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pour ;COMMANDE ELECTRIQUE POUR PHONOGRAPHE, LE RENDANT INSENSIBLE AUX VARIATIONS DE LA TENSION DU COURANT.
Les moteurs électriques du type série, employés actuellement pour commander les phonographes, sont très sensibles aux variations de la tension du courant et, par exemple, la mise en marche d'un ascenseur fait immédiate- ment baisser la tonalité du morceau de musique exécuté par un phonographe installé dans le même immeuble, à cause du ralentissement du moteur, suite de l'abaissement momen- tané du voltage.
Il est très difficile de construire un petit moteur, même à oompoundage différentiel, dont la vitesse reste indépendante des variations ou fluctuations du voltage du réseau ; demême qu'il est malaisé de cons- truire un régulateur, électrique ou mécanique, agissant momentanément, e t surtout sans aucun retard, vu que les
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variations de la tension sont parfois très brusques et d'une valeur très appréciable.
On pourrait, il est vrai, appliquer le prin- cipe connu de la transmission par frottement glissant ininterrompu, étant donné qu'on peut admettre que, dans ce cas particulier, le frottement de dépend pas de la vitesse. On pourrait employer par exemple deux disques appuyés l'un contre l'autre par un ressort, avec inter- position d'un morceau de drap graissé, l'un de ces dise ques étant relié au mécanisme du phonographe et l'autre au moteur auquel on donnerait une vitesse plus grande que celle qui est strictement nécessaire. La vitesse du mécanisme du phonographe étant réglée par le régulateur centrifuge, les variations de la vitesse du moteur et de celle du disque qu'il entraine, n'auraient alors pas d'effet sur la vitesse du disque relié avec le mécanis- me du phonographe, à condition de ne pas descendre au- dessous de la vitesse de régime du phonographe.
Mais, le glissement ininterrompu des deux disques produit un échauffement et les surfaces frottabtes peuvent parfois se coller, surtout après un non fonctionnement prolongé.
Le dispositif qui fait l'objet de la présente invention rend le phonographe insensible aux variations de la tension du courant, sans présenter les mêmes in- convénients que celui qui vient d'être indiqué.
Ce dispositif est caractérisé en ce qu'un ar- bre, entraîné par le moteur, est relié à un arbre du mécanisme du phonographe par l'intermédiaire d'un accou- plement élastique qui laisse à ces arbres un certain jeu réciproque dans le sens de la rotation, accouplement qui est combiné avec un contact s'établissant lorsque le dé- calage des arbres atteint une certaine amplitude et pro- voquant un changement subit dans l'allure du moteur dont l'action est ainsi réglée suivant le besoin, de manière à rendre la vitesse du disque indépendante de la tension
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du courant alimentant le moteur.
Le dessin annexé représente, à titre d'exem- ple, deux formes d'exécution du dispositif objet de l'invention.
La figure 1 est une vue schématique en pers- pective de la première forme, comportant un moteur élec- trique ordinaire.
La figure 2 représente un détail du contact.
Les figures 3, 3 bis et 3 ter sont des vues analogues à la précédente montrant le même détail de construction, aux diverses phases de son fonctionnement.
La figure 4 est une vue schématique en pers- pective d'une seconde forme comportant un moteur élec- trique à mouvement alternatif.
La figure 5 est le schéma de fonctionnement de cet appareil.
Le moteur électrique 1 (figure 1) actionne, par vis sans fin, une roue 2 ayant un axe tubulaire au- quel sont fixés l'extrémité inférieure d'un ressort spi- ral 3a logé dans le tambour 3 et le support 4 de l'in- terrupteur,rotatif dont les détails seront décrits par la suite. Le tambour 3, auquel est accrochée l'extré- mité extérieure du ressort 3a est solidaire de l'axe 5 et d'une roue dentée 6, engrenant avec le pignon 7 de l'arbre 8 du plateau porte-disque. L'axe tubulaire de la roue 2 tourne fou sur l'axe 5.
Deux frotteurs 9 transmettent le courant à l'interrupteur 4, par l'intermédaire de bagues isolées 10. Entre les frotteurs 9 est intercalée une résistance 9a.
