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"Perfectionnements aux machines à fondre des lignes de caractères typographiques"
La présente invention concerne une machine auto- matique, perfectionnée, capable de produire des barres de caractères allant, comme force de corps, de 5 1/2 pt. à 144 pt., variation qui permet de satisfaire à toutes les exigences pratiques de l'imprimerie.
La machine est capable de manipuler non seulement les matrices régulières dont il est fait usage dans des ma- chines typographiques à composer et à fondre des lignes de caractères telles que celles connues dans le commerce sous la marque déposée "Linotype" (afin que le très grand nombre de fontes de matrices courantes puissent être utilisées si on le désire), main encore des matrices de forme spéciale
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qui ne pourraient pas être manipulées dans les machines ré- gulières du commerce et qui sont, en cela, destinées à être composées exclusivement à la main. Les matrices spéciales employées comprennent celles d'une grosseur pour des carac- tères allant jusqu'à 72 pt. de hauteur et celles, plus grosses, pour des caractères allant de 72 pt. à 144 pt.
Dans l'usage de la machine, on compose les matri- ces en ligne dans un composteur à main que l'on place en- suite dans la machine et la ligne composée est, après cela, présentée automatiquement au mécanisme de coulée qui com- prend qu%re moules : deux de forme ou disposition régulière, pour coopérer avec les matrices régulières, et deux de dis- position spéciale, pour coopérer avec les matrices spécia- les de deux grosseurs. Durant chaque cycle de fonctionne- ment, un lingot est coulé dans le moule choisi, éjecté de celui-ci, ébarbé et, finalement, empilé dans une galée dis- posée convenablement sur le devant de la machine.
Les divers moules, dont chacun comprend, comme d'habitude, une partie de corps fixe et un chapeau ajusta- ble, sont tous portés dans un disque capable de tourner et ont leurs surfaces de coulée internes (celles les plus voisines de l'axe du disque) situées à la même distance de cet axe, de sorte que ces surfaces se trouvent toutes dans les mêmes plans horizontaux et verticaux quand le moule choisi occupe les positions de coulée du lingot et d'éjec- tion de celui-ci, respectivement. Cette disposition parti- culière est commune aux machines, du genre précité, qu'on trouve dans le commerce et est très avantageuse pour des raisons bien connues dans l'art.
Les caractères des fontes de matrices régulières sont placés comme d'habitude par rapport à une ligne de niveau, qui passe par les sommets des caractères de haut
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de casse (inversés), tous les caractères dans toutes les diverses fontes, allant en croissant de bas en haut, à par- tir de cette ligne, à mesure que leur grosseur, ou force de corps, augmente. Pour fondre d'après de telles matri- ces, les lignes composées, quel que soit le corps de carac- tère,. sont par conséquent supportées à un niveau commun dans la position de coulée et on fait varier la largeur de la rainure ou cavité du moule, pour l'approprier à la fon- te particulière en usage, simplement en rapprochant ou éloi- gnant le chapeau du moule de la partie de corps de celui-ci.
Toutefois, le principal inconvénient de ces fontes de ma- trices régulières est qu'il est impossible de mélanger dans une même ligne des caractères de corps différents, à cause de l'alignement par en haut.
Au contraire, les caractères des fontes de matri- ces spéciales employées dans la machine de l'invention sont placés par rapport à une ligne de niveau, commune qui passe par les bases des caractères de haut de casse (in- versés), de sorte que des matrices de grosseurs, ou force de corps, différentes peuvent être composées dans la même ligne et être cependant convenablement alignées.
Bien que les caractères ainsi établis pour un alignement par la ba- se croissent de haut en bas, à partir de leur ligne de re- père commune, à mesure que leur grosseur augmente, l'in- vention permet de produire d'après ces matrices spéciales des lingots d'une force de corps quelconque choisie en pro- cédant de la façon habituelle, c'est-à-dire seulement par un ajustement des chapeaux des moules correspondants, ce qui se fait en présentant les lignes de matrices aux mou- les à l'un ou à l'autre d'une série de niveaux différents suivant la force de corps de la fonte en usage.
Les oreil- les habituelles des matrices et les nervures d'alignement
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des moules sont supprimées et l'alignement horizontal, requis, des caractères des matrices avec la cavité du mou- le (ordinairement effectué par l'engagement direct des oreilles des matrices avec les nervures du moule) est ob- tenu en situant d'une manière définie tant la ligne de ma- trices que le moule dans une position exactement horizon- tale sur un bâti de support commun pendant la coulée du lingot.
Ordinairement, pour des caractères d'un oeil supé- rieur à 14 pt., les moules spéciaux employés seront de pré- férence du "type évidé" ordinaire, de façon que les lin- gots fondus soient relativement légers, et que les parties supérieures des lingots soient convenablement supportées, comme d'habitude, par une série de nervures de renforce- ment verticales.
Pour la mise en pratique de l'invention, on pro- pose également de faire les moules spéciaux plus bas, ou de profondeur moindre, que les moules réguliers, et de for- mer sur les matrices spéciales des évidements suffisamment profonds pour compenser la réduction de hauteur des moules.
En ce faisant, comme on le verra plus loin, il est possi- ble de couler dans un mbule ordinaire d'une certaine force de corps, 12 pt. ou 14 pt. par exemple, des lingots en forme de L, ou à parties en surplomb, avec des caractères variant comme hauteur de 42 pt. à 72 pt., par exemple.
Dans le cas des matrices spéciales plus grosses, ayant l'é- cart de 72 pt. à 144 pt. sus-mentionné, on propose d'en faire usage principalement conjointement ave-c un moule spé- cial du type "évidé" de manière à, produire un lingot en forme de L, ou à partie en surplomb, avec une partie de corps nervurée (plutôt qu'avec une partie de corps pleine ou massive).
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La largeur des parties supérieures surplombantes aussi bien que l'épaisseur des parties de corps de ces lingots particuliers peuvent être modifiées pour cadrer avec différents arrangements ou dispositions du texte dans les formes d'impression. Par exemple, pour fondre un oeil de type de 120 pt., le lingot peut avoir un corps de 72 pt. et un surplomb de 48 pt., ou un corps de 48 pt. avec un surplomb de 72 It., ces dimensions étant purement indicati- ves. La matière de "garniture" nécessaire pour faire les formes d'impression peut également être fondue dans les mou- les spéciaux bas soit d'après une ligne de matrices en blanc sans évidement@, ou de blocs à cadrats de construction or- dinaire.
Diverses autres caractéristiques, comprises dans la machine perfectionnée, seront complètement exposées dans la description détaillée qui va suivre.
Sur les dessins ci-joints, on a représenté les divers perfectionnements simplement sous leur disposition préférée et à titre d'exemple et, bien entendu, on pourrait apporter à leur disposition et à leur mode d'adaptation bien des changements et modifications qui rentreraient en- core dans le cadre de l'invention. Il va par conséquent sans dire que celle-ci n'est limitée à aucune forme d'exécu- tion ou réalisation spécifique.
Sur ces dessins :
La figure 1 est une élévation de face de la machi- ne, représentant les parties dans leur position normale de repos;
La figure 2 est une coupe verticale, suivant 2-2, figure 1, représentant la position des parties immédiatement après la coulée du lingot.
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La figure 3 est une coupe verticale par la partie antérieure de la machine, représentant la position que prennent les parties lorsque le transporteur de lignes est arrêté à son niveau intermédiaire pendant l'éjection d'un lingot;
La figure 4 est une élévation de face, à grande échelle, partie en coupe, du bâti d'étau, du transporteur de lignes et de parties y associées;
La figure 5 est un plan des parties représentées sur la. figure 4, montrant en coupe le coulisseau du trans- porteur de lignes;
La figure 6 est une coupe verticale à travers le mécanisme de coulée, représentant une ligne de matrices spéciales supportées à un des niveaux les plus bas, pour la production de lingots en forme de L, ou à partie surplomban- te;
La figure 7 est une coupe similaire à la figure 6, représentant une ligne de matrices spéciales supportées à un des niveaux les plus élevés pour la production de lin- gots nervures ordinaires;
La figure 8 est une vue de face, schématique, re- présentant un groupe de matrices de diverses fontes suppor- tées à des niveaux respectivement différents par rapport à la ligne constante d'un moule, pour la fonte de lingots ner- vurés ordinaires;
La figure 9 est une vue, similaire à la figure 8, représentant le même groupe de matrices supportées à une série de niveaux plus bas par rapport à la ligne constante d'un moule, pour la coulée de lingots en forme de L, ou à partie surplombante;
Les figures 10 et 11 sont des vues, similaires aux figures 8 et 9, respectivement, mais représentant le
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-le même groupe de matrices convenablement alignées pour être employées conjointement et supportées à des niveaux supé- rieurs et inférieurs, en position de coulée par rapport à des types de moule différents.
Les figures 12 et 13 sont des vues comparatives de moules évidé et ordinaire tels que ceux dont on fait usage pour produire, respectivement, des lingots nervurés et à partie surplomb ante et montrant les matrices suppor- tées à des niveaux différents, en position d'activité par rapport à ces moules;
La figure 14 est une coupe verticale par le méca- nisme de coulée, représentant une ligne de matrices régu- lières à deux lettres supportées en position de coulée par rapport à un moule régulier.
La figure 15 est un détail, en perspective, re- présentant la manière d'attacher au transporteur de lignes la plaque auxiliaire dont il est fait usage pour supporter dans ce transporteur les matrices régulières.
La figure 16 est un détail, en coupe transversa- le par une des extrémités du transporteur, avec la plaque auxiliaire y attachée.
La figure 17 est un plan, partie en coupe, du chapeau d'étau, représentant les mâchoires serre-ligne dans leur position normale, ou d'inactivité.
La figure 18 est une vue de face, représentant une ligne de matrices bloquée =entre les mâchoires de ser- rage, le bâti d'étau étant indiqué en lignes interrompues.
La figure 19 est un détail représentant la ma- nière d'arrêter le transporteur de lignes à un niveau de sécurité lorsque la machine a été ajustée pour fondre d'a- près des matrices régulières, mais quand les blocs de butée à gradins, pour le transporteur, sont improprement ajustés.
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La figure 20 est une vue, similaire à la figure 19, représentant la manière d'arrêter le transporteur à un niveau de sécurité lorsque la machine a été ajustée pour fondre d'après des matrices régulières à deux lettres au niveau auxiliaire, mais quand les matrices sont improprement composées sur le rail supérieur, dans le transporteur.
La figure 21 est une coupe verticale, à grande échelle, suivant 21-21, figure 19.
La figure 22 est une coupe verticale, à grande échelle, suivant 22-22, figure 20.
La figure 23 est une coupe horizontale suivant 23-23., figure 22.
La figure 24 est une élévation de face à grande échelle, avec arrachement, du mécanisme d'ébarbage des lin- gots.
La figure 25 est une coupe horizontale, suivant 25-25. figure 24, représentant également les diverses par- ties associées avec le mécanisme d'ébarbage des lingots.
Les figures 26 et 27 sont des coupes verticales suivant 26-26 et 27-27, respectivement, figure 24.
