Dispositif pour le dégivrage des appareils de voies ferrées, par chauffage électrique. Dans l'exploitation des voies ferrées en s s aison froide, on éprouve de graves difficul tés, par suite du mauvais fonctionnement des dispositifs d'aiguillage.
Le givre et la glace s'amoncellent sur les rails et aiguilles, ce qui gêne la man#uvre de ces dernières par des moteurs électriques et empêche le bon contact de la partie mobile de l'aiguille contre le rail. Or, ce contact est indispensable, d'une part, pour la marche cor recte de l'aiguille et, d'autre part, pour assu rer les enclenchements appropriés des divers appareils de sécurité dépendant électrique ment de ce contact. Le résultat est que des appareils de sécurité n'étant pas actionnés, le trafic se trouve bloqué.
Il en résulte de graves difficultés d'exploitation et la nécessité de nettoyer et de réchauffer les aiguilles par des procédés qui, jusqu'à maintenant, ne donnent pas satisfaction en service, car ils se révèlent très lents et onéreux.
Suivant la présente invention, on assure le réchauffage des appareils en question au moyen d'énergie électrique, en développant les courants de chauffage, directement par induction, dans la masse des pièces dont on veut élever la température.
A cet effet, on peut disposer le long de ces pièces des circuits magnétiques en tôle feuilletée, avec des bobines inductrices reliées à une source de courant alternatif. Le circuit magnétique se trouve fermé par le rail ou la partie mobile de l'aiguille, et le flux produit dans ce circuit provoque, dans la partie mas- sive à échauffer, des pertes par hystérésis et par courants de Foucault assurant l'élévation de température désirée.
Le dessin annexé représente, à titre d'exemple, quelques formes d'exécution de l'objet de l'invention.
La fi-. 1 donne une vue en coupe trans versale d'un aiguillage équipé d'un dispositif de dégivrage.
La fig. 2 est la vue en plan correspon dante.
La fig. 3 montre, en élévation latérale à, plus grande échelle, un détail de montage de l'appareil.
La fig. 4 est une vue de profil correspon dante.
La fi-. 5 montre une variante en élévation latérale.
La. fig. 6 est la vue de profil correspon dante.
La fig. 7 est la vue en élévation latérale d'une autre forme d'exécution dont la fig. 8 montre une vue de profil.
Sur les fig. 1 et 2, 4 et A' sont les rails, <I>B</I> et<I>B'</I> les pointes d'aiguilles, commandées par une tringlerie C. On a disposé en 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8 des appareils de chauffage en nombre suffisant et de puissance suffisante pour assurer le chauffage nécessaire.
Chaque appareil de chauffage comporte essentiellement un circuit magnétique en tôle feuilletée D, une bobine inductrice E avec son support isolant F. Chaque bobine est re liée par des connexions<I>G et H</I> à une source de courant alternatif. Ce courant est le plus souvent à la fréquence normale. Toutefois, si l'on dispose d'une source à fréquence phis élevée, il est avantageux de l'employer, car cela permet de réduire l'encombrement des appareils de chauffage, et même éventuelle ment de supprimer les noyaux feuilletés, si cette fréquence est assez haute.
Le dessin représente le branchement des appareils en courant monophasé, mais, bien entendu, si la distribution est polyphasée, on peut grouper les appareils, de sorte que l'équilibrage soit assuré. Dans ce cas, les appareils, au lieu de comporter des circuits magnétiques à un seul bobinage, peuvent aussi avoir des circuits à trois noyaux (si l'on dis pose de courant triphasé), de manière à équi librer la puissance sur chaque appareil.
La dimension des circuits inducteurs peut être fixée par l'intervalle disponible entre les coussinets de support des rails, mais on peut également prévoir des circuits plus allongés passant par-dessus les coussinets.
Les appareils de chauffage placés sur les pointes d'aiguilles sont munis de connexions souples qui sont reliées aux sources de cou rant, de faon à pouvoir suivre les mouve ments de l'aiguille.
Suivant les fig. 3 et 4, l'appareil électri que est fixé latéralement à l'âme du rail A au moyen de supports i, avec des boulons de serrage j. On peut laisser éventuellement à l'appareil un jeu suffisant pour permettre le collage magnétique. Dans ce cas, l'appareil peut être soit monté à poste'fixe, soit être mis en place et boulonné sur le rail, seulement à la saison froide, lorsqu'on redoute le givrage.
D'après les fig. 5 et 6, les appareils de chauffage sont placés non plus contre l'âme du rail, mais en dessous de sa semelle Ii. Dans ce cas, on peut établir une fosse cimen tée convenable dans l'infrastructure pour abriter la bobine de l'appareil de chauffage. Enfin, d'après les fig. 7 et 8, l'appareil de chauffage est mobile. A cet effet, le circuit magnétique est relié à un bâti L avec une poignée de transport<I>Dl.</I> Pour le chauffage, on met le circuit magnétique au contact du patin N du rail A.
La bobine est reliée aiuY amenées de courant par des connexions sou ples et l'appareil adhère au rail simplement par collage magnétique. Il est ainsi possible de transporter un appareil le long de la voie, afin d'en réchauffer successivement diverses parties.