs     hydrolytiques    et des  produits qui peuvent agir partiellement  comme catalyseurs et partiellement comme  absorbants pour l'épuration des gaz,     l@enlève-          ment    de matières de contact nuisibles ou toxi  ques, pour la mise en pratique du procédé de  gaz à l'eau, la synthèse de l'ammoniaque, la  synthèse d'acide cyanhydrique en partant  d'oxyde     ,d.e    carbone et d'ammoniaque, les opé  rations de     >;

  cracking"    catalytiques, en partant  d'huiles minérales, des réactions de décompo  sitions, comme l'extraction de<B>CO'</B> des acides       carboxylés    mono- ou     polybasiques,    la com  bustion sans fumée, la .combustion de surface,  la synthèse de méthanol et de combustibles  pour moteurs, et pour un grand nombre  d'autres buts, sont également disponibles.  



  Parmi les catalyseurs importants que l'on  peut utiliser, rentrent des     catalyseurs    pour  diverse, oxydations, dans la phase vapeur,  de composés organiques et en particulier de  composés aromatiques. Un grand nombre de  ces réactions exigent des catalyseurs d'une ac  tivité dosée d'une façon     extrêmement    précise;  car, dans bien des cas, l'oxydation est mise  en pratique pour obtenir un produit inter  médiaire qui est fréquemment instable et une  activité de catalyseur très finement réglée a  une importance capitale.

   L'invention, en se  servant de catalyseurs contenant des éléments  catalytiques, en toute proportion désirée, unis  d'une façon homogène en une structure sili  ceuse de caractéristiques extrêmement avan  tageuses telles qu'une grande porosité,     etc.,     convient ainsi admirablement pour des réac  tions délicatement réglées, ce qui a une  grande     importance    dans bien des     oxydations     de composés aromatiques.  



  Bien que la structure physique avanta  geuse de tels corps échangeurs de bases les  rende utilisables pour des procédés catalyti  ques, sous la forme concentrée, il est inutile,  dans la plupart des cas, de faire usage de ces  produits concentrés et, pour bien des réac-         tions,    il est désirable     -d'employerAes    corps  échangeurs de bases de l'invention, ainsi que  leurs dérivés ressemblant à     ries    sels .et leurs  produits -de transformation par échange de  bases, en mélange avec des diluants ou véhi  cules de divers genres.

   Le nombre de diluants       -dont    on peut faire usage, soit individuelle  ment, soit en mélange, est, bien entendu, très  grand et les véhicules peuvent être     inertes,          catalytiquement    actifs ou     activants,    soit en  raison de leur composition chimique ou de  leur structure physique comme, par exem  ple, des diluants très poreux qui activent en  raison de leur énorme énergie de surface.  



  Des corps échangeurs de bases peuvent  être mélangés avec des diluants de diverses  façons, ou recouvrir des fragments de véhi  cule avec ou sans ciments ou adhésifs conve  nables. On obtient une combinaison très dési  rable de véhicules et de .corps échangeurs de  bases en introduisant le véhicule durant la  formation des corps échangeurs de bases.

   Des  produits préparés. de cette façon ont le grand  avantage que le véhicule et le corps échan  geur de bases sont mélangés ensemble d'une  façon homogène et forment, dans la plupart  des cas, un corps complexe     microcopique-          ment    homogène que l'on peut casser en petits  morceaux ou     conserver    en     fragments    et qui  possède habituellement une force et d'autres  caractéristiques physiques excellentes.

   On  peut incorporer avant réaction des     diluants     réduits en menus     fragments    dans un ou plu  sieurs des constituants formant zéolithe, ou  l'on peut pétrir ou mélanger autrement la  zéolithe après formation et pendant     qu'elle     est encore à     l'.état    gélatineux, avec des di  luants finement divisés pour former une  structure plus ou moins homogène. Après for  mation et durcissement, on peut broyer fine  ment les zéolithes et     les    incorporer avec des  diluants en faisant usage d'un adhésif     quel-          @con.que    convenable.  



  Au lieu de mélanger les .diluants avec la  zéolithe ou avec ses constituants, on peut  former ou précipiter la zéolithe dans les in  terstices de diluants qui peuvent être sous la  forme de petites particules ou de     fragments         massifs, de préférence     -.de    grande porosité.  Ces diluants peuvent être imprégnés d'un ou  plusieurs des constituants formant la zéolithe  et les autres constituants     peuvent    être ajou  tés ensuite dans des conditions     convenable-s     pour engendrer la zéolithe dans les diluants  mêmes.

   Les zéolithes formées,- spécialement  pendant qu'elles sont encore à l'état gélati  neux, peuvent être imprégnées dans les in  terstices de diluants avec ou sans usage d'a  gents de dispersion.<B>Il</B> est, bien entendu, évi  dent -qu'on peut faire usage de plusieurs mé  thodes .et qu'une partie des diluants peut être  incorporée d'une façon et une partie d'une  autre façon, comme le chimiste averti le com  prendra facilement.  



  Des corps échangeurs -de bases employés  dans le procédé de la présente invention peu  vent être préparés au moyen de solutions con  centrées de leurs     constituants.    Pour bien des  produits, il .est toutefois avantageux de faire  usage,     pour        cette    préparation, de solutions  relativement diluées des trois constituants       initiaux.    .  



  La précipitation des corps     échangeurs    de  bases est fréquemment lente et parfois in  complète et il est souvent désirable d'accélé  rer ou de compléter la précipitation en chauf  fant, en agitant vigoureusement ou en ajou  tant des acides, soit organiques ou inorgani  ques, sous une forme     liquide    ou gazeuse.  C'est ainsi, par exemple, que l'acide chlorhy  drique, l'acide sulfurique; l'acide carbonique,  l'acide azotique, l'aide acétique, l'acide for  mique, etc. ou leurs sels acides, peuvent être  utilisés. Les sels- d'ammonium et les sels des  alcalis aussi bien que les halogènes, les al  ,côols et autres substances organiques sont  fréquemment avantageux pour accélérer la  précipitation et rentrent dans le cadre     @de    la  présente invention.

   Dans certains cas, il est  avantageux d'opérer sous pression en auto  claves -et     l'invention    n'est par     conséquent     pas limitée, sous ses aspects plus larges, à  des opérations conduites sous une pression  particulière quelconque.  