Les figures 28 et 29 sont des élévations de face, représentant des positions différentes du transporteur de lignes et du mécanisme commandé par lui pour livrer les lingots à la galée après qu'ils ont été éjectés du moule.
La figure 30 est un plan du mécanisme de coulée, représentant la manière de supporter le levier du plongeur du creuset.
La figure 31 est une vue de face du disque porte- moules et des différents moules portés par lui, représentant les différentes dispositions d'organes de sécurité associés avec les moules respectifs.
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La figure 32 est une vue en perspective des deux dispositions différentes d'organes de sécurité associés avec les moules réguliers et les moules spéciaux, respectivement.
La figure 33 représente une matrice de 144 pt. et une matrice de 72 pt. convenablement alignées et placées en position de coulée par rapport à un moule évidé, ce dernier étant indiqué en lignes interrompues.
La figure 34 est une coupe verticale suivant 34-34. figure 33, le moule étant représenté en traits continus.
La figure 35 est un détail en perspective des ma- trices et des pièces latérales représentées sur la figure 33.
La figure 36 est un détail en perspective de cel- le des parties d'un lingot qui est fondu d'après les matri- ces et le moule représentés sur la figure 33.
La figure 37 est un détail en perspective d'une partie d'un lingot nervuré fondu dans un moule évidé d'après deux matrices de grosseurs différentes.
La figure 38 est un détail en perspective d'une partie d'un lingot à partie surplombante fondu dans un mou- le odinaire d'après deux matrices spéciales de grosseurs différentes.
Les figures 39, 40 et 41 sont des vues en perspec- tive des différentes matrices employées et
La figure 42 est un détail en perspective d'une partie d'un lingot nervure formé avec une partie supérieure, ou dessus, surplombant le côté nervuré du lingot et fondu dans un moule de 60 pt. d'après les matrices spéciales de 72 pt.
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Organisation générale et fonctionnement de la. machine.
Le disque A eet monté de façon à pouvoir tourner, comme d'habitude, sur le coulisseau de moule Al mobile d'avant en arrière et inversement (voir figure 30) et est équipé, dans le présent cas, avec quatre moules à cavité en forme de rainure dont un quelconque, choisi, peut être amené en service par la rotation du disque comme elle est effectuée de la façon usuelle au moyen du pignon de commande A2. Au moment où l'on met la, machine en marche par l'engagement de l'embrayage de commande principal (non représenté), l'arbre à cames R (figure 2) se met à tourner lentement et le disque porte-moules A fait un quart de tour en sens in. verse du mouvement des aiguilles d'une montre (en regardant du devant de la machine) pour amener le moule choisi dans la position de coulée.
L'élévateur ou transporteur B des- cend ensuite pour placer une ligne de matrices (qui lui a été préalablement livrée) en avant du moule en activité, où la ligne est justifiée entre les mâchoires de serrage C1, C2 (figure 4) montées dans le bâti d'étau fixe, verti- calement disposé, D. Le coulisseau de moule A est alors mû en avant pour amener le moule en activité contre la li- gne de matrices, ce qui ferme ainsi la rainure du moule sur le devant, et le creuset 19 est, de même, avancé à par- tir de sa position normale, derrière le diue A, pour ame- ner son embouchure E1 contre le dos du moule, ce qui ferme ainsi la cavité ou rainure du moule par derrière.
La des- cente des pistons plongeurs du creuset (indiquée en lignes pointillées sur la figure 30) suit immédiatement et du mé- tal en fusion est éjecté du creuset dans le moule pour pro- duire le lingot fondu. Les plongeurs du creuset sont abaissée au moyen d'un fort ressort de traction, E2, dont la force leur est tranemise par l'intermédiaire de l'arbre
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oscillant E3 et du levier E$ monté sur celui-ci. A mesure que le cycle de fonctionnement se poursuit et que l'arbre R continue à tourner, les plongeurs du creuset se relèvent, le creuset E et le coulisseau a1 reculent et le disque A fait trois quarts de tour dans le même sens qu'auparavant pour amener le moule, avec le lingot y contenu, à une posi- tion verticale entre la lame d'éjecteur F (figure 2) à l'ar.. rière et les couteaux ébarbeurs Gl, G2 (figures 24, 25) à l'avant.
Le coulisseau Al avance ensuite une seconde fois pour placer le moule contre le bâti d'étau D, dans une PO- sition étroitement adjacente aux couteaux Gl. G2, après quoi la lame d'éjecteur F est poussée en avant pour éjecter le lingot du moule. Par le mouvement de la lame F en avant, le lingot est forcé entre les deux couteaux, dont les bords tranchants ébarbent ses faces latérales, et il est, après cela, livré à la galée S (figure 3) et empilé dans celle-ci qui est supportée sur le bâti d'étau D par les consoles S1.
A peu près à ce moment, et à mesure que le cycle de fonc. tionnement se termine, le transporteur de lignes B et le disque porte-moules A sont ramenés à leurs positions de repos originelles et normales.
Le bâti d'étau D, qui comprend le long chapeau horizontal Dl (figures 2 à 5) est monté à charnière, par son extrémité inférieure, sur la tige-pivot D2, montée dans le bâti de base T, et est solidement tenu, en haut, contre des surfaces de butée ou d'appui, t1 t2 (figure 5) par la paire de boulons de serrage D3, montés dans le chapeau D1 près des extrémités opposées de celui-ci. La surface d'ap- pui tl est formée à l'extrémité supérieure de la console principale Tl s'élevant du bâti de base T, sur l'un des cô- tés de la machine, et l'autre surface d'appui, t2. est for-
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mé sur une oreille s'étendant, vers l'avant, de la colonne T2 s'élevant du bâti T sur le côté opposé de la machine.
Le bâti d'étau D est en outre pourvu d'un disposi- tif automatique pour arrêter la machine lorsque, pour une raison quelconque, le transporteur B, dans sa descente, n'at- teint pas un niveau de coulée prédéterminé. Ce dispositif (voir figures 2, 3 et 25) comprend la tige verticale J qui est tenue élastiquement dans une position normale, avec son extrémité supérieure s'élevant au-dessus du chapeau d'ét au Dl. par le ressort J1 attaché au bâti D et tendant à tirer la, tige de bas en haut. Comme on peut le remarquer (figure 3), la tige J est suffisamment libre dans sa portée supé- rieure pour permettre à son extrémité inférieure d'osciller en avant; mais dans les conditions normales, elle est main- tenue dans sa position verticale par l'un des bras du levier horizontal J2, également monté dans le bâti D.
L'autre bras de ce levier J2 (figure 25) est situé dans une position d'ac- tivité par rapport à la tige de commande d'embrayage K qui est capable d'être poussée d'avant en arrière, pour dégager l'embrayage principal, en antagonisme à l'action d'un ressort non représenté.
Le mouvement de la tige J en avant est effectué au moyen du plongeur à ressort J3, monté dans le bâti d'étau D et capable d'être actionné de l'arrière, lorsque le disque porte-moules A est avancé pour la coulée et l'éjection, par l'un ou l'autre de quatre goujons a (figures 25 et 31) asso- ciés avec les moules respectifs et s'étendant de la face antérieure du disque. L'extrémité antérieure du plongeur J3 est disposée en position d'activité par rapport à la lèvre (figure 3) qui, assujettie à la tige J, est amenée sur le chemin et hors du chemin à mesure que-19 tige monte et des- cend.
Si la tige J est abaissée au moment où le transporteur
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B vient au repos au niveau de coulée voulu, et est abaissée à nouveau avant la période d'éjection, elle ne sera: pas affectée par le plongeur J3 et le cycle de fonctionnement r se poursuivra d'une manière ininterrompue; mais, autrement, l'extrémité inférieure de la tige oscillera vers l'avant sous l'action du plongeur et déterminera l'arrêt de la ma- chine par l'intermédiaire du levier horizontal J2 et de la tige K.
La construction et le mode de fonctionnement, dé- crits jusqu'à présent, des diverses parties sont, ou peu- vent être, les mêmes, sauf en ce qui sera indiqué ci-après, que ceux des parties incorporées dans les machines du com- merce.
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Disp¯ositifs¯4g tragieferts de k%es.- Les lignes de matrices (qui sont composées à la main et ont une longueur donnée, de préférence 42 cicéros) sont livrées (voir figure 1) au moyen d'un chariot 1 manoeuvré à la main, au transporteur B qui les reçoit d'une table 2 montée sur la colonne T2 et avec laquelle le transporteur est capable de coïncider lorsque la machine est au repos. Le chariot 1 glisse dans des glissières horizontales fixes, 3, suppor tées sur la .table 2, et on peut l'actionner au moyen d'une poignée 4 s'élevant de l'une de ses extrémités. Ce chariot comprend également une paire de doigts descendants, 5., entre lesquels les lignes composées sont placées sur la ta- ble 2 et par lesquels une ligne peut être introduite dans le transporteur B et sortie de celui-ci à mesure que le cha- riot va-et-vient.
Pour faire fonctionner les parties, on amène le chariot 1 à la position indiquée en pointillé sur la figure 1, afin de livrer une ligne, composée, de matri-
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ces de la table dans le transporteur B. On met ensuite la machine en marche à la main et, après que le cycle de fonc- tionnement est terminé, on ramène le chariot à sa position originelle pour retransférer la ligne du transporteur sur la. table 2, la ligne étant, au cours du cycle de fonctionne- ment, descendue d'entre les doigts 5 lorsque le transporteur descend préalablement à la coulée du lingot et étant, plus tard, replacée entre les doigts lorsque le transporteur re- monte après cette coulée.
Les dispositifs de transfert sus-décrits ne font pas partie de l'invention.
Le moyen pour faire commencer chaque cycle de la machine (voir figure 1) consiste en un arbre oscillant ver- tical 6 monté dans le bâti principal et pourvu, près de son extrémité supérieure, d'une poignée 7, disposée, à une hau- teur commode, adjacente à la table 2. A son extrémité infé- rieure, l'arbre oscillant porte un bras de manivelle laté- ral, 8, relié au moyen d'un système articulé 9 à une tige k1 se déplaçant d'avant en arrière et inversement, qui est située directement sous la tige correspondante K, dont il a été question ci-dessus, et qui commande aussi le fonctionne- ment de l'embrayage principal. Les deux tiges K et k1 sont communes aux machines du commerce et leur mode de fonction- nement est si bien connu des personnes de la partie que toute autre explication est inutile.
Matrices.- Les matrices régulières Y et Yl (figures 14,22 et 40) présentent, comme d'habitude, les oreilles saillantes supérieures y1 et les oreilles saillantes infé- rieures y2. Les matrices Y sont pourvues de deux caractè- res superposés y3 (figure 22), limitées qu'elles sont aux fontes de plus petit texte, allant jusqu'à 14 pt., tandis que les matrices Y1 ne sont pourvues que d'un seul caractère
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y4, réservées qu'elles sont aux grosses fontes, pour titres et texte à faire ressortir d'une grosseur supérieure à 14 pt.
