CH164902A - Procédé et appareil de soudure. - Google Patents

Procédé et appareil de soudure.

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CH164902A
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Linde Air Prod Co
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  Procédé et appareil de     sondure.            ('etto        invention    a- trait à un procédé de       -soudure    et à un appareil permettant de     réali-          :;er    ce procédé.

   Selon ce procédé, on main  tient normalement une tige de métal et un  dispositif     produisant    une     flamme    de sou  dure à haute température dans des positions       sensiblement    fixes l'une par rapport à l'au  tre. avec la tige de métal normalement sup  portée par la pièce à souder au point de sou  dure, effectue un déplacement relatif de la  tige     e1.    de la flamme en bloc, d'une part, et  desdits bords à. souder, d'autre part, le long  de     ces    derniers pendant qu'on dirige la.

    flamme vers l'arrière et sur la partie avant  fondue de la soudure avançante, sur les bords  situés     ii,    l'avant (le cette partie     et-    sur l'ex  trémité inférieure de la tige. Quoique la  f     ïamme        oxy    acétylénique soit particulière  ment applicable et avantageuse comme source  de     ohaleur    clans le procédé suivant     l'inven-          iion,    et quoique l'appareil décrit ci-après sait  spécialement établi pour être commandé à la  main.

   il est bien entendu qu'on     peut    appli-         quer    d'autres     sources    de chaleur, telles qu'un  arc électrique et que l'appareil employé peut  être une machine à souder     semi-automatique     ou entièrement automatique.  



  Jusqu'à ce jour, pour réaliser une sou  dure par fusion à la main, excepté .dans la  soudure à l'arc métallique dans laquelle le  courant de soudure est fourni par l'intermé  diaire de la tige de soudure elle-même, le       soudeur    tenait généralement la ou les tiges  ou     barrettes    .de soudure à l'aide d'une main  et un chalumeau à souder à l'aide de l'autre  main et faisait osciller à la fois la tige et le  chalumeau alternativement dans un sens et  en sens inverse en travers et     le    long de l'es  pace en V constitué entre les lèvres conti  guës à réunir.

   Ceci     exige    l'emploi des deux  mains, est fatigant et il     arrive    souvent due  les mouvements de la tige -et du chalumeau  ne sont pas     convenablement    coordonnés pour  l'exécution d'une soudure rapide. En outre.  il était généralement nécessaire. pour exécu  ter une soudure satisfaisante, que le soudeur      se place sensiblement à angle droit par rap  port au joint à souder et à proximité immé  diate de     ce    joint afin de pouvoir observer  les progrès -de la soudure et distribuer con  venablement la chaleur et le métal sur les  lèvres contiguës du métal.

   Dans cette posi  tion, le soudeur ne peut pas voir facilement  les .deux côtés et le fond de la rainure en V  et travaille, par conséquent, en supportant  une fatigue considérable et de façon peu con  fortable à cause de la chaleur .développée. Le  procédé selon l'invention, exécuté à la main,  permet d'obtenir une meilleure soudure, plus  rapidement et avec moins de fatigue et -de  gêne que jusqu'à ce jour.

   De préférence, on  fait alors mouvoir l'ensemble d'un chalumeau  et de la tige .de métal longitudinalement par  rapport aux lèvres à souder, la ou les     fla.ni-          mes    du chalumeau et la ou les tiges de mé  tal étant disposées sensiblement     symétriqu(@-          ment    par rapport à un plan (ou dans     ini     plan vertical)     bissectant    la rainure en     V     constituée entre lesdits bords.

   La flamme       (1e    soudure est projetée sur le fond et les cô  tés du V en un point situé en avant de la  tige; et la tige et la flamme convergent au  point de soudure, le métal de base et l'extré  mité inférieure de la tige fondant en ce point  pour constituer une petite mare ou masse de  métal fluide. L'extrémité inférieure de la  tige repose directement dans cette masse et,  à mesure qu'elle fond, la tige pénètre auto  matiquement, par     exemple    sous l'action de  la. pesanteur, dans la flamme soudante et  dans la masse fluide     progressivement    en  gendrée. .  



  Des parties successives -de la tige peu  vent être préchauffées avant qu'elles attei  gnent la flamme soudante et la masse fon  due. Pour régler l'opération de soudure, on  peut     man#uvrer    le chalumeau de façon que  sa flamme s'éloigne ou se rapproche du point  de soudure et     qu'élle    monte ou descende sur  la tige pendant que cette dernière repose  dans la     masse    fondue, ce qui modifie à la  fois la fluidité -de     cette    masse et la vitesse  de fusion .de la tige.

