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sous le bénéfice de la Convention Internationale du 20 Mars 1883 formée par: Monsieur Paul LEMAITRE, Le Rouvre, NEUVY-le-ROI (Indre)et Loire) pour: "Carburateur à huiles lourdes" ayant fait l'objet d'une demande de brevet déposée en France le 4 Juin 1927 sous le N 238.267. et de son addition déposée en France le 29 Août 1927 sous le N 23.124.
@ La présente invention a pour objet un carbura- teur permettant d'assurer l'alimentation des moteurs à ex- plosion au moyen d'huiles lourdes de toutes natures. L'or- ganisation de ce carburateur est telle qu'elle permet de faire fonctionner le moteur à tous les régimes avec une ré- gularité parfaite; lors de la mise en route et au moment des reprises, une injection de combustible léger (essence, benzol, etc,..) se produit automatiquement, l'injection de ce combustible cessant, automatiquement aussi, dès que le
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moteur a repris sa marche normale.
Le carburateur faisant l'objet de l'invention est essentiellement caractérisé par la combinaison: d'un dispositif de réchauffage utilisant de préférence les gaz d'échappement et établi de manière à entourer complètement le carburateur proprement dit et à maintenir celui-ci à une température parfaitement constante, ce qui est une con- dition essentielle du bon fonctionnement à l'huile lourde; d'un dispositif formant brasseur du mélange carburé et dont le rôle est essentiellement d'assurer la formation d'un mé- lange tout à fait homogène, ce qui permet d'obtenir une combustion totale de l'huile employée comme carburant, et, par conséquent, d'empêcher tout encrassement de la chambre de combustion du moteur;
enfin, d'un dispositif d'injection de combustible léger, dispositif fonctionnant automatiquement grâce à une liaison avec le papillon de réglage des gaz, ce dispositif étant, en outre, organisé de manière à permettre un dosage de la quantité de combustible léger introduite dans le mélange et à permettre aussi de régler avec une grande précision les moments où commence et cesse ladite injection,
L'invention a également pour objet une variante du même appareil dans laquelle la construction a été simpli- fiée, le carburateur ainsi modifié étant d'un entretien et d'un démontage particulièrement aisés.
Sur le dessin annexé, on a représenté d'une manière absolument schématique et à titre d'exemples seule- ment deux modes de réalisation du carburateur objet de l'in vention:
La fig. 1 est une coupe verticale passant par l'axe de la cuve à niveau constant et par celui du carbura- teur proprement dit;
La fig. 2 est une coupe par II-II de la fig. 1;
Les fig, 3 et 4 sont des schémas montrant en plan le fonctionnement du dispositif qui assure la liaison
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entre la papillon de réglage des gaz et le pointeau du dis- positif injecteur de combustible léger;
La fig. 5 est une coupe verticale du carburateur modifié conformément à la variante;
Les fig. 6 et 7, enfin, sont des vues de détail d'un organe *de réglage.
Comme on le voit sur ce dessin (fig. 1 et 2), le carburateur est formé; à la manière habituelle* d'une cuve à niveau constant 1 et du carburateur proprement dit 2. L'huile lourde contenue dans la cuve 1 est amenée, par le conduit 3, à l'orifice de gielage 4 ménagé à la partie inférieure du carburateur; cet orifice peut être plus ou moins obturé par un pointeau 5 manoeuvré de l'extérieur au moyen du bouton moleté 6, ce qui permet de régler, à vo lonté, la quantité d'huile admise dans l'appareil.
L'air pénètre dans le carburateur par la tubulure 7 qui est, de préférence, reliée à un tuyau pre- nant l'air chaude autour du tuyau d'échappement; cet air chaud, sous l'effet de l'aspiration du moteur, passe sous le diffuseur 8 où il se mélange avec l'huile lourde arri vant sous le pointeau 5. Le mélange détonant ainsi formé se mélange avec un filet d'air froid arrivant par le petit conduit 9 et il passe ensuite devant le brasseur dont il sera parlé plus loin.
Après ce brassage, le mélange rendu homogène arrive dans la tubulure 10 reliée à la conduite d'aspira- tion du moteur; un papillon 11 disposé dans cette tubulure permet de régler à la manière habituelle la quantité de mélange détonant admise dans le moteur..