Comme on peut le noter sur la figure 39, les ma- trices spéciales X sont de forme rectangulaire unie, dépour- vues qu'elles sont d'oreilles saillantes, et sont considé- rablement plus longues que les matrices régulières Y, y1. afin d'augmenter (encore davantage que par la simple élimi- nation des oreilles saillantes) l'espace attribué aux ca- ractères. Les caractères x des matrices X, comme c'est représenté ici, ont une grosseur allant jusqu'à 72 pt. et sont placés sur les borde de coulée des matrices, dans tou- tes les diverses fontes, par rapport à une ligne de niveau commune située à une distance donnée des bords inférieurs des matrices.
Dans la présente réalisation (voir figure 10) cette ligne de niveau a-a passe sur les bases des ca- ractères et les bords inférieurs des matrices sont dressés pour offrir des surfaces d'alignement convenables xl, de sorte que quand les matrices sont composées côte à côte en ligne et supportées par leurs bords inférieurs, les carac- tères seront convenablement alignés par leursbases quelle que soit la grosseur ou fonte. Pour des raisons qui seront précisées plus loin, il est formé dans les bords de coulée des matrices X des évidements x2 légèrement plus grands que la profondeur normale et les caractères x sont poinçon- nés dans les fonds de ces évidements.
Des matrices en blano Xl (figure 41) similaires comme disposition aux matrices X, mais dépourvues des évi- demente x2. sont employées comme espaces entre des mots ou en tout autre endroit de la ligne où un espacement est nécessaire.
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Les matrices à caractères X et les matrices en blanc X1 présentent également, sur leurs bords supérieurs, de courts prolongements X3 qui sont de largeur réduite de manière à laisser des encoches ouvertes, X4. dans les bords antérieurs des matrices et des encoches correspondan- tes x5 dans les bords arrières de celles-ci.
L'équipement de matrices comprend d'autres ma- trices spéciales, Z, capables de porter des caractères al- lant de 72 pt. à 144 pt. Ces matrices spéciales Z non seu- lement peuvent être employées seules, mais sont également capables d'être employées concurremment avec des matrices X (voir figures 33 et 35), leurs cara,ctères z étant placés, dans toutes les différentes fontes, par rapport à la même ligne de niveau a-a passant par les bases des caractères.
Sauf leur longueur, les matrices Z sont similaires aux ma- trices X, formées qu'elles sont a,vec des évidements zl dans leurs bords de coulée et des prolongements correspondants z2 sur leurs bords supérieurs. Toutefois, les surfaces d'alignement des matrices Z sont formées non pas à leurs bords inférieurs (comme pour les matrices X), mais sur les parois supérieures 4 (figure 34) de crans Z3 taillés dans leurs bords antérieurs et situés à la même distance donnée de la ligne de niveau a-a. En d'autres termes, lorsque les matrices X et Z sont convenablement composées en ligne, les parois Z4 des matrices Z sont capables de coïncider avec les borde inférieurs X1 des matrices X, de sorte que tous les caractères des deux genres de matrices s'aligne- ront par leurs bases, quelle que soit leur grosseur.
De minces fausses matrices, ou matrices en blanc, Zl, qui sont identiques comme forme et dimension aux matri- ces à caractères Z, bien qu'il n'y soit pas formé d'évide- ments zl, sont employées conjointement avec les matrices Z
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pour empêcher le métal de s'échapper des évidements Z1 pen- dant la coulée (figures 33 et 35).
Moules et lingots.- Comme cela a été dit ci-dessus, le disque A (comme c'est représenté sur la figure 31) porte quatre moules L1. L2. L3. L4. Les moules Ll et L2 sont de construction régulière et de hauteur ou profondeur normale pour coopérer avec les matrices régulières Y, Y1 afin de produire le type commun de lingots nervures et lisses, res- pectivement (non représentés), tandis que les moules L1 et L4 sont de construction spéciale et de hauteur légèrement inférieure à la hauteur ou profondeur normale afin de coopé- rer avec les matrices spéciales et plus profondément évidées X ou Z pour produire, respectivement, des lingots 0. en for- me de L présentant une partie supérieure surplombante Q1 (comme sur la figure 38)
et des lingots Q2 ayant des parties supérieures Q3 supportées par des nervures de renforcement Q4 (comme sur la figure 37). On peut également employer le moule L4 pour produire des lingots nervurés du type à par- tie en surplomb, comme c'est représenté, par exemple, sur les figures 36 et 42 dont il sera question plus loin.
Chacun des divers moules comprend une partie de corps L5,, un chapeau L6 et une paire de fourrures intermé- diaires L7. Les corps L5 offrent les surfaces de coulée internes, ou parois latérales inférieures 1 (celles plus voisines de l'axe du disque) des cavités de moules; les cha- peaux L6 offrent les surfaces de coulée externes, ou parois latérales supérieures 11 (celles plus éloignées de l'axe du disque) des cavités de moules et les fourrures L7 offrent les parois extrêmes 12 de ces cavités.
Les corps L5 des moules sont vissés au disque A et leurs surfaces de coulée internes 1 sont toutes (voir
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'figure 31) équidistantes de l'axe A3 du disque, de sorte que chacune occupera le même plan horizontal aussi bien que le même plan vertical lorsque les moules sont amenés dans les positions de coulée et d'éjection, respectivement. Ces surfaces de coulée 1 coïncident avec la ligne de niveau, ou ligne constante, des moules. Les chapeaux L6 des moules sont ajustables de la manière usuelle par les fourrures L7 que l'on peut enlever et remplacer par d'autres d'épaisseurs différentes, ce qui fait qu'on peut faire varier à volonté la largeur des cavités de moules.
Le moule régulier Ll est représentatif du type dit "évidé" ou "pour titres", ayant une force de corps al- lant de 14 à 36 pt., et il est formé sur son chapeau des sections de noyau 13 espacées les unes des autres et s'é- tendant dans la cavité de moule. L'autre moule régulier,
L2. est représentatif du type non évidé, ayant une force de corps inférieure à 14 pt. et étant formé avec des surfa- ces de coulée interne et externe plates et lisses, comme représenté. Ces deux moules réguliers présentent des ner- vures d'alignement superposées 14 et des rainures intermé- diaires 15, comme d'habitude, pour recevoir les oreilles sailla.ntes inférieures, y2, des matrices Y, qu'elles soient supportées dans le transporteur B au niveau inférieur ou au niveau supérieur pendant la coulée.
Les moules spéciaux L3 et L4 sont dépourvus de nervures ou rainures d'alignement dans leurs faces antérieu- res qui, au lieu de cela, sont lisses et plates partout pour coopérer avec les matrices spéciales, sans oreilles, X et Z.
Toutefois, à part cela, les moules spéciaux sont similaires, comme construction, aux moules réguliers L1 et L2. Ainsi, le chapeau du moule L4, comme celui du moule L1,présente des sections de noyau 16 et la chape du moule L3, comme
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celle du moule L2, est lisse ou non évidée. Naturellement, les sections de noyau 16 sont plus grosses.que les sections de noyau 13 et la largeur de la cavité de moule est, de mê- me, proportionnellement plus grande.
Les trois moules L1, L2 et L , avec leurs ajus- tements individuels, permettent la production de lingots avec des forces de corps allant de 5 1/2 pt. à 72 pt., le quatrième moule, L3. n'étant employé que pour des lingots en forme de L dont les parties supérieures surplombantes sont fondues dans les cavités plus profondes, X2 ou z1. des matrices X ou Z sus-décrites. Il va, naturellement, sans dire qu'un tel assortiment de moules est simplement illustratif et qu'on pourrait le changer selon que cela se- rait nécessaire.
Deux dispositions de pièces de sécurité L8, L9, associées respectivement avec les moàles réguliers et spé- ciaux, sont prévues pour arrêter le transporteur B à des niveaux anormaux et provoquer ainsi un arrêt de la machine dans des conditions anormales. La façon précise dont elles fonctionnent sera expliquée plus tard. Ces pièces (figures 31 et 32) sont assujetties en des points communs ou corres- pondants, par des vis et des goujons 17, au disque A ; mais elles peuvent varier comme longueur, dans les deux direc- tions, à partir de ces points. A leurs extrémités inférieu- res, ou internes, elles sont pourvues de lèvres distincti- ves 18 et, à leurs extrémités supérieures ou externes, de surfaces de butée I9.
Les lèvres 18 prennent dans des en- coches correspondantes, 110, formées dans les extrémités contiguës des corps de moule L5 et situées à des distances différentes des surfaces de coulée internes, 1., de ceux-ci, selon la grandeur ou type du moule. Les pièces L8 et L9
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sont marquées en "pts." pour indiquer les grandeurs des mou- les avec lesquels elles sont associées et elles diffèrent comme forme, comme c'est représenté sur la figure 33, les pièces La, pour les moules réguliers, étant sensiblement de la même largeur partout, et les pièces L9, pour les mou- les spéciaux, étant évidées ou découpées dans une de leurs faces latérales, comme en 111.
Alignement des matrices avec les moules.- Dans l'usage des matrices régulières, à deux lettres, Y, les lignes composées, quelle que soit la fonte, sont pré- sentées aux moules lisses, ou non évidés, L2, comme dans les machines du commerce, soit au niveau supérieur normal ou au niveau inférieur normal, pour amener l'un ou l'autre de leurs caractères superposés en bonne position de coulée par rapport à la cavité du moule et, dans l'usage des matrices plus grosses, ou pour titres, Y1. les lignes composées, quelle que soit la fonte, sont présentées au moule évidé L1 au niveau supérieur normal pour amener de même les uniques caractères de ces matrices en bonne position de coulée par rapport à la cavité du moule.
D'un autre côté, dans l'usage des matrices spé- ciales X, et en raison de l'alignement par la base de leurs caractères (au lieu de l'alignement par le haut usuel, comme dans le cas des matrices régulières Y, Y1). elles sont pré- sentées au moule spécial L3 ou au moule spécial L4 à l'un d'un certain nombre de niveaux différents, selon la gros- seur ou fonte, afin que les caractères puissent coincider convenablement avec la cavité du moule.
Par exemple, lors- que le moule lisse L3 est choisi pour produire des lingots Q, en forme de L (comme sur la figure 38), les lignes de matrices des différentes fontes seront supportées à une sé- rie de niveaux plus bas déterminés par les longueurs des
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parties descendantes des caractères de bas de casse (voir figure 9), tandis que quand le moule L4 est choisi pour produire des lingots nervurés Q2 sans parties surplomban- tes (comme sur la figure 37), les lignes de matrices des différentes fontes sont supportées à une série de niveaux plus élevés déterminés par les hauteurs des caractères de haut de casse (voir figure 8).
Dans le premier cas, les extrémités supérieures des évidements X2 (voir figure 13) coincident avec la sur- face de coulée externe 11 du moule L3 tandis que les extré- mités inférieures se terminent au-dessous de la surface de coulée interne 1, en un point déterminé par le corps, ou hauteur, des caractères de la fonte particulière en servi- ce, étant noté que cette disposition à recouvrement des ma- trices les unes par rapport aux autres est permise par la face antérieure prolongée, plate et pleine, du corps de mou- le L5. Dans le dernier cas, les extrémités aupérieures et inf érieures des évidements X2 (voir figure 12) coïncident avec les surfaces de coulée externe et interne, 11.1 res- pectivement, du moule L4, car il n'y a pas recouvrement dans ce cas.
