Procédé et appareil de sondure. ('etto invention a- trait à un procédé de -soudure et à un appareil permettant de réali- :;er ce procédé.
Selon ce procédé, on main tient normalement une tige de métal et un dispositif produisant une flamme de sou dure à haute température dans des positions sensiblement fixes l'une par rapport à l'au tre. avec la tige de métal normalement sup portée par la pièce à souder au point de sou dure, effectue un déplacement relatif de la tige e1. de la flamme en bloc, d'une part, et desdits bords à. souder, d'autre part, le long de ces derniers pendant qu'on dirige la.
flamme vers l'arrière et sur la partie avant fondue de la soudure avançante, sur les bords situés ii, l'avant (le cette partie et- sur l'ex trémité inférieure de la tige. Quoique la f ïamme oxy acétylénique soit particulière ment applicable et avantageuse comme source de ohaleur clans le procédé suivant l'inven- iion, et quoique l'appareil décrit ci-après sait spécialement établi pour être commandé à la main.
il est bien entendu qu'on peut appli- quer d'autres sources de chaleur, telles qu'un arc électrique et que l'appareil employé peut être une machine à souder semi-automatique ou entièrement automatique.
Jusqu'à ce jour, pour réaliser une sou dure par fusion à la main, excepté .dans la soudure à l'arc métallique dans laquelle le courant de soudure est fourni par l'intermé diaire de la tige de soudure elle-même, le soudeur tenait généralement la ou les tiges ou barrettes .de soudure à l'aide d'une main et un chalumeau à souder à l'aide de l'autre main et faisait osciller à la fois la tige et le chalumeau alternativement dans un sens et en sens inverse en travers et le long de l'es pace en V constitué entre les lèvres conti guës à réunir.
Ceci exige l'emploi des deux mains, est fatigant et il arrive souvent due les mouvements de la tige -et du chalumeau ne sont pas convenablement coordonnés pour l'exécution d'une soudure rapide. En outre. il était généralement nécessaire. pour exécu ter une soudure satisfaisante, que le soudeur se place sensiblement à angle droit par rap port au joint à souder et à proximité immé diate de ce joint afin de pouvoir observer les progrès -de la soudure et distribuer con venablement la chaleur et le métal sur les lèvres contiguës du métal.
Dans cette posi tion, le soudeur ne peut pas voir facilement les .deux côtés et le fond de la rainure en V et travaille, par conséquent, en supportant une fatigue considérable et de façon peu con fortable à cause de la chaleur .développée. Le procédé selon l'invention, exécuté à la main, permet d'obtenir une meilleure soudure, plus rapidement et avec moins de fatigue et -de gêne que jusqu'à ce jour.
De préférence, on fait alors mouvoir l'ensemble d'un chalumeau et de la tige .de métal longitudinalement par rapport aux lèvres à souder, la ou les fla.ni- mes du chalumeau et la ou les tiges de mé tal étant disposées sensiblement symétriqu(@- ment par rapport à un plan (ou dans ini plan vertical) bissectant la rainure en V constituée entre lesdits bords.
La flamme (1e soudure est projetée sur le fond et les cô tés du V en un point situé en avant de la tige; et la tige et la flamme convergent au point de soudure, le métal de base et l'extré mité inférieure de la tige fondant en ce point pour constituer une petite mare ou masse de métal fluide. L'extrémité inférieure de la tige repose directement dans cette masse et, à mesure qu'elle fond, la tige pénètre auto matiquement, par exemple sous l'action de la. pesanteur, dans la flamme soudante et dans la masse fluide progressivement en gendrée. .
Des parties successives -de la tige peu vent être préchauffées avant qu'elles attei gnent la flamme soudante et la masse fon due. Pour régler l'opération de soudure, on peut man#uvrer le chalumeau de façon que sa flamme s'éloigne ou se rapproche du point de soudure et qu'élle monte ou descende sur la tige pendant que cette dernière repose dans la masse fondue, ce qui modifie à la fois la fluidité -de cette masse et la vitesse de fusion .de la tige.
