Procédé de fabrication des lignes-blocs d'impression et lignes-blocs obtenues au moyen du procédé de fabrication. La présente invention comprend un pro cédé (le fabrication des lignes-blocs d'impres sion. De telles lignes-blocs sont utilisées pour l'impression des annonces classées, dans la quelle on utilise un dispositif rendant plus fa- eiles et plus rapides la sélection et la sépara tion des diverses lignes-blocs qui doivent être retirées de la forme après publication un jour donné et séparées des autres lignes-bloes qui doivent servir à l'impression de l'édition du jour suivant.
Chaque page de la portion classée d'un journal contient des centaines d'annonces sé parées, classées par sujets ou catégories et se succédant en colonne, et il arrive souvent que plusieurs pages sont réservées aux annonces classées.
La plupart des annonces classées sont confiées à un journal pour être publiées un certain nombre de jours indiqué d'avance, sou vent un jour ou deux seulement, et au bout (le ce temps l'annonce doit être supprimée ou retirée de la forme. Etant donné que le prix de ces annonces est très bas, il est impor tant pour en tirer un profit quelconque que les procédés de traitement des annonces clas sées soient tout à fait systématiques, économi ques et. efficaces. Tel est le but qu'on se pro pose d'atteindre au moyen dudit procédé.
Suivant la pratique actuelle, les annonces ainsi commandées sont remises aux composi teurs qui établissent les diverses lignes-blocs. Les lignes-blocs sont ensuite disposées et blo quées dans un cadre aux dimensions de la page à imprimer et on établit le cliché d'im pression effectif en les reproduisant d'une ma nière connue. Après chaque édition quoti dienne, les lignes-blocs à supprimer doivent être classées avec soin et séparées des autres lignes-blocs qui doivent paraître dans l'édi tion du lendemain.
Quoique les procédés (le classement de séparation et de préparation de l'édition du lendemain varient d'un journal à un autre, le travail s'effectue dans tous les cas à la main par un procédé de recherche et d'enlèvement, c'est-à-dire que l'ouvrier prépa rateur prépare ou a préparé une copie de la page imprimée sur laquelle chaque annonce est repérée suivant qu'elle doit rester dans l'édition du lendemain, être supprimée ou re paraître plus tard, et il doit parcourir avec soin les lignes-blocs colonne par colonne, re tirer et classer hors de la forme débloquée les lignes-blocs qui doivent resservir, à mettre<B>(le</B> côté avec soin dans les galées,
ou les lignes- blocs qui doivent être supprimées, qui seront probablement refondues et dont le métal res servira. Dans les deux cas, le travail à la main consiste à identifier et à séparer les lignes-blocs des annonces à conserver de celles qui ne doivent phis reparaître. On peut se rendre compte dans une certaine mesure<B>(le</B> la, difficulté et du mauvais rendement de ce procédé si l'on considère que chaque page de la portion des annonces classées peut com porter plusieurs milliers de lignes-blocs très petites. Le temps et la main-d'#uvre consacrés aux annonces classées dans une publication quelconque sont ainsi considérables.
L'invention a pour objet un procédé de fabrication de lignes-blocs d'impression pré sentant des moyens de sélection disposés dans des positions longitudinales susceptibles de varier d'une ligne-bloc à une autre ligne- bloc pour permettre à au moins une des lignes- blocs d'être séparée des autres lignes-blocs lorsqu'elles sont dans une forme d'impression.
Le procédé selon l'invention est caracté risé en ce qu'on coule les lignes-blocs avec un prolongement présentant des moyens de loca lisation situés dans des positions bien définies sur ce prolongement, afin de déterminer la position longitudinale de chaque ligne-bloc relativement à des moyens destinés à prati quer lesdits moyens de sélection, en ce qu'on pratique lesdits moyens de sélection, et en ce qu'on enlève lesdits prolongements des lignes- blocs.
