Procédé pour établir une image et un relevé conventionnel de celle-ci permettant de reproduire cette image sur tissus sans la voir. La présente invention a pour objet un procédé pour établir une image et un relevé conventionnel de celle-ci permettant de re produire cette image sur tissus sans la voir.
Suivant le procédé formant l'objet de l'in vention<B>ou</B> peint l'image sur une tranche bien lissée d'un bloc formé par une série de feuilles numérotées et bien appliquées les unes contre les autres, après quoi on sépare les feuilles du bloc, on exprime pour chaque feuille la nuance de chaque tache de couleur qu'elle porte sur sa tranche peinte par un numéro, mesure sa longueur, et on reporte ce numéro et le nombre qui exprime cette longueur sur un ruban qui porte le même numéro.que la feuille respective, de manière qu'ils se suivent sur le ruban dans le même ordre que les taches sur la tranche peinte de la feuille respective.
Dans le dessin ci-joint, les fig. 1 et 2 re présentent, à titre d'exemple, une vue resp. une coupe horizontale d'une forme d'exécu tion d'un châssis a' dans lequel sont dispo sées, cri forme d'un bloc, des feuilles a de matière convenable, par exemple de carton, de métal ou de bois. Une image est peinte sur l'une des tranches bien lissée de ce bloc qui a été au préalable fortement comprimé.
Une partie d'une forme d'exécution d'une machine pour établir le relevé conventionnel de l'ïrnage est représentée ic titre d'exemple et schématiquement dans les fig. 3 et 4, dont la première montre la machine partie en élé vation, partie en coupe verticale, tandis que la fig. 4 montre une vue en plan avec sup pression de quelques parties dessinées dans la fig. 3.
Paris la partie supérieure du châssis 30 de la machine est ménagée une coulisse 31, dans laquelle peut se déplacer un chariot 2 muni d'une crémaillère 23 et d'un évidement 32. Au-dessus du chariot 2 sont disposées, sur le châssis, une règle 3 comportant une division, par exemple en millimètres et frac tions de millimètre, et une bande 4 munie de la gamine des couleurs.
La règle 3 et la bande 4 dont les surfaces supérieures se trouvent dans le même plan, laissent entre elles un espace suffisamment large pour la tranche peinte d'une feuille a du bloc fixée
EMI0002.0001
q-<I>1u</I>i,., <SEP> le <SEP> clrarieA <SEP> \'. <SEP> La <SEP> bande <SEP> 4 <SEP> est <SEP> disposée
<tb> le <SEP> clri,ssï <SEP> de <SEP> telle <SEP> manière <SEP> qu'elle <SEP> puisse
<tb> déplace:
<SEP> parallèlement <SEP> .à <SEP> la <SEP> coulisse <SEP> 31.
<tb> l'h;i,1ue <SEP> nuai:-e <SEP> de <SEP> la <SEP> bande <SEP> 4 <SEP> est <SEP> numérotée,
<tb> 1@# <SEP> numéros <SEP> se <SEP> trouvent <SEP> au-dessous <SEP> de <SEP> clra nuance, <SEP> à <SEP> la <SEP> surface <SEP> inférieure <SEP> de <SEP> la
<tb> bande <SEP> 4, <SEP> et <SEP> zorrt <SEP> établis <SEP> sous <SEP> foi-tue <SEP> de <SEP> carac t@ <SEP> 1 <SEP> <B>-</B>s <SEP> > <SEP> propres <SEP> à <SEP> l'impression. <SEP> Au-dessous
<tb> < h_ <SEP> a <SEP> bande <SEP> 4, <SEP> vis-à-vis <SEP> du <SEP> zéro <SEP> de <SEP> la <SEP> divi de <SEP> la <SEP> règle <SEP> 3 <SEP> et <SEP> à <SEP> la <SEP> portée <SEP> des <SEP> carac t@@3 y <SEP> 5, <SEP> se <SEP> trouve <SEP> une <SEP> table <SEP> de <SEP> contrepression
<tb> 6 <SEP> solidaire <SEP> du <SEP> châssis <SEP> 30.
De plus, la machine comporte un arbre pivotant vertical 12 qui petit être actionné au moyen d'uni levier 7 pourvu d'un index 8 et d'une manivelle 7' qui est articulée au levier en 24 de manière que dans la position dessinée (fig. 4), elle puisse être tournée par rapport au levier 7 dans le sens de la flèche s mais pas dans le - sens opposé. Le mouve ment de l'arbre 12 est transmis à un arbre 33 par l'intermédiaire d'un engrenage 34.
L'arbre 12 est monté dans un support 35 solidaire du châssis; un secteur 9 concentri que par raplàcrt à l'arbre 12 et muni d'une graduation dtrrt les traits portent respective ment les mêmes chiffres que ceux de la règle 3, est relié avec une plaque 41 assujettie air support 3-ï. Au-dessus du secteur 9, l'ar bre 12 passe librement par une boîte 29 fixée -au support 35 et renfermant un ressort en spirale. Ledit ressort est relié, d'une part, à un secteur 11 disposé au-dessus de la boîte 29 et, d'autre part, à la boîte 29.