Pour préparer ou "mouiller" la rainure en V ou pour Tefro.i- dir la masse fondue, suivant qu'il -est dési rable, on peut aussi faire mouvoir légère ment la tige de métal et la flamme en bloc alternativement dans un sens et en sens in verse le long du joint à créer, en frottant ainsi la tige dans la masse fondue ou fai sant- jouer la flamme dans la partie de la rainure .située à l'avant de .cette masse.
L'appareil selon l'invention, pour l'exé- cutio.n du procédé de soudure, est caractérisa par le fait qu'il comprend un dispositif de chauffage propre à produire une flamme il haute température,
auquel est fixé un or gane servant à guider la tige de métal. Cet appareil peut comprendre un chalumeau oxyacétylénique dont la tige d'amenée de gaz possède la ou les buses de soudure usuel les et une longueur suffisante pour que 1@@ manche du chalumeau soit situé à une dis tance assez grande de la flamme soudante. La majeure partie dit poids -du chalumeau peut être supportée par un chariot fixé de façon réglable à la.
tête du chalumeau, -et s'étendant vers l'arrière de la tête et muni d'organes appropriés, tels que des patins ou galets, reposant et pouvant glisser sur de# parties de la pièce située de part et d'autre du joint soudé à établir et derrière le point de soudure. Le guide à travers lequel la tige de métal peut être amenée au point de sou dure peut être un tube dont la section trans versale est un peu plus grande que celle d±, la tige et qui est fixé soit à la tête du cha lumeau, soit au chariot, dans une position telle - de préférence entre la tête du cha lumeau et le point de support -du chariot - que la tige de métal puisse être amenée li brement -et exactement au point de soudure.
Avec cet appareil, le soudeur peut exécuter l'opération de soudure à une distance com mode de la chaleur, en se plaçant directe ment en regard de la rainure et directemenï en vue de la. soudure, et man#uvrer l'appa reil de l'une quelconque des mains, l'autre main restant libre. Lorsque la pièce est fixe. l'appareil peut être déplacé avec un très fai ble -effort le long de la surface de cette pièce et .dans la direction de la soudure, tandis que i l'on fait mouvoir la pièce, l'appareil peut reposer sur cette pièce et être maintenu fixe, les patins du chariot permettant dans les deux cas à l'appareil de glisser par rapport.
<B>a î</B> la pièce et de constituer un point d'appui autour duquel on peut à volonté élever et abaisser la flamme soudante en manoeuvrant l'appareil < < . l'aide de la main qui tient le chalumeau et qui agit par l'intermédiaire d'un long bras de levier.
Le dessin annexé représente diverses for mes d'exécution do l'appareil selon l'inven tion.
Fi;;-. 1 est une vue de côté perspective d'un tel appareil et représente la façon dont on se sert de cet appareil pour exécuter un joint soucié entre des surfaces courbes, par exemple en vue de la jonction de tronçons-de tube bout à bout;
2 est une vile analogue à fig. 1, re- présentant la. tige de métal. relevée et l'ap pareil clans la. position voulue pour préparer un point de soudure ou de fixation provi- Fzoire; Fi-. 3 est une vue par l'arrière de l'ap pareil représenté clans la position de fig. 1: 1 représente un autre mode de réali sation: Fig. 5 représente une autre construction d'appareil établie suivant l'invention.
L'appareil représenté .dans les fi-. 1, 2 et ) comprend un chalumeau à. souder otyacétylénique T comportant un manche 10 ci; une tige tubulaire 11. qui est normalement maintenue sensiblement horizontale.
L'extré mité externe de la tige 11 va en s'inclinant vers lo bas à. partir -du manche pour consti tuer une tête à. souder 12 à laquelle les gaz on le mélange soudants peuvent être amenés par la tige. lino buse 13 .située à l'extrémité inférieure de la tête présente un orifice de distribution de mélange combustible propre à maintenir une flamme soudante et à pro jeter cette flamme sur la pièce et contre l'ex trémité inférieure d'une tige ou barrette de métal 1? qui pénètre automatiquement clan:
la flamme soudante et dans la petite mare ou masse cle métal fondu P située au point de soudure de la pièce.
