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Hie, pilon ou mouton actionné par combustion interne.
Cette invention concerne une hie, pilon ou mouton actionné par combustion interne, c'est-à-drie un outil dans lequel un cylindre se mouvant par rapport à un pis- ton constitue une hie, un pilon ou un mouton proprement dit et est projeté vers le haut par une explosion de combustible, produite sur un des côtés du cylindre, pour retomber ensuite par son prépare poids.
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Les outils de ce genre établis jusqu'à ce jour possè- dent une commande difficile à desservir en ce sens que, pour mettre l'outil en marche, par exemple, il faut faire mouvoir le piston à la main alternativement dans un sens et en sens inverse et, à l'aide d'un levier à main, commander une soupape d'admission de combustible et effectuer l'allu- mage. Or dans les hies, pilons et moutons lourds, ce soulè- vement du piston en vue de la mise en marche de l'outil est un travail pénible.
U des buts de l'invention est de permettre d'effectuer la commande de l'outil par un dispositif plus sensible, plus léger et aussi plus facile à manoeuvrer à distance. A cet effet, pour introduire le combustible dans le cylindre mo- teur, il est prévu un corps de pompe qui communique avec ce cylindre et peut être déplacé à la main, ce mouvement pou- vant d'ailleurs être secondé par la force d'un ressort.
Un corps de pompe de ce genre, qui peut être constitué par un petit piston ou -- inversement -- par un petit cylindre de pompe, est très mobile et par conséquent sensible ; si l'on soumet ce corps de pompe à l'action d'un ressort, l'outil peut aussi travailler d'une façon entièrement auto- matique depuis le moment où on le met en marche jusqu'au moment où on l'arrête, En raison de son faible poids, le corps de pompe peut aussi être établi de façon qu'il puisse aisément être commandé à distance.
Une autre simplification de la manoeuvre est réalisée suivant l'invention en raison du fait qu'on munit le corps de pompe d'un orifice par lequel peuvent s'échapper les gaz de combustion, cet orifice pouvant être commandé à la main ou automatiquement par le corps de pompe, ainsi qu'en
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raison du fait que le corps de pompe est en même temps établi à la façon d'un contacteur d'allumage.
On obtient suivant l'invention un outil de forme parti- culièrement ramassée et simple en établissant le corps de pompe sous forme d'un piston auxiliaire pouvant coulisser axialement dans le cylindre moteur lui-même et en disposant aussi le carburateur dans le cylindre moteur, De cette façon, le même outil peut être utilisé aussi bien à la façon d'un pilon qu'à la façon d'une hie, des pieds ou sabots in- terchangeables correspondants étant prévus sur la tige du piston.
Dans le dessin annexé :
Fig. 1 est une coupe verticale d'une hie ou d'un pilon actionné ,par combustion établi suivant un mode de réalisa- tion très simple de l'invention.
Fig. 2 est une coupe analogue d'un autre mode de réa- lisation.
Fig. 3 représente par une coupe longitudinale fragmen- taire un outil de ce genre établi pour être utilisé de pré- férence à la façon d'un mouton pour le foulage des pilotis ou des palplanches.
Fig. 4 représente en coupe verticale la partie inférieure d'un quatrième mode de réalisation. la hie ou pilon comprend le cylindre 1, le piston mo- teur 2 que renferme ce cylindre et qui est muni d'une tige # et un corps de pompe 5 qui, dans les divers exemples de réalisation, affecte la forme d'un petit piston auxiliaire coulissant dans la tête ou èulasse du cylindre 1,
Dans les constructions selon les fig. 1 et 2, le piston auxiliaire 5 peut être déplacé à l'aide d'une poignée 4
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avec laquelle se meut en outre une soupape 6 montée sur le piston 5.