Comme le montre la fig. 2, la tubulure 10 n'est pas directement reliée à la conduite d'aspiration du moteur et entre cette conduite et la tubulure 10 est inter posé l'injecteur de combustible léger (benzol, par exemple), dont le corps est figuré en 12.
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Le brasseur de mélange détonant est organisé de la manière suivante: à la partie supérieure du diffu- seur 8 est disposée une plaque courbe percée d'un certain nombre de trous convergents 13 de faible section; entre cette plaque et la tubulure 7 d'arrivée d'air est montée une soupape 14 qui s'ouvre sous l'effet de la dépression créée à l'intérieur du carburateur par l'aspiration du moteur ; on peut régler le moment où se produit l'ouverture de cette soupape en agissant sur la tige 15 munie d'un épau- lement 16 qui comprime plus ou moins le ressort 17; pour la commodité de la manoeuvre, la tige 15 se prolonge de préfé- rence à l'extérieur de la chambre de réchauffage et se ter- mine par un bouton moleté 18.
Cette commande peut également être assurée au moyen d'une clef amovible que l'on introduit par une ouverture ménagée dans l'enveloppe précitée et que l'on retire ensuite, l'ouverture étant fermée en temps nor- mal au moyen d'un capuchon approprié,
Le réchauffage du corps du carburateur est as- suré par la circulation des gaz de l'échappement dans une chambre 19 ménagée autour du carburateur proprement dit et entourant complètement celui-ci. Les gaz chauds pénètrent dans cette chambre par la tubulure 20 et sortent par la tubulure 20' pour se rendre à un petit silencieux; un robi- net (non figuré) monté sur la tubulure 20 permet de régler le débit d'air chaud, et, par suite, d'obtenir dans le car- burateur la température convenable réglée d'après la sai- son et le climat.
L'enveloppe de réchauffage 21 est de préférence établie en plusieurs parties, comme l'indique le dessin, pour permettre un démontage facile en cas de nettoyage de l'appareil.
L'injecteur de combustible léger (benzol, es- asence. etc...) comprend un corps 12 sur lequel est ménagée une chambre 22 débouchant à l'intérieur du corps précité
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par un orifice 23 de faible section, La chambre 22 com- munique par le conduit 24 avec un réservoir 25 renfermant le combustible léger. Un pointeau 26 peut obturer plus ou moins l'orifice 23; ce pointeau est fileté sur une par- tie de sa longueur et il se visse dans une douille 27 qui, elle-même, se visse dans le corps de la chambre 22. La douille 27 est reliée à l'axe du papillon 11 par une biel- lette 28, de telle manière que, ainsi que l'indiquent les schémas des fig. 3 et 4, la rotation du papillon 1 déter- mine une rotation correspondante de la douille 27 dans son logement.
Le réglage du dispositif est fait de telle ma- nière que le pointeau donne l'ouverture maximum de l'orifice 23 lorsque le papillon 11 est fermé et que l'obturation de l'orifice précité se produise lorsque le papillon, dans sa rotation, vient à occuper une position correspondant à la marche normale du moteur. L'axe du papillon 11 étant oomman- dé à la manière habituelle, par la pédale d'accélérateur, à l'aide de la tringlerie 29, l'injection du combustible léger est ainsi produite automatiquement. Ce combustible est aspi- ré dans le réservoir 25 au moment de la mise en marche du moteur ou lors des reprises,
Le fonctionnement de ce dispositif d'injection de combustible léger peut être réglé en faisant tourner le pointeau 26 dans la douille 27.
Cette rotation peut être faite, soit sur place (la tige 26 étant, dans ce cas, munie d'un bouton moleté situé à l'extérieur de l'injeoteur), soit à distance, du siège du conducteur, au moyen d'une commande appropriée 30.
Le fonctionnement de ce carburateur se conçoit aisément: au départ, le papillon 11 est faiblement ouvert ; lorsqu'on fait tourner le moteur pour le mettre en marche, une forte dépression s'exerce en 23 et le combustible léger est aspiré, ce qui assure la mise enroule. Pendant l'accé-
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lération du moteur, on obtiendra une reprise franche, car le combustible léger ainsi injecte active la combustion de l'huile lourde mais dès que le papillon arrive dans une po- sition déterminée par le réglage de l'appareil, le pointeau 26 vient obturer l'orifice 83 ainsi qu'il a été expliqué plus haut et l'injection de combustible léger cesse, A partir de ce moment, le moteur fonctionne à l'huile lourde seule.