La tige 1i', usuellement fournie par ion (Meurs de 91 centimètres, est maintenue dans une position qui est verticale ou légèrement inclinée par rapport à la verticale, et son extrémité inférieure repose normalement dans la masse fondue, de sorte que la flamme sou- dante et la tige convergent normalement au point de soudure ou masse fondue. Comme représenté, pour maintenir la tige P .dans cette position, de façon qu'elle puisse péné trer automatiquement dans la flamme et la.
masse fondue sous l'action de la pesanteur, on a prévu un dispositif comprenant un tube G dont la. section transversale est un peu plus grande que celle de la tige R pour per mettre à. cette dernière de coulisser librement à, travers lui à mesure que son extrémité in férieure fond et se dépose .dans l'espace en V. Le tube -de maintien et de guidage peut re cevoir intérieurement en section transversale toute forme propre à assurer l'alimentation automatique de tiges de métal à section transversale de formes -diverses telles que cir culaire, ovale, carrée, rectangulaire, hexago nale et en losange.
Il pourrait aussi y avoir plusieurs tiges, disposées parallèlement ou de façon convergente. i1. ses extrémités-op- posées, le tube G est rétréci légèrement pour diminuer le jeu entre sa surface interne et la tige en ces points et éviter ainsi un fro.t tement exagéré entre le tube et les parties de la tige qui pourraient être irrégulières ou cintrées.
Le tube G est monté -de façon ré- :Ylable sur la, tête 12 du chalumeau, à l'aide d'un collier perforé 14 monté sur le tube et fixé par un boulon 15 à l'oreille 16 d'un collier 17 fixé de façon réglable à la tète 1? pa,r. (les vis de serrage 18. Le tube et le chalumeau sont ainsi assemblés rigidement dans un même plan et, pendant la ,soudure, ce plan bissecte l'espace en<B>V</B> constitué entre. les deux lèvres à sou cler.
L'extrémité de la tête du chalumeau et l'ensemble du tube de guidage G et d@e la, tige de métal qu'il -renferme sont convena blement supportés par la pièce à soucier, ce rIui permet à. cet ensemble soudeur d'être dé placé le long de la. surface < le la. pièce, lon gitudinalement à l'espace en V, ou d'être sup porté par la pièce, mais maintenu fixe quand on déplace la pièce. Le dispositif de support représenté comprend un chariot Ii muni .d'une barre 19 dont une des extrémités est fixée rigidement à un collier 20 monté de façon réglable sur la tête -du chalumeau par des vis tue blocage 21.
L'autre extrémité de la barre 19 -est fixée à un bras transversal 22 qui est muni de deux patins ou galets paral lèles ?3 fixés aux extrémités de ce bras et s'étendant vers le bas à partir desdites ex trémités.
Ces patins peuvent recevoir des formes variées et possèdent de préférence des surfaces inférieures arrondies an moyen desquelles ils portent et glissent sur la sur face supérieure de la pièce à des distance: sensiblement égales, -de part -et d'autre dri ,joint à souder S, et à une faible distance en arrière du tube de guidage G.
Outre qu'il fait reposer pratiquement tout le poids de l'appareil sur la pièce, l'ensemble du chariot Ti et de ses patins joue un autre rôle impor tant en .ce sens que ses extrémités inférieu res arrondies, qui sont situées clans un plan haxallèle à la surface -de la pièce, constituent sur la pièce un point d'appui situé à l'ar rière du tube de buidabe et de la tête du chalumeau et autour duquel on peut faire pivoter la flamme soudante pour l'élever et l'abaisser pa.r rapport à la masse fondue et à la tige de métal.
Quoique le chauffage préalable de la. tige do métal avant l'exposition de cette tige à la chaleur directe de la flamme soudante né soit pas essentiel pour tous les genres de soudure,\ il est généralement avantageux -d'ef fectuer ce préchauffage, bien qu'une partie de la. chaleur de la zone de soudure passe .à Lravers le tube de guidage et autour de ce tube et préchauffe la tire dans une certaine mesure.
