Procédé pour le préchauffage des soudures, et installation pour sa mise en ouvre. On sait que lorsqu'on pratique la soudure alumino-thermique, on crée les calories néces saires à l'obtention de la soudure en mettant en réaction un mélange d'oxyde de fer et d'aluminium.
Or, ces calories sont coûteuses; aussi a-t-on songé, pour les économiser, à amener, avant l'opération de soudure, les pièces à sou der à une température qui varie avec les cir constances, généralement entre<B>800'</B> et 1000 environ, et qui n'est limitée que par la na ture du métal à souder d'une part, et l'écono mie de temps ou d'argent d'autre part.
Ce réchauffage préalable, connu sous le nom de préchauffage, s'exécute dans le moule entourant les pièces à souder et se fait en introduisant dans celui-ci une buse par laquelle arrive un combustible que l'on en flamme; ce combustible est, jusqu'ici, géné ralement de l'essence ou l'un de ses dérivés, tels que propane, alcool, ou de l'acétylène, du gaz de charbon ou de coke, etc. La présente invention comprend un pro- cédé pour le préchauffage des soudures, carac térisé en ce qu'on utilise, à cet effet, du gaz fourni par un gazogène et entraîné par un courant d'air surpressé.
L'invention comprend aussi une installa tion pour la mise en oeuvre de ce procédé, ins tallation qui est caractérisée par un moule pour le préchauffage des soudures, un gazo gène et une canalisation d'air surpressé des tiné à produire l'entraînement du gaz dudit gazogène. Le gazogène peut être alimenté à volonté en charbon de bois tout venant, en poussière de charbon de bois agglomérée, en anthracite, en charbon maigre, en bois sec, et peut être complété ou non par un épurateur.
Il est ainsi possible de mettre à la dispo sition des usagers une installation simple et efficace permettant de produire des calories relativement peu coûteuses en utilisant, comme source de production du gaz, des com bustibles que l'on peut trouver pratiquement partout à pied d'oeuvre. Il convient toutefois d'observer que la combustion du gaz destinée à fournir les ca lories voulues pour ce préchauffage est sou mise à diverses conditions, parmi lesquelles les deux suivantes ont une importance toute spéciale: 10 Combustion avec flamme réductrice, ce qui nécessite un mélange bien réglé, avec flamme assez longue pour éviter l'effet de dard.
20 Durée pour arriver à la température en dessous d'une certaine limite supérieure, par exemple 30 minutes, ce qui nécessite un débit suffisant de gaz.
Mais, d'autre part, la combustion doit être localisée dans une enceinte assez réduite, à sa voir le volume du moule, et l'orifice d'entrée des gaz dans ce moule est nécessairement assez petit, son diamètre étant au plus égal à la dimension longitudinale du creux du moule correspondant au bossage de soudure. Or, la quantité de gaz à fournir étant déter minée, la vitesse de ce gaz astreint à passer par un orifice donné se trouve également dé terminée, et il a été constaté que, dans les conditions de marche industrielle, cette vi tesse étant suffisamment élevée pour rendre l'allumage assez difficile à froid.
Cette difficulté est particulièrement vive lorsque, pour le préchauffage des moules, on emploie du gaz de gazogène, car, dans ce cas, le pouvoir calorifique du combustible employé étant moindre que lorsqu'on recourt, par exemple, à l'essence, la quantité de gaz nécessaire est plus grande.
Dans une forme d'exécution particulière de l'installation que comprend l'invention, cette difficulté est évitée par le fait qu'à l'en droit où se fait l'allumage est ménagée une chambre de détente à section élargie qui brise la veine gazeuse et crée ainsi locale ment une zone à vitesse réduite, inférieure à la vitesse de propagation de l'onde explosive, qui permet cet allumage à. froid. Cette cham bre de détente peut être réalisée de diverses manières et, en particulier, être disposée soit à l'extrémité de la buse du brûleur, soit dans la, paroi du moule. Le dessin annexé représente, à titre d'exemples, diverses formes d'exécution de l'installation que comprend l'invention.
