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Appareil horaire La présente invention se rapporte aux appareils horaires utilisant la lumière comme source d'énergie, par l'intermédiaire de photopiles ou cellules photo- électriques.
On connait déjà des pendules utilisant l'énergie lumineuse pour l'entretien de leur mouvement. Leur organe, réglant est en général un système balancier- spiral, la transformation de l'énergie lumineuse en énergie électrique y étant effectuée par une photopile ou cellule photoélectrique. Avec ce genre de pendule, il est nécessaire de prévoir un accumulateur d'énergie dans leur mécanisme en vue d'assurer l'entretien de l'organe réglant pendant les périodes où la cellule n'est pas éclairée.
C'est ainsi que dans certaines de ces pendules, la cellule photoélectrique, lorsqu'elle est éclairée, alimente un moteur électrique qui, par l'intermédiaire d'un. rouage approprié, arme un ressort moteur, contenu dans un barillet et jouant le rôle d'accumulateur d'énergie.
Dans d'autres pendules, la transformation de l'éner- gie lumineuse en énergie électrique s'effectue à l'aide de plusieurs photopiles en série, capables de recharger un accumulateur électrique qui constitue dans ce cas le réservoir d'énergie.
D'autre part, on connaît des pendules ayant pour organe réglant un, pendule de torsion ; ces pendules connues communément sous le nom de pendules 400 jours utilisent comme source d'énergie un ressort moteur contenu dans un barillet et remonté manuellement une fois par an. De ce fait, elles possèdent un train de rouages démultiplicateur important.
On connait enfin des dispositifs de remontage électromagnétique qui sont appliqués à des pendules à élément réglant classique, tel que balancier-spiral, pour transformer l'énergie électrique fournie par une pile ou un accumulateur en énergie mécanique utilisée pour entretenir cet organe réglant.
Toutefois, toutes ces réalisations nécessitent des opérations de graissage en raison de l'importance des couples moteurs en jeu, ce qui entraîne des nettoyages périodiques et des opérations d'entretien pour un rendement déjà élevé mais bien inférieur à celui qui pourrait être obtenu dans de tels mécanismes.
En vue de remédier à ces inconvénients, et d'assurer un fonctionnement pratiquement sans graissage avec le rendement maximum possible, la présente invention a pour objet un appareil horaire, tel qu'horloge et pendule, utilisant la lumière comme source d'énergie, par l'intermédiaire de photopiles et d'un accumulateur électrique formant réservoir de cette énergie, caractérisé par le fait que l'organe réglant est constitué par un pendule de torsion,
l'énergie électrique fournie par l'accumulateur étant transformée en énergie mécanique par un, dispositif électromagnétique entraînant un organe générateur de couple moteur agissant sur l'arbre du mobile des minutes.
Le dessin annexé représente, schématiquement et à titre d'exemple, une forme d'exécution de l'objet de l'invention.
Dans la forme d'exécution représentée à la figure unique, l'organe réglant de l'appareil horaire est constitué par un pendule de torsion à masse pendulaire 1 et à lame de torsion 2 qui sert de suspension pour cette masse.
Les oscillations de ce pendule sont entretenues comme dans les appareils. horaires dits pendules 400 jours , par l'action d'une ancre 3 coopérant avec une roue d'échappement 4. Le pignon d'échappement 5 solidaire de la roue 4 est sollicité par la roue 6
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engrenant avec lui et faisant un tour à l'heure, roue des minutes.
Le couple moteur appliqué à la roue 6 provient de l'action, d'un petit poids moteur 7 fixé à l'extrémité d'une tige 8 solidaire d'un arbre 9 coaxial à celui de la roue 6 et actionnant celle-ci par l'intermédiaire d'un cliquet 10 dans le sens de la flèche f.
Une photopile 11 comprenant plusieurs éléments ou cellules photoélectriques a pour effet de transformer l'énergie lumineuse qu'elle reçoit, quand elle est éclairée, en énergie électrique et recharge un petit accumulateur représenté schématiquement en 12.
Un deuxième circuit électrique est constitué par l'accumulateur 12, un cadre galvanométrique 13 mobile autour d'un axe 14 situé dans le prolongement de l'arbre 9 solidaire du poids moteur, un contact 15 porté par l'arbre 14 du cadre 13 et un contact 16 porté par la tige 8 solidaire du poids moteur 7, la fermeture du circuit se faisant par l'axe 9 et l'accumulateur 12.
Lorsque le poids moteur 7 a fait tourner la roue des minutes 6 d'un certain angle, le circuit se ferme entre les contacts 15 et 16 et le courant passe alors dans le cadre galvanométrique 13. Celui-ci, soumis à l'action d'un, aimant permanent non représenté, tend à tourner en sens inverse de la flèche f et remonte le petit poids moteur 7 par la poussée assurée par le contact 15 sur le contact 16. La course du cadre 13 étant limitée par des butées fixes 17 et 18, lorsque le cadre 13 arrive brusquement contre la butée 18, au moment du remontage, le petit poids moteur 7, par son inertie, continue son mouvement. Le courant est interrompu entre les contacts 15 et 16. Le cliquet 10 agit pour entrer en liaison avec une autre dent du rochet d'entraînement de la roue 6.
En même temps, le cadre galvanométrique 13, par suite de la rupture du deuxième circuit électrique, tourne dans le sens de la flèche f sous l'action du poids du contact 15 jusqu'à ce qu'il rencontre la butée fixe 17.
Cette disposition a pour but d'appliquer le couple moteur à la roue des. minutes faisant un tour à l'heure, le couple moteur ayant une valeur ne dépassant pas 10 g/cm. On conçoit que, avec cette faible valeur, les efforts appliqués sur les organes mobiles, les arbres 9 et 14, ainsi que le rouage transmettant l'énergie au pendule, sont très faibles et ne nécessitent pratiquement aucun entretien par graissage ou renouvellement des, huiles, l'usure de ces pièces mobiles étant pratiquement nulle.
Il est évident que le couple moteur qui, dans cette description, est fourni par l'action du petit poids 7 peut résulter, par exemple, de l'action d'un petit ressort.