   Pour préparer ou  "mouiller" la rainure en     V    ou pour Tefro.i-         dir    la masse fondue, suivant qu'il -est dési  rable, on peut aussi faire mouvoir légère  ment la tige de métal et la flamme en bloc  alternativement dans un sens et en sens in  verse le long du joint à créer, en frottant       ainsi    la tige dans la masse fondue ou fai  sant- jouer la flamme dans la partie de la  rainure .située à l'avant de .cette masse.  



  L'appareil selon l'invention, pour     l'exé-          cutio.n    du procédé de soudure, est caractérisa  par le fait qu'il comprend un dispositif de  chauffage propre à produire une flamme     il     haute température,

   auquel est fixé un or  gane servant à guider la tige de     métal.    Cet  appareil peut comprendre un     chalumeau     oxyacétylénique dont la tige d'amenée de  gaz possède la ou les buses de soudure usuel  les et une longueur suffisante pour que     1@@     manche du chalumeau soit situé à une dis  tance     assez    grande de la flamme     soudante.     La majeure partie     dit    poids -du chalumeau  peut être supportée par un chariot fixé de  façon réglable à la.

   tête du chalumeau, -et  s'étendant vers l'arrière de la tête et muni  d'organes appropriés, tels que des patins ou  galets,     reposant    et pouvant glisser sur     de#     parties de la pièce située de part et d'autre  du joint soudé à établir et derrière le point  de soudure. Le guide à travers lequel la tige  de métal peut être amenée au point de sou  dure peut être un tube dont la section trans  versale est un peu plus grande que celle     d±,     la tige et qui est fixé soit à la tête du cha  lumeau, soit au chariot, dans une position  telle - de préférence entre la tête du cha  lumeau et le point de support -du chariot -  que la tige de métal puisse être amenée li  brement -et exactement au point de soudure.

    Avec cet appareil, le soudeur peut exécuter  l'opération de soudure à une distance com  mode de la chaleur, en se plaçant directe  ment en regard de la rainure et     directemenï     en vue de la. soudure, et     man#uvrer    l'appa  reil de l'une quelconque des mains, l'autre  main restant libre. Lorsque la pièce est fixe.  l'appareil peut être déplacé avec un très fai  ble     -effort    le long de la surface de cette pièce  et .dans la direction de la soudure, tandis que      i l'on fait mouvoir la pièce, l'appareil peut  reposer sur cette pièce et être maintenu fixe,  les patins du chariot permettant dans les       deux    cas à l'appareil de glisser par rapport.

    <B>a î</B> la     pièce    et de constituer un point d'appui  autour duquel on peut à volonté élever et       abaisser    la flamme soudante en     manoeuvrant     l'appareil      <  < .    l'aide de la main qui tient le  chalumeau et qui agit par l'intermédiaire  d'un long bras de levier.  



  Le     dessin    annexé représente diverses for  mes     d'exécution    do     l'appareil    selon l'inven  tion.  



       Fi;;-.    1 est une vue de côté perspective  d'un     tel    appareil et représente la façon dont  on se sert de cet appareil pour     exécuter    un  joint soucié entre des surfaces courbes, par  exemple en vue de la jonction de     tronçons-de     tube bout à bout;

    2 est une     vile    analogue à     fig.    1,     re-          présentant    la. tige de métal. relevée et l'ap  pareil clans la. position voulue pour préparer  un     point        de    soudure ou de fixation     provi-          Fzoire;     Fi-. 3 est une vue par l'arrière de l'ap  pareil représenté clans la position de     fig.    1:  1 représente un autre mode de réali  sation:       Fig.    5 représente une autre construction       d'appareil    établie suivant l'invention.

    L'appareil représenté .dans les fi-. 1, 2  et )     comprend    un chalumeau à. souder       otyacétylénique    T     comportant    un manche 10       ci;    une tige tubulaire 11. qui est normalement  maintenue sensiblement horizontale.

   L'extré  mité externe de la tige 11 va en s'inclinant       vers        lo    bas à. partir -du manche pour consti  tuer une     tête    à. souder 12 à laquelle les gaz  on le mélange     soudants    peuvent être amenés  par la tige.     lino    buse 13 .située à l'extrémité       inférieure    de la tête présente un orifice de  distribution de mélange combustible propre  à     maintenir    une flamme soudante et à pro  jeter cette flamme sur la pièce et contre l'ex  trémité inférieure d'une tige ou barrette de  métal     1?    qui pénètre automatiquement     clan:

       la flamme soudante et dans la petite mare    ou masse     cle    métal fondu P située au     point     de soudure de la pièce.  



