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Procédé de fabrication de soie au cuivre filée par étirage, ayant fait l'objet d'une demande de brevet déposée en Allemagne le 13 Septembre 1927 N L.69.682 VII/29a.
Quand, pour fabriquer de la' soie filée, on applique le procédé au cuivre,la marche régulière de l'opération est souvent compromise par l'air dissous dans l'eau de précipitation,cet air ayant la tendance à s'échapper et à former des bulles aux endroits où on ne souhaiterait guère les voir apparaître.Pour éviter des troubles de ce genre,on a proposé d'éliminer d'avance du bain de filage la totalité de l'air qui y est contenu en utilisant à cet effet.les propriétés du vide,,ou le chauffage.On a recours au chauffage,ou à 1$ébullition du bain de précipitation car,par le vide uniquement,on n'arrive pas à une élimina... tion complète de l'air dissous.
Dans la plupart des cas on n'utilise quune seule fois l'eau de précipitaion,ou bien on est obligé d'évacuer l'air d'une eau de précipitation ayant servi une-fois , Le
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quantum d'eau de précipitation qu'exige l'opération d'élimination de l'air est considérable il atteint deux mètres cubes par kilogramme de soie.Aussi.les grands - ateliers de filage de soie artificielle ont-ils constam- ment à tenir compte de cet énorme volume,de la dépense en chaleur et des frais qu'exige le chauffage de pareilles quantités,
Contrairement à ce qui vient d'être dit,on a cependant observé que l'on pouvait se contenter d'une élimination incomplète de l'air dissous dans le liquide de précipitati on.
A la base du procédé faisant l'objet de la présente invention se trouve l'idée que le quantum de liquide ne présente qu'une importance relative et qu'en général l'air dissous dans le bain ne gêne guère si son volume est quelque peu inférieur à celui qu'un calcul élémentaire ferait déduire de la température du liquide de filage et de la valeur de la dépression devant exister dans l'enton- noir.
En supposant qu'il s'agisse d'une colonne de liquide librement suspendue et ayant 25 cm. de longueur,l'eau de filage étant à une température de 35 C,on peut légitime- ment s'attendre à ce que la teneur en air dissous soit d'environ 14 1/2 Cm3 par litre.Si,d'une eau de.ce genre, on élimine,par exemple,suffisamment d'air pour qu'il n'en reste plus que 10 Cm3 par litre-,cette eau ne sera plus en état d'éloigner l'air au cours d'une opération de filage effectuée dans les conditions susdites.C'est ainsi que, l'eau de précipitation étant à la température de 20 C, le bain sera réglé pour un volume d'air d'environ 18 Cm3.
Si l'on éloigne partiellement l'air pour qu'il n'en reste que 14 1/2 Cm3 par litre,le bain obtenu pourra, san s in- convénient servir à filer.
Grâce à 1*'innovation apportée ainsi dans le mode d'épuration,le.travail est simplifié et les frais
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d'installation de bains précipitants sont considérablement réduits. on peut se représenter à pen près, de la façon suivan te la mise en pratique de l'idée de l'invention:Entre le réservoir contenant le liquide précipitant et les ent on- noirs de filage on intercale un appareil dans lequel l'eau de précipitation est chauffée à une température dépassant légèrement celle du filage;
par la chaleur que transmet le liquide pendant son retour, une faible dépres- sion pouvant être également créée.Cette dépression doit d'ailleurs être plus forte que celle existant dans l'en- tonnoir de filage.L'eau qui revient refroidir à nouveau celle qui est amenée aux machines de filage et la porte à la température requise.On pourra installer dans l'appa- reil des corps tubulaires garnis d'ailettes et servant soit au chauffage,soit au refroidissemnt,l'eau- de précipi- tation qui ruiselle lentement le long de ces corps favo- risant le départ des bulles dtair.
Le dessin ci-annexé, représente schématiquement une forme de réalisation du procédé ,
Dans le récipient A on entretient un vide d'environ 1 1/2 m. de colonne d'eau.Le récipient 0 contient . l'eau de précipitation et communique avec le récipient A par le tube B.L'eau de précipitation pénètre par le tube E dans le récipient C, où elle peut être chauffée à la tempéra- ture requise.En D sont fixées plusieurs plaques de tôle que l'eau de précipitation frôle en et écoulant et en empor- tant les bulles d'air qui s'y seraient déposées,En F se trouve le tube formant la colonne d'eau;
un appareil servant à régler le niveau de l'eau de précipitation est représenté en G.On alimente l'entonnoir I par de l'eau de précipitation que canalise le tuyau H,l'élévation de l'eau ayant lieu en vertu de la différence de niveau.Le fil s'écoule donc de l'orifice intérieur de l'entonnoir en même temps que le précipitant et est ensuite enroulé sur
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un treuil, tandis que le précipitant est éoonduit.A l'aide de oet appareil on désaère juste suffisamment pour que la teneur en air de l'eau de précipitation devienne relative-
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ment faibleioonfo=ément aux indications données ci-dessus.