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BREVET D'INVENTION FEU DE SIGNALISATION
La présente invention a pour objet un feu de signalisation.
Dans cet ordre d'idées, on a déjà substitué aux feux fixes (notamment pour signaler le sens interdit dans les voies urbaines à sens unique) des feux clignotants qui attirent davantage l'attention.
Suivant l'invention, on a recours à un déplacement alternatif, réel ou apparent, d'une source lumineuse entre diverses positions, sans luminosité entre ces positions.
L'effet ainsi produit est tout à fait particulier et bien de nature à capter l'attention.
Les changements de position de la source lumineuse peuvent être accompagnés d'un changement de couleur ou de forme, ou des deux, en vue de renforcer l'effet dû à la mobilité.
On peut réaliser un feu suivant l'invention avec une seule source luminsuse. Celle-ci peut, par exemple, être portée par un bras oscillant et s'allumer ou être démasquée vers les deux
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extrémités de la course de ce bras, Les déplacements du feu sont dans ce cas réels.
On peut aussi utiliser deux sources lumineuses jumelées.
L'une, s'allume ou se trouve démasquée quand l'autre s'éteint ou se trouve masquée. Les déplacements du feu ne sont alors qu'apparents.
Le dessin annexé représente, à titre d'exemple, plus ou moins schématiquement, deux formes d'exécution de l'objet de l'invention.
La fig. 1 montre une forme à deux lampes.
La fig. 2 en montre une seconde, à une seule lampe.
D'après la fig. 1, un électro-aimant a est monté en parallèle avec une des lampes A. Les deux dérivations ont un fil commun b, commandé par un rupteur à mercure c, monté sur un balancier équilibré d, lequel est relié au noyau plongeur de l'électroaimant a.
L'autre lampe Al est reliée d'une part au fil d'amenée de courant qui va directement à l'électro-aimant et à la lampe A.
Elle est d'autre part connectée à l'une des électrodes d'un second rupteur c', également monté sur le balancier d, L'autre électrode de ce rupteur est raccordée au fil b, commun à la première lampe et à l'électro-aimant.
,le rupteur rompt son circuit quand le rupteur c' ferme le sien et inversement. Quand l'électro-aimant a n'est pas excité, le rupteur c est à la position de fermeture.
Si l'on met alors le courant sur l'appareil, la lampe A s'allume en même temps que l'électro-aimant a s'excite. En vertu de l'inertie du balancier et des organes qu'il porte, le basculement prend un certain temps. Vers la fin du basculement, le rupteur a se trouve amené en position d'ouverture, de sorte que la lampe A s'éteint, tandis que la lampe A1 s'allume, le rupteur c' étant amené simultanément à la position de fermeture. D'autre part, l'électro-aimant cessant d'être excité, laisse le balancier d
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retourner vers sa position de repos, qui correspond à un nouvel allumage de la lampe A et à l'extinction de la lampe A1. Le même jeu de répète tant que l'appareil reste en circuit. Si l'une des lampes vient à se détériorer, l'appareil continue à fonctionner comme un feu clignotant.
D'après la fig. 2, une unique lampe A2 est montée à l'ex- trémité du balancier équilibré d. Elle est reliée d'une part à l'un des fils d'amenée de courant. D'autre part, elle est connectée aux deux électrodes extrêmes d'un inverseur à mercure e, porté par le balancier d, et dont l'électrode centraleest reliée à l'autre fil d'amenée de courant. Ce balancier porte en outre un rupteur f, qui commande la dérivation alimentant l'électro-aimant a qui actionne le balancier.
On pourrait substituer un inverseur tel que e aux deux rupteurs inverses de la fig. 1.
Le fonctionnement de la forme d'exécution représentée par la fig. 2 est tout à fait analogue à celui du dispositif de la fig.l.
La lampe A2 s'allume seulement vers les deux extrémités de sa course, et l'on obtient l'effet de mobilité cherché.
Bien entendu, l'invention n'est nullement limitée à ce qui est décrit et représenté, mais peut donner lieu à toute variante basée sur le même principe. Ainsi, on pourrait concevoir une lampe constamment allumée et se déplaçant derrière un masque entre les deux extrémités de sa course, ou deux lampes avec éoran mobile les démasquant alternativement. D'autre part, la commande des organes de commutation, des lampes ou des écrans, pourrait être assurée par un moteur quelconque. L'emploi des contacts à mercure est tout à fait facultatif et ils peuvent être remplacés par tous autres contacts électriques. Au lieu de deux positions pour la source-, on pourrait évidemment en prévoir trois ou même davantage.
D'autre part, la ou les souroes lumineuses pourraient être directes ou réfléchies et avoir une forme quelconque, la même ou différente pour les diverses positions.