Par conséquent, le moule L3 n'exige aucun ajuste- ment pour produire les lingots en forme de L de diverses grosseurs d'oeil (bien qu'on puisse l'ajuster pour faire varier la force de corps des lingots), tandis que le moule L4 doit être ajusté pour les diverses forces d'oeil ou de corps en changeant les fourrures L7. comme cela se fait com- munément, à moins qu'on ne substitue au moule L4 un moule entièrement nouveau, avec le réglage de chape voulu, comme, bien entendu, on pourrait le faire.
Comme on le comprendra, les lingots Q2 fondus dans le moule L4 se supportent tout seuls, tandis que les lingots
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Q. en forme de L, fondus dans le moule L3. exigent qu'on fas- se usage de pièces de remplissage, ou lingots en blanc, pour supporter leurs parties supérieures surplombantes lorsqu'on les assemble dans les formes pour l'impression.
En comparant les figures 8 et 9, on verra que la différence dans la longueur des parties descendantes des caractères de bas ie casse d'une fone à l'autre est con- sidérablement moindre que la différence de hauteur des caractères de haut de casse d'une fonte à l'autre. Par sui- te, la série supérieure de niveaux auxquels les matrices sont présentées au moule L3 varient en conséquence.
Pour des caractères d'oeil allant de 72 pt. à 144 pt., on propose d'employer des matrices spéciales Z exclusivement en connexité avec le moule spécial, comme c'est représenté sur la figure 34 de manière à fondre des lingots Q5 (comme sur la figure 36) ayant une partie supé- rieure Q6 supportée d'un côté du corps de lingot par des nervures de renforcement Q7 et s'étendant au-delà de l'au* tre côté du corps de lingot, ou le surplombant.
Dans ce cas, les lignes de matrices, quelle que soit la fonte, sont présentées au moule L4 au niveau de 72 pt., puisque cette partie de l'oeil située sur le corps du lingot core reepondra toujours à une fonte de 72 pt., la partie res- tante de l'oeil, surplombant le corps de lingot, comme dans le cas du lingot Q. Bien qu'on puisse faire usage d'un moule de 72 pt. pour fondre tous les lingots prove- nant des diverses fontes de ces matrices particulières Z, on pourrait également, si on le désirait, faire usage de moules similaires de forces de corps inférieures à 72 pt. afin que les largeurs relatives du corps de lingot et de la partie surplombante puissent être modifiées pour con- venir à des dispositions différentes de texte typographie
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que.
Toutefois, si l'on fait usage d'un moule de plus pe- tit corps, les lignes de matrices seront présentées au moule à un niveau plus bas correspondant.
De plus, des lingots nervures ( non représentés) ayant une partie supérieure, ou oeil d'impression, s'ten- dant au-delà des deux côtés du corps de lingot, ou les surplombant, pourraient également être fondue d'après les matrices Z dans un moule L4, en présentant, par exemple, une ligne de matrices de 144 pt., au niveau de 72 pt., à un moule de 60 pt., le surplomb, dans ce cas, étant de 12 pt. sur le coté nervuré et de 72 pt, sur l'autre.
On envisage également de fondre des lingots d'un genre encore différent, comme sur la figure 42 qui représen- te un lingot Q8 présentant une partie supérieure, ou porte- caractères, Q9 s'étendant au-delà des nervures de renforce. ment Q10, ou les surplombant. Pour produire de tels lin- gots, *ne ligne de matrices X d'une fonte donnée, 60 pt. par exemple, est présentée au niveau correspondant à un moule L4 de force de corps moindre, 48 pt, par exemple.
Naturellement, dans des cas de ce genre, les caractères des matrices s'étendront au-dessus de la surface de coulée extérieure 11 du moule, comme c'est permis par la surface prolongée, plate, de la lèvre de moule 114, Avec des lin- gots de ce genre, la partie supérieure, ou tête, peut être coupée à la dimension entre nervures et renforcée, ou sup. portée, par des pièces de remplissage, ou lingots en blanc, dans toute sa longueur, y compris l'extrémité où elle est coupée, avantage qui s'appliquerait à des lingots nervurés de toutes forces de corps et en particulier à des lingots des plus grosses forces de corps.
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transporteur de lignes ou élévateur.- Le transporteur de lignes, ou élévateur, B, qui amène la li- gne composée de matrices à la position de coulée et l'en re- tire, (voir figures 1. 2, 6 et 7) comprend une longue partie de corps verticale, B1. glissant dans le bâti d'étau fixe D, un rebord supérieur, B2, qui surplombe ce bâti et une partie de tête horizontale, B3, qui descend du bord arrière du rebord B2. La partie de tête B3, dans laquelle les lignes de matrices sont soutenues, consiste en parois latérales avant et arrière B4 et B5 et en un bloc d'espacement in- termédiaire B6 disposé à une des extrémités de la tête.
La paroi avant B4 (qui, comme c'est représenté, est beaucoup plus large et plus épaisse que la paroi ar- rière B lui faisant vis-à-vis) présente, près du bas, un filet de support horizontal b et, près du milieu, un épaulement opposé b1. Le bord inférieur bI6 de la paroi latérale arrière B5 constitue un second épaulement en ali- gnement horizontal avec l'épaulement b1 et, comme on peut le remarquer sur les figures 6 et 7, comme les deux épale- ments sont situés la même distance au-dessus du filet b, ils sont capables de s'adapter comme il faut dans les encoches avant et arrière x4. x5 formées dans les extré- mitée supérieures des matrices X et XI lorsque ces der- nières sont supportées sur le filet b.
Par conséquent, en pénétrant dans le transporteur, les dites matrices, non seulement seront soutenues, au moyen de leurra prolonge- ments supérieurs x3, debout sur le filet b, mais seront maintenues par les épaulements bl et b16 avec leurs sur- faces d'alignement inférieures x1 reposant sur le dit fi- let, de manière à assurer l'alignement vertical requis des caractères des matrices les uns avec les autres, La face arrière de la paroi B5 affleure les bords de coulée arriè..
@
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re des matrices et, conséquemment, s'adaptera étroitement contre la face avant, plate, du moule ou de la lèvre 114 de celui-ci.
Dans le cas des matrices Z et Z1. les lignes composées, qu'elles soient mélangées ou .non avec les ma- trices X et X1, seront introduites en bout dans le transw porteur B, à la main. Les encoches z3, dans les bords an- térieurs des matrices, sont situées de manière à s'enga- ger sur le filet de support b du transporteur et les pro- longements z2 existant aux extrémités supérieures des ma- trices sont capables d'être confinés, de même que ceux des matrices X et XL. entre les parois latérales avant et ar- rière, B4, B5. de sorte que les caractères z des matières
Z, lorsque celles-ci seront supportées dans le transpor- teur, seront verticalement alignés les uns avec les au- tres, ou avec les caractères x des matrices X, pour la présentation au moule.
Pour adapter la machine à la manipulation des matrices régulières Y et Y1, le transporteur B est équipé (comme c'est représenté sur les figures 14 et 15) avec une
7 plaque de fond auxiliaire amovible, B , qui est reliée d'une manière détachable, à languette et rainure, en B8, à la paroi arrière B5 de la tête de transporteur B3 et est pourvue, à son bord inférieur, d'un filet de soutènement horizontal b2. La plaque B7 (figure 14) est considérable- ment plus large que la paroi arrière B5 du transporteur, de sorte que son filet b2 se trouvera, une fois la plaque at- tachée, directement au-dessous des oreilles arrières y1 des matrices Y et y1 lorsqu'elles seront supportées sur le fi- let b.
A un bout, la plaque B7 est pourvue d'un trou b3 pour permettre de l'enlever facilement du transporteur @
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avec le doigt et, en un endroit adjacent à ce trou, la plaque présente un épaulement b4 pour coopérer avec un bonhomme-arrêtoir à ressort b5 (figure 16) qui est monté dans la tête B et empêche la plaque de se déplacer en bout et de quitter la position qu'elle doit occuper.
La transporteur est en outre pourvu d'une barre ou bande horizontale fixe, B9, qui est montée sur la paroi antérieure B4, entre le filet b et l'épaulement b1. et dont le bord supérieur est en alignement horizontal avec le filet b3 et vient en dessous des oreilles avant supé rieures, Y1 des matrices. Au bas de la barre B9, se trou- ve un filet longitudinal b6, de support des matrices, et cette barre s'applique contre les bords antérieure des matrices Y et Y1 pour leur donner le support nécessaire, le long du bord, au cours de la coulée.
Les matrices à deux lettres Y sont supportées au niveau inférieur sur le filet b lorsque ce sont leurs caractères supérieurs qui doivent servir, et elles sont supportées au niveau plus élevé, dit" niveau auxiliaire", sur le filet iL'5. lorsque ce sont leurs caractères inférieure qui doivent servir.
Les matrices simples, ou "pour titres" Y1, ne portant qu'un seul caractère, sont toujours supportées sur le fi- en let inférieur b et il est de même, pour la même raison, des matrices spéciales.
Pour situer la ligne de matrices, composée, dans une position exactement horizontale pendant la coulée, le transporteur B est, comme c'est le mieux représenté sur re la figure 4, pourvu dans le bord supérieur B2. de deux vis de butée B10 (au lieu de l'unique vis employée habi-' tuellement) et ces vis sont disposées aux bords opposés du rebord B2, de manière à soutenir carrément la tête B3
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du transporteur, sans danger qu'elle s'incline, sur le chapeau d'étau Dl lorsque le transporteur descend à la position de coulée. Une troisième vis B11 est disposée entre les deux vis B10, en un point verticalement aligné avec la tige J, de commande automatique de l'étau, pour l'actionner de la façon régulière.
Le fonctionnement du transporteur est automati- que, et est effectué au moyen d'un grand levier angulaire B12 (figures 1 et 2) , par une came Rl montée sur l'arbre à cames R. Le levier BI2 pivote, sur un axe fixe B30, dans le bâti de base T, au-dessous de l'arbre à cames, et est actionné par un levier vertical intermédiaire, BI3, pivo tant sur le même axe et portant un galet b7 sur lequel agit la came R1. Le bras court du levier B12 est relié, par une vis de réglage ]il'. au levier B13 et son long bras s'étend en avant, jusque sur le devant de la machine où il est relié, par une bielle b9, au transporteur B au moyen d'une tige verticale B14.
La tige BI4 glisse, près de ses extrémités op- posées, dans des portées alignées b10, s'étendant du corps Bl du transporteur, et est munie, entre ces portées, d'un ressort bll, travaillant à la compression, qui porte de bas en haut contre un collet b12 de la tige et réagit con- tre la portée b10 inférieure. La tige B14 est également pourvue d'une paire d'écrous de réglage b13 disposés sous cette portée inférieure b10 contre laquelle ils sont nor- malement tenus par le ressort b11 et par laquelle le mou- vement ascendant de la tige est limité.
Avec cette disposition, il est permis au trans.. porteur B de descendre par son propre poids à la position de coulée sous le contrôle de la came Rl,, mais il est éle-
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vé impérativement de cette position, par la dite came, à la position de réception, les écrous b13 restant, pendant ces deux opérations, en prise avec la portée b10 inférieu. re .