  L'importante propriété de porosité de ces  produits échangeurs de bases peut, dans bien    des cas être augmentée par l'incorporation à  ces corps, au cours de leur     formation,    de  produits qu'on peut facilement enlever par  volatilisation. combustion ou lavage, en lais  sant derrière eux des pores supplémentaires,  ce -qui contribue ainsi encore davantage à la       perméabilité    de la structure des produits  échangeurs de bases. Les produits, suscepti  bles d'être enlevés, à utiliser peuvent être  inorganiques ou organiques et comprennent  un grand nombre de produits dont le choix  dépendra naturellement des caractéristiques  du corps échangeur de bases.  



  La production de corps échangeurs de ba  ses a habituellement pour résultat un pour  centage considérable de sels solubles dans le  mélange de réaction et il est généralement dé  sirable d'enlever ces sels par lavage et de  sécher les produits de préférence à des tempé  ratures modérées qui peuvent être avantageu  sement inférieures à 100   C. Quelques-uns  des produits peuvent contenir trop peu d'al  cali pour les, buts     auxquels    ils sont destinés;  ou bien, ils peuvent manquer de résistance  mécanique.

   On peut avantageusement laver  ces     produits    avec une solution de verre solu  ble diluée. au lieu de les laver à. l'eau. ce  qui a pour résultat une     silicification    qui aug  ment considérablement la résistance mécani  que du produit et peut également affecter  favorablement sa constitution chimique. en  particulier en changeant son alcalinité ou son  acidité.  



  Des corps échangeurs de bases catalyti  ques pour pouvoir être utilisés dans bien des  réactions exigent un traitement préliminaire  avec des agents oxydants, réducteurs,     alcali-          sants    ou acidifiants dans le véhicule ou à des  températures élevées, avec ou sans pression.  Ces produits subissent, dans certains cas, .des  changements chimiques secondaires, particu  lièrement     à,    la surface.

   Leur emploi rentre dans  le cadre de l'invention -qui     n'est.    en aucune fa  çon limitée à des corps échangeurs de bases  qui n'ont pas été soumis à des changements       chimiques        secondaires.    Dans bien des cas, en  particulier quand on fait usage des produits      dans     certaines    catalyses, ces changements se  condaires peuvent se     produire    en raison d'un  contact avec les constituants de réaction dans  la réaction catalytique.  



  Voici quelques exemples spécifiques pour  la production de catalyseurs utilisables sui  vant l'invention:       Exemple   <I>1:</I>  On dilue 8-9 molécules de     S10",    sous la  forme d'une .solution de verre soluble à base  de sodium du commerce, avec 10 à 12 fois la  quantité d'eau. On fait ensuite dissoudre 1  molécule de sulfate d'aluminium dans de l'al  cali pour former une solution d'aluminate  de sodium aussi concentrée que possible; -et on  fait dissoudre 1 molécule de sulfate d'alumi  nium dans- de l'eau pour     former    une solution  à 10-15 %. On mélange .ensuite ensemble les  solutions d'aluminate de sodium et de verre  soluble, puis on ajoute le sulfate d'aluminium  en un mince courant, en agitant vigoureuse  ment, aux températures ordinaires ou à  50-60   C.

   La quantité totale d'alcali dont  il est fait usage dans les solutions de verre  soluble et .d'aluminate de sodium doit être li  mitée de façon qu'après que la totalité     du     sulfate d'aluminium a été ajoutée, le mélange  soit faiblement alcalin ou neutre, en se trou  vant entre les points neutres     d'indicateurs    tels  que la     phénolphtaléine    -et le méthylorange.  La quantité d'alcali à utiliser peut être fa  cilement déterminée par un essai d'échantil  lon.  



  Si la quantité d'alcali est excessive, on  peut la neutraliser partiellement, après l'ad  dition de sulfate d'aluminium, par l'addi  tion, faite avec soin, d'acides tels, par exem  ple, que l'acide sulfurique ou l'acide chlorhy  drique, afin de donner au mélange le degré  d'alcalinité désiré.  



  On peut substituer     partiellement    ou tota  lement à l'aluminate de sodium un ou plu  sieurs des     métallates    de zinc, plomb, chrome,  étain et autres métaux amphotères. On peut,  de la même façon substituer partiellement  ou totalement au sulfate d'aluminium un ou       plusieurs    des sels des métaux lourds tels, par    exemple, que zinc, plomb, chrome, étain, fer.  nickel, cobalt, cuivre, titane, manganèse et  argent.  



  Une petite quantité de     phosphate    de so  dium ou de borax, ou des deux, peut être  ajoutée à la     solution    de verre soluble -et les  produits résultants contiendront alors de l'a  cide phosphorique ou de l'acide     borique    sous  une forme non échangeable, en plus de la si  lice.  



  On peut encore ajouter à une ou plusieurs  des trois solutions constituantes initiales des  roches, des tufs, du     trass    d'origine volcanique  ou     éruptive,    du sable vert, du     kieselguhr,    du  bioxyde de manganèse, du coke, du     .charbon     de bois, du charbon activé, etc. La quantité  du diluant à ajouter peut. varier dans de lar  ges limites et on peut le mieux la déterminer  par un essai préliminaire, car la quantité va  riera quelque peu avec la nature du corps  échangeur de bases et du diluant et, dans tous  les cas, la quantité de diluant doit être main  tenue suffisamment faible pour produire des  granules qui ont une résistance     mécanique     suffisante et résistent à l'eau.  



  Lorsqu'on prépare un produit alcalin, il  y a habituellement des sous-produits alcalins  sous une forme soluble et il est. fréquemment  avantageux de précipiter des sels au moyen  de solutions saturées de chlorure de sodium,  de sulfate de sodium, etc., car celles-ci ai  dent à accélérer la précipitation des produits  de réaction alcalins.  



  Ces corps peuvent être utilisés pour cer  taines catalyses spécifiques, telles, par exem  ple, que les déshydratations.  



       Exemple   <I>2:</I>  On forme une bouillie avec 16 parties d'a  cide vanadique et 800     parties    d'eau et l'on  acidifie avec de     l'acide    sulfurique. On     chauffct     ensuite le mélange à ébullition et on fait pas  ser à travers la solution chaude un violent  courant d'anhydride sulfureux. En peu de  temps, il se forme une solution bleue de  sulfate de     vanadyle.    Après avoir chassé par  ébullition l'anhydride sulfureux en excès, on  peut     diviser    la solution bleue en deux parties      dans le rapport de 2 à 3.