Le dessin annexé représente, à titre d'exemple, des mécanismes destinés à la mise en #uvre du procédé de fabrication suivant l'invention.
La fig. 1 est une vue en élévation, avec arrachements partiels d'un mécanisme de cou lée de lignes-blocs prolongées d'une machine à composer.
La fig. 2 est une vue de derrière d'une plaque de coulée de pattes de la fig. 1.
La fig. 3 est une coupe suivant la ligne 3-3 de la fig. 2.
La fig. 4 est une vue en perspective de la mâchoire d'un étau et de la plaque de cou lée des pattes.
La fig. 5 est une vue en perspective d'un indicateur à cadran combiné avec la plaque de coulée des pattes.
La fig. 6 est une vue en perspective d'une ligne-bloc prolongée, obtenue avec le méca nisme de coulée des fig. 1 à 5.
La fig. 7 est une vue en plan d'un méca nisme de coupe servant à encocher les lignes- blocs. La fig. 8 est une coupe suivant la lieue 8-8 de la fig. 7.
La fig. 9 est une vue de côté du méca nisme de coupe de la fig. 7.
La fig. 10 est une coupe suivant la ligne 10-10 de la fig. 9.
La fig. 11 est une vue en perspective de la ligne-bloc prolongée de la fig. 6, après l'opération de formation des encoches.
La fig. 12 est une vue de côté de la ligne- bloc de la fig. 11, une fois la portion de pro longement enlevée.
La fig. 13 est une vue en perspective d'un mécanisme de levée des lignes-blocs.
La fig. 14 est une vue en élévation par tielle, avec coupe partielle, du mécanisme de levée des lignes-blocs.
La fig. 15 est une vue en perspective par tielle indiquant de quelle manière fonction nent des barres de levée des lignes-blocs.
La fig. 16 est une vue de côté du méca nisme de la fig. 13.
La fig. 17 est une coupe suivant la ligne 17-17 de la fig. 16.
La fig. 18 est une vue tic, dessous du mé canisme de la fig. 13.
La fig. 19 est une coupe suivant la ligne 19-19 de la, fig. 18.
Une mise en oeuvre du procédé de fa'ariea- tion va être décrite en regard des méca nismes représentés au dessin annexé. Pour préparer l'impression des annonces classée, on forme dans des lignes-blocs 1 (fig. 12) qui portent sur leur bord supérieur ? une surfaec d'impression du texte à faire paraître, sur leurs bords inférieurs, six de sept encoches 3a, 3b,<I>3c,</I> 3d, <I>3e, 3 f</I> et 3g, l'encoche qui man que servant dans chaque cas à identifier le jour de la semaine auquel correspond la ligne-bloc.
Par exemple, si la ligne-bloc dit lingot correspond au dimanche et par suite doit être retirée de l'impression après avoir paru dans l'édition du dimanche, la première encoche 3a sera supprimée, tandis que les autres subsistent, de même la seconde encoche 3b peut être supprimée sur une ligne-bloe du lundi, l'encoche 36 sur la ligne-bloc du mardi, l'encoche 3d sur la ligne-bloc du mercredi, l'encoche 3e sur la ligne-bloc du jeudi, l'en- coehe 3 f sur la ligne-bloc du vendredi et enfin la septième encoche 3g sur la ligne-bloc du samedi.
Il est évident que les encoches des lignes blocs peuvent être formées de plusieurs ma nières différentes.
Suivant ladite mise en #uvre du procédé de fabrication des lignes-blocs d'impression 1 On coule chaque ligne-bloc avec un pro longement 1a ne servant pas à l'impression (fig. 6) d'où part un goujon vertical 4, dont la position relative sur la face du prolonge ment la sert à identifier le jour de la se maine pour lequel la ligne-bloc doit être en cochée.