Toutefois, comme on le verra sur la figure 2, la came Rl est pourvue d'un segment auxiliaire R2 qui, au moment où le transporteur est arrêté dans sa descente par le bâti d'étau D, vient en prise avec le galet b7 et fait osciller le levier B13 en avant. Ce mouvement d'os- cillation est imprimé au levier B12 dont le long bras ti re, par l'intermédiaire de la bielle b9, la tige B14 vers le bas et comprime le ressort b11 contre la portée b10 inférieure, ce qui assoit ainsi fermement et carrément, sous pression, le transporteur dans sa position de coulée, telle qu'elle est déterminée par ses deux vis de butée B10.
Le mouvement ascendant du transporteur est li- mité par une vis d'arrêt b14 montée dans le bâti de base T et disposée, dans la présent cas, pour être rencontrée par une oreille b15 s'étendant du levier B12. Par cette disposition, l'ouverture et la fermeture du bâti d'étau peuvent s'effectuer dans toute position du transporteur B.
Moyens déterminant le niveau du transporteur, Les moyens prévus ici pour situer les matrices spéciales aussi bien que les matrices régulières des diverses fon- tes dans la bonne position de coulée par rapport aux mou- les correspondants, comprennent une paire de blocs de bu- tée à gradins D4. D5, qui sont la réplique l'un de l'au- tre et sont disposés pour coopérer avec les vis de butée B10 du transporteur B. Chacun de ces blocs (figure 4 ) est pourvu d'une série supérieure de gradins d et d'une série
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inférieure de gradins d1, les gradins individuels des deux séries étant espacés à des distances prédéterminées au-dessus de la surface supérieure du bâti d'étau D, afin de servir pour des fontes de matrices et moules différents.
Les blocs D4 et D5 sont portés par une longue plaque mince D6 coulissant, au moyen de liteaux de glis- sières D7, sur le chapeau d'étau DI et pouvant être réglée pour amener toute paire choisie de gradins où d1 sous les vis de butée B10, En conséquence, à mesure que le transporteur descend à la pesition de coulée, la ligne de matrices supportée dans la tête B3 peut être arrêtée à différents niveaux par les gradins d ou dl; selon la position d'ajustement de la plaque coulissante D6.
Les gradins de la série supérieure détermi. nent les niveaux auxquels les matrices spéciales sont pré- sentées au moule spécial L4 et les gradins dl de la série inférieure déterminent les niveaux auxquels les matrices spéciales sont présentées au moule spécial L3.
Ainsi, lorsque la plaque coulissante D6 est ajustée vers la droi- te (figure 4) pour amener la paire la plus élevée d'arrêts d en alignement vertical avec les vis de butée B10. le transporteur sera arrêté au niveau le plus élevé, dans la position représentée sur les figures 7 et 12. de manière à situer, par exemple, les matrices X de 72 pt. en position de coulée par rapport à un moule évidé L4 de 72 pt,, tan- dis que quand on ajuste cette plaque dans la direction op- posée pour amener la paire la plus basse de gradins dl en alignement vertical avec les vis B10. le transporteur se- ra arrêté au niveau la plus bas, représenté sur les figures 6 et 13, de manière, par exemple, à situer les matrices X de 72 pt. en position de coulée par rapport à un moule lisse L3 de 14 pt.
Les paires intermédiaires de gradins @
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des séries d ou d1 servent d'une façon similaire, par l'a- justement convenable de la plaque ou coulisseau D6,à sup- porter le transporteur à autant de niveaux différents pour les diverses autres fontes de matrices. Sur la figure 4, les divers gradins sont marqués avec les forces de corps des f ontes de matrices qu'ils représentent.
Afin qu'on puisse faire usage des matrices Z dans la même ligne que les matrices X, les bases de leurs caraco tères z sont situées par rapport à la même ligne de niveau a-a comme cela a été dit ci-dessus; mais, en raison de l'espace limité entre cette ligne de niveau et les extré- mités supérieures des évidements z1. on propose de limi- ter ces fontes particulières aux caractères de haut de casse, ou capitales, seulement.
Par suite, les gradins d des séries supérieures choisis pour situer les lignes composées au niveau de coulée voulu doivent correspondre à la force de corps des matrices X avec lesquelles les ma- trices Z sont combinées ou, si la ligne est composée en- tièrement des grosses matrices Z, les gradins d choisis, doivent correpondre à la force de corps du moule, à moins qu'on ne déstire produire (comme cela a été mentionné ci- dessus) des lingots ayant une partie supérieure qui sur- plombe les nervures de renforcement, comme sur la figure 42, auquel cas la façon de procéder précédemment esquissée peut être suivie.
Pour fondre 8*après les matrices régulières à deux lettres Y dans le moule L2, la paire la plus élevée de gradins d ( utilisée pour les matrices spéciales de 72 pt.) est capable de servir à situer le transporteur au niveau auxiliaire supérieur normal et une paire supplé- mentaire de gradins plus bas, d2. associés avec la série
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supérieure de gradins d. est prévue pour situer le trans- porteur au niveau inférieur normal. A cet égard, on com- prendra que les matrices pour titres Y (figure 40) n'ayant qu'un caractère, seront supportées par la paire la plus élevée de gradins d au niveau auxiliaire seulement.
On comprendra également que, chaque fois que le transporteur est arrêté au niveau auxiliaire supérieur, les matrices Y et Yl doivent être supportées dans le transporteur sur le filet inférieur b,
Pour des annonces et des textes à faire ressor- tir, le nombre de forces de corps d'oeils de types néces saires au-dessus de 36 pt. est relativement faible, de sorte qu'un assortiment comprenant les quatre grosseurs choisies représentées sur les figures 8 et 9, à savoir : 42 pt., 48 pt., 60 pt.,et 72 pt. est tout à fait suffisant pour satisfaire aux besoins.
Les blocs D4 et D5 sont, par conséquent, pourvus, dans la série supérieure, de seu- lement quatre gradins d (non compris le gradin spécial 2) et, dans la série inférieure, de seulement quatre gradins d1. la plaque de réglage D6 (figure 4) servant comme gradin le plus bas de cette dernière série. Naturellement, on pourrait augmenter ou diminue? le nombre si on désirait avoir une gamme plus grande ou moindre dans les grosseurs de fontes manipulées, Aucune attention spéciale n'est né- cessaire avec des fontes entre 72 pt. et 144 pt,, puisque la série supérieure de gradins satisfera à toutes les con- ditions, sans égard à la grosseur.
Pour que la tige J, de commande du dispositif d'arrêt automatique porté par l'étau puisse être action- 1, ce comme c'est nécessaire dans toute position d'ajuste- ment des blocs D4. D5, on emploie un troisième bloc à gra-
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dins D8, porté par la plaque D6 et pourvu de séries supé- rieure et inférieure de gradins d3, d4 et d'un gradin spécial d6, qui sont des répliques des séries de gradins d, dl et du gradin spécial d2 des blocs D4, D5. Le bloc D8 est monté à charnières, à l'arrière, dans des portées convenables s'élevant de la plaque D6 et repose normalement, à l'avant, sur l'extrémité supérieure de la tige J (figure 4).
Quand la plaque D6 est ajustée pour amener toute paire, choisie, de gradins des blocs D4, D5 sous les vis de butée B10 du transporteur, le gradin correspondant du bloc D8 vient se placer directement au-dessus de la tige J, de sorte que la troisième vis, B11. située dans le rebord B2 du transporteur B, abaissera le bloc D8 et, par cela mêm3, actionnera la tige 3 lorsque le transporteur est ar- rêté en position de coulée par la butée des vis B10 sur les blocs D et D5.
On ajuste la plaque D6 (figures 4 et 5) au moyen d'un petit bouton D9 monté sur un long prolongement du bloc D4 et cette plaque est tenue dans ses positions d'a- justement par un cliquet à ressort D10, pivotant sur le chapeau d'étau Dl et disposé pour prendre dans l'un ou l'autre d'une série de crans, d5, formés dans le bord con. tigu du dit prolongement* Ces crans, au nombre de neuf ( quatre pour la série inférieure de gradins d1 et cinq pour la série supérieure de gradins d. y compris le gra- din supplémentaire d2), sont espacés à une distance égale à celle existant entre les gradins adjacents et (voir figure 5) sont marqués en points correspondant aux diverses fon- tes de matrices employées, étant capables, lorsque le cli- quet D10 prend dedans, d'indiquer les ajustements corres.
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pondants des blocs de butée D4,D5 et D8. Par exemple : lorsque les blocs de butée sont situés dans la position d'ajustement représentée sur la figure 5, avec le cliquet D10 engagé dans le cran de 72 pt. pour la série inférieure de gradins dl, la ligne composée devra comprendre les ma- triées spéciales de 72 pt., et le moule spécial L3 devra être employé en connexité' avec cette ligne, de manière à produire un lingot en fors@ de L, comme sur la figure 38.
Si, maintenant, le coulisseau doit être ajusté pour amener, par exemple, le cran marqué "reg" (régulier), pour le gradin d2,vis-à-vis du cliquet D10, comme c'est indiqué en lignes pointillées sur la figure 4, le réglage des parties impli- quera l'usage des matrices régulières Y avec le moule ré- gulier L2, les matrices étant supportées au niveau infé- rieur normal ou au niveau supérieur normal dans le frange porteur B. De même, le cliquet D10 peut 'être engagé dans l'un quelconque des autres crans d5 pour l'usage d'une fonte choisie,de la grosseur correspondante.
Mâchoires d'étau serre-ligne et dispositifs justifieurs', Avant que le disque porte-moules A avance préalablement à la coulée, et quel que soit le niveau auquel le transporteur est arrêté, la ligne de matrices est étroitement serrée entre les mâchoires d'étau c1, C2 et placée par elles, . en bout, de manière à coïncider convenablement avec les pa. roie extrêmes,12 de la cavité du moule. Cette opération est effectuée par une barre verticale, en forme de coin, à mouvement alternatif, M, par l'intermédiaire d'une courte tige coulissante horizontale, C3, contre laquelle la mâchcire de gauche, C1, bute.
La tige C3 est montée dans des portées fixes, D11,
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D12, et pourvue, entre celles-ci, d'un bloc ou collier rigide C4. L'extrémité supérieure de la barre M est située entre la portée D11 et le bloc C4 et présente une longue fente, m, à travers laquelle la tige C3 s'étend. La face latérale de la barre M qui regarde la portée Bll est droite, ou verticale, tandis que son autre face, celle qui regarde le bloc C4, est inclinée de bas en haut en ac- cord avec la face inclinée similairement de celui-ci.
Somme c'est représenté sur le, figure 18, le bloc C4 est tenu élastiquement en prise avec la barre M par un ressort c5 prenant point d'appui dans la portée D12 et servant aussi à tenir la barre contre la portée D11. La mâchoire C1 (figures 17 et 18) est, de plus, pourvue d'un ressort C6 monté dans un bloc D13. assujetti au bâti d'étau D et te- nant cette mâchoire élastiquement contre la tige C3.