Dans le mode de réalisation selon la fig. 2, la partie inférieure du cylindre 1 comprend une chambre de carburation 20 renfermant un disque perforé ou tamis 21 du- quel descendent des mèches 22 qui pendent dans le combustible liquide à gazéifier 23. La chambre 20 est en outre munie d'une tubulure d'admission d'air 24dans laquelle sont dis- posées des chicanes 25 dont le rö;e est d'empêcher le liquide d'être projeté hors de la chambre 20 lors du mouvement d'élé- vation brusque du cylindre 1. La chambre 20 est reliée par un tuyau 28 à la chambre 7 contenant le piston auxiliaire 5 et cette chambre 7 communique elle-même avec la chambre prin- cipale du cylindre par le trou 29'd'une cloison transversale 29 séparant les deux chambres dudit cylindre.
La tige de piston 30 est entourée par un ressort de rappel 26 ; dans la construction selon la fig. 2, ce ressort 26 pénètre par son extrémité inférieure dans un espace annulaire 27 disposé à l'intérieur de la chambre de carburation 20, ce qui permet de donner une grande longueur à ce ressort.
Lorsque l'outil doit servir de hie, on munit le cylin- dre 1 d'un pied 30, par exemple de l'une ou l'autre des for- mes représentées dans les fig, 1 et 2. S'il doit servir de pilon, on munit la tige de piston 8 d'un pied ou sabot 31, par exemple tel que celui représenté dans la fig. 4, et, pour assembler ce pied à la tige 3, on peut par exemple se servir d'un écrou 33 vissé sur l'extrémité fendue et exten- sible de la tige et bloqué par une vis élargissense 32.
Un ressort amortisseur 34 est intercalé entre l'écrou 33 et le sabot ou pilon proprement.dit 31
Le mode d'action de l'outil représenté dans les fig,
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1 et 2 est le suivant :
Pour mettre la hie ou le pilon en marche, on soulève à l'aide de la poignée 4 le piston auxiliaire 5 qui repose par son propre poids sur la cloison 29. Ceci crée une aspi- ration qui provoque le passage d'air carburé de la chambre de carburation 20 dansla chambre 7. En même temps, ce mou vement d'élévation du piston auxiliaire 5 provoque la ferme- ture de la soupape 6, ainsi que la fermeture d'un contact 86 faisant partie du circuit d'allumage, en réalisant ainsi l'allumage du mélange de combustible et d'air aspiré dans la chambre 7.
L'explosion projette le cylindre 1 vers le haut, pendant que le piston 2 et sa tige 3 sont refoulés par la pression de réaction ; lors du mouvement d'élévation du cylindre 1, les gaz d'explosion s'échappent finalement par un trou 8 duidit cylindre ; en même temps le ressort 26 est soumis à une compression et ce ressort réagit alors ;
sous cette action du ressort et sous l'influence du poids propre du cylindre 1, ce cylindre tombe alors avec le pied 3, ledit cylindre et son piston occupant alors les positions relatives indiquées par les traits mixtes dans les fig. 1 et 2 Les mains de l'ouvrier desservant l'outil sont invo- lontairement entraînées avec la poignée 4 dans la chute @ du cylindre 1, ce qui provoque l'ouverture de la soupa 6 en permettant aux gaz de combustion de s'échapper par l'eu- verture 29 et à travers le siège de la soupape 6 et l'in- térieur du piston auxiliaire 5.
Selon que l'ouvrier desservant l'outil abaisse plus ou moins bas le piston de pompe 5. dont la position infé- rieure limite est déterminée par la. cloison 29, et le relève ensuite plus ou moins haut, une quantité plus ou moins
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grande de combustible se trouve de nouveau aspirée et pénè- tre dans la chambre 7 du cylindre où elle est allumée de telle sorte que l'explosion projette de nouveau le cylindre
1 vers le haut en armant le ressort 26, ce cylindre retom- bant alors de nouveau et ainsi de suite. En abaissant plus ou moins bas le piston auxiliaire 5, l'ouvrier peut par conséquent régler la force du coup asséné par la hie ou le pilon.
Selon le mode de réalisation représenté dans la fig2, une douille 35 est montée sur l'extrémité de la tige de piston, entre le pied 30 fixé au cylindre 1 et le ressort amortisseur 34. Le rôle de cette douille et du ressort 34 est d'amortir quelque peu le choc du pied 30. Si l'outil doit servir de pilon, on substitue au pied 30 le sabot 31 (fig. 4) qu'on fixe à la tige 3 à l'aide de l'écrou 33 ; dans ce cas, le sabot 31 reste au repos avec la tige de piston 3 et le piston moteur 2 pendant le mouvement de monte- et-baisse du cylindre 1 ; o'est au contraire l'extrémité inférieure du cylindre 1 qui frappe chaque fois le sabot
31.