  La tige     1i',    usuellement fournie par ion  (Meurs de 91 centimètres, est maintenue dans  une position qui est verticale ou légèrement  inclinée par rapport à la verticale, et son  extrémité inférieure repose normalement dans  la masse fondue, de sorte que la flamme     sou-          dante    et la tige convergent normalement au  point de soudure ou masse fondue. Comme  représenté, pour maintenir la tige P .dans  cette position, de façon qu'elle puisse péné  trer automatiquement dans la flamme et la.

    masse fondue sous l'action de la pesanteur,  on a prévu un dispositif comprenant un tube  G dont la. section transversale est un     peu     plus grande que celle de la tige R pour per  mettre à. cette dernière de coulisser librement       à,    travers lui à mesure que son extrémité in  férieure fond et se dépose .dans l'espace en V.  Le tube -de maintien et de guidage peut re  cevoir intérieurement en     section    transversale  toute forme propre à assurer l'alimentation  automatique de tiges de métal à section  transversale de formes -diverses telles que cir  culaire, ovale, carrée, rectangulaire, hexago  nale et en losange.

   Il pourrait aussi y avoir  plusieurs tiges, disposées parallèlement ou  de façon convergente.     i1.    ses     extrémités-op-          posées,    le tube G est rétréci légèrement pour  diminuer le jeu entre sa surface interne et  la tige en ces points et éviter ainsi     un        fro.t          tement    exagéré entre le tube et les parties  de la tige qui pourraient être irrégulières ou  cintrées.

   Le tube G est monté -de façon     ré-          :Ylable    sur     la,    tête 12 du chalumeau, à l'aide  d'un collier perforé 14 monté sur le tube et  fixé par un boulon 15 à l'oreille 16 d'un  collier 17 fixé de façon réglable à la tète 1?       pa,r.    (les vis de serrage 18. Le tube et le  chalumeau sont ainsi assemblés     rigidement     dans un même plan et, pendant la ,soudure,  ce plan     bissecte    l'espace en<B>V</B> constitué entre.  les deux lèvres à sou     cler.     



  L'extrémité de la tête du chalumeau et  l'ensemble du tube de guidage G et     d@e    la,  tige de métal qu'il -renferme sont convena  blement supportés par la pièce à     soucier,    ce           rIui    permet à. cet ensemble soudeur d'être dé  placé le long de la. surface  < le la. pièce, lon  gitudinalement à     l'espace    en V, ou d'être sup  porté par la pièce, mais maintenu fixe quand  on déplace la pièce. Le dispositif de support  représenté comprend un chariot     Ii    muni .d'une  barre 19 dont une des extrémités est fixée  rigidement à un collier 20 monté de façon       réglable    sur la tête -du chalumeau par des  vis tue blocage 21.

   L'autre extrémité de la  barre 19 -est fixée à un bras transversal     22     qui est muni de deux     patins    ou galets paral  lèles ?3 fixés     aux    extrémités de ce     bras    et  s'étendant vers le bas à partir     desdites    ex  trémités.

   Ces patins peuvent recevoir des  formes variées     et    possèdent de préférence  des surfaces inférieures arrondies an moyen  desquelles ils portent et glissent sur la sur  face supérieure de la pièce à des distance:       sensiblement    égales, -de part -et d'autre     dri     ,joint à souder     S,    et à une     faible    distance en  arrière du tube de     guidage    G.

   Outre qu'il  fait reposer     pratiquement    tout le poids de  l'appareil sur la pièce, l'ensemble du chariot       Ti    et de ses patins joue un autre rôle impor  tant en .ce sens que ses extrémités inférieu  res arrondies, qui sont situées clans un plan       haxallèle    à la surface -de la pièce, constituent  sur la     pièce    un point d'appui situé à l'ar  rière du tube de     buidabe    et de la tête du  chalumeau et autour duquel on peut faire  pivoter la flamme soudante pour l'élever et  l'abaisser     pa.r    rapport à la     masse    fondue et  à la tige de métal.  



  Quoique le chauffage préalable de la. tige  do métal avant l'exposition de     cette    tige à  la chaleur directe de la flamme soudante né  soit pas essentiel pour     tous    les genres de       soudure,\    il est généralement avantageux -d'ef  fectuer ce préchauffage, bien qu'une partie  de la. chaleur de la zone de soudure passe     .à          Lravers    le tube de     guidage    et autour de ce       tube    et préchauffe la tire dans une certaine  mesure.