Le secteur 11 porte des caractères 10 indiquant des chiffres; leur nombre égale celui des traits de division du secteur 9 et la suite de ces chiffres correspond à celle des chiffres de la graduation du secteur 9. A l'extrémité supérieure de l'arbre 12 est fixé un bras 13 à la portée duquel se trouve une butée 36 solidaire du secteur 11. En tournant le levier 7 dans le sens de 1â flèche b (fig. 4), l'index 8 est déplacé au-dessus de la graduation du secteur 9 et en - même temps le secteur 11 est tourné dans le même sens par l'intermé diaire du bras 13.
Ce mouvement du secteur s'effectue contre l'action du ressort logé dans là boîte 29 qui tend à retenir ledit secteur dans la position dessinée (fig. 4) et à main tenir le contact entre le bras 13 et la butée 36. De plus le levier 7 est soumis à l'action d'un ressort non représenté dans le dessin.
Ce ressort tend à retenir normalement le le vier 7 à peu prés dans la position représentée dans la fig. 4, et s'oppose. à un mouvement du levier dans la direction de la flèche b. Le diamètre du secteur 11 est tel que sa périphérie s'étend jusqu'au-dessous d'une table de contrepression 6@ qui est disposée justement à côté de la bande 4.
L'arrange- rnent est tel que l'aeil du caractère 10 se trouvant cri un montent donné au-dessous de la tàble 6', et l'eeil d'un caractère 5 de la bande 4 se trouvant cri même temps au-des sus de la table 6 sont à peu pris dans un même plan.
Le mouvement de l'arbre 33 peut être transmis à un arbre 20 monté pivotant dans le châssis 30 par l'intermédiaire d'rrrr engre nage 37 et d'un encliquetage à rochet 19. Ce dernier fonctionne de la manière bien connue, c'est-à-dire qu'il désembraye l'arbre ?0 tant que l'arbre 12 tourne dans le sens de la flèche b (fig.4) et qu'il rend l'ar bre 20 solidaire de l'engrenage 37 quand l'arbre 12 tourne dans le sens opposé.
Sur l'arbre 20 sont calés en outre une roue den tée 22 engrenant avec la crémaillère \?3 du chariot 2 et un organe moteur 21 comman- dant un tambour de renvidage noir dessiné servant à l'enroulement des rubans sur les quels sont reportés les numéros qui désignent les nuances et les nombres qui expriment <B>leurs longueurs.</B>
A la portée d'rrn bouton 25 fixé à la manivelle 7' du levier 7 se trouve la tète d'un poussoir 26 contre lequel s'applique l'un des bras d'rrn levier coudé 2î, dont l'autre bras est relié par l'intermédiaire d'une bielle 38 à Lin marteau 28 pivoté dans un support 39 faisant corps avec le châssis 30.
La tête du marteau est dimensionnée de telle ma- niére qu'à chaque coup elle frappe simulta nément la table de contrepression 61 et la partië de la bande 1 au-dessous de laquelle se trouve la table de contrepression 6.
L'image à reproduire ayant été peinte sur unie tranche du bloc des feuilles numé- rotées, on sépare celles-ci et on introduit la première feuille dans l'évidement 32 du cha riot 2, de sorte que la tranche peinte se trouve justement dans l'espace libre entre la règle 3 et la bande 4 et que l'origine de la tache de couleur qui se trouve à l'une des extrémités de la tranche, coïncide avec le zéro de la division de la règle 3. Il est évi dent qu'en maniant les autres feuilles du bloc il faut commencer par leur extrémité correspondante.
Puis on déplace la bande 4 par rapport à la feuille a jusqu'à ce qu'on ait trouvé la nuance de la couleur qui corres ponde à celle de la tache. La bande 4 est alors fixée par des moyens convenables de sorte que l'origine de la tache coïncide avec celle de la nuance correspondante de la bande 4. Si la feuille a et la bande 4 sont correc tement ajustées par rapport à la règle 3, le caractère 5 indiquant le numéro de la nuance déterminée se trouve justement au-dessus de la table de contrepression 6.
Puis on mesure <B>lu</B> longueur de la tache au moyen de la règle 3; on la trouve par exemple de 24 min. Dans ce cas, le levier 7 est tourné jusqu'à ce que l'index 8 se trouve au-dessus du trait de division du secteur 9 numéroté 24. Le sec teur 11 est entraîné par le mouvement du levier 7.
L'arrangement des deux secteurs 9 et 11 est tel, qu'au moment où l'index 8 est arrêté sur un trait de division quelconque du secteur 9 le caractère 10 correspondant air numéro de ce trait se trouve au-dessous de la table de contrepression 6a. Entre cette <B>table</B> 61, et le caractère 10, d'un côté, et la table 6 et le caractère 5, d'autre côté, se trouve le ruban à imprimer 17 (fig. 4) qui est dévidé d'un tambour non dessiné et eri- roulé sur le tambour de renvidage susmen tionné.