Pour assurer le préchauffage plus positif de la tige de métal, on peut monter sur la tête du chalumeau, au-dessus de l'ex trémité .(le sortie dc la. buse à sonder 13, une buse plus petite 24 dont le conduit commu- nique av ec le conduit à mélange combustible principal de la tête du chalumeau et est pa rallèle à l'axe de la flamme soudante ou fait un petit angle avec cet axe de façon à di riger une flamme .contre des parties succes sives<B>de</B> la tige et à chauffer ces parties au rouge cerise brillant, de préférence juste avant qu'elles atteignent la flamme soudante.
Cet appareil est d'une application géné rale -dans le soudage des pièces plates telles que les tôles ou plaques ainsi que des pièces courbes telles que des tronçons de tuyau unis bout à bout par un joint circulaire. Dans le soudage des tôles, l'appareil est. de préfé rence déplacé le long de l'espace en<B>V</B> cons titué entre les bords à souder, mais on peut.
faire mouvoir la pièce dans la direction du V en regard de l'uppareil maintenu fixe; tandis que, pour constituer une soudure courbe ou circulaire entre les extrémités opposées de deux tronçons de tuyau, il est nettement pré férable de faire tourner les tronçons à l'unis son pendant que l'appareil est maintenu fixe sur la surface supérieure du tuyau, avec la flamme soudante et la tige convergeant ap proximativement à la ;génératrice supérieure de cette surface, comme indiqué dans la fi b. 1.
D'ailleurs, le mode opératoire que l'on v a .décrire est sensiblement le même pom- toutes les applications.
Avant de commencer la soudure prinr_.ï- pale et après avoir biseauté les extrémités des tronçons de tuyau. on aligne ces tronçons, une garniture pouvant, le cas échéant, être insérée de façon à. obturer le fond du V cons titué par les lèvres ou extrémités opposée::. De préférence, on fixe alors provisoirement ces extrémités l'une à l'autre en déposant de la soudure dans le V à un certain nombre de points espacés sur le pourtour du joint cir culaire à. établir, par des opérations de sou dure à la main d'un 7enre bien connu.
L'o pérateur se place alors debout ou assis laté ralement au tuyau et en regard .du V on joint, pose les patins sur la partie de la sur face supérieure qui se recourbe en s'éloignant de lui et tient le chalumeau d'une main de façon que la tête et la buse du chalumeau ainsi. que le tube de guidage soient placés dans le plan du V, les patins du chariot Mima disposés de part et d'autre dudit<B>V.</B> horsque 1P chalumeau a été allumé et pen dant que la,
flamme joue à l'intérieur du V, <B>Je</B> soudeur rèÏle les robinets à oxygène -et à acétylène de façon à créer la flamme sou- danle convenable, de préférence une flamme soudante contenant un excès suffisant d'acé- lylène pour carburer les surfaces du V à une ilistanei- de 6 à 13 mm environ en avant de la masse fondue constituée pendant la sou dure,
afin que ces surfaces fondent super ficiellement à une température plus basse que le métal de base.
Lorsque les parois du<B>V</B> ont- été amenée approximativement à un état fondu, le sou deur insère la tic de méta-1 dans le tube -de <B>,'lu</B> ida@e et:<B>l'y</B> fait descendre jusqu'à ce due son extrémité ait pénétré dans la flamme de préchauffage fournie par la. buse 24. Lors que le métal de base est à l'état fondu, le soudeur abaisse la tige. qui a été convenable ment >>réchauffée dans l'entretemps, dans la masse fondue, pour commencer la soudure. En aide fait alors tourner uniformément.
dans le sens de la flèche (les moitiés supé- rieures s'('loirnant du soudeur), à. une vitesse (,onstante et @ à. l'unisson, les tronçons de iayau provisoirement fixés, pendant que le oucleur maintient l'appareil de façon que le point de soudure ou masse fondue reste ap proximativement sur la, génératrice supé rieure du tuyau. Si le point de soudure était déplacé dans une mesure trop grande vers l'avant la masse fondue coulerait vers l'a vant et constituerait une voûte au-dessus du fond du V, en produisant ainsi une soudure superficielle.