Avec les parties ainsi disposées, quand la barre M est soulevée, la tige C3 et la mâchoire C sont repous- sées impérativement à droite, vers la mâchoire c2, tandis que lorsque cette barre est abaissée,' la tige c3 et la mâ- choire CI sont ramenées à gauche, à leurs positions origi- nelles par leurs ressorts respectifs C5 et C6.
La barre M( figure 1) est actionnée par l'arbre à cames R au moyen d'un levier - allant de l'avant à l'ar- rière, qui est relié à l'extrémité inférieure de la barre par une bielle M2. Le mouvement ascendant de la, barre M (mouvement impératif dans le cas présent) est limité par une vis-arrêoire m1 (figure 1) disposée sur le chemin du levier M1 et, par suite, la mâchoire Cl est toujours mue sur une distance définie par la barre M, de manière à met- tre les matrices extrêmes d'une ligne convenablement com- posée, placée entre les deux mâchoires, en coïncidence avec les parois extrêmes 12 de la cavité du moule.
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Si la ligne est de la longueur voulue, le mou- vement de la mâchoire de gauche Cl sera imprimé à la mâ- choire de droite C2 qui, dans ces conditions, est capable de céder vers la droite en antagonisme à la tension d'un ressort C7 qui la tient normalement vers la gauche contre un arrêt fixe D14 (figures5 et 30) et qui offre la résis.. tance requise pour la justification de la ligne.
Commec'eet représenté sur les figures 17 et 18, le ressort C7 est supporté sur une tige horizontale, D15, rigidement montée dans un support DI6 assujetti au bâti d'étau D. En cédant, ou fléchissant, la mâchoire C2 est capable d'actionner le levier arrête-pompe de sécurité N (figure 30) qui est commm aux machines du commerce et qui, lorsqu'il est actionné, permet au cycle de fonctionnement de s'effectuer, le moule en activité étant appliqué contre la ligne de matrices et les plongeurs E5 du creuset étant laissés libres de des. fendre sous l'action du ressort E2 sus-mentionné. Si le levier N n'est pas actionné par le fléchissement de la mâ- choire C, la coulée ne peut pas se faire.
Dispositifs de mise en place du moule*.
Au moment où le moule approche de la ligne composée , une paire de goujons al, s'étendant vers l'avant en des points diamétralement opposés de la face du disque A, pénètrent dans des douilles correspondantes d7 (figure 25) formées dans des blocs trempés D17 assujettis au bâti d'étau D.
Le disque A et les moules portés par lui sont ainsi mis dans une position déterminée sur le bâti d'étau D, avec les parois du moule en activité horizontales et parallèles à la ligne de base des matrices serrées entre les mâchoires C1, C2 Cette dernière opération assure le bon alignement de la cavité du moule avec les caractères des matrices qui ont déjà été
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alignés les uns avec les autres dans le transporteur de ligne et ce dernier placé exactement dans une position parfaitement horizontale sur le bâti d'étau, et prépare ainsi les parties pour la coudée du lingot, qui suit immédiatement.
Lorsqu'on fond d'après les matrices régulières Y et Y1. la pressure de la poussée en avant du moule en activité sera dirigée contre les mâchoires de serrage C1., C aussi bien que contre la ligne ; mais, dans ces condi- tions, les mâchoires (voir figure 14) sont convenablement supportées par le filet b et l'épaulement bl du transparu teur B. Lorsqu'on fond d'après les matrices spéciales X ou Z, la poussée du moule en avant est prise exclusivement par la ligne de matrices.
Support du levier de pompe.. On peut mentionner ici que, comme caractéristique additionnelle de l'inven- tion, la tige pivot E3, pour le levier de pompe E4, est prolongée et pourvue (voir figure 30) d'un palier auxiliai re E6 s'élevant de la console latérale T1 du bâti princi- pal. Cette disposition s'écartant de la construction ha bituelle permet de placer, comme représenté , le ressort E2, pour actionner les plongeurs E5 de la pompe, en un en- droit immédiatement adjacent au levier de pompe E4. ce qui fait que le point d'application de sa force est amené aussi près que possible du point de résistance.
Cette disposition est particulièrement avantageuse dans la pré- sente machine, puisqu'on long ressort de traction d'une force beaucoup plus grande est nécessaire pour produire des lingots des forces de corps exceptionnellement grosses envisagées ici.
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Dispositifs d'éjection du lingot et organes y relatifs.
Après la coulée du lingot; le creuset E et le dis- que porte-moules A reculent et la barre en coin M est abais- cée par le levier M1 pour libérer la ligne de matrices, la tige C3 étant retirée par le ressort C5, la mâchoire de gau. che C1 étant mue hors de contact avec la ligne par le ressort C6 et la mâchoire de droite C2 étant ramenée par le ressort C à sa position normale; contre l'arrêt D14. peu près à ce moment, la partie de came R2 se dégage du galet b7 du levier BI3 et permet au ressort b11 de fermer l'intervalle entre les écrous b13 et la portée inférieure pour la tige verticale B14, de sorte que le transporteur peut être soulevé par la came Rl, au moyen du levier B12, pour sortir la ligne d'entre les mâchoires et l'amener au niveau de transfert, en coïnci- dence avec la table 2.
Pendant ces dernières opérations (qui, naturelle- ment, s'accomplissent toutes dans un certain ordre prédé- terminé), le disque porte-moules fait trois quarts de tour pour amenerle lingot de la position de coulée à la position d'éjection, et ce disque, A , est avancé à nouveau en prise avec une paire de blocs de butée d8, assujettis au bâti d'étau D, pour amener le moule en service en position d'ac- tivité par rapport aux couteaux ébarbeurs G1, G2, Avec les parties dans cette position et le disque A fermement suppor. té contre le bâti d'étau (figures 3 et 25), l'éjecteur F est actionné pour pousser le lingot hors du moule et entre les bords tranchants des couteaux Gl, G2 qui ébarbent les faces latérales du lingot et l'amènent à la dimension exacte.
Pour supporter le disque A de manière à en empê- cher le déplacement angulaire pendant l'éjection, il est pourvu d'une seconde paire de goujons a2 (correspondant
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aux goujons a1) qui, à ce moment, s'engagentdans les douil- les d7 du bati d'étau (voir figure 25) ,
Lorsque le disque A avance pour la seconde fois, pour l'éjection du lingot, un de ses goujons a vient en prise avec le plongeur J3 ce qui, si des moyens n'étaient point autrement prévus, déplacerait la tige J de comman- de du dispositif d'arrêt automatique porté par l'étau et arrêtait la machine.. Pour éviter que cela se produis se, on emploie un petit levier J4 oscillant vers l'avant et l'arrière,
pivotant sur un support J5 fixé au bâti d'étau D et disposé avec son bras arrière en prise avec une cheville s'étendant latéralement de l'extrémité infé- rieure de la tige J. Le levier J4 est actionné par un sa- bot J6 assujetti au corps du transporteur B et disposé pour venir en prise avec ce levier quand le transpoteur a atteint un certain niveau intermédiaire dans son ascension à partir de la position de coulée. Pour tenir le transpor- teur à ce niveau intermédiaire jusqu'à ce que l'éjection du lingot soit terminée, la came R1, qui actionne le trans- porteur, présente une partie concentrique, r, qui est caps - ble de venir en prise avec le galet b7 du levier B13. aus- sitôt que le transporteur commence à sélever.
Couteaux ébarbeurs du lingot.¯ Le couteau de droite G2 est porté par un bloc G glissant dans un bâti de sup- port fixe, G4, ce qui fait qu'on peut ajuster ce couteau à différentes distances, prédéterminées, du coté opposé G1, Deux ressorts G5, montés dans le bloc G3 et réagis. sant contre une plaquer assujettie au bâti G4, tendent constamment à éloigner le bloc du couteau Gl et un disque capable de tourner, G6, est prévu pour ajuster le bloc, en antagonisme à l'action desdits ressorts, dans la direc.- tien opposée.
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Suivant l'invention, le disque G6 présente un bord ou périphérie externe en spirale, g1, et tourne sur un axe disposé à angle droit avec la direction du mouvement du couteau G2 (figures 24 et 25). Comme c'est représenté, le .disque G6 est fixé au bout arrière d'un arbre oscillant G7, allant d'avant en arrière, et son bord externe g1 est en prise avec une plaque ou sabot antiusure, g, assujetti au bloc porte-couteau G3 et situé sur le diamètre horizontal du disque.
L'arbre G7, tournant dans un prolongement G8 du bâti G4 et pourvu d'une manette G9, est capable, lorsqu'on le fait tourner dans le sens du mouvement des aiguilles d'une montre, de déplacer impérativement le bloc G et le couteau G2 vers le couteau Gl et, lorsqu'on le fait tourner en sens ipverse, de permettre à ce bloc et à ce couteau d' être écartés, par les ressorte G5, dudit couteau G1,
On peut ainsi régler le couteau G2 à différentes positions selon la position angulaire du disque G, de fa- çon à le faire coïncider convenablement avec la surface de coulée externe du moule particulier en service.
La, gamme d'ajustements du couteau G2 est de 6 pt. à 72 pt., pour correspondre à le, gamme d'ajustement du moule spécial L4 et, naturellement, avec celle des moules réguliers Ll, L2.
Une graduation circulaire GIO, pour indiquer les positions d'ajustement du couteau G2, est assujettie con- centriquement à la face avant du disque G6 en étant dispo- sée pour être lue conjointement aved un bonhomme à ressort Gll employé pour empêcher le disque de tourner. Ce bonhomme (le mieux représenté sur la figure 25) est monté dans le prolongement G , à coté de l'arbre G7, et est nromalement tenu, par son ressort G12, en prise avec l'un ou l'autre d'une série de trous g3 formés dans le disque et disposés en des points déterminés autour du bord externe de la gra- duation G10,
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Lorsqu'on désire ajuster le couteau G2, on fait rentrer, ou on retire, le bonhomme G11, pour débloquer le disque G6,
au moyen d'un petit bouton GI3 adjacent à la ma- nette G9, de sorte qu'on peut effectuer les deux opérations d'une seule main. Pour tenir le bonhomme retiré pendant la rotation du disque G6 il est pourvu d'un ergot g4 qui, à ces moments, est dégagé d'un évidement correspondant g5 formé dans le prolongement G8 et que, par une fraction de tour, on peut amener hors de coïncidence avec cet évidement.
Le disque G6 est également pourvu d'une série ¯de chevilles, ou vis noyéee, trempées, g6, disposées autour du bord en spirale du disque, diamétralement en face des trous g3. Ces chevilles non seulement offrent des points de butée désirables pour le bloc G3, mais, étant capables d'être ré.. gléee individuellement, assurent l'exactitude et la précision dans les réglages du couteau G2.
D'autre part, à la différence du couteau de droite G2, le couteau de gauche Gl n'est pas réglable puisqu'il est destiné à coïncider comme d'habitude avec les surfaces de coulée internes fixes, ou ligne constante, des moules. Toute- fois, suivant l'invention, on peut l'écarter, à volonté, de sa position d'aotivité de façon à le mettre hors du chemin de lingots en forme de L, tels que 4 et Q5, dont les. parties supérieures s'étendent en dedans des surfaces de coulée in- ternes du moule, ou surplombent celles-ci, comme décrit ci- dessus.