2 Puis on fait subir à un groupe de ii- gnes-blocs prolongées, qui peuvent comporter des goujons dans des positions différentes, l'action de lames de couteau de formation des encoches, mais on pose d'abord les lignes-blocs dans des positions relatives entre elles et par rapport à une lame de couteau manquante et qui détermine la position de l'encoche man quante en identifiant ainsi la ligne-bloc, en alignant les goujons de position dans le sens transversal, et 3 On détache les portions de prolonge ment la des lignes d'une manière connue.
Il est évident qu'en coulant les goujons 4 dans des positions déterminées d'avance sur les li gnes-blocs prolongées, on peut former dans un grand nombre de lignes-blocs des encoches dans des positions différentes correspondant à des jours différents en une seule opération.
Les fig. 1 à 5 indiquent de quelle manière on peut fabriquer les lignes-bloes prolongées. On assemble sélectivement en ligne des ma trices 5 portant les caractères d'une machine à composer au moyen d'un clavier. Puis on transporte la ligne assemblée sur la face d'un moule 6 porté par une roue rotative 7, de fa- eon à couler les lignes-blocs, puis les matrices reviennent en place d ans leurs magasins pour resservir et les lignes-blocs sont éjectées par la machine. Pendant l'opération de coulée, la ligne composée se trouve en avant du moule entre deux mâchoires d'étau 8 et 9 montées dans un bâti de l'étau 10.
Puis le moule avance en contact avec la ligne composée et avec les faces postérieures des mâchoires de l'étau et on fait couler le métal fondu sous pression dans le moule et contre la ligne de matrices 5 pour former la ligne-bloc.
Un coulisseau 11 mobile verticalement (fig. 2, 3 et 4) est monté dans la face posté rieure de la mâchoire du côté gauche 8 de l'étau en regardant la fig. 1 et y est accouplé par une glissière en forme de queue d'aronde 12. La face postérieure du coulisseau 11 (fig. 2) comporte sept évidements de coulée disposés en diagonale 11a, 11b, 11c, 11d, 11e, 1lf, 11g, qui sont destinés à former les gou jons 4 et la position du goujon sur le prolon gement 1a. de la ligne-bloc dépend de celui de ces évidements qui se trouve en position de fonctionnement, c'est-à-dire au niveau de cou lée représenté par les droites en pointillé de la fig. 2.
Par exemple, on peut régler la posi tion de l'évidement 11a, à la hauteur du ni veau de coulée d'une ligne-bloc correspondant au dimanche, l'évidement 11b à celle d'une ligne-bloc du lundi, l'évidement 11e à celle d'une ligne-bloc correspondant au mardi et ainsi de suite.
Le réglage de la position du coulisseau 11 s'effectue au moyen d'un cadran fixe 13 et d'un bouton indicateur 14 comportant une aiguille 14a (fig. 3). Le cadran comporte des indications correspondant aux jours de la se maine et est fixé sur la face antérieure d'une enveloppe creuse 15 (fig. 3), montée sur la partie supérieure de la mâchoire 8 de l'étau et se prolongeant au-dessus et en dehors du bâti 10 de l'étau.
Le bouton indicateur 14 est fixé sur l'extrémité antérieure d'un arbre 16 de courte longueur dont les portées sont for mées par le cadran 13 et l'enveloppe 15 et qui porte à son extrémité postérieure une petite roue dentée 17 engrenant avec une crémail- lEre verticale 18 fixée sur le coulisseau 11, dont la position verticale est ainsi réglée par le mouvement de rotation du bouton indica- teur 14.
La partie supérieure de la crémail lère 18 comporte une patte en surplomb for mant butée 18a qui vient en contact avec la roue 18 de façon à limiter l'amplitude du mouvement de réglage de haut en bas du cou- lisseau. Un poussoir à bille chargée par un ressort 8a, monté dans la mâchoire 8 de l'étau, est destiné à pénétrer dans l'un ou l'autre des sept trous 8b percés dans le coulisseau de façon à contribuer à le fixer dans ses diverses positions de réglage.