Par contre, si le point de sou dure était déplacé dans une mesure trop grande en arrière de la génératrice supé rieure, la masse fondue pourrait s'allonger au point que le métal fondu se répande à l'axtérieur au lieu de se solidifier suivant le contour régulier désiré.
En temps normal, le manche du chalu meau est maintenu fixe pendant que les pa tins glissent le long de la surface du tuyau rotatif, ce manche étant de préférence main tenu sensiblement horizontalement ou dans une position telle que la flamme soudante soit projetée en partie sur l'extrémité de la tige de métal, mais principalement sur le métal .de base, de façon à fondre superficiel lement ou "mouiller" les côtés -et le fond du V à l'avant de la, masse fondue, afin que le métal fondu de la tige pénètre convenable ment dans le V et s'unisse à lui.
Dans le cas où le métal de base ne fondrait pas su perficiellement aussi rapidement que fond la tige, on pourrait abaisser le manche, ce qui abaisserait le chalumeau autour du point d'appui constitué par les patins et dirigerait ainsi la flamme soudante moins .directement vers la tige, mais plus directement vers le métal do base, de façon à faciliter la pré- 1 aration de ce métal en vue de la soudure.
Inversement, si la fusion superficielle du métal de base s'effectuait relativement plus vite que la fusion .de la. tige de métal, on pourrait accélérer la fusion et le dépôt du métal de cette tige en relevant le manche lé gèrement de façon que la flamme soudante frappe la tige plus directement.
La soudure la, plus rapide s'effectue lorsque le métal de la tige fond et se dépose à une vitesse suffi sante pour se solidifier plus ou moins instan tanément en arrière -de la tige, celle-ci fon dant à un état semi-plastique pour remplir la partie convenablement préparée du<B>V.</B> Pendant qu'on fait ainsi mouvoir la flamme vers le haut et vers le bas, le tube de gui dage peut glisser par rapport à la tige, de sorte que cette dernière continue à reposer sur l'extrémité de la masse fondue, laquelle extrémité va normalement en s'inclinant vers l'avant et vers le fond du V dans le sens de la soudure.
Il est préférable que la petite mare ou masse liquide ne s'étende pas d'une distance plus grande que 12 à 19 mm en arrière de l'extrémité de la tige qu'elle renferme. Si cette masse devient trop longue ou trop fluide, on peut la refroidir et diminuer sa longueur par un léger mouvement -du chalu meau alternativement vers l'avant et vers barrière, ce qui accélère la fusion et le dépôt du métal de la tige pour créer le renforce ment et solidifier en même temps la masse fondue. Lorsqu'on relève la flamme sou dante, cette dernière frappe la tige de métal plus directement et la fond plus rapidement, ce qui .commence la solidification -de la masse fondue et raccourcit cette masse.
Les causes principales de ce résultat semblent résider dans le fait que, étant donné que la flamme soudante frappe la tige, cette flamme se trouve isolée de la masse fluide située der rière ladite tige, ce qui l'empêche d'agir sur la masse et de surchauffer à la fois le métal de base et cette masse. En outre, la tige. fond plus rapidement, mais le métal ainsi fondu est plus froid que la masse fondue surchauffée et par conséquent, lorsqu'il se dépose clans ladite masse, cette dernière se trouve refroidie dans une certaine mesure, ce qui accélère sa solidification.
Lorsque des obstacles tels que des point de fixation soudés ou -des pattes de la gar niture interne sont rencontrés le long du V, le soudeur peut arrêter la soudure à une dis tancé de G à 13 mm du point de fixation, par exemple, et élever alors la tige de métal, à l'aide de sa main libre, sur une hauteur suffisante pour soustraire l'extrémité infé rieure de cette tige aux flammes -de soudure et -de préchauffage tout en retenant la tige dans le tube de guidage pendant qu'il fait mouvoir le chalumeau vers l'avant -de façon à préchauffer le métal -du point de fixation soudé.