Le réglage du pointeau 26 permet d'assurer une bonne marche du moteur lorsque les circonstances extérieures (temps froide brouillard froid, etc,.) rendent nécessaire l'addition de quantités plus importantes de combustible léger,
Le brasseur d'air chaud (et de mélange détonant) agit de la manière suivante: lorsque le moteur atteint une certaine vitesse, la dépression qui règne à l'intérieur du carburateur provoque l'ouverture de la soupape 14;
l'air chaud admis par la tubulure 7 est obligé de passer à tra- vers les orifices 13 percés dans la plaque et il arrive avec une grande vitesse dans l'espace situé au-dessus du diffuseur 8, espace dans lequel il vient agir sur le mélan- ge détonant en provoquant un brassage de ce mélange et en assurant ainsi sa parfaite homogénéité,
Dans la variante des fig, 5 à 7, le carburateur comprend essentiellement un corps 31 formatât diffuseur et se terminant: d'un coté par une partie 32, de préférence filetée, destinées à être fixée sur le tuyau d'aspiration du moteur, de l'autre coté par une embouchure 33 se conti- nuant par une tuyauterie qui prend l'air chaud autour du tuyau d'échappement ou contre le moteur lui-même.
Une dé- rivation convenablement établie permet aussi de prendre une partie de cet air chaud dans le carter du moteur. L'arri- vée d'air dans le carburateur est réglée par un volet 34 convenablement échancré, volet que l'on peut déplacer, en agissant sur la manette 35, devant le volet fixe 36 fixé au
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carburateur, La manette' du volet de réglage peut être commandée par un régulateur,
L'appareil comporte, comme dans le mode de réalisation décrit plus haut, un dispositif de réchauffage par les gaz d'échappement 37 et un dispositif brasseur d'air chaud (et de mélange détonant) 38.
Le réchauffeur 37 peut être constitué, soit par une chemise rapportée formant double épaisseur, soit par une partie venue de fonderie avec le corps du carbura- tour, à la façon d'une chemise de circulation d'eau de moteur. Les gaz d'échappement arrivent par le racoord 39, circulent autour du carburateur et s'échappent par le rac- cord 40.
Le brasseur dair est essentiellement constitué par un manchon 41 entourant le carburateur au niveau de l'étranglement du diffuseur et maintenu par la bride du mo- teur serrant sur deux joints a et b. Dans la partie ainsi enveloppée par le manchon 41, le carburateur est percé d'un certain nombre de trous 42 convenablement inclinés, L'air arrive dans le brasseur par la tubulure 43; cet air est prélevé soit près du tuyau d'échappement, soit près du mo- teur,
Dans certains oas, il est avantageux de rem- placer l'air arrivant dans le brasseur 41 par un mélange d'air et d'acétylène produit dans un gazogène de construc- tion connue quelconque.
La quantité d'air contenue dans ce mélange est réglée par un robinet ou une soupape auto- matique et la quantité de mélange acétylène,*air introduite dans le carburateur est réglée par un robinet.
L'huile lourde arrive dans le carburateur, par le tuyau 44, par aspiration, d'un réservoir placé un peu au-dessous du niveau du carburateur; avant de pénétrer dans le diffuseur, l'huile traverse un bouchon 45 servant de filtre; elle atteint le corps du carburateur par l'ori-
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fioe 46.
Le mode de fonctionnement du carburateur ainsi modifié est le suivant:
Tour mettre en marche le moteur, on ferme presque complètement 1* arrivée d'air au moyen du volet 34, Bans ces conditions. il se forme une forte dépression dans le corps du carburateur, l'huile est aspirée par le tuyau 44 et se mélange à l'air arrivant par la tubulure 33, Le mélange est chauffé par le réohauffeur 37 et passe en- suite dans le brasseur 41-38 où il est énergiquement bras- se par l'air chaud arrivant par les trous 42; il pénètre ensuite dans le moteur.