   Pour assurer le     préchauffage    plus  positif de la tige de métal, on peut monter       sur    la tête du chalumeau, au-dessus de l'ex  trémité .(le sortie     dc    la. buse à sonder 13, une       buse    plus petite     24    dont le conduit commu-    nique     av        ec    le conduit à mélange combustible  principal de la tête du chalumeau et est pa  rallèle à l'axe de la flamme soudante ou fait  un petit angle avec cet axe de façon à di  riger une flamme .contre des parties succes  sives<B>de</B> la tige et à chauffer ces parties au  rouge cerise brillant, de préférence juste  avant qu'elles atteignent la flamme     soudante.     



  Cet appareil est d'une application géné  rale -dans le soudage des pièces plates telles  que les tôles ou plaques ainsi que des pièces  courbes telles que     des    tronçons de tuyau unis  bout à bout par un     joint    circulaire. Dans  le soudage des tôles, l'appareil est. de préfé  rence déplacé le long de l'espace en<B>V</B> cons  titué entre les bords à souder, mais on peut.

    faire     mouvoir    la pièce dans la     direction    du V  en regard de     l'uppareil    maintenu fixe; tandis  que, pour constituer une soudure courbe ou  circulaire entre les     extrémités    opposées de  deux tronçons de tuyau, il est nettement pré  férable de faire tourner les tronçons à l'unis  son pendant que l'appareil est maintenu fixe  sur la surface supérieure du tuyau, avec la  flamme soudante et la tige convergeant ap  proximativement à la     ;génératrice    supérieure  de cette surface, comme indiqué dans la  fi     b.    1.

   D'ailleurs, le mode     opératoire        que     l'on v a .décrire est sensiblement le même     pom-          toutes    les applications.  



  Avant de commencer la soudure     prinr_.ï-          pale    et après avoir biseauté les extrémités des  tronçons de tuyau. on aligne ces tronçons,  une garniture     pouvant,    le cas échéant, être  insérée de façon à. obturer le fond du V cons  titué par les lèvres ou extrémités     opposée::.     De préférence, on fixe alors provisoirement  ces extrémités l'une à l'autre en déposant de  la soudure dans le V à un certain nombre de  points espacés sur le pourtour du joint cir  culaire à. établir, par des opérations de sou  dure à la main d'un     7enre    bien connu.

   L'o  pérateur se place alors debout ou assis laté  ralement au tuyau et en regard .du V on  joint, pose les patins sur la partie de la sur  face supérieure qui se recourbe en     s'éloignant     de lui     et    tient le chalumeau d'une main de  façon que la     tête    et la buse du chalumeau           ainsi.        que    le     tube    de guidage soient placés       dans    le plan du V, les patins du chariot       Mima    disposés de part et d'autre dudit<B>V.</B>       horsque    1P     chalumeau    a été allumé et pen  dant que la,

       flamme    joue à l'intérieur du V,  <B>Je</B> soudeur     rèÏle    les robinets à oxygène -et à       acétylène    de façon à créer la flamme     sou-          danle        convenable,    de préférence une flamme       soudante    contenant un excès     suffisant        d'acé-          lylène    pour carburer les surfaces du V à une       ilistanei-    de 6 à 13 mm     environ    en avant de  la masse fondue constituée pendant la sou  dure,

   afin que ces surfaces fondent super  ficiellement à une     température    plus basse  que le métal de base.  



       Lorsque    les parois du<B>V</B> ont- été amenée  approximativement à un état fondu, le sou  deur insère la     tic    de     méta-1    dans le tube -de  <B>,'lu</B>     ida@e    et:<B>l'y</B> fait     descendre    jusqu'à ce due  son extrémité ait     pénétré    dans la flamme de  préchauffage fournie par la. buse 24. Lors  que le métal de base est à l'état fondu, le  soudeur     abaisse    la tige. qui a été convenable  ment     >>réchauffée    dans     l'entretemps,    dans la       masse    fondue, pour commencer la soudure.  En aide fait alors tourner uniformément.

    dans le sens de la flèche (les moitiés     supé-          rieures        s'('loirnant    du soudeur), à. une vitesse       (,onstante    et     @    à. l'unisson, les tronçons de       iayau    provisoirement fixés, pendant     que    le       oucleur    maintient l'appareil de façon que le  point de soudure ou masse fondue reste ap  proximativement sur la, génératrice supé  rieure du tuyau. Si le point de soudure était  déplacé dans une mesure trop grande vers  l'avant la masse fondue coulerait vers l'a  vant et constituerait une voûte au-dessus du  fond du V, en produisant ainsi une soudure  superficielle.

   Par contre, si le point de sou  dure était déplacé dans une mesure trop       grande    en arrière de la génératrice supé  rieure, la masse fondue pourrait s'allonger  au point que le métal fondu se répande à       l'axtérieur    au lieu de se solidifier suivant le       contour    régulier     désiré.     