Lorsque ce métal a été suffisamment chauffé pour fondre superficiellement, le soudeur peut faire reculer le chalumeau et ramener la tige à sa position normale, la masse fondue ayant été maintenue à l'état fluide et prête pour la continuation de la soudure par la chaleur .de la flamme de pré chauffage de la tige. La soudure est alors exécutée par-dessus le point -de fixation soudé.
A l'achèvement de la soudure circon- férentielle ou de la jonction des deux extré mités -du joint, on peut adopter le même mode opératoire que @dan.s le cas du passage par-dessus un point de fixation sou:d,é. Comme les positions limites du point de soudure sont très rapprochées l'une de l'au tre dans la soudure des tuyaux, il conviens: que la rotation -du tuyau soit coordonnée avec la soudure.
Le tuyau doit recevoir un mouvement de rotation à. une vitesse con- tante qui maintient le point de soudure ap proximativement sur la génératrice supé rieure, l'aide qui fait tourner le tuyau a.rré- tant temporairement la rotation dudit tuyacc lorsque le soudeur relève la tige de métal. comme il le fait en passant par-dessus un point de fixation soudé.
Comme le soudeur est déchargé de let fa tigue du maintien et de la manipulation de la tige de métal, il lui est possible d'em ployer clés tiges plus lourdes, c'est-à-dire plus grosses et plus longues. Les dimensions et la capacité de travail du chalumeau peu vent aussi être augmentées sans fatiguer exagérément l'opérateur.
Ces avantages sont importants pour certains genres de soudure dans lesquels il est plus économique d'em ployer une tige de métal plus grosse et des buses et flammes de préchauffage et de sou dure proportionnellement plus grandes. Lea tiges peuvent aussi être utilisées jusqu'à ce qu'il n'en reste plus qu'un tronçon très court. Jusqu'à .ce jour, les tronçons courts ne pou vaient pas être manipulés facilement en rai son de la chaleur transmise à la. main du soudeur.
Dans le présent appareil, lorsqu'il reste une longueur de tige de 8 à 10 cm, ce reste .de tige peut être projeté hors -du tube clé maintien et ,de guidage par la simple ma- noeuvre consistant à relever -et faire pivoter latéralement l'appareil -et remplacé par une nouvelle tige sans que l'opération. ait pour ainsi dire été interrompue. L'appareil suivant l'invention permet l'application plus avanta geuse .de tiges :de métal à revêtement de fon dant. Dans le mode- opératoire usuel, une longueur considérable du revêtement est ex posée à la flamme -du chalumeau, ce qui a pour effet de détacher le fondant de la tige.
Au contraire, .dans le présent appareil, le revêtement de la tige peut être protégé jus- qu'ut( moment où il arrive près (lu point de soudure.
La position du soudeur pendant la sou dure est telle que la gêne et la manipulation fatigante usuelles sont pratiquement suppri- inées. Cette position permet au soudeur de surveiller de plus prés et plus commodément la soudure et d'exécuter des soudures meil leures et plus rapidement qu'il avait été pos sible jusqu'à ce jour.
Ayant une de ses mains libre, il peut régler les robinets d'alimenta tion (le gaz. régler et changer la. tige de mé tal, avertir l'aide ou faire passer le manche e l'appareil d'une main à. l'autre sans inter rompre l'opération.
A l'accroissement d'effi- acité ou de rapidité de soudure ainsi obtenu et à l'économie réalisée clans la consommation de gaz s'ajoute l'utilisation effective de la, (--haleur de soudure fournie par l'inclinaison <B>fie</B> la, Que -de métal par rapport à la flamme Soudante étant donné que cette flamme est principalement confinée entre la. tige et la partie de la rainure en V @itWe en avant (le cette tige.