Les caractères d'impression 2 sont formés sur la ligne-bloc en coulant le métal contre les matrices 5, tandis qu'on forme la portion de prolongement la, ne servant pas à l'impression en coulant le métal contre la face postérieure de la mâchoire du côté gauche 8 de l'étau, clans la région indiquée par les droites en pointillé de la fig. 2. La position de réglage du coulisseau 11, déterminée par le bouton indicateur 14, détermine celui des trous 11a à 11g qui se trouve au niveau de coulée et par conséquent la position occupée par le gou jon 4 sur la portion de prolongement de la ligne-bloc.
L'usinage des encoches des lignes-blocs prolongées peut s'effectuer nu moyen du mé canisme de coupe des fig. 7 à 10; on pose plusieurs de ces lignes-blocs, pouvant même comporter des goujons 4 dans des positions différentes correspondant à différents jours de la semaine entre les limites d'un cadre rec tangulaire mobile 20 et sur une plaque Hori zontale fixe 21. Le cadre 20 est supporté et peut coulisser par ses extrémités opposées dans des rainures de guidage formées dans des éléments parallèles 22a d'un bâti 22 en forme de table. La plaque fixe 21 est fixée des deux côtés sur les éléments 22a et directe ment au-dessous du cadre 20 dans une posi tion de départ. On pose les lignes-blocs sur la plaque 21 avec leurs surfaces d'impression 2 en haut et elles peuvent être séparées par des cloisons 23.
On pose d'abord les lignes-blocs dans leurs positions relatives qui conviennent en ame nant leurs goujons 4 sur une ligne droite con tre une barre 24 qui peut osciller à une extrémité sur le cadre 20 autour d'un axe 24c, et on la place entre les faces d'impression 2 des lignes-blocs et les goujons 4. On peut faire monter et descendre la barre 24 en la faisant osciller au moyen d'une poignée 24a et pour régler sa position avec précision, son extrémité libre 24b (fig. 10) a une forme en biseau et pénètre dans une encoche en V d'un bloc 25 dont la position est déterminée avec précision et qui est fixé sur le cadre 20.
Pour que les lignes-blocs soient alignées avec préci sion, un levier oscillant horizontalement 26, également monté à oscillation sur le cadre 20 autour d'un axe 26a (fig. 8), vient en con tact avec les goujons 4 du côté opposé (voir le tracé en pointillé de la fig. 7) en les pous sant contre la barre 24, s'il y a lieu.
Les lignes-blocs étant ainsi en position, on peut les bloquer solidement dans le cadre 20. Une barre d'étau 27 supportée à ses extrémités opposées dans le cadre est librement mobile en avant et en arrière dans des rainures de gui dage des éléments latéraux du cadre. Deux vis 28 peuvent servir à bloquer la barre de l'étau 27 dans sa position de verrouillage, mais dans une variante, d'autres moyens peuvent servir à cet effet.
Les lignes-blocs ainsi bloquées dans le ca dre mobile 20 sont prêtes à être encochées par l'action de deux séries de lames de couteau rotatives 29, qui comportent chacune six la mes. Les lames sont fixées sur un arbre rota tif 30, monté à ses extrémités opposées dans des portées d'éléments de support verticaux 22b du bâti 22, et destiné à être actionné par un moteur électrique 31 par l'interniécliaire d'une courroie 32 et (Fune poulie 33 (ti!@. 9). Les couteaux rotatifs sont séparés par des intervalles égaux, sauf celui qui manque au milieu et qui laisse subsister un espace double entre les deux séries.
Ainsi qu'il a déjà été dit, c'est la position de la portion non eneo- cliée de la ligne-bloc qui sert finalement à l'identifier. La position de la ligne-bloc par rapport à la laine de couteau manquante, qui dépend de la position du ;;goujon 4 de la ligne- bloc, de son côté détermine le point de sa longueur où elle ne comportera, pas d'encoche.