   On traite avec pré  caution     g/zi    ,de la solution bleue par une solu  tion de potasse caustique concentrée jusqu'à  ce qu'il se forme une solution brune claire,  de     vanadite    de potassium. On dilue 140 par  ties de verre soluble à base de     potassium,    à  39   Baumé, avec 500 parties d'eau et l'on  verse, en agitant vigoureusement, le     vanadite     de potassium.

   On chauffe ensuite doucement  le mélange -et on ajoute les     Z/5    restants du       sulfate    de     vanadyle,    en un mince courant, en  agitant vigoureusement, alors la masse se so  lidifie,d'abord en une gelée d'un vert gris, et,  si l'on .continue à remuer, se transforme en  agrégats granulaires     .facilement        filtrables.     



  La quantité d'alcali dont on fait     usage     dans les solutions doit être choisie de façon  qu'à la fin de la réaction le mélange reste  faiblement alcalin à l'égard de la     phénolphta-          léine.    Si     l'alcalinité    est beaucoup plus grande,  la précipitation se trouve retardée; mais on  peut l'accélérer par une addition d'environ  50 parties d'une     solution        @de    sulfate de sodium       saturée    qui augmente la vitesse de coagula  tion .et améliore le rendement.

   Une autre façon  d'accélérer la précipitation consiste à réduire  l'alcalinité en ajoutant avec prudence des aci  des dilués, ou des solutions diluées de sels  acides, tels, par exemple, que l'acide chlorhy  drique, le sulfate -de sodium, etc. On peut, par  ce moyen, obtenir tout degré désiré d'alcali  nité ou de neutralité.  



  On laisse reposer le mélange de réaction,  puis on le décante, on le presse et on le lave à  l'eau. On sèche le     tourteau    de presse     au-          dessous    de 100   C, puis on brise en morceaux  le corps échangeur de bases     contenant    du po  tassium et du vanadium     tétravalent,    ou on  l'hydrate avec de l'eau, auquel cas il se brise  également en granules. Le produit final est  un léger corps gris dur à fracture conchoï  dale et possédant d'excellentes propriétés d'é  change de bases.  



  Le corps échangeur de bases peut être  chauffé pendant une période -de temps consi  dérable à 400-500   C dans un courant de  gaz de grillage     @de    pyrite s et devient alors  une bonne masse de contact pour la faârica-    Lion d'acide sulfurique par le procédé de con  tact. Le catalyseur,     après    cette préparation,  est également excellent pour l'oxydation cata  lytique de corps organiques, en particulier  d'hydrocarbures     aromatiques.     



  Si l'on désire diluer le corps échangeur  de bases, on mélange une ou plusieurs des  trois solutions     constituantes    initiales, de pré  férence soit la solution de verre soluble ou  celle     @de        vanadite    de potassium, avec un to  tal de 60-80 parties de     cellite.    le produit ré  sultant étant un corps échangeur de bases di  lué que l'on peut déshydrater dans un Pou  rant d'air chaud et qui, après traitement     rré-          liminaire    par un gaz acide, constitue     une     excellente masse de contact pour des     cataiv-          ses    en phase vapeur,

       telles    que     l'oxydation     d'anhydride sulfureux en anhydride     snlfuri-          que    et de naphtaline en     anhydride    phtalique,  et est également un bon catalyseur pour des  oxydations en phase liquide telles. par exem  ple, que l'oxydation de     l'hydroquinone    en qui  none dans une solution d'acide     azotique.     



  Le corps échangeur de bases concentré ou  dilué peut être traité en faisant ruisseler des  sus une solution de nitrate d'argent, de sul  fate de cuivre ou de nitrate de cuivre, ou un  mélange de ces     solutions,    afin d'effectuer un  échange de bases. Si. par     exemple.    on ajoute  l'argent ou le cuivre en     quantités    moléculai  res, on     obtient    un corps échangeur de base  qui contient du cuivre ou de l'argent et du  vanadium tétravalent ou qui peut contenir à.  la fois du cuivre et de l'argent, dans le cas  où l'on fait usage d'un mélange des deux.

   Ces  corps     *échangeurs    de bases sont d'excellentes  masses de contact pour     l'oxydation    d'alcool  méthylique en aldéhyde formique.         Exemple   <I>3:</I>  On imprègne de la ponce finement pulvé  risée avec 10 % en poids de nitrate de cuivre  en solution, puis on la traite subséquemment  avec une solution d'alcali en quantité suffi  sante pour précipiter de l'hydrate de cuivre.  à l'état de fine division, sur la poudre rie  ponce. On agite alors le produit, après ce trai  tement préliminaire dans 4 à 6 molécules de      verre soluble à base de sodium que l'on a  convenablement dilué avec de l'eau, comme  cela a été décrit dans les exemples précédents,  pour former une suspension.

   On rend ensuite  cette suspension faiblement ammoniacale et  l'on y ajoute d'abord 1,5 molécule de cuivre  sous forme de nitrate de cuivre et d'ammo  nium pour former une solution au dixième  de la force normale et 0,25 molécule d'alumi  nium sous forme d'aluminate de sodium d'une  concentration aussi grande que possible.  Après cela, on ajoute une solution de nitrate  de cuivre à 10 % en un mince courant, le  corps échangeur de bases     sodium-aluminium-          euivre    se précipitant immédiatement, mé  langé avec la poudre .de ponce imprégnée de  cuivre. Une fois la précipitation terminée, on  presse le précipité, on le lave modérément et  on le sèche à environ 80-100   C, après quoi  on le brise en fragments.  



  Dans la production de ce corps, la relation  quantitative des constituants     métallates,    en  semble avec les constituants sels de métaux,  est plus grande que le silicate d'alcali et, par  conséquent, le corps échangeur de bases pro  duit n'appartient pas au type alumino  silicate, ou silicate double d'aluminium.  



  Le produit. peut être réduit, avec des gaz  contenant de l'hydrogène, à 50-300   C     Ft     il en résulte une masse de contact ferme, non  pyrophorique et ne se lévigeant pas, qui con  vient excellemment comme catalyseur pour la  réduction de composés nitrés     aromatiques    en  amines avec de l'hydrogène ou des gaz con  tenant de l'hydrogène.  