Dans la forme d'exécution préférée, représentée (voir figures 24, 25 et 27), le couteau G est porté par un large bloc vertical G14 qui glisse dans le bâti d'étau D et qu'un arbre oscillant G15 peut actionner par l'intermédiaire d'une tige horizontale G16 et d'une came GI7 qui est clavetée
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à cet arbre et contre laquelle porte un des bouts de cette tige. Le bloc GI4 est soutenu et guidé dans ses mouvements au moyen d'une paire de liteaux g7 en prise, respectivement avec ses bords supérieur et inférieur et assujettis à des oreilles d9 s'étendant du bâti d'étau D.
La tige G16 est fixée, par son bout interne, au bloc GI4 et est pourvue, à son bout externe, adjacent à la came G17, d'un ressort G18, prenant point d'appui dans le bâti d'étau et tendant à déplacer le couteau G1 vers la gauche, à sa position d'i- nactivité.
L'arbre GI5 est monté dans un palier fixe G19 et est pourvu d'une manivelle G20 par laquelle on peut le fai- re tourner de 180 dans des sens opposés pour faire tourner la came G17 et déplacer, dans un sens et dans l'autre, le bloc GI4 dans le bâti d'étau. Lorsqu'on tourne la manivel- le dans le sens du mouvement des aiguilles d'une montre, de la position en pointillé à la position en traits conti- nus représentées sur la figure 24, le couteau G1 est dépla- céimpérativement, par la came GI7 vers la droite, à sa position d'activité déterminée par le contact des vis de butée / avec les oreilles d9 et, lorsqu'on renverse la position de la manivelle, le couteau G1 est déplacé vers la gauche par le ressort G18 et amené à sa position d'inac- tivité (figure 25)
déterminée par le contact de la tige G16 avec la partie basse de la came G17, On évite un coin- cement entre la came G17 et la tige G16 et un mouvement per. du inutile en limitant les mouvements de la manivelle dans les deux sens au moyen, par exemple, des deux chevilles d'ar- rêt g10 qui s'étendent du palier GI9 sur les cotés opposés de l'arbre G16 et se trouvent sur le chemin d'une goupille g11 portée par le moyeu de la manivelle.
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Avec le mécanisme ébarbeur que l'on vient de dé- crire, des lingots des plus petits corps, fondus dans les moules réguliers Ll. L2, aussi bien que ceux des corps plus gros, fondus dans le moule spécial L4. sont amenés à la di- mension exacte, par les couteaux Gl, G2, à mesure qu'ils sont éjectés. D'un autre coté, des lingots du type à par tie surplomb ante, fondus dans le moule L3. bien que non ébarbés, peuvent être éjectés librement si l'on retire en arrière le couteau Gl. De plus, en raison de la façon dont on peut régler le couteau de droite, on dispose d'une large gamme de réglage par l'usage d'un dispositif simple et peu volumineux.
Galée à lingots et dispositifs livreurs. A mesure que les lingots sont éjectés du moule, ils sont ca- pables de tomber en bout dans l'extrémité réceptrice d'un couloir vertical. H, disposé directement sous les couteaux Gl, G2 et en ligne avec eux. Les couteaux servent à guider les lingots latéralement à mesure qu'ils pénètrent dans le couloir et une mince plaque fléchissante Hl refrène un mou- vement de ces lingots en avant. Cette plaque Hl (figures 25 et 26) pivote par son extrémité supérieure sur une che- ville h s'étendant du bloc de support, G3, au couteau de droite G2 et est tenue élastiquement dans une position ver- ticale par un petit ressort, h1. travaillant à la torsion.
Des lingots pénètrent dans le couloir H sont con- duits de haut en bas et d'arrière en avant par lui et sont livrés à un élévateur ou convoyeur H2 attaché, au moyen d'u- ne console intermédiaire H3, à l'extrémité inférieure du long corps Bl du transporteur B, Le couloir H (figure 25) est de section en U et ses parois latérales h2 sont légère ment plus basses que la hauteur des moules spéciaux L3. L4, de façon que les parties surplombantes des lingots tels que
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Q et Q5 puissent recouvrir la paroi latérale h 2 adjacente, et être ainsi supportées par elle, à mesure que les lingots passent le long du couloir.
Les lingots lisses ou nervures, tels que Q2, sont convenablement guidés par les parois laté- rales h2 qui, comme c'est représenté sur la figure 25, sont assez espacées pour recevoir des lingots de l'épaisseur ma- ximum.
Lorsque le transporteur est dans la position de coulée (figure 2), l'élévateur H2 se trouve au-dessous du couloir H, tandis que quand le transporteur se trouve dans sa position haute, ou de réception (figure 1), l'élévateur se trouve au-dessus du couloir, en coïncidence avec la ga- lée S. Toutefois, lorsque le transporteur est momentanément arrêté à son niveau intermédiaire, comme c'est représenté sur la figure 3, l'élévateur H2 est capable de coïncider avec l'extrémité de sortie du couloir H, de manière à rece- voir les lingots individuels à mesure qu'ils en sortent, la partie concentrique, r, de la came Rl ayant une étendue suf- fisante pour donner amplement le temps à un lingot d'être éjecté du moule et de passer, par le couloir, dans l'éléva- teur H2.
L'élévateur H2 (voir figure 25) est pourvu d'une paroi latérale externe H4 dans laquelle sont formées une paire d'encoches h3 et il est fermé, sur l'autre côté, par une plaque de garde fixe S2 descendant de l'une des conso- les S1 dont il a été question ci-dessus et qui supportent la galée S sur le bâti d'étau D. L'élévateur est également pourvu d'une paroi extrême avant H5 garnie d'un tampon h4 en quelque matière flexible pour éviter une détérioration des lingots à mesure qu'ils glissent du couloir H dans l'élévateur. Les lingots, au fur et à mesure qu'ils sont fondus individuellement, sont donc transportés du niveau
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.inférieur du couloir H au niveau supérieur, et plus commo- de de la galée S.
Au moment où les lingots arrivent à ce niveau su- périeur, ils sont retirés latéralement de l'élévateur H2 et empilés dans la galée S par un levier 0, en forme de L qui (figures 28 et 29) pivote par son extrémité supérieure sur le chapeau d'étau D1 et est disposé de façon que son bras inférieur C1, qui s'étend en avant par-dessus l'extrémité réceptrice de la galée, puisse recevoir un mouvement d'os- cillation pour faire passer deux doigts descendants o, qui en font partie intégrante et agissent sur le lingot, à tra- vers les encoches h3, en travers de l'élévateur H2 (figu- re 3).
Le levier 0 reçoit son mouvement en antagonisme à la tension d'un ressort 03 attaché au bâti d'étau D, d'une longue et étroite plaque-came verticale O2, assujettie au coulisseau des transporteurs B1, par l'intermédiaire d'un cliquet 04 pivotant sur le levier 0. La course active du levier 0 est effectuée par le ressort 03 et est limitée par une cheville d'arrêt C1, montée dans une petite console O2 assujettie au chapeau d'étau D1. Le cliquet 0 4 s'étend la- téralement du levier 0 sur le chemin vertical de la plaque- came 02 et est limité dans ses mouvements de pivotement par une paire de chevilles 03, 04 adjacentes à son pivot.
Lorsque la machine est au repos, les parties ocou- pent la position représentée sur la figure 1, le cliquet 04 étant soutenu par la cheville O4 avec son nez directement sous l'extrémité inférieure de la plaque-came 02, le levier 0 étant alors tenu, par le ressort 03, contre la cheville d'arrêt 01 et l'élévateur H2 se trouvant en coïncidence avec la galée S. A mesure que le transporteur descend à la position de coulée, la plaque¯came 02, par son engagement
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avec le cliquet 04, fait osciller le levier 0 à dfoite, de façon à faire passer son bras inférieur 01 en travers de l'élévateur H2 et à le placer dans la position retirée re- présentée sur la figure 28.
Pendant le mouvement ascendant, ou de retour, du transporteur, le levier 0 conserve cette position retirée jusqu'à ce que ce transporteur approche de son niveau supérieur; à ce moment, l'évidement O5, immédia.. tement adjacent à l'extrémité inférieure de la plaque-came 02, vient en prise avec le cliquet O4, Il en résulte que, le transporteur continuant à s'élever, le cliquet 04 oscille d'abord de bas en haut, en contact avec la cheville d'arrêt O3 puis quitte l'évidement O5 et est abandonné par l'extréw mité de la plaque-came au moment où le transporteur achève son mouvement ascendant. Entre temps, l'élévateur H2 a été amené en coïncidence avec la galée S et les doigts 0 du bras empileur 01 se trouvent en face des encoches h3 de cet élévateur.
En conséquence, lorsque le ressort O3 (quand il est libéré par le cliquet O4) fait osciller le levier 0 vers la gauche, ou le ramène à sa position originelle, con- tre l'arrêt O1, les doigts 0 sont amenés en prise avec le lingot alors déposé dans l'élévateur H2 et le poussent dans la galée S.
EMI45.1
Dis2ositîfe de sécurité," Les figures 19 à 23 in- olusivement, en particulier, représentent en détail certains dispositifs de sécurité employés pour empêcher la coulée toutes les fois que, par négligence ou inattention, la sé- lection d'un moule, ou la mise en place des blocs d'arrêt du transporteur ne correspondent pas aux matrices en servi- ce. Ces dispositifs agissent pour arrêter le transporteur à des niveaux anormaux afin de provoquer un arrêt de la ma- chine par défaut d'abaissement de la tige J de commande du
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dispositif d'arrêt automatique porté par l'étau.
Un cas d'un mauvais ajustement des parties peut être le suivant : En supposant que, lorsqu'une ligne de ma- trices régulières est transportée à la position de coulée, un des moules spéciaux L3 ou L4 a été choisi ou que les blocs de butée à gradins D4, D5, ont été mal ajustés de ma- nière à amener par exemple une paire d'arrêts qui sont plus bas que ceux marqués "reg" en ligne avec les vis de butée B10 du transporteur, il en résulterait, dans un cas comme dans l'autre, une détérioration des matrices et de parties adjacentes, ou un jaillissement de métal fondu en avant, ou les deux, lorsque le moule serait avancé, de l'arrière, contre la ligne et que les plongeurs du creuset seraient actionnés.
Pour éviter cela dans les cas particuliers indi- qués, la plaque de fond auxiliaire B7 (qui, on se le rappel- le, doit être attachée au transporteur pour l'usage des ma- trices régulières) est pourvue d'une plaque d'arrêt verti- cale, U, qui est disposée pour s'engager avec les pièces de sécurité L8 et L9 des moules réguliers et spéciaux, res- pectivement. La plaque U (figures 15 et 21) est montée à charnière, à son extrémité supérieure, entre une paire d'o- reilles s'étendant de la face arrière de la plaque auxiliai- re B7 et est inclinée vers l'arrière, de haut en bas, de façon que son extrémité inférieure se trouve en ligne avec les pièces de sécurité L8 et L9 lorsque les moules corres- pondants sont en service.