Un levier à main de grande longueur 36, monté à oscillation à son extrémité inférieure sur l'élément vertical 22b du côté droit en re gardant la fig. 7, est destiné à provoquer le mouvement du cadre 20, dans lequel les li- gnes-blocs sont bloquées, dans la direction des lames de couteau 29. Ce levier à main com porte une longue fenêtre 36a, dans laquelle pénètre un goujon 37 se dirigeant horizonta lement à partir de l'élément du côté droit du cadre 20. En manoeuvrant le levier à main 36 clans la direction de la flèche de la fig. 9, on fait venir le cadre en avant en faisant subir aux bords inférieurs des lignes-blocs l'action des lames de couteau 29 d'encochage.
S'il y a lieu, on peut entailler les bords inférieurs des cloisons 23 pour loger les lames de cou teau. La fig. 11 représente une ligne-bloc type fabriquée de la manière décrite ci-dessus, comportant les encoches 3a, 3b, 3c, 3d, 3 f et 3g, l'encoche 3e étant absente, en identifiant ainsi la ligne-bloc, suivant le procédé décrit, pour le jeudi.
L'opération suivante consiste à enlever le prolongement la qui ne sert pas à l'impres sion de la ligne-bloc. Elle peut s'effectuer au moyen d'une scie normale d'usage courant. Le trait de coupure est indiqué en pointillé sur la fig. 11 et se trouve entre le goujon 4 et l'ex trémité antérieure de la ligne-bloc 2. La fig. 12 représente la ligne-bloc finale 1 dont la portion de prolongement a été détachée. Bien entendu, toutes les lignes-blocs finies ont la même longueur pour se loger dans la même colonne de la forme.
Il paraît intéressant d'indiquer qu'il est né- eessaire de prévoir deux séries de couteaux 29 (fig. 7), parce que les encoches des lignes- blocs peuvent se trouver dans l'une quelcon que cles sept positions, quoiqu'une des enco ches qui peut occuper une quelconque des sept positions manque toujours dans chaque ligne- bloc. Par exemple, la cinquième encoche 3e de la ligne-bloc du jeudi de la fig.
11 fait défaut, ce qui veut dire que cette ligne, venue de cou lée, se trouve dans le cadre 20 dans une posi tion recouvrant les deux séries de couteaux, dont le double intervalle entre les deux sé- ries résultant de l'absence de couteau empêche de former l'encoche dans la ligne de ce point. Les deux encoches 3 f et 3g à droite de ce point sont formées par les deux premiers cou teaux à gauche de la seconde série, tandis que les encoches 3a,<I>3b, 3c</I> et 3d sont formées par les quatre derniers couteaux à droite de la première série.
Deux autres encoches dési gnées par 3x sur la fig. 11 sont formées dans la portion de prolongement 1a ne servant pas à l'impression de la ligne par les deux pre mières lames à gauche de la première série, mais ces encoches supplémentaires n'ont au cune importance puisqu'elles sont supprimées clans la ligne-bloc finale au moment où on en détache la portion de prolongement (fig. 12). S'il s'agit d'une ligne-bloc du samedi, dont l'encoche absente se trouve en septième posi tion, les six lames de la première série fonc tionnent et aucune de la seconde série. Dans l'autre cas extrême d'une ligne-bloc du diman che, dont l'encoche absente se trouve en pre mière position, les six lames de la seconde sé rie fonctionnent, mais aucune de la première.
Ainsi qu'il a déjà été dit, la position du gou jon 4 sur la portion du prolongement la ne servant pas à l'impression des lignes-blocs dé termine la position qui convient des lignes par rapport aux lames de couteau.
Une fois les lignes-blocs encochées, elles sont prêtes à la préparation des formes. On les dispose donc (fig. 13) par sujets en co lonnes séparées par des filets de colonne 39 transversaux (fig. 15), les diverses annonces étant séparées par des filets de séparation horizontaux non représentés, puis on les blo que dans un châssis 40 au moyen duquel on prépare une stéréo-matrice.