  Ainsi, par exemple, on peut réduire du       nitro@benzol    en aniline à 180-260   C avec  un rendement presque théorique et réduire de       même    ,de la     nitronaphtaline    en     naphtylamine     à 300-350   C. La masse de     contact    sert  également pour la. déshydrogénation du     cy-          clohexanol    et de ses homologues ainsi -que du       cyclohexanone    et de ses homologues à envi  ron 280-320   C.

   On peut aussi faire usage  du même catalyseur pour transformer du       bornéol    en camphre à 280-300   C et l'on  peut réduire avec lui des aldéhydes comme    l'aldéhyde acétique et l'aldéhyde     crotonique     en les alcools correspondants à 80-180   C.  On peut également. faire usage de la masse  de contact pour la.     chloruration    de méthane,  en faisant passer un mélange de méthane et  de chlore sur elle à     00-400      C. On peut  obtenir d'excellents produits de réaction com  merciaux.  



  On peut faire usage du produit, soit avec  ou sans réduction, comme d'un catalyseur     d2          chloruration    pour l'épuration d'hydrocarbu  res aromatiques comme le benzol, le     toluol,          etc.,    lorsqu'il est permis à ces derniers de  ruisseler sur le catalyseur en présence d'un  contre-courant de chlore dilué soit aux     terr:-          p6ratures    ordinaires ou à des températures  modérément élevées.

   On peut soumettre     les     produits de réaction à une distillation frac  tionnée; ils donnent alors des     hydrocarbures     aromatiques qui sont exempts de     thiophènes,     des composés aliphatiques saturés et non sa  turés et du bisulfure de carbone.  



       Exemple        I:     On     prépare    les quatre solutions suivantes:  10 On dilue 10 molécules de     Si0\,    sous la  forme de verre soluble à base de potassium  ou de sodium, avec 20 parties d'eau.  



  20 On fait dissoudre 1 molécule de     Cr2O3,     sous la forme de     chromite    de sodium d'une  solution au dixième de la force normale.  



  30 On prépare 0,5 molécule de sulfate de       vanadyle    comme cela. a. été décrit dans l'exem  ple 2.  



  40 On agite 4 molécules de     SiO2,    sous la  forme de verre soluble ordinaire, avec 1,2  molécule de permanganate de potassium en  une solution     è,    la moitié de la force normale  et -on ajoute, pour réduire le     permanganate     en     MnO',    une quantité de sucre suffisante  pour former une solution à<B>15%.</B>  



  On remue ensuite le mélange et on ajoute  avec précaution, goutte à goutte,     @de    l'acide  acétique dilué jusqu'à ce que le mélange soit  faiblement alcalin à l'égard du tournesol. Il  se précipite une gelée brun foncé qui consiste  en un hydrogel d'acide silicique avec du  bioxyde de manganèse colloïdal. On verse      la solution 1 dans cette gelée, en agitant vi  goureusement, et l'on incorpore la solution 2  avec du charbon de bois activé que l'on a.  d'abord traité avec du phosphate de sodium  et chauffé     @à    300   C dans un .courant d'am  moniaque. On mélange ensuite les suspensions  1 et 2 et on agite, puis on y laisse couler la  solution     no    3, ce qui a pour résultat la préci  pitation d'une masse gélatineuse brune.

   On  continue à agiter pendant un court laps de  temps et l'on chauffe, de préférence, le mé  lange à 60-70   C, afin de rendre la masse  gélatineuse facilement     filtrable.    On presse  ensuite la masse et on la lave bien complète  ment avec une solution de carbonate d'ammo  nium, en faisant suivre ce lavage d'un court  rinçage à l'eau. Le produit est un corps       échanbeur    de bases     ammonium-so,dium-          chrome-vanadyle    dans lequel de l'acide     silici-          que    hydraté -et du bioxyde de manganèse  aussi bien que -du     charbon    activé imprégné de  phosphate sont présents dans un état de divi  sion excessivement fine.  



  On sèche la masse, on la brise en frag  ments et elle constitue un excellent agent  pour enlever de gaz et mélanges de gaz cer  tains hydrocarbures et composés métalliques  organiques volatils. Les composés .sulfurés de  tous genres, tant organiques qu'inorganiques,  et d'autres impuretés subissent des décompo  sitions très étendues par les gaz oxydants ou       halogÎnants,    en se trouvant habituellement  transformés en une forme dans laquelle ils  sont facilement enlevés. Le produit est ana  logue à un     aluminosilicate    puisque les pro  portions des     trois    constituants sont telles que  le silicate alcalin et le     métallate    excèdent le  constituant sel .de métal.  



  <I>Exemple 5:</I>  On dilue 12-16 molécules de     SiO2,    sous  la forme d'une solution de verre soluble,  avec 30 parties d'eau et on y ajoute, en re  muant, de l'oxyde de fer finement divisé jus  qu'à ce que la suspension reste juste facile à  remuer. On peut avantageusement préparer  l'oxyde de fer en soufflant un courant     d'oxy-          ;ène    sur du fer chaud à blanc et, en broyant    les pailles d'oxyde de fer dans un broyeur à  boulets.  



  Après avoir chauffé la suspension d'oxyde  de fer dans le verre soluble, on y ajoute, en  remuant, une solution aqueuse, aussi forte  ment concentrée que possible, contenant 0,5  molécule de     tungstate    de potassium, 0,5 mo  lécule de     molybdate    de potassium et 0,5 mo  lécule de     vanadate    de potassium. Au produit  ainsi obtenu, -on ajoute, avec agitation vigou  reuse, un mélange de 0,5 molécule -de ni  trate d'aluminium, sous la forme d'une solu  tion au quart de la force normale, et 0,5 mo  lécule de nitrate de thorium, sous la. forme  d'une solution au quart. de la force normale  dans de l'eau; toute la masse se prend alors  en une gelée.

   Si c'est nécessaire, on peut aug  menter la     vitesse    de     gélatinisation    en ajou  tant avec précaution un peu d'acide azotique  dilué. On presse la gelée, on la sèche et on la  lave à l'eau d'ammoniaque et le produit résul  tant est un corps échangeur de bases qui con  tient du     tungstène,    du molybdène, du vana  dium, de l'aluminium et du thorium sous une  forme non échangeable et est dilué avec de  l'oxyde de -fer dans un état très finement di  visé et librement distribué.  