Un petit ressort u, disposé en- tre la plaque B7 et la plaque U, tient cette dernière dans sa position inclinée, mais lui permet de oéder, dans des conditions normales, à mesure que le disque porte-moules A avance. Le mouvement de la plaque U vers l'arrière est li-
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mité par une cheville d'arrêt, u1, montée dessus et pourvue d'une tête u2 logée dans un évidement u3 de la plaque B7.
En supposant maintenant que les blocs de butée à gradins D4, D5 sont convenablement ajustés lorsqu'une ligne de matrices régulières Y est supportée au niveau inférieur dans le transporteur B, c'est-à-dire avec le gradin supplé- mentaire "reg", d2, ou le gradin le plus élevé, d, sous les vis de butée BIO du transporteur, et que le moule régulier L2 est choisi (ce qui représenterait un réglage correct des parties), la plaque U (comme c'est représenté sur la figure 14) ne vient pas alors en prise avec la pièce de sécurité L8 dudit moule au moment où le transporteur s'arrête et, par conséquent, la tige J est abaissée pour permettre la cou- lée du lingot, de la façon régulière.
Cependant, si un mou- le spécial L3 ou L4 venait à se trouver en service (ce qui représenterait un réglage incorrect des parties) le trans- porteur serait arrêté dans .sa descente au niveau anormal représenté sur la figure 20 par l'engagement de la plaque d'arrêt U avec la pièce de sécurité L9 qui (comme on peut le remarquer sur les figures 31 et 32) est plus longue que la pièce de sécurité L8 du moule correct L2. Il en résul- te que la vis de butée Bll du transporteur ne vient pas en prise avec le bloc à charnière D8 qui actionne la tige J et que, par suite, la machine est arrêtée automatiquement de la manière décrite précédemment.
Il en serait de même si les blocs de butée D4 et D5 étaient improprement ajustés pour amener en jeu un gradin plus bas que le gradin d2 puisque, alors, la plaque d'arrêt U viendrait en prise avec la pièce de sécurité L8 du moule régulier L2 avant que la vis de butée B11 ait atteint le bloc à charnière D8 et em- pêche ainsi l'abaissement de la tige J.
Il arrive aussi, comme on peut l'observer en se
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reportant à la, figure 19, que le second gradin à partir du haut de la série supérieure d (qui, incidemment, détermine le niveau auquel les matrices spéciales de 60 pt. doivent être supportées) est légèrement plus élevé que le gradin supplémentaire "reg" d2 et qu'ainsi, indépendamment de la plaque d'arrêt U, la coulée se produirait si ce gradin de
60 pt. était choisi par un ajustement impropre des blocs de butée à gradins lorsque les matrices régulières et un moule régulier sont en service.
Ceci est évité au moyen d'un organe d'arrêt V, coulissant transversalement dans la ' tête de transporteur B3 et contrôlé dans ses mouvements par la plaque de fond détachable, B, du transporteur.
Lorsque la plaque B7 est attachée au transpor- teur, l'extrémité antérieure de l'organe d'arrêt V est avan- cée à une position au-dessus du chapeau d'étau Dl. de ma.. nière à coopérer avec un bloc de butée auxiliaire V1 porté par le coulisseau D6, tandis que, quand la plaque B7 est en- levée du transporteur, l'extrémité opposée de l'organe d'ar- rêt V est, pour des raisons que l'on va indiquer, amenée vers l'arrière dans une position pour coopérer avec la piè- ce de sécurité du moule en activité.
L'organe d'arrêt V (voir figure 21) est pourvu d'un ressort V2 qui est tenu comprimé entre la plaque B7 et un bloc de retenue V3 fixé à la tête de transporteur B3 et qui, en l'absence de la plaque B7, est capable de tenir élastiquement l'organe d'arrêt dans sa position arrière.
A ce moment, l'extrémité antérieure de l'organe d'arrêt est hors du chemin du chapeau d'étau Dl (comme l'indiquent les lignes pointillées sur les figures 6 et 7) et est exacte- ment situé dans cette position par une cheville d'arrêt v. Le bloc de retenue V3 est monté dans la face antérieure de la tête de transportour B3 et s'adapte dans un évidement
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longitudinal vl qui est formé dans le dessus de l'organe d'arrêt et dans lequel le ressort V2 est logé.
Dans son dessous, l'organe d'arrêt V présente également un évidement v qui s'étend transversalement à travers lui et qui, quand cet organe occupe sa position arrière, offre un dégagement pour les prolongements supérieurs x et z2 des matrices spé- ciales X et Z à mesure que ces dernières sont introduites dans le transporteur ou en sont enlevées.
La figure 19 représente clairement la manière d'ar- rêter le transporteur avant qu'il puisse actionner la tige J lorsque la plaque de fond auxiliaire B7 est attachée et que le coulisseau de réglage D6 est improprement ajusté pour amener le gradin de 60 p t. sous les vis de butée B10 en donnant naissance à l'éventualité sus-mentionnée. L'organe d'arrêt V, grâce à la présence de la plaque B7, occupe sa position avant et le bloc Vl, sous l'ajustement mentionné du coulisseau D6. est placé directement sur le chemin de cet organe d'arrêt, de sorte que le transporteur, dans sa descente, sera arrêté par le contact de ces parties au ni- veau anormal représenté.
L'organe d'arrêt V est également capable, lorsque la plaque B7 est enlevée, d'arrêter le transporteur au mê- me niveau anormal par son engagement, à l'arrière, avec les pièces de sécurité La des moules réguliers L1 et L2 si, par méprise, l'un ou l'autre de ces moules est choisi au lieu d'un moule spécial L3 ou L4, étant rappelé que l'usage de cette plaque B7 est réservé entièrement aux matrices régu- lieras Y et Y1.
Bien que les pièces de sécurité L9. associées avec les moules spéciaux, aussi bien que les pièces de sé.. curité L8. associées avec les moules réguliers, occupent des positions correspondantes sur le disque A, il n'est pas
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permis à l'organe d'arrêt V de faire contact avec les piè- ces L9., en raison des évidements 111 formés dans ceux-ci (voir figures 31 et 32). En d'autres termes, les évide- mente 111 sont verticalement en ligne avec l'organe d'arrêt V (comme on le voit sur la figure 4), de sorte que le trans- porteur peut descendre à l'un quelconque des niveaux de coulée, déterminé par les blocs de butée à gradins D4, D5, lorsqu'un moule spécial, et non un moule régulier, est convenablement choisi.
S'il arrive que le niveau du transporteur est celui déterminé par les gradins les plus bas d1 (comme c'est représenté sur la figure 6) , l'organe d'arrêt V sera poussé en avant en antagonisme à la tension du ressort V2, à mesure que le moule sera amené en contact avec la ligne et, pour permettre ce mouvement en avant, le chapeau d'étau D1 ainsi que le liteau arrière D7 sont entaillés en v3 pour offrir l'espace de dégagement nécessaire pour l'orga- ne V.
Un autre jeu de dispositifs de sécurité est pré- vu pour empêcher la mise en mouvement de la tige J (et la coulée qui en est la conséquence) lorsque les matrices ré- gulières Y se trouvent au niveau supérieur sur le filet b6 dans le transporteur B et que les blocs de butée à gradins sont improprement ajustés pour amener le gradin le plus haut d sous les vis de butée BIO, étant entendu que, par un tel ajustement des blocs, le transporteur sera arrêté au niveau auxiliaire normal et que, par conséquent, les matrices qui s'y trouvent, y seraient au niveau inférieur normal, sur le filet b, de manière à amené? leurs oreilles inférieures en coïncidence avec la rainure supérieure, 15, d'un moule régulier.
Un état de choses similaire se pré- sente dans les machines du commerce qui font usage d'un
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dispositif dit "dispositif deux lettres simple" et divers systèmes ont été proposés pour obvier à l'inconvénient qui en résulte.
Toutefois, suivant l'invention, on propose d'ar- rter la descente du transporteur par un moyen actionné par les matrices elles-mêmes. Ce moyen (comme c'est le mieux représenté sur les figures 22 et 23) consiste en un chien, ou pièce interposée, en forme de marteau, W. monté horizontalement dans un évidement transversal b18 formé dans la paroi antérieure B5 du transporteur B. Le chien W possède une tête w. disposée à l'extrémité réceptrice du transporteur B, et pivote sur un axe vertical w1 en un point éloigné de la tête, de sorte que cette dernière peut être amenée en avant au delà de la face antérieure de la paroi B5.
La tête w. du chien se prolonge vers l'arrière et came présente un biseau forment/w2. qui, dans la position nor- male du chien, se trouve sur le chemin de matrices Y au moment où elles sont livrées horizontalement au transpor- teur, au niveau supérieur ou auxiliaire.
Pour coopérer avec le chien W, le coulisseau de réglage ou d'ajustement D6. pour les blocs D4, D5 et D8 est pourvu d'un second bloc de butée auxiliaire W1 qui (comme c' est représenté sur la figure 5) se trouve direc tement derrière le bloc D6 et est capable, lorsque le cou lisseau est ajusté à la position représentée sur la figu- re 20, avec les gradins les plus hauts, d, des blocs D4.
D5 soue les vis B10, d'être verticalement en ligne avec la tête w du chien W. Donc, à ces moments, s'il arrive que des matrices soient transférées de la table 2 ou à la main, dans le transporteur pour être supportées par le rail su- périeur b6 la tête du chien W sera repoussée en avant par les matrices et amenées en prise avec le bloc de butée Wl,
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lorsque le transporteur descend, ce qui arrêtera ainsi le transporteur dans la position anormale représentée sur les- figures 20 et 22.
Le chien W est tenu élastiquement tant dans sa position d'activité que dans sa position d'inactivité par un bonhomme à ressort vertical, w3 (figure 22) monté dans la paroi antérieure du transporteur B et prenant dans des évidements peu profonds, W4, formés dans le dessus de la tête du chien. Bien que le chien W puisse être ramené à la main à sa position normale à l'intérieur du transpor teur, cette opération est effectuée, ici, automatiquement, sous un ajustement différent du coulisseau D6, au moyen simplement d'une surface biseautée, formant came, w5, for-
2 mée au fond d'une ensache W. du chapeau d'étau Dl (voir figures 5 et 22).
Il résulte de l'équipement de sécurité sus-dé- crit que la machine est sensiblement à l'abri de fausses manoeuvres -nonobstant les différentes dispositions de matrices et de moules employés.
Aucune précaution spéciale n'est nécessaire lorsqu'on fait usage des matrices spéciales avec les mou- les spéciaux, puisque nulle détérioration des parties ne peut résulter du fait qu'un moule de la mauvaise grosseur, ou d'un genre ne convenant pas, serait choisi ou que les blocs à gradins seraient improprement ajustés. La paroi arrière B5 de la tête de transporteur, par l'engagement face à face avec le moule, empêchera les jaillissements de métal et le pire qui puisse arriver est la fonte d'un lingot imparfait.
Conclusion: Il est à présumer que le fonctionne- ment des diverses parties sera clairement compris d'après la description donnée dans toute la description détaillée
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et, spécialement, en raison de l'introduction intitulée "Organisation générale et fonctionnement de la machine".
Pour plus de brièveté, on n'essaiera par conséquent pas d'en dire davantage ici à ce sujet.