  En temps normal, le manche du chalu  meau est maintenu fixe pendant que les pa  tins glissent le long de la surface du tuyau    rotatif, ce manche étant de préférence main  tenu sensiblement horizontalement ou dans  une position     telle        que    la flamme     soudante     soit projetée en partie sur l'extrémité de la  tige de métal, mais principalement sur le  métal .de base, de façon à fondre superficiel  lement ou "mouiller" les côtés -et le fond  du V à l'avant de la, masse fondue, afin que  le métal fondu de la tige pénètre convenable  ment dans le V et s'unisse à lui.

   Dans le  cas où le métal de base ne fondrait pas su  perficiellement aussi rapidement que fond la  tige, on pourrait abaisser le manche, ce qui  abaisserait le chalumeau autour du point  d'appui     constitué    par les patins et dirigerait  ainsi la flamme     soudante    moins     .directement     vers la tige, mais plus directement vers le  métal     do    base, de façon à faciliter la     pré-          1        aration    de ce métal en vue de la soudure.

    Inversement, si la fusion superficielle du  métal de base s'effectuait relativement plus  vite que la fusion .de la. tige de métal, on  pourrait accélérer la fusion et le dépôt du  métal de cette tige en relevant le manche lé  gèrement de façon que la flamme soudante  frappe la tige plus directement.

   La soudure  la, plus rapide s'effectue lorsque le métal de  la tige fond et se dépose à une vitesse suffi  sante pour se solidifier plus ou moins instan  tanément en arrière -de la tige, celle-ci fon  dant à un état     semi-plastique    pour remplir  la partie convenablement préparée du<B>V.</B>  Pendant qu'on fait ainsi mouvoir la flamme  vers le haut et vers le bas, le tube de gui  dage peut glisser par rapport à la tige, de  sorte que cette dernière continue à reposer  sur l'extrémité de la masse fondue, laquelle  extrémité va normalement en s'inclinant vers  l'avant et vers le fond du V dans le sens de  la soudure.  



  Il est préférable que la petite mare ou  masse liquide ne s'étende pas d'une distance  plus grande que 12 à 19 mm en arrière de  l'extrémité de la tige qu'elle renferme. Si  cette masse devient trop longue ou trop  fluide, on peut la refroidir et diminuer sa  longueur par un léger mouvement -du chalu  meau alternativement vers l'avant et vers      barrière, ce qui accélère la fusion et le dépôt  du métal de la tige pour créer le renforce  ment et solidifier en même temps la masse  fondue. Lorsqu'on relève la flamme sou  dante, cette dernière frappe la tige de métal  plus directement et la fond plus rapidement,  ce qui     .commence    la solidification -de la masse  fondue et raccourcit cette masse.

   Les causes       principales    de ce résultat semblent résider  dans le fait que, étant donné que la flamme  soudante frappe la tige, cette flamme se  trouve isolée de la masse fluide située der  rière ladite tige, ce qui l'empêche d'agir sur  la masse et de surchauffer à la fois le métal  de base et     cette    masse. En outre, la tige.  fond plus rapidement, mais le métal ainsi  fondu est plus froid que la masse fondue  surchauffée et par conséquent, lorsqu'il se  dépose clans ladite masse, cette dernière se  trouve refroidie dans une certaine mesure,  ce qui accélère sa solidification.  



  Lorsque des obstacles tels que des point  de fixation soudés ou -des pattes de la gar  niture interne sont rencontrés le long du V,  le soudeur peut arrêter la soudure à une dis  tancé de     G    à 13 mm du point de fixation,       par    exemple, et élever alors la tige de métal,  à l'aide de sa main libre, sur une hauteur  suffisante pour soustraire l'extrémité infé  rieure de cette tige aux flammes -de soudure  et -de préchauffage tout en     retenant    la tige  dans le tube de guidage pendant qu'il fait  mouvoir le chalumeau vers l'avant -de façon  à préchauffer le métal -du point de fixation  soudé.

   Lorsque ce métal a été suffisamment  chauffé pour fondre superficiellement, le  soudeur peut     faire        reculer    le chalumeau et  ramener la tige à sa position normale, la  masse fondue ayant été maintenue à l'état  fluide et prête pour la continuation de la  soudure par la chaleur .de la flamme de pré  chauffage de la     tige.    La soudure est alors  exécutée par-dessus le point -de fixation  soudé.