  On traite ensuite le corps échangeur de  bases en faisant ruisseler sur lui, afin d'ef  fectuer un échange de bases, une solution di  luée de nitrate de cérium. Après cela, on sè  che le produit et on le réduit avec de l'hydro  gène à     300-400      C; il constitue alors une  excellente masse de contact pour la synthèse  d'ammoniaque au moyen d'hydrogène et d'a  zote sous haute pression.  



  <I>Exemple 6:</I>  On prépare les     constituants    suivants:  '     1o    On mélange intimement 20 parties de  sidérite pulvérisée avec 4 parties de bioxyde  de     titane    pulvérisé. On imprègne d'une solu  tion de nitrate de cuivre à 5     %,        2.1    parties de       kieselgur,    on sèche et on mélange intimement  avec le mélange de sidérite et de     TiOz.     



  20 On dilue avec une égale quantité d'eau  30     parties    de verre soluble à 39   Baumé.      30 On traite 1 partie et demie de chrome,  sous la forme d'une solution de nitrate de  chrome aussi concentrée que possible, avec  une quantité suffisante de soude caustique,  d'une concentration aussi forte que possible,  pour     -dissoudre    l'hydroxyde qui se précipite  tout d'abord.  



  40 On mélange une demi partie de chrome  en     solution    aussi fortement concentrée que  possible, sous la forme d'une solution de ni  trate de chrome, avec une solution contenant  une demi-partie d'aluminium sous la forme  d'une solution aussi concentrée que possible  de nitrate d'aluminium.  



  On mélange les mixtures 2 et 3 et on en  imprègne la poudre 1, après quoi on     traite          toute    la masse avec la solution n  4. Cela pro  duit une masse pulvérulente humide qui se  solidifie sous l'effet de la réaction subsé  quente qui produit le corps échangeur de  bases et forme, tout à. la. fois, un catalyseur,  un activateur et un ciment.

   La masse est  formée en granules, complètement séchée et  calcinée, et constitue un excellent catalyseur  pour produire de l'hydrogène et de l'anhy  dride carbonique par le procédé du gaz à  l'eau, suivant l'équation:    <B>CO</B>     -f-        13 0        =   <B>C02</B>     -[-        HZ     Durant le procédé, à la. température de  réaction d'environ<B>500</B>   C, la sidérite cède  son anhydride carbonique et il en résulte une  nouvelle augmentation encore de la porosité  du produit et une     activité    catalytique accrue  d'une façon correspondante.  



       Exemple   <I>7:</I>  On prépare les mixtures constituantes sui  vantes:  10 On mélange, en remuant, 6 molécules  de     SiO2    sous la forme d'une solution ammo  niacale de verre soluble au double de la force  normale, avec de la     pyrolusite    précipitée, de  manière à. former une pâte     liquide.     



       20    On fait dissoudre 1 molécule d'oxyde  d'aluminium dans de l'alcali caustique pour  former une solution normale d'aluminate de  sodium.    30 On fait     dissoudre    1 molécule d'oxyde  de cuivre dans de l'ammoniaque aqueuse pour  former une solution au dixième de la force  normale d'oxyde de     cuprammonium.     



  40 On fait dissoudre 1 molécule d'oxyde  de zinc -dans de l'alcali pour     former    une solu  tion     normale.     



  <B>50</B> On fait dissoudre 1 molécule<B>de</B> nitrate  de zinc dans de l'eau pour former une solu  tion au cinquième de la force normale.  



  60 On fait dissoudre 1 molécule de nitrate  de chrome dans de l'eau pour former une so  lution au cinquième de la force normale.  



  On mélange ensemble les mixtures 1. 2, 3  et 4 et on mélange les solutions à et 6 que l'on  verse dans le mélange en agitant     vi-goureu-          sement.    le tout se prenant en une gelée vert  bleu que l'on presse et que l'on sèche     au-          dessous    de 100   C. Après séchage, on hy  drate le produit en faisant ruisseler de l'eau  sur lui; il constitue alors un corps échangeur  de bases qui contient, outre     SiO2,    aluminium,  cuivre, zinc et chrome sous une forme non       échangeable    et qui est en outre dilué avec de  la     pyrolusite    finement divisée.

   Ce produit est  un excellent catalyseur pour le "cracking" de  pétrole brut et possède l'avantage qu'il n'a  que peu de tendance à causer une carbonisa  tion et qu'on peut facilement le régénérer au  moyen de vapeur. Le produit contient un  excès de     métallate    et de sel de métal sur le  constituant silicate.         Exemple   <I>8:</I>  On prépare les trois     mixtures    suivantes:  10 On mélange 7-9 molécules de     SiO2.     sous la forme d'une solution de verre soluble  à base de potassium et de sodium diluée avec  20 volumes d'eau, avec du     kieselgur    ou de la  ponce en poudre jusqu'à ce qu'on     obtienne     une suspension que l'on puisse tout juste re  muer.  



  20 On fait dissoudre 1 molécule de     V20'     dans une solution de potasse caustique ou de  soude caustique pour former du     vanadate    de  potassium ou de sodium d'une concentration  aussi forte que possible.      <B>30</B> On réduit 1 molécule de     V205    avec de  l'anhydride sulfureux en suspension     aqueuse     pour former une solution bleue de sulfate de       vanadyle,    le     SOz    en excès étant enlevé par  ébullition comme cela a été expliqué     dans          l'exemple    2.  



  On mélange ensemble les mixtures 1 et  2 et on y laisse     couler,    avec     agitation    vigou  reuse, la solution 3 en prenant soin que la so  lution reste au moins neutre à l'égard: du  tournesol, ou légèrement alcaline, même après  que toute la     solution    3 a été ajoutée. On peut  régler     l'alcalinité    par une légère addition  d'alcali au mélange de 1 et 2.  



  Il en résulte une gelée     bleu-gris    sale que  l'on filtre avec aspiration, qu'on lave avec un  peu d'eau, puis que l'on .sèche et qui constitue  un corps échangeur de bases contenant du  vanadium tétravalent et     pentavalent    sous  une forme non échangeable et ayant du     kiesel-          gur    ou de la ponce en poudre finement distri  bué dans toute sa structure. Après un     court     traitement préliminaire à 400-500   C avec  des gaz de grillage à 7     %,    le produit devient  un excellent catalyseur pour l'oxydation  d'anhydride sulfureux en     anhydride    sulfuri  que.  