Une fois le tirage terminé, lorsque le mo ment est venu de démonter la page et de sé parer les lignes-blocs à détruire de celles qui doivent être conservées, on pose le châssis blo qué sur un marbre 41 et entre des mâchoires de serrage 42 et 43 mobiles latéralement.
Ces mâchoires de serrage comportent des prolongements constitués par des barres 4-% dirigées vers le bas (fig. 14) qui peuvent cir- culer librement dans des rainures 45 du mar bre. Des plaques 46 vissées sur la surface in férieure des barres 44 (fig. 14 et 18) empê chent les mâchoires de sortir accidentellement des rainures. La mâchoire 43 peut être mise en mouvement par un volant à main<B>47</B> en liaison de fonctionnement avec elle par une roue dentée 48 montée sur le même arbre 49 chie le volant à main et une crémaillère 50 fixée sur la surface inférieure de la mâchoire (fig. 18) et venant en prise avec la roue den tée en passant par une fenêtre 45a de la table.
La mâchoire 42 est mobile librement dans les rainures 45, mais est accouplée à la mâchoire 43 par des bielles 51, par lesquelles les mou vements imprimés à la mâchoire 43 se trans mettent à la mâchoire 42. Des vis 52 de la mâchoire 43 et des fenêtres 53 des bielles 51 permettent de régler la position de la mâ choire 42 par rapport à celle de la mâ choire 43 de Tacon à faciliter l'introduction et l'enlèvement du châssis.
La table 41 comporte aussi une série de rainures longitudinales 55 (fig. 13) qui logent des barres 56 mobiles verticalement, qui en descendant peuvent disparaître dans les rai nures de la table et en montant viennent en contact avec les bords inférieurs des lignes- blocs en les faisant monter à moins qu'elles ne pénètrent dans leurs encoches. Le nombre de barres de levée 56 est égal à celui des co lonnes du châssis et la position relative du châssis sur la table détermine celle des sept encoches possibles en face de laquelle se trouve la barre et dans laquelle elle peut pé nétrer.
La position du châssis peut être déter minée en man#uvrant le volant à main 47 et en fixant la position de la mâchoire 43 d'après une échelle 58 qui indique les jours de la se maine et est montée sur la surface supérieure de la table. Ce réglage est facilité encore par un poussoir 58' poussé par un ressort et une série de trous fixes 59 disposés dans la face postérieure du volant 47 (fig. 18 et 19).
On fait monter les barres de levée 56 en appuyant sur un levier à main 60, monté à oscillation sur un axe 60a du côté gauche de la table 41 en regardant la fig. 13. Les barres mobiles 56 sont supportées dans les rainure 55 par des arbres parallèles 61 dirigés latéra lement et portant à chaque extrémité des tiges excentriques 63 montées dans la table 41. Le levier à main 60 est fixé sur une des tiges 63 qui comportent à leurs extrémités du côté gauche des bras 65 dirigés vers le bas (fig. 16 et 17), articulés et accouplés par une bielle 66. Cette transmission articulée parallèle est enfermée dans une enveloppe 67.
En appuyant sur le levier 60 pour le faire passer de sa po sition normale ou de non-fonctionnement, en traits pleins sur la fig. 16, dans sa position de fonctionnement, en pointillé sur cette ri- gure, on fait tourner simultanément les arbres excentriques 61 en faisant monter les barres 56. Un ressort de traction 68 (fil-. 16) contribue à faire revenir les éléments daws leur position normale ou de non-fonctionne ment. Une agrafe 69 permet de bloquer le le vier à main 60 dans sa position de fonction nement intérieure, dans laquelle les lignes blocs sont soulevées au-dessus du châssis.
