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'Brevet d'invention. Nouveau carburateur.
L'invention est relative à un nouveau carburateur pour combustibles liquides, qui permet une gazéification complète du combustible et remédie aux insuffisances et inconvénients connus des carburateurs à giclage, léchage ou barbotage.
Elle consiste essentiellement en ce que dans le parcours tubulaire dans lequel s'exerce laspiration du moteur, sont disposés un ou plusieurs corps en matière quelconque, textile ou autre, ayant la propriété d'absorber les liquides, cette matière étant destinée à se charger du combustible liquide devant intervenir à l'état gazeux dans le mélange détonant, pour ne le céder que sous forme de vapeurs à l'air ou au mélange détonant, aspirés, passant sur ou à travers elle.
Ces corps en matière absorbante se présentant sous une forme déployée, de manière à offrir à l'air ou au gaz détonant,
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aspirés, un grand développement de surface, de nature à favoriser l'abandon de vapeurs parfaites de combustibles, sont établis dans le tube de mélange d'air et de combustible et sont chargée de combustible soit par giclage, soit par capillarité ou absorption, ou bien ils sont établis dans la tubulure d'aspiration du moteur où ils retiennent les gouttelettes de combustible en suspension dans le mélange détonant aspiré et ne les cèdent que sous forme de vapeurs.
Dans le cas où la matière absorbante établie dans le tube de mélange est alimentée en combustible par giclage provoqué par l'aspiration du moteur, elle est disposée par rapport au gicleur de fagon à recevoir le combustible qu'il débite, tandis que quand cette matière absorbante est alimentée en combustible par capillarité, elle comporte un prolongement fait lui-même en matière absorbante et s'étendant dans la cuve à niveau constant.
Suivant une réalisation particulière de l'invention, la matière absorbante établie dans le tube de mélange est alimentée en combustible tout à la fois par des effets de giclage et de capillarité. Dans ce cas, il est prévu dans la cuve à niveau constant qui se trouve en communication avec l'atmosphère, un tube plongeur dont l'extrémité supérieure s'ouvre dans le tube de mélange et contenant le prolongement en matière absorbante susdit, lequel y est logé avec un certain jeu de manière à. permettre aussi à la dépression produite par l'aspiration du moteur de s'exercer directement sur le combustible à travers ce tube.
Ce jeu qui n'est pas indispensable peut être compensé par l'introduction d'un tube gicleur dans le tube plongeur contenant déjà la mèche, Ce tube gicleur pourrait également être extérieur au tube plongeur.
Par les moyens exposés, le combustible liquide répandu à un état très divisé dans la matière absorbante dispose d'une vaste surface utile pour le mélange de ses vapeurs avec l'air traversant ou passant au contact de ladite matière absorbante,
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d'ou. il résulte une très grande homogénéité du mélange carburé.
En effet, si pour mieux fixer les idées sur ce point, on considère un moment le mélange carburé obtenu avec les carburateurs ordinaires et qui est constitué par de l'air chargé d'un brouil- lard de fines gouttelettes de combustible, il faut admettre¯que chaque gouttelette est entourée d'une même quantité d'air. Si d'autre part, on se reporte dans le cas de l'invention et si l'on considère l'une de ces fines gouttelettes, absorbée par la matière absorbante, elle s'étend sur cette matière jusqu'à occuper une surface représentant un multiple considérable de celle qu'elle possédait à l'état de gouttelette.
Dès lors, par suite de cet accroissement de surface, la quantité dair en contact avec la quantité de combustible qui constituait primitivement la gouttelette ne sera plus celle, déterminée, entourant cette gouttelette, mais une quantité augmentée dans la même proportion que l'accroissement de surface qu'a subi la gouttelette.
Il est évident que dans ces conditions, chaque particule de combustible se trouvant en présence d'une quantité d'air, énorme par rapport à la sienne, l'évaporation du combustible, provoquée par le passage de l'air sur ou à travers la matière absorbante et par la dépression créée par cet air, se fait alors dans des conditions favorables telles que le mélange d'air et de vapeurs combustibles en résultant se trouve être d'une homogénéité parfaite,
Ce caractère de parfaite homogénéité du mélange détonant permettra de réaliser dans le moteur une combustion complète, régulière et rapide du mélange ayant les proportions exactement nécessaires de combustible et de comburant, d'améliorer le rendement du moteur,.
les gaspillages de combustible, habituels avec la plupart des carburateurs connus étant supprimés, et de rendre son fonctionnement régulier en évitant l'encrassement des culasses et des bougies.
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De plus, l'invention consiste aussi dans l'application aux carburateurs à réservoir d'alimentation en charge et notamment aux carburateurs décrits ci-dessus, d'un dispositif particulier de cuve à niveau constant comportant un tube de communication entre la partie inférieure du réservoir d'alimentation, à fermeture étanche et @ ladite cuve à niveau constant en communication avec l'atmosphère, et un tube plongeur dont l'ex trémité inférieure règle le niveau du combustible dans la cuve et dont l'extrémité supérieure s'ouvre dans le réservoir au-dessus du niveau maximum du combustible, le tube de communication précité pouvant s'ouvrir à la base de ladite cuve à niveau constant et aussi s'élever dans celle-ci par exemple jusqu'à environ le niveau du combustible,
ou bien s'ouvrir dans la partie supérieure de ladite cuve et aussi plonger dans celle-ci par exemple jusqu'à proximité du fond ou jusqu'à environ le niveau du combustible.
Les dessins annexés représentent à titre d'exemple diffé- rents schémas de réalisation des objets de la présente invention.
Fig,l est une vue schématique en coupe d'une cuve à niveau constant et du tube