  La même masse de contact convient éga  lement bien pour un grand nombre d'oxyda  tions organiques catalytiques telles, par  exemple, que     .l'oxydation    d'alcool- méthylique  en aldéhyde formique, -de benzol, de     toluol,     de phénol, de crésol et d'anhydride phtalique  en acide maléique; de naphtaline -en alpha  naphtaquinone et anhydride phtalique;     d'an-          thracène    en     anthraquinone;        d'acénaphtène    eu       acénaphtaquinone    et anhydride     naphtalique    ;

    de phénanthrène en     phénanthraquinone    et en  acide     diphénique;    de crésol en acide salicyli  que; de     fluorène    en     fluorénone;    de     toluol,    de       chlortoluol,    etc., en des aldéhydes et acides  correspondants;     d'alcool-éthylique    en aldéhyde  acétique, ou en acide acétique, et d'autres al  cools en aldéhydes et acides correspondants;

    d'éthylène-     chlorhydrine    en acide     chloracéti-          que;        d'eugénol    en vanilline ou en acide     vanil-          lique,    etc.    On peut effectuer un ajustement encore  plus précis du catalyseur pour les diverses  réactions en échangeant une partie ou la     to-          talité    de l'alcali     échangeable    pour d'autres ca  tions tels, par exemple, que cuivre, argent,  fer, cobalt,     aluminium,    rubidium et nickel.

    Une nouvelle amélioration encore dans     certai-          nes    des réactions peut être obtenue en for  mant des corps ressemblant à des sels du  corps échangeur de bases avec des acides des  éléments des cinquième et sixième groupes du       système"    périodique, tels que vanadium, tan  tale, bismuth, chrome, molybdène, tungstène  et uranium.  



  On peut substituer à la solution 2 une  égale     quantité,d'un        vanadite    alcalin que l'on  peut obtenir en traitant du sulfate .de     vana-          dyle    pour la soude caustique ou la potasse  caustique jusqu'à ce qu'il se forme une solu  tion brune et l'on peut de cette façon prépa  rer des produits échangeurs de bases qui sont  très efficaces comme catalyseurs d'oxydation.  Pour certaines oxydations catalytiques spé  cifiques, il     est    désirable de substituer à une  partie ou à la totalité du     vanadite    de métal  alcalin des sels -de métaux alcalins des acides  de tantale, molybdène, tungstène, uranium,  bismuth ou chrome.  



  Le     kieselgur    que l'on mélange en remuant  avec la solution 1, peut aussi être, avec avan  tage, imprégné de sels des oxacides de fer,  cuivre, nickel, argent, cobalt, aluminium et  plomb, ou par des     vanadates,        molybdates.          tungstates,    chromates,     tantalates,        bismutha-          tes,    uranates, etc.,

   qui peuvent être avanta  geusement produits à l'état naissant dans Les  pores du     kieselgur.    Ce traitement du diluant       kieselgur    augmente l'efficacité catalytique  du catalyseur pour la fabrication d'acide sul  furique par le procédé de     eontact    et pour bien  des procédés d'oxydation organiques comme  l'oxydation     d'anthracène    en     anthraquinone,     de naphtaline en anhydride phtalique. etc.

      <I>Exemple 9:</I>  On prépare les trois mixtures     suivantes:          1o    On mélange 7--9 molécules de     Sine.     sous la forme d'une solution de verre soluble      à base de potassium ou de sodium diluée avec  6 à 8 volumes d'eau, avec -du     quartz    pulvé  risé, de la ponce en poudre ou du     kieselgur     jusqu'à ce que l'on puisse encore tout juste  remuer la suspension.  



  20 On réduit 1 molécule de     V20',    dans  une suspension aqueuse chaude, en une solu  tion -bleue de sulfate de     vanadyle@    au moyen  d'anhydride sulfureux, puis on la transforme  en une solution brune de     vanadite    de potas  sium par traitement avec une quantité suffi  sante de solution concentrée de potasse caus  tique, de     la    manière expliquée dans l'exem  ple 4.  



  <B>30</B> On fait dissoudre du sulfate ferreux  pour former une solution aqueuse à 10     ro    ou  bien .on peut faire usage d'une solution sem  blable de chlorure ferrique.  



  On mélange ensemble les mixtures 1 .et 2,  puis on ajoute une quantité suffisante de la  solution de sulfate ferreux, en agitant vigou  reusement, pour amener le mélange de réac  tion à la neutralité à l'égard de la     phénol-          phtaléin.e    ou du méthylorange, ou à un point  qui est juste sur le côté alcalin. La masse se  solidifie en une gelée d'un brun     sale    que l'on  filtre avec aspiration, puis qu'on lave légère  ment et qu'on ,.sèche et qui     constitue    un     corps     échangeur de bases dilué qui contient du va  nadium et du fer sous une forme non échan  geable.

   Si l'on .fait usage d'une solution de  chlorure ferrique au lieu d'une solution de  sulfate ferreux, on obtient une gelée     brun-          gris.     



  On peut substituer .en partie ou en totalité  à la solution 2 une solution de     vanadite        -d'un          métal    alcalin. Dans ce cas, on obtient une  gelée d'un brun verdâtre sale avec le sulfate  ferreux, tandis que le chlorure ferrique donne  une gelée jaune.  



  Les corps     échangeurs    de bases, séchés et  préparés comme d'habitude, sont traités avec  des gaz de grillage à 400-500   C et Consti  tuent d'excellents catalyseurs pour la, fabrica  tion d'acide sulfurique par le procédé de con  tact. Ce sont également d'excellents cataly  seurs pour bien des oxydations organiques    telles que celles mentionnées dans l'exem  ple 10.  



  Les sels .de fer peuvent. être remplacés par  des sels d'autres métaux tels, par exemple,  que le sulfate de cuivre, le     sulfate    de nickel;  le sulfate de cobalt, le sulfate d'aluminium,  etc. On peut également changer les corps par  .échange de bases ou par la formation de  corps ressemblant à des sels, comme cela a  été dit dans     l'exemple    10, -et ces     changeiuents     sont fréquemment désirables, car, dans bien  des cas, ils rendent les catalyseurs plus résis  tants aux hautes températures.  



       Exemple   <I>10:</I>  10 On mélange     l.1-16    molécules d'une  solution de verre soluble -diluée avec     300    à  400 parties de     kieselgur    ou de quartz pulvé  risé suffisamment diluées pour donner un  produit qu'on puisse remuer.  