En fait, l'opération de soudure effectuée à la, main par le procédé suivant l'invention est presque l'équivalent d'une opération de soudure à la machine en ce (lui concerne la rapidité et l'économie ainsi que la qualité et le contour de la soudure ré3ul- tante. Comme représenté dans la fig. 5.
tin -dis- t, convenable peut être prévu pour ré- hler la position des patins 23 à la fois verti- c-alement et horizontalement; et un dispositif peut aussi être prévu pour ré,ler mécanique ment la position (le la tige R dans le tube de buidage G.
Comme représenté. les tiges des patins peuvent être filetées et vissées dans des trous taraudés constitués dans des bras de support prévus à l'extrémité arrière du chariot, dans le but de permettre (le régler ces patins en hauteur;
et les susdits bras de support peuvent être réglables autour d'un Mxë horizontal sur le chariot pour permettre aë di"er les patins suivant tout anale dé- siré. Ces réâlages sont désirables dans cer tains cas, pour permettre d'adapter l'appareil à des surfaces planes aussi bien qu'à. des sur faces de différents rayons de courbure.
La. tige de métal descend normalement par son poids propre à l'intérieur du tube G ,jusqu'à la pièce, mais on peut la relever, lors qu'on le désire, à l'aide d'une transmission mécanique comportant un bouton de manoeu- vre 34 monté sur le manche du chalumeau et convenablement relié, par exemple par un câ ble Rote den, à un organe muni .de doigts fai sant saillie à travers la paroi du tube G lors qu'on actionne le câble, de façon à entrer en prise avec la tige R, et à la soulever. On peut soulever la.
tige en tirant le bouton<B>3.1</B> vers l'arrière et. en poussant ce bouton ver, l'avant, on débraie l'embrayage et la tige des cend par son poids propre.
Quoiqu'il soit désirable de prévoir un cha riot muni de patins pour faire reposer la ma jeure partie du poids de l'appareil à souder sur la pièce, comme représenté dans les fig. 1 et 2, l'appareil à. Souder peut cependant ne pas comporter le chariot et ses patins.
Un appareil typique de ce genre est représenté dans la fig. 4 et comprend un manche 25 e1: une tige 26 analogues à ceux de l'appareil de fig. 1. L'extrémité avant ou inclinée de Ici tige porte une tête de distribution de mélange 27 munie de deux buses de soudure et de deux buses de préchauffage fixées à ladite tête.
Un dispositif propre à maintenir la tige de métal et à l'entraîner par son poids pro pre vers le point -de soudure et en position correcte par rapport aux flammes de pré chauffage et de soudure est monté sur la tête du chalumeau; elle pourrait l'être sur l'ex trémité de la tige du chalumeau.
Comme re présenté. des bras de support 28 et 29 fixé., à la tête du chalumeau portent -des organes de guidage tubulaires alignés 30 et 31 .dont la section transversale interne est un peu plus grande que celle de la tige de métal qu'on se propose d'employer, afin que cette dernière puisse avancer sous l'action de la pesanteur à mesure qu'elle fond et pénétrer dans la. masse fondue dans laquelle elle re pose.
Les deux buses dee préchauffage conver- (;entes 32, 32 sont prévues pour projeter une flamme sur la tige de métal en un point si tué entre les guides tubulaires 30 et 31 de façon à préchauffer la tige au rouge cerise brillant avant qu'elle ait atteint la zone de soudure. Deux buses de soudure convergen tes 33, 33 peuvent être disposées comme re présenté pour fournir une flamme de soudure inclinée par rapport à la tige et à la partie du V placée à l'avant .de cette tige.
Cet ap pareil fonctionne et -est manipulé en subs tance de la même façon que celui représenté dans les fig. 1 et 2, excepté que l'absence du support et du point d'appui que constitue l'ensemble du chariot et de ses patins exige plus d'habileté et entraîne plus de fatigue pour l'opérateur, et que la rotation qui peut être désirable pour faire varier l'équilibre d- chaleur s'effectue autour d'un axe imagi naire, plutôt qu'autour .d'un axe réel, derrière la masse fluide.