Selon le mode de réalisation représenté dans la fig. 3, le piston auxiliir 5' est soumis à l'action d'un ressort
10 qui tend à le tirer vers le haut jusqu'à la position représentée ; la soupape 6' disposée dans ce piston est guidée, à l'aide d'un prolongement 13 soumis à l'action d'un ressort 12, dans un bossage creux 11 que comporte la paroi supérieure du cylindre et contre l'extrémité infé- rieure duquel s'applique la soupape 6' dans la position supé- rieure limite représentée du piston 5' dette construction comporte en outre une soupape 14
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qui est soulevée par un ressort 17 de façon à occuper norma- lement la position représentée pour laquelle elle découvre un conduit. d'échappement 15 du cylindre.
A son extrémité supérieure la soupape 14 communique par un conduit 16 avec la chambre 7. Pour mettre cet outil en marche, on enfonce vers le bas, à l'aide d'un poussoir 18 ou d'un organe ana- logue (qui peut aussi être agencé en vue de sa commande à distance à l'aide d'un câble de tirage ou d'un organe ana- logue) le piston auxiliaire 5', puis on lâche ce piston qui, sous l'action du ressort 10, remonte en aspirant le mélange d'air et de combustible qui pénètre dans la chambre 7.
Dans son mouvement d'ascension le piston 5' ferme comme pré- cédemment le contact d'allumage 36 et l'explosion qui en résulte projette le cylindre 1 vers le haut ; et comme la soupape 6' repose alors contre le bossage 11 et que la sou- pape 14 est déplacée vers le bas par la pression d'explosion qui surmonte la force du ressort 17, les gaz d'explosion ne peuvent s'échapper du cylindre 1 qu'après que, dans son mouvement d'élévation, ce cylindre a découvert l'orifice d'échappement 8 dudit cylindre.
Lorsque, en retombant alors, le cylindre atteint sa position la plus basse, le piston auxiliaire 5' continue à descendre dans ce cylindre sous l'influence de sa force vive jusqu'au moment où il atteint l'épaulement de butée 7'; la petite compression à laquelle les gaz de combustion sont soumis de ce fait dans le cylin- dre soulève la soupape 6' et les gaz de combustion peuvent alors s'échapper à travers le siège de cette soupape¯et l'intérieur du piston 5'. Comme, entretemps, la soupape auxiliaire 14 s'est aussi ouverte en remontant 'sous l'action du ressort 17 jusqu'à la position représentée, l'orifice
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d'échappement 15 a aussi été découvert pendant la chute du cylindre 1, de sorte qu'il ne peut se produire aucune com- pression appréciable dans la chambre du cylindre pendant la chute de ce dernier.
Après que le piston auxiliaire 5' a continué à descendre dans le cylindre 1 à la fin du mou- vement de descente dudit cylindre, le ressort 10 fait remon- ter ce piston à la position de la fig. 3 et l'aspiration qui en résulte provoque un nouvel appel du gaz carburé dans la chambre 7, suivi d'une nouvelle explosion, de sorte que l'outil reste automatiquement en service jusqu'au moment où, en raison de l'abaissement du piston 5' à l'aide du pous- soir 18, ce piston se trouve maintenu impérativement dans sa position inférieure. De cette manière, le nombre de coups de l'outil peut, dans ce mode de réalisation, être réglé.
En coupant l'allumage on peut finalement arrêter l'outil.
REVENDICATIONS
1.- Hie, pilon ou mouton actionné par combustion in- terne, du genre dans lequel un cylindre mobile par rapport à un piston constitue la hie, le pilon ou le mouton propre- ment dit, caractérisé par ce fait que, en vue d'introduire le combustible dans le cylindre moteur, on utilise un corps de pompe communiquant avec ce cylindre et pouvant être déplacé par un mouvement à la main, secondé le cas échéant par la force d'un ressort.