En résumé, pour faire fonctionner le mé- canisme de sélection et de levée de lignes blocs, on pose le châssis les contenant , soli, forme de pages sur le marbre 41 entre le, mâchoires 42 et 43. On desserre légèrement '.e châssis pour faire diminuer le frottement entre les lignes-blocs et on règle la position des mâchoires à gauche ou à droite par rap port aux barres (le levée 56 au moyen dit vo lant à main 47. Le réglage s'effectue au moyen de l'échelle 58 conformément. à. un jour (le la semaine.
Puis on abaisse le levier à, main 60 en faisant monter les barres de levée 56 en contact de fonctionnement avec les lignes- blocs. Si la barre :de levée de chaque colonne monte en face d'une des encoches, elle y pénè tre et n'exerce aucune action sur la ligne- bloc. Mais si l'encoche correspondant à la po sition de la barre de levée n'existe pas dans la ligne-bloc, la barre pousse la ligne de bas en haut dans une position dans laquelle il est facile de la retirer du châssis.
Il peut arriver dans certains cas, par exemple lorsque les en coches 3a ou 3g n'existent pas, que la ligne- bloc ne soit soulevée qu'à une extrémité, mais on peut néanmoins la saisir facilement pour la retirer.
Dans une variante, au lieu de régler la po sition dit châssis par rapport aux barres de levée 56, on pourrait augmenter le nombre des barres de levée et en prévoir par exemple sept par colonne et se servir du volant à plain 47 par l'intermédiaire d'un mé- eanisne pour faire fonctionner les barres qui se trouvent dans l'une des sept positions dif férentes correspondant à la ligne-bloc qui doit être retirée du châssis.
Suivant une autre variante, au lieu de se servir des barres de levée pour faire monter les lignes-blocs qui doivent être retirées, on pourrait les utiliser pour faire monter les li gnes-blocs qui doivent être conservées pour préparer la forme de l'édition suivante. On arrive ainsi au même résultat, puisqu'on doit séparer les lignes-blocs qui doivent être con servées de celles qui doivent être retirées, après la période prévue de leur utilisation. Dans tous les cas, la forme doit être prépare en vue de chaque édition, et certains composi- teurs préfèrent saisir les lignes-blocs à con server pour les remettre en ordre et laisser de côté les lignes-blocs qui doivent être retirées.
L'encochage des lignes-blocs est alors juste l'inverse (le celui quia été décrit ci-dessus, c'est-à-dire que les lignes-blocs à retirer, au lieu de ne pas comporter d'encoche dans une position donnée et de comporter des encoches dans toutes les autres positions, sont encochées dans cette position donnée et n'en comportent pas dans tontes les autres. Cette solution équivalente peut être préférable, car il suffit d une seule lame de couteau pour former une seule encoche dans les lignes-blocs. Les gou jons 4 peuvent toujours servir à disposer les lignes-blocs dans la position relative de coupe qui convient par rapport à la lame de couteau unique.
Si on désire éviter de soulever les lignes- blocs à une extrémité en risquant de les ren verser on de les faire basculer, on peut grou per les encoches dans la portion centrale des lignes-blocs, par exemple au moyen de permu- tations ou de combinaisons conventionnelles et faire coopérer plus d'une barre de levée avec ces combinaisons conventionnelles.
Il n'est pas nécessaire que toutes les lianes- blocs qui constituent la forme comportent des encoches. Le résultat cherché est parfaitement; obtenu en ne limitant les encoches ou les re pères d'identification qu'à une seule ligne bloc du groupe de l'annonce à supprimer, puisque le compositeur sait que toutes les li- gnes-blocs de ce groupe doivent être retirées et non pas seulement celle qui a été séparée par le mécanisme sélecteur. Le filet de sépa ration qui sert couramment à séparer les di verses annonces entre elles peut même com porter les encoches ou repères d'identification.
Ce filet se coule de la même manière qu'une ligne-bloc. et tous deux constituent des élé- n t ents d'impression.