   A l'achèvement de la soudure     circon-          férentielle    ou de la jonction des deux extré  mités -du     joint,    on peut adopter le même  mode opératoire que     @dan.s    le cas du passage  par-dessus un point de fixation     sou:d,é.       Comme les positions limites du point de  soudure sont très rapprochées l'une de l'au  tre dans la soudure des tuyaux, il conviens:  que la rotation     -du    tuyau soit coordonnée  avec la soudure.

   Le tuyau doit     recevoir    un  mouvement de rotation à. une vitesse     con-          tante    qui maintient le point de soudure ap  proximativement sur la génératrice supé  rieure, l'aide qui fait tourner le tuyau     a.rré-          tant    temporairement la rotation     dudit        tuyacc     lorsque le soudeur relève la tige de métal.  comme il le fait en passant par-dessus un  point de fixation soudé.  



  Comme le soudeur est déchargé de let fa  tigue du maintien et de la manipulation de  la tige de métal, il lui est possible d'em  ployer clés tiges plus lourdes,     c'est-à-dire     plus grosses et plus longues. Les     dimensions     et la capacité de travail du chalumeau peu  vent aussi être augmentées sans fatiguer  exagérément l'opérateur.

   Ces avantages sont  importants pour certains genres de soudure  dans lesquels il est plus économique d'em  ployer une tige de métal plus grosse et     des     buses et flammes de préchauffage et de sou  dure proportionnellement plus grandes.     Lea     tiges peuvent aussi être utilisées     jusqu'à    ce  qu'il n'en reste plus     qu'un    tronçon très court.  Jusqu'à     .ce    jour, les tronçons courts ne pou  vaient pas être manipulés facilement en rai  son de la chaleur transmise à la. main du  soudeur.

   Dans le présent appareil, lorsqu'il  reste une longueur de tige de 8 à 10 cm,  ce reste .de tige peut être projeté hors -du tube  clé maintien et ,de guidage par la simple     ma-          noeuvre    consistant à relever -et faire pivoter  latéralement l'appareil -et remplacé par     une     nouvelle tige sans que l'opération. ait pour  ainsi dire été interrompue. L'appareil suivant  l'invention permet l'application plus avanta  geuse     .de    tiges :de métal à revêtement de fon  dant. Dans le mode- opératoire usuel, une  longueur considérable du revêtement est ex  posée à la flamme -du chalumeau, ce qui a  pour effet de détacher le fondant de la tige.

    Au contraire, .dans le présent appareil, le  revêtement de la tige peut être protégé jus-           qu'ut(    moment où il arrive près (lu point     de          soudure.     



       La    position du soudeur pendant la sou  dure est telle que la gêne et la manipulation  fatigante usuelles sont pratiquement     suppri-          inées.        Cette    position permet au     soudeur    de  surveiller de plus prés et plus     commodément     la soudure et d'exécuter des soudures meil  leures et plus rapidement qu'il avait été pos  sible jusqu'à ce jour.

   Ayant une de ses mains  libre, il peut régler les     robinets    d'alimenta  tion (le gaz. régler et changer la. tige de mé  tal, avertir l'aide ou     faire    passer le manche        e        l'appareil    d'une main à. l'autre sans inter  rompre l'opération.

   A l'accroissement     d'effi-          acité    ou de rapidité de soudure ainsi obtenu  et à l'économie réalisée     clans    la     consommation     de gaz s'ajoute l'utilisation effective de     la,          (--haleur    de soudure fournie par l'inclinaison  <B>fie</B> la, Que     -de    métal par rapport à la flamme       Soudante    étant donné que cette flamme est  principalement confinée entre la. tige et la  partie de la rainure en V     @itWe    en avant (le  cette tige.

   En fait, l'opération de soudure       effectuée    à la, main par le procédé suivant  l'invention est presque l'équivalent d'une  opération de soudure à la machine en ce (lui       concerne    la rapidité et     l'économie    ainsi que  la qualité et le contour de la soudure     ré3ul-          tante.       Comme     représenté        dans    la     fig.    5.

       tin        -dis-          t,    convenable peut être prévu pour     ré-          hler    la position des patins     23    à la fois     verti-          c-alement    et horizontalement; et un dispositif  peut aussi être prévu pour     ré,ler    mécanique  ment la position (le la tige R dans le tube de       buidage    G.

   Comme représenté. les tiges des  patins peuvent être filetées et vissées dans  des trous taraudés constitués dans des bras  de support prévus à l'extrémité     arrière    du  chariot, dans le but de permettre (le régler  ces patins en     hauteur;

      et les susdits bras de       support    peuvent être réglables autour d'un       Mxë    horizontal sur le chariot pour permettre       aë        di"er    les patins suivant tout anale     dé-          siré.        Ces        réâlages    sont désirables dans cer  tains cas, pour permettre d'adapter l'appareil    à des surfaces planes aussi bien qu'à. des sur  faces de différents rayons de courbure.  