  <B>20</B> On fait dissoudre 1 molécule de nitrate  de zinc dans la plus petite quantité possible  de potasse caustique pour former une solution  de zincate de potassium aussi fortement con  centrée ,que possible.  



       30    On fait dissoudre 1 molécule     d'oxyde     de chrome pour former une solution aussi  concentrée que     possible    de     chromite    de po  tassium.  



  40 On fait dissoudre 0,25 molécule de ni  trate de plomb sous la forme de     plumbite    de  potassium d'une concentration aussi-forte que  possible.  



  50 On fait dissoudre 1 molécule de     nitrata     de zinc -dans de l'eau pour former une solu  tion au dixième de la force normale.  



  60 On fait dissoudre 1 molécule de ni  trate de cadmium dans de l'eau pour former  une solution au dixième de la force normale.  



  On combine les mixtures de 1, 2, 3 et 4 et  l'on y verse, en agitant vigoureusement, un  mélange des solutions 5 et 6; la masse se so  lidifie alors en une gelée que l'on sépare, par  pressage, de la liqueur-mère de la manière       usuelle,    que l'on lave complètement -et que  l'on sèche. Après     séchage,    on l'hydrate .et on  la sèche à nouveau.

        Si l'on traite le     corps    échangeur de bases  à     300-450      C avec une mixture de gaz à  l'eau sous une pression d'environ 50-200 at  mosphères, il se produit de l'alcool     méthyli-          que,des    alcools plus élevés     ét    des -cétones en  particulier, lorsque le mélange -est riche en  oxyde de     carbone.    Un plus grand rendement       ,d'alcol    méthylique peut être obtenu dans les  mêmes conditions de réaction en échangeant  le potassium, dans le corps -échangeur de ba  ses,     pour,du    cérium et du manganèse en par  ties égales,

   ce qui peut se faire par traitement  avec une     solution    contenant parties égales de       nitrate,de    cérium et de nitrate -de manganèse.  On peut obtenir un rendement encore meil  leur d'alcool méthylique en traitant le     corps     qui contient le manganèse et le cérium     échan-          geab'les    par une solution de chromate d'am  monium, afin de produire un corps ressem  blant à un sel.

      <I>Exemple 11:</I>  On     dilue    11-13 molécules de     SiOz,    sous  la forme     @de    verre soluble à base de potassium,  avec 7 à 10 fois la ,quantité d'eau, rendue lé  gèrement ammoniacale, après quoi on y incor  pore -en remuant 250 parties -de calamine pure  très finement divisée.

   On ajoute, -en remuant,  une solution contenant 1 molécule de     chro-          mite    de potassium sous la forme d'une solu  tion à la moitié de la force normale -et 1     mo-          lécu.'le    de nitrate de     cuprammonium    sous la  forme d'une solution au dixième de la force  normale et, finalement, on verse 1 molécule  de cuivre sous la forme d'une     solution    de ni  trate de cuivre à 10 % ; la masse .devient alors  gélatineuse. On soumet le corps échangeur  bases à un traitement subséquent intense avec  une solution de nitrate de magnésium, on le  lave bien complètement et on le sèche et il.

    constitue alors un corps échangeur de bases       magnésium-chrome-,cuivre    dilué avec .de la  calamine. Lorsque ce corps est réduit avec des  gaz contenant de l'hydrogène à 200   C, il de  vient un excellent catalyseur pour la produc  tion -de méthanol au moyen d'anhydride car  bonique et d'hydrogène à     environ    250-350  C, à .de hautes pressions,. et en     particulier       lorsqu'on fait usage d'un procédé cyclique.  On produit des alcools plus élevés, ensemble  avec de l'alcool méthylique, si l'on échange  le magnésium pour du cuivre.  



  <I>Exemple 12:</I>  On traite 6-8 molécules de     SiO2,    sous la  forme d'une     solution    de verre soluble diluée,  avec une demi-molécule de potassium sous la  forme d'une solution à 10 %, ou -de     chromite     de Sodium en solution, et on y laisse couler,  en agitant vigoureusement, une solution de  nitrate ferreux à 10 % jusqu'à ce que le mé  lange devienne     neutre    à l'égard de la     phénol-          ph-taléine.    Il se forme une masse     gélatineusï#     que l'on sépare comme d'habitude et qui     cons-          titue    un corps échangeur de bases ferreux       potassium-,

  chrome    -que l'on peut réduire dans  un .courant d'hydrogène à 300   C, avec ou  sans échange du métal alcalin pour un métal  alcalino-terreux. Après réduction, le produit       constitue    un excellent catalyseur de réduction  et on peut en faire usage pour produire des  hydrocarbures volatils, d'une     nature    ressem  blant au     pétrole    et convenant excellemment  comme combustible, en faisant passer .du gaz  à l'eau épuré sur la masse de contact, sous  une haute pression et à 300-450   C. L'é  change du métal alcalin pour le métal alca  lino-terreux se produit lentement, .et d'habi  tude incomplètement, et on peut faire varier  le degré selon le produit désiré.

   Les propor  tions -des constituants sont telles que le sel  de métal et le     silicate    sont en excès sur le     mé-          tallate    et les corps sont, par conséquent, quel  que peu analogues aux silicates doubles d'a  luminium.  



  <I>Exemple 13:</I>  On prépare 'les mixtures suivantes:  10 On mélange 12-16 molécules de     SiO2,     sous la forme     d'une    solution de verre solu  ble, avec 0,25 molécule de     tungstate    de so  dium sous la forme d'une solution aussi con  centrée que possible et avec 0,3 molécule de       molybdate    de sodium d'une concentration  aussi forte que possible et on y incorpore, en  remuant, environ 1 molécule de bioxyde de  titane pulvérisé.      20 On fait dissoudre 1 molécule de     V20'     dans de la potasse     caustique    pour former une  solution de     vanadite    de potassium à 5 %.  



  30 On fait dissoudre 1 molécule de     chro-          mite    de potassium dans de l'eau pour     former     une solution de concentration maximum.  