/ interrupteur 4 (figure 2) est constitué es- sentiellement d'une pièce 11 ayant la forme d'une four- chette et pouvant osciller autour d'une vis 12. ¯ette fourchette est munie aux extrémités de chacune de ses branches de goupilles isolées entre lesquelles passe
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le rebord du tambour 3 (figure 1), de manière à ce que l'une des goupilles reste à l'intérieur du tambour, tan- dis que l'autre est à l'extérieur. Un ressort 13, qui est relié avec l'une des bagues 10 et amène le courant à la fourche 11, entre, par son extrémité, dans une des encoches pratiquées dans le corps de la fourchette, de manière à immobiliser cette fourchette dans chacune de ses positions extrêmes de pivotement. Une lame de contact 14 est reliée à l'autre bague collectrice.
Le rebord du tambour 3 est muni de deux bossages dont l'un 19, est placé à l'intérieur et l'autre 17, à l'extérieur du tambour. Pendant la rotation du tambour, ou du support de l'interrupteur, ces bossages rencontrent alternati- vement les goupilles de la fourchette 11 dont ils pro- voquent le pivotement.
Si c'est le bossage extérieur 17 qui vient pousser la goupille correspondante, la fourchette 11 vient toucher la lame de contact 14 et forme le cir- cuit qui shunte la résistance 9a,.de sorte que le mo- teur reçoit toute la tension disponible et tourne à sa vitesse maximum. Lorsque c'est au contraire le bos- sage intérieur qui pousse sa goupiller la fourchette 11 est écartée de la lame 14, et la résistance 9a est re- mise dans la circuit du moteur dont la vitesse diminue.
Le fonctionnement de l'interrupteur rotatif est montré en détail par les figures 3, 3 bis et 3 ter qui représentent cet interrupteur, chacune dans l'une des phases de son fonctionnement, en le supposant en- traîné par le moteur avec une vitesse deux fois plus grande que celle du.tambour 3.
Dans la position de lajfigure 3, la goupille extérieure de la fourchette 11 est poussée par la came 17, ladite fourchette touche le contact 14, et met le moteur à la grande vitesse. Dans la position de la fi-
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gure 3bis, l'interrupteur a fait un demi-tour et les cames du tambour, un quart de tour. La fourchette 11 est restée dans la position qu'elle avait atteinte pré- cédemment. Dans la position de la figure 3ter, l'inter- rupteur a fait un tour complet et s'est rapproché de la came 16. La goupille interne de la fourchette 11 est repoussée par cette came, le contact est rompu avec 14 et le moteur est mis au ralenti. Le ressort 3a vient alors d'tre tendu d'un demi-tour.
La fourchette con- serve sa position, le support de l'interrupteur prenant du retard, mais le tambour 3 continue à marcher à la même vitesse, entrainé par le ressort 3a, jusqu'à ce que la fourchette 11 touche de nouveau la came 17, ce qui redonnera à la fourchette la position de la figure 3 et remettra de nouveau le moteur à la grande vitesse.
Ainsi, le moteur sera mis au ralenti pendant la moitié du temps que prend le tambour 3 pour effectuer un tour, avec la vitesse que lui permet le régulateur centrifuge.
Le moteur, remis en marche à grande vitesse, la rencontre de la fourchette 11 avec la came 16 aura lieu dans un laps de temps plus ou moins court, tout dépendra de la vitesse du moteur, laquelle est fonction de la tension du courant fourni au moteur. Mais, comme la distance entre les bossages ou cames 16,17 est supposée égale à la demi-circonférence du tambour, le ressort Sa ne se- ra jamais tendu ou détendu de plus d'un demi-tour du tam- bour 3 et, si ce ressort a suffisamment de longueur, sa tension restera pratiquement constan te. La valeur des petites variations de la tension, pratiquement compensées par le régulateur centrifuge, dépendant de la distance circonférentielle entre les bossages 16 et 17.
Il est avantageux de diminuer cette distance autant que possible et la rendre réglable. La résistance 9a qui est introduite dans le circuit du moteur lorsque la fourchette 11 cesse d'être en contact avec la lame 14,
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sert à diminuer ou même à éliminer les étincelles de rupture dans l'interrupteur et à diminuer sensiblement la vitesse du moteur, ce qui atténue les variations de la tension du ressort et contribue à la constance de l'effort et du couple moteur.
La variante de la figure 4 est également basée sur le même principe de l'intermittence du mouvement du moteur et l'emploi d'un ressort égàlisateur ou compen- sateur.