  La. tige de métal     descend    normalement  par son poids propre à l'intérieur du tube G  ,jusqu'à la pièce, mais on peut la relever, lors  qu'on le désire, à l'aide d'une transmission  mécanique comportant un     bouton    de     manoeu-          vre    34 monté sur le manche du chalumeau et  convenablement relié, par     exemple    par un câ  ble     Rote        den,    à un organe muni     .de    doigts fai  sant saillie à travers la paroi du tube G lors  qu'on actionne le câble, de façon à entrer en  prise avec la tige R, et à la soulever.     On     peut soulever la.

   tige en tirant le bouton<B>3.1</B>  vers l'arrière et. en poussant ce bouton ver,  l'avant, on débraie l'embrayage et la tige des  cend par son poids propre.  



  Quoiqu'il soit désirable de prévoir un cha  riot muni de patins pour faire reposer la ma  jeure partie     du    poids de l'appareil à souder  sur la pièce, comme représenté dans les     fig.    1  et 2, l'appareil à. Souder peut cependant ne  pas comporter le chariot et ses patins.

   Un  appareil typique de ce genre est représenté  dans la     fig.    4 et comprend un manche 25     e1:     une tige 26 analogues à ceux de l'appareil     de          fig.    1.     L'extrémité    avant ou inclinée de Ici  tige porte une tête de distribution de mélange  27 munie de     deux    buses de     soudure    et de  deux buses de préchauffage fixées à ladite  tête.

   Un dispositif propre à maintenir la tige  de métal et à l'entraîner par son poids pro  pre vers le point -de     soudure    et en position       correcte    par rapport aux flammes de pré  chauffage et de soudure est monté sur la tête  du chalumeau; elle pourrait l'être sur l'ex  trémité de la tige du chalumeau.

   Comme re  présenté. des bras de support 28 et 29     fixé.,     à la tête du     chalumeau    portent -des organes  de guidage tubulaires alignés 30 et 31 .dont  la section transversale interne est un peu  plus grande que celle de la     tige    de métal       qu'on    se propose d'employer, afin que cette  dernière puisse avancer sous l'action de la  pesanteur à mesure qu'elle fond et pénétrer  dans la. masse fondue dans laquelle elle re  pose.

   Les     deux    buses     dee    préchauffage conver-           (;entes    32, 32 sont prévues pour projeter une  flamme sur la tige de métal en un point si  tué entre les guides tubulaires 30 et 31 de  façon à préchauffer la tige au rouge cerise  brillant avant qu'elle ait atteint la zone de  soudure. Deux buses de soudure convergen  tes 33, 33     peuvent    être disposées comme re  présenté pour fournir une flamme de soudure  inclinée par rapport à la tige et à la partie  du     V    placée à l'avant .de cette tige.

   Cet ap  pareil fonctionne et -est manipulé en subs  tance de la même façon que celui représenté  dans les     fig.    1 et 2, excepté que     l'absence    du  support et du point d'appui que constitue  l'ensemble du chariot et de ses patins exige  plus d'habileté et entraîne plus de fatigue  pour l'opérateur, et que la rotation qui peut  être     désirable    pour faire varier l'équilibre     d-          chaleur    s'effectue autour d'un axe imagi  naire, plutôt qu'autour .d'un axe réel,     derrière     la masse fluide.

Claims (1)