  40 On prépare une solution à 10 % conte  nant 1 molécule de     A1203.     



  50 On fait dissoudre 1 molécule de ci  trate de thorium pour former une solution à  10%.  



  On combine les mixtures 1, 2 et. 3 et on  y verse, en agitant vigoureusement, un mé  lange des solutions 4 et 5. On doit prendre  soin que la réaction reste neutre ou légère  ment alcaline, à l'égard de la     phénolphta-          léine.    Il se forme immédiatement une masse  gélatineuse que l'on sépare de la manière  usuelle et qui constitue un corps échangeur  de bases métal     alcalin-aluminium-vanadyle-          thorium-Si02-a-cide        tungstique-acide        molyb-          dique    contenant en subdivision homogène  dans sa structure du     bioxyde,de    titane à l'é  tat finement divisé.  



  Le corps échangeur de bases est une  excellente masse de contact pour la synthèse  d'acide cyanhydrique au moyen d'ammonia  que et d'oxyde de carbone et l'on peut aug  menter     encore    l'efficacité du catalyseur par       l'échange    de l'alcali pour des terres rares,  des métaux terreux, ou du manganèse. On  obtient une masse de contact encore meilleure  lorsque l'on incorpore le corps échangeur de  bases décrit dans l'exemple 6 dans le cataly  seur, soit après, soit pendant la formation de  ce     dernier.            Exemple   <I>14:</I>  On prépare les mixtures suivantes  <B>10</B> On dilue avec 7-8 parties d'eau, 14 à  16 molécules de     Si02    sous la forme d'une so  lution de verre soluble à base de potassium.  



  20 On fait dissoudre 1 molécule d'oxyde  de béryllium, comme     béryllate    de sodium,  pour former une solution à<B>10%.</B>  



  30 On fait dissoudre 1     molécule    de zinc,  comme zincate de sodium, pour former une  solution à<B>10%.</B>    40 On prépare une solution à 10% conte  nant 1 molécule de nitrate de thorium.  



       â   <B>à 0</B>     %        prépare        une        solution        aqueuse    à  10 % , contenant 1 molécule de nitrate de zir  conium.  



  On mélange ensemble les mixtures 1, 2  et 3, puis on y ajoute les solutions 4 et 5, ce  qui précipite un corps échangeur de bases, la  réaction étant maintenue continuellement al  caline. On sépare, par filtration avec aspi  ration, la masse gélatineuse et on la sèche.  



  Lorsqu'on fait passer lentement des va  peurs d'aldéhyde acétique à travers une  épaisse couche du     corps    échangeur dé bases       susdécrit,    à une température élevée, on ob  tient un excellent rendement en aldol et en  aldéhyde     crotonique.    On peut effectuer des       aldolisations    et     crotonisations    similaires avec  -ces catalyseurs soit dans la phase vapeur ou  dans la phase liquide.  



       Exemple   <I>15:</I>  On prépare les mixtures suivantes:  <B>10</B> On dilue avec 20 fois la     quantité    d'eau  7-8 molécules de     Si02,    SOUS la forme de  verre soluble à base de sodium et y ajoute, en  remuant, un mélange en parties égales de li  gnite et de     Si0\    hydratée jusqu'à ce que la  mixture reste tout juste facile à remuer.  



  20 On fait .dissoudre 1     molécule    de     chro-          mite    de sodium dans     d.e    l'eau pour former  une solution à<B>5%.</B>  



  30 On fait dissoudre 1. molécule de ni  trate de chrome dans de l'eau pour former  une solution à 15 % .  



  On mélange ensemble 1 .et 2, puis on y  ajoute 3, ce qui précipite une masse gélati  neuse d'un noir verdâtre que l'on presse,     lave     et sèche comme d'habitude et qu'on traite en  faisant ruisseler sur le produit une quantité  considérable de solution de carbonate     d'am-          mouium,    ce qui échange le métal alcalin pour  de l'ammoniaque.  



  Le corps échangeur -de bases ainsi obtenu,  dilué avec du coke et de la silice,     constitue     une excellente masse pour l'épuration cataly  tique de gaz, capable qu'il est de débarras  ser des gaz de soufre sous une forme organi-      que ou inorganique et de composés métalli  ques     volatils.    Une légère addition d'halogène  ou     d'oxygène    aux gaz à épurer est fréquem  ment avantageuse.  



  <I>Exemple 16:</I>  On mélange 8-9     molécules    -de     SiO2,    sous  la forme d'un verre soluble à base de sodium  dilué, avec 500 parties d'oxyde ferrique et 50  parties de     déchet    de sable     monazite,    la sus  pension restant tout juste en état de pouvoir  être remuée, après quoi on y     incorpore    en  remuant,     I    molécule     4'aluminate    de     sodium.     en solution aussi     concentrée    que possible.

   On  traite ensuite ce mélange avec environ 0,5  molécule -de nitrate de     cuivre    en solution  aussi concentrée que possible et 0,5 molécule  d'une solution aussi     concentrée    que possible  de nitrate de chrome, ce qui a pour résultat  la     précipitation        d'un    corps échangeur de  bases que l'on sépare et qu'on lave de la ma  nière usuelle et qu'on traite     ensuite    avec une  solution d'un sel de calcium soluble, afin .d'é  changer le sodium pour du calcium.

   Le corps,  une fois séché et     brisé    en     fragments,    ou une  fois formé en granules,     constitue    un excel  lent catalyseur pour la     combustion    de sur  face ou pour la combustion de fumée prove  nant de houilles     fortement    volatiles.

Claims (1)

  1. REVENDICATION Procédé pour l'exécution de réactions chi miques, selon lequel on emploie comme cata lyseurs des corps échangeurs de bases pro duits par réaction entre au moins un silicate soluble, au moins un métallate (sel contenant un métal dans l'anion) et au moins un sel métallique (sel de métal qui n'est pas un mé- tallate), dans des conditions telles que le mé lange .de réaction final soit alcalin à l'égard du tournesol.
    SOUS-REVENDICATIONS 1 Procédé suivant la revendication, caracté risé en ce qu'on emploie une masse conte nant une substance diluante incorporée d'une manière homogène. 2 Procédé suivant la revendication, caracté risé en ce qu'on emploie une masse conte nant, incorporée d'une manière homogène, une substance diluante catalytiquement active. 3 Procédé suivant la revendication, caracté risé en ce qu'on emploie une masse conte nant un polyoxyde de vanadium comme l'un des constituants autres que le silicate.
CH144843D 1926-10-19 1927-10-17 Procédé pour l'exécution de réactions chimiques. CH144843A (fr)

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