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Procédé et appareillage pour la dénitration d'acides sulfo-nitriques résiduaires.
La dénitration d'acides sulfo-nitrques de tous genres est généralement pratiquée à l'heure actuelle par injection de vapeur d'eau dans ces acides,amenés à s'écouler en ruis- selant dans des tours ou colonnes d'une certaine hauteur, , en processus continu. Cette injection de vapeur détermine à la fois un échauffement des acides résiduaires et leur
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dilution. L'échauffement provoque la distillation de l'acide nitrique et le déclenchement de réactions chimiques qui déter- minent l'oxydation des matières organiques aux frais de l'acide nitrique. La dilution entraîne la décomposition de l'acide nitrosylsulfruique formé au cours du processus.
La présente invention concerne un procédé et un appareil-. lage pour la dénitration d'acides sulfo-nitriques résiduaires.
Le procédé est caractérisé par le fait que la dénitration a lieu sous pression réduite. En effet, on a pu établir qu'en se servant d'un vide approprié, il est également possible de décomposer en ses constituants les acides sulfo-nitriques ré- siduaires sans devoir recourir à l'injection de vapeur, ainsi, par exemple, en chauffant par l'extérieur le vase contenant ces acides. Ceci était jusqu'à maintenant impossible par suite de la formation d'acide nitrosylsulfurique.
Dans le vide la plus grande partie de l'acide nitrique se sépare par distillation du liquide sans subir de décomposition tandis que l'oxydation des matières organiques n'entre en jeu que plus tard aux dépens des différents oxydes d'azote (hypo- azotides), et seulement pour une infime partie au détriment de l'acide nitrique restant.
Dans une telle réaction les produits hypoazotiques et les matières organiques ae détruisent réciproquement, pour autant que lon travaille à une pression réduite optimum, qu'il est facile de déterminer pour chaque espèce d'acide sulfo-nitrique, et qui dépend de sa composition chimique. La quantité d'acide nitrique non séparée par distillation après cette opération et restant dépend du degré de vide.
On obtient donc un acide sulfurique résiduaire dépourvu de produits bypoazotiques, bien qu'il n'y ait point eu de dilution.
Le procédé a pour avantage de fournir les produits finaux, c'est-à-dire l'acide nitrique réeiduaire et l'acide sulfurique
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résiduaire à un état beaucoup plus concentré - et partant de beaucoup plus de valeur - que ceux obtenus par les anciens procédés.
Par suite de la transformation totale du système de chauffage, la forme de l'appareil à distiller a dû être to- talement modifiée.
L'appareillage pour la mise en oeuvre du ppocédé selon la présente invention, est caractérisé par le fait qu'il com- porte comme vase à réaction une cornue ayant la forme d'une tubulure couchée et un réfrigérant.
Le chauffage de la cornue peut se faire à feu nu, par brûleurs à gaz, huile, ou poussière de charbon, ou encore par courant électrique.
Le dessin annexé représente à titre d'exemple plusieurs formes d'exécution de cet appareil.
La fig. 1 est une vue schématique partiellement en coupe d'un appareillage.
Les fig. 2, 3 et 4 sont des vues de détails. selon la fig.1 une cornue, affectant la forme d'une tubu- lure couchée s'est montrée particulièrement adaptée au présent procédé. L'acide coule lentement et d'une manière continue à travers cette tubulure,tout en remplissant cette dernière à plus de la moitié. Le chemin que l'acide doit parcourir est encore rendu plus long par un dispositif de chicanes, qui obli- ge le liquide à suivre une ligne sinusoïdale. Dans ce parcours l'acide est soumis à un réchauffement progressif procédant de l'apport de chaleur créé par le chauffage extérieur.
Il est évident que la cornue peut affecter toute autre forme qui est de nature à faire circuler le liquide d'une manière ralentie, par exemple une forme prismatique aplatie avec ou sans chicanes (Fig.2) ou circulaire avec des chicanes concentriques (Fig.3) ou encore la forme de spirale (Fig.4). Ces nouvelles
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formes de l'appareillage permettent de maintenir dans le dispositif de distillation une température toujours régulière, ce qu'on n'a jamais pu obtenir dans des tours à ruissellement chauffés extérieurement.
Une autre amélioration de l'appareillage consiste dans remploi de la chaleur entrainée par l'acide sulfurique ré- siduaire chaud, laquelle est'utilisée pour réchauffer l'acide sulfo-nitrique résiduaire qui arrive à chaque instant.
Ce résultat est obtenu en faisant s'écouler l'acide sul- furique par un jeu de tuyaux placé dans l'intérieur de la cor- nue et dont la surface externe est baignée par l'acide sulfo- nitrique. Ces tuyaux fonctionnent donc à la-fois comme ré- frigérants pour l'acide sulfurique et comme masses de chauffa- ge pour la dénitration. Leur effet final est l'énonomie de combustible et d'eau de réfrigération.
Le procédé décrit ci-dessus, fournit un acide nitrique de 93 à 94 o/o d'HNO3. Pour en obtenir à la concentration de 99 et 100 o/o, on peut encore introduire dans l'appareillage entre la cornue et le réfrigérant un déphlegmateur, qui peut éventuellement être arrosé par l'acide sulfo-nitrique allant être traité. Ceci entraîne le nouvel avantage que l'on ob- tient des vapeurs xxxx acides moins chaudes, qui peuvent étre plus rapidement condensées.
Comme exemple pour la mise en oeuvre du procédé selon l'invention, on choisit la dénitration d'acide sultonitrique résiduaire provenant de la fabrication de la nitroglycérine en utilisant l'appareillage schématisé à la fig.1 et en pro- cédant de la manière suivante;
L'acide sulfonitrique résiduaire est aspiré par le tuyau
I et s'écoule à travers le déphlegmateur 2 garni intérieurement de corps de contact appropriés dans la cornue 5. Cette dernière le fait passer de gauche à droite, opération pendant laquelle (les chicanes 6 transversales l'obligent à effectuer
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un mouvement alternativement montant et descendant.
L'acide sulfurique résiduaire, qui est à la température de 150 o C. s'écoule en retour par le tuyau 10, et abandonne en partie sa chaleur à l'acide sulfonitrique qui s'écoule vers la droite, de telle façon que ce dernier acide arrive déjà passablement pré-chauffé, dans la zone du corps de chauffe électrique 8.
Tout le récipient est entouré d'une couche 1 de matière isolan- te contre la déperdition de calorique.
Le chauffage est conduit de telle façon que l'acide est porté à 1200 C après son passage au travers de la zône de chauffage. A ce moment la plus grande partie de l'acide ni- trique est évaporé. Lorsque la susdite température est dépassée commence loxydation des matières organiques qui est exother- mique, ce qui fait monter la température à 145-150 C. Le thermomètre 9 permet de constater cette température. L'acide sulfurique passe par la chambre ls et par un tuyau de décharge 12 de 4 1/2 m. de longueur, qui l'emmène au dehors.
Les vapeurs d'acide nitrique, refroidies et séchées dans le déphlégmateur traversent le réfrigérant 13 à contre-courant du produit conden- sé, en libérant ce dernier des oxydes d'azote inférieurs et sont amenés au moyen d'une pompe à vide réfractaire aux acides dans les tours de condensation 16.
L'acide nitrique est extrait à volonté selon les besoins par pompage du réservoir 14. Le vide à pratiquer dans l'appa- reillage est fixé à 190-200 mm. de mercure (environ 1/4 Atm.).
Revendications.
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