  1. REVENDICATIONS I Procédé de soudure de bords contigus de pièces métalliques, selon lequel on main tient normalement une tige de métal et un dispositif produisant une flamme de sou dure à haute température dans -des posi tions sensiblement fixes l'une par rapport à l'autre, avec la tige de métal normale ment supportée par la pièce à souder au point de soudure et effectue un @déplace- ment relatif de la tige et .de la flamme en bloc, d'une part, et desdits bords à sou der, d'autre part, le long de ces derniers, pendant qu'on .dirige la flamme vers l'ar rière -et sur la partie avant fondue de la soudure avançante,
    sur les bords situés à l'avant de cette partie et sur l'extrémité inférieure .de la tige. 1I appareil pour la mise en pratique du pro cédé selon la revendication I, cet appareil étant caractérisé par le fait qu'il com prend un dispositif de chauffage propre à produire une flamme à haute tempp'ra- ture, auquel est fixé un organe servant à guider la tige .de métal.
    SOUS-REVENDICATIONS. 1 Procédé selon la revendication I, caracté risé par le fait que la tige est portée tl@# façon à. avancer automatiquement vers les bords à mesure qu'elle fond et par le fait qu'on règle la fusion desdits bords et de ladite tige à l'aide de la flamme pendant ce mouvement en élevant ou abaissant cette flamme par rapport auxdits bords et à ladite tige. Procédé selon la revendication 1 et la sous-revendication 1, caractérisé par le fait qu'on chauffe .des parties successives (le la tige avant qu'elles arrivent à la zona de soudure.
    ,3 Procédé selon la revendication I et les sous-revendications let 2, caractérisé par le fait qu'on effectue l'élévation et l'a baissement de la flamme soudante en la faisant mouvoir autour d'un axe situé derrière le point clé soudure.
    11 Procédé selon la revendication 1 -et la sous-revendication 1, caractérisé par le fait qu'on prépare les bords à souder pour constituer une rainure le long de laquelle on fait mouvoir la flamme soudante et la tige de métal relativement à la pièce à sonder de façon que le métal de cette tige soit fondu par la flamme et pénètre dans ladite rainure, et qu'on règle le caractère du métal fondu que contient la rainure en faisant mouvoir la flamme le long de la tige dans une direction qui la rap proche ou l'éloigne de la rainure.
    ;i Procédé selon la revendication I et les sous-revendications 1 et 4, caractérisé en ce que l'on chauffe la tige avant qu'elle arrive à la zone de soudure. G Procédé selon la revendication I et les sous-revendications 1 et 4, caractérisé par le fait que le mouvement -de la tige et de la flamme par rapport à la rainure est effectué dans le plan vertical de la rai nure. 7 Procédé selon la revendication I et les sous-revendications 1, 4 et 6, caractérisé par le fait qu'on communique un mouve ment de pivotement à la. flamme et à la tige autour d'un axe commun situé à l'arrière de la tige.
    8 Procédé selon la revendication I et les sous-revendications 1, 4, 6 et 7, caracté risé par<B>le</B> fait que l'extrémité inférieure de la tige est maintenue normalement en tout temps au fond de la rainure et entre la, flamme et la partie finie de la soudure. 9 Procédé selon la revendication I et les sous-revendications 1, 4, 6, 7 et 8, carac térisé par le fait qu'on règle la fluidité du métal que contient la rainure en fai sant mouvoir la tige alternativement dans un sens et en sens inverse dans ce métal.
    1 @) Appareil selon la revendication II, carac térisé par un support auquel est fixé le dispositif .de .chauffage et qui présente des pièces .d'appui à l'aide desquelles l'en semble du support, du dispositif de chauffage et du guide peut reposer de façon pivotante sur la pièce à souder.
    11 Appareil selon la revendication II et la sous-revendication 10, dans lequel le dis positif de chauffage est un chalumeau so lidaire de moyens permettant de le faire pivoter à la main autour de la ligne de contact entre les pièces d'appui et la pièce à souder depuis une position située à l'a vant do la zone de soudure, les pièces d'appui occupant une position telle qu'elle ne gênent pas la visibilité de la zone de soudure à partir d'une position située à l'avant lorsque l'appareil occupe la posi tion de soudure sur la pièce. 12 Appareil selon la revendication II -et les sous-revendications 10 et 11, dans lequel les pièces d'appui du support sont des patins.
    18 Appareil selon la revendication II et le sous-revendications 10 et 11, caractérisé par le fait que l'ensemble pivotant porte des moyens permettant de préchauffer la tige de métal avant qu'elle atteigne la zone de soudure. 1.1. Appareil selon la revendication II et les sous-revendications 10, 11 et 12, caracté risé par un chariot formant dispositif -de support -et muni d'un manche permettant le pivotement manuel du ou des chalu meaux depuis une position située à l'a vant de l'appareil.
    15 Appareil selon la revendication II, carac térisé par le fait que le guide recevant la tige de métal est agencé pour permettre à cette tige de coulisser dans ce guide de façon qu'elle avance vers la rainure cons tituée entre les lèvres à souder et y pé nètre sous l'action de la pesanteur. 16 Appareil selon la revendication II et la sous-revendication 15, caractérisé par le fait que ce guide est constitué par un tube dont le diamètre interne est plus grand que le .diamètre externe de la tige sur la majeure partie de la longueur du tube, mais .dont l'une au mains -des extré mités -est rétrécie.
    17 Appareil selon la revendication II et les sous-revendications 15 et 16, caractérisé par le fait qu'un dispositif mobile par rapport au guide entre en prise avec la tige de métal que renferme ce guide -et peut être man#uvré depuis le manche<B>-</B><I>do</I> l'appareil pour permettre de changer la position de la tige à l'intérieur du guide.
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