Un disque 18, monté fou sur l'axe 19, est pourvu d'une douille à laquelle s'attache le bout inté- rieur d'un ressort spiral 20. Ce disque est animé d'un mouvement intermittent, étant actionné par un disposi- tif connu de transmission, transformant un mouvement rectiligne alternatif en un mouvement rotatoire sacca- dé. Ce dispositif est constitué par= levier oscillant 21 et portant une came excentrée 22, une autre came i- dentique 23, portée par un axe fixe, étant d'autre part en contact avec le bord du disque 18. Ces cames ne per- mettant au disque 18 de se mouvoir que dans la direc- tion indiquée par la flèche.
L'extrémité extérieure du ressort spiral 20 est reliée à une goupille ou tige, fixée près du bord de la roue dentée 6, engrenant avec le pignon 7 de l'ar- bre 8 du plateau porte-disque.
Le noyau- plongeant 24a d'un électro-aimant blindé, 24, est relié par une bielle 25 à l'extrémité du levier 21. Un ressort 21a, attaché à ce levier, tend à faire sortir le noyau du solénolde, sa course étant limitée par une tige d'arrêt 26. La même bielle commande le support d'un interrupteur 27, dont l'extrémité peut toucher, à frottement doux, un contact 28. La roue 6 et le disque 18 portent des tiges ou lames de contact 29 et 30, isolées des pièces auxquelles elles sont at- tachées et qui constituent un interrupteur rotatif.
L'interrupteur 27 (figure 5) est constitué par
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un support en matière . is @lante, pouvant osciller au- tour d'un axe fixe 31 et sur lequel est posée une lame conductrice 32, une tige métallique 33 et un butoir 34 étant en outre fixé à ce même support.
La lame conductrice 32 peut osciller libre- ment autour de l'axe 31, en glissant sur le support isolant et son extrémité recourbée peut toucher la lame de contact 28, la tige 33 reçoit le courant par le ressort 35. Un petit ressort, non représenté, tend à rapprocher la lame conductrice 32 du butoir isolé 34.
L'électro-aimant 24 peut communiquer, par la biellette 25, un mouvement oscillatoire au support de l'interrupteur.
Dans la position représentée par la figure 5, la lame conductrice 32 touche le bout de la tige 33 et ferme le circuit de 1'électro-aimant jusqu'à ce que le support de l'interrupteur, en basculant à droite sous l'effort de la biellette 25, rompe le circuit entre la lame de contact 28 et la lama conductrice 32.
Le fonctionnement de ce dispositif est le sui- vant : le noyau étant sorti du solénoïde et la lame conductrice 32 appliquée contre le butoir 34, la roue 6, dans son mouvanent, approche la goupille 29 de/La gou- pille 30 du disque, qui est alors immobile, et ferme le circuit de l'électro-aimant. uelui-ci attire plus ou moins brusquement le noyau et le levier 21. Par sui- te de ce mouvement, la came excentrée 22 coince sur le bord du disque et attire celui-ci en tendant le ressort 20. La goupille 30 s'éloigne de la goupille 29, ce qui rompt le circuit.
Mais, au même instant, le support de l'interrupteur est attiré aussi et la lame conductrice 32, dont l'extrémité est retenue par le frottement du ressort 28, touche la tige 33 et assure la ferme ture du circuit pendant tout le temps que dure l'attraction
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du noyau. Au bout de la course active du noyau, le con- tact est rompu entre le ressort 28 et la lame conductri- ce 32, le disque 18 est immobilisé par la came 23 et le noyau, ainsi que le levier 21, sont attirés par le ressort 21a dans leur position primitive. Le petit ressort non figuré applique la lame conductrice 32 contre le butoir 34 et cette lame est retenue par le frottement du ressort 28 qu'elle rencontre pendant le retour du noyau.
La roue 6 continue à tourner par l'effet du ressort 20 et l'électro-aimant entre de nouveau en jeu quand la goupille 29 revient toucher la goupille 30.
Chaque attraction du noyau fait avancer le disque 18 d'un sixième ou d'un septième de tour. Pour atténuer la brusquerie de la traction du noyau et pour éliminer le bruit qui en résulte, on peut utiliser un amortis- seur pneumatique, qu'il est possible de constituer en utilisant le noyau m'orne de l'électro-aimant.
Le ressort compensateur 20 est remonté d'avance de/plusieurs tours, de façon à ce qu'il ait une tension suffisante pour surmonter les résistances provenant des frottements du mécanisme du phonographe et de l'ai- guille reproductrice.
Il est bien évident que l'invention n'est pas strictement limitée à ue qui est décrit et représent é, mais que' qu'elle peut donner lieu à des variantes basée± sur le même principe.
REVENDICATIONS.
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