La. fig. 1 est une vue schématique d'en semble d'une installation comportant un gazogène fonctionnant par aspiration; la fig. 2 est une vue schématique d'en semble d'une installation comportant un gazogène fonctionnant par surpression; les fig. 3 et 4 représentent à plus grande échelle deux variantes d'une chambre de dé tente disposée à l'extrémité de la buse du brû leur, et la fi. 5 représente une troisième va riante de 7 la. chambre de détente, qui est mé nagée dans la paroi du moule.
Dans la forme d'exécution de l'installa tion représentée en fig. 1, 1 représente un gazogène, de tout type approprié quelconque, dans lequel l'air nécessaire à. la combustion du charbon, bois, charbon de bois, etc., pé nètre par un ajutage 2 qui sert en même temps à l'allumage du gazogène.
Le gaz pro duit par celui-ci sort: par une tubulure 3, mu nie d'un robinet 4 et débouchant dans un mé langeur 5 auquel aboutit une canalisation 6 provenant d'un appareil, non représenté, four- nisssant de l'air surpressé. Cet air, en arri vant dans le mélangeur 5 convenablement établi à cet effet, aspire le gaz produit par le gazogène et le mélange s'échappe par une buse 7 d'un brûleur, d'où il pénètre, après avoir été enflammé, par un orifice 8 dans un moule 9 entourant les pièces à souder 10, des rails dans l'exemple représente.
Dans la forme d'exécution de l'installation représentée en fi-. 2, de l'air surpressé, pro venant d'un appareil non représenté, arrive à un répartiteur 11. comportant des ajutages calibrés; une partie de l'air pénètre, par une tubulure 12, munie d'une vanne 13, dans le gazogène 1., tandis qu'une autre partie, par une canalisation 6 munie d'une vanne 14, se rend directement au mélangeur 5. Ir'air péné trant dans le gazogène entraîne le gaz formé pour l'amener au mélangeur- 5, la manoeuvre des vannes 13,et 14 permettant de parfaire le mélange.
Bien entendu, dans ce cas, le gazo gène 1 devra comporter une ouverture sup plémentaire 15 pour l'allumage. L'utilisation de cette installation est la même que pour celle de la fig. 1.
Le gazogène 1 peut être, ou non, muni d'épurateur ou de refroidisseur de gaz et être réglé pour donner soit du gaz à l'eau, soit du gaz sans addition de composés hydrogénés.
Quant au surpresseur d'air, il peut être entraîné par un moteur pouvant fonctionner à l'essence, à l'alcool, à l'électricité, au gaz de gazogène. II va de soi que, dans ce dernier cas, le moteur pourra être alimenté par le gazogène 1 lui-même.
Dans la variante de la fig. 3, à l'extré mité de la buse 7 du brûleur est monté d'une manière amovible un avant-bec 16, compor tant à proximité de son extrémité une chambre de détente 17, de section élargie. La paroi de cette chambre de détente, au lieu d'être pleine, comporte une série de perfora tion 18 permettant l'échappement d'une cer taine quantité de gaz, ce qui peut faciliter l'allumage.
On voit que ce dispositif d'avant-bec peut se monter sur un bec de brûleur normal.
La fig. 4 représente une variante de ce dispositif dans laquelle l'avant-bec 16, com portant la chambre de détente 17, au lieu d'être rapporté à l'extrémité de la buse, fait corps avec le bec de ce celle-ci.
Dans la variante de la fig. 5, la buse uti lisée est du type normal, mais la paroi du moule 9 comporte un trou de préchauffage dont l'entrée 19 est élargie et d'un diamètre supérieur à celui du bec, cette partie élargie se prolongeant par une partie rétrécie 20 au débouché dans le creux du moule 2'1 cor respondant au bossage de soudure.