Entre le ruban et les tables 6, 0a se trouvent des rubans encreurs 40 (fig. 4). L'in dex 8 ayant été ajusté par rapport au sec teur 9 de la manière décrite ci-dessus, le secteur 11 qui a été entraîné est fixé dans la position qu'il a atteint après le déplace ment du levier 7au moyen d'uu encliquetage 14, 15. Puis on relàehe le levier 7 qui par l'ac tion du ressort susmentionné retourne dans sa position primitive.
L'arbre l'2 prenant part à ce mouvement actionne par l'intermé diaire des engrenages 34 et 37 et de l'encli quetage à rochet 19, l'arbre 20, de sorte que l'organe moteur 21 fait tourner le tambour de renvidage qui entraîne le ruban à impri mer, tandis que par la roue dentée 22 et la cré maillère 23, le chariot 2 est déplacé.
Les engrenages provoquant le déplacement du chariot sont proportionnés de telle manière que ce déplacement égale chaque fois la lon gueur de la tache de couleur qui a été dé terminée. I'ar conséquent, le déplacement du chariot a pour effet que l'origine de la tache qui suit celle qui vient d'être déterminée coïncide avec le zéro de la division de la règle 3.
Quand le levier 7 est retourné dans sa position primitive, la manivelle 7' est tournée à la main vers le poussoir 26; celui-ci est déplacé par le bouton 25, ce qui provoque par l'intermédiaire des parties 27 et 38 l'abaissement du marteau qui frappe la table 6a et la bande 4 de sorte que les chiffres des caractères se trouvant au-dessous de ces parties sont imprimés sur le ruban. Lorsque l'impression est terminée, on remet la mani velle dans sa position primitive; le poussoir 26 retourne dans sa position normale et le marteau se lève.
L'encliquetage i4, 15 est desserré et le secteur 11 est<I>renvoyé</I> dans sa position primitive par le ressort de la boîte 29. Dès lors les opérations décrites se répètent jusqu'à ce que toutes les taches de la feuille a soient déterminées et que les numéros correspondants et les nombres qui expriment leurs longueurs aient été reportés sur le ruban. Puis le ruban imprimé et la feuille sont retirés de la machine et rempla cés par un autre ruban et une autre feuille ce et ainsi (le suite jusqu'à ce que pont- elia- que feuille on ait imprimé nu ruban.
Onu obtient donc pour chaque image une série de rubans représentant un relevé conventionnel de l'image et permettant de reproduire celle-ci sur tissus sans la voir.
Sur l'une des extrémités de chaque ruban, on peut encore enregistrer le sujet du tableau, le nom de l'auteur et toute autre indication qui peut être utile. De plus, on y indique le numéro de la feuille correspondante suivant laquelle le ruban a été imprimé. Les rubans sont utilisés pour le choix de fils colorés servant à la reproduction de l'image. Les nuances des fils colorés sont désignées des mêmes numéros que les nuances correspon dantes de la bande 4.
Pour mieux faire comprendre le but et le mode d'emploi des rubans, on décrira ci-après la reproduction d'une image sur un tissa à l'aide des rubans. Sur le tissu est dessiné titi réseau rectangulaire qui présente des colonnes verticales dont le nombre égale celui des rubans, c'est-à-dire celui des feuilles du bloc et dont la largeur correspond approximative ment au diamètre des fils colorés employés pour la reproduction, ces fils pouvant être, par exemple, des fils de laine.
De même, le tissu est divist' en des colonnes horizontales, dont la hauteur égale la largeur des colonnes verticales et dont le nombre correspond à la somme des nombres indiquant la longueur des taches de couleur sur titi ruban. Cette somme est naturellement la même pour cha que ruban d'une série. La proportion entre les deux côtés du réseau est donc la même que celle entre les côtés de la tranche peinte du bloc.
Les colonnes verticales peuvent être numérotées comme les feuilles correspondantes du bloc, de même on petit numéroter les colonnes horizontales de 1.0 à 10.
On prend le ruban n 1 et lit la première paire-de chies; d'après le chiffre qui indi que la nuance, on choisit des fils numérotés du même chiffre et en prend autant que l'in dique le chiffre représentant la longueur de la tache de couleur. On passe ces fils par les carrés de la première colonne verticale en commençant par le premier carré. Puis on choisit les fils correspondants à la deuxième paire de chiffres et ainsi de suite, jusqu'à ce qu'on ait terminé la première colonne verticale.
De la même manière, on brode les autres colonnes verticales à l'aide des rubans cor respondants. On voit que de cette manière on petit reproduire une image sans l'avoir devant les yeux et même sans l'avoir jamais vue.
Il est évident qu'au lieu de broder de la manière décrite titi seul tissu on peut broder simultanément sur plusieurs en em ployant une pluralité de tissus superposés dont le supérieur est muni du réseau. r11 @@s avoir rempli de fils tous les carreaux de celui-ci, ou coupe les fils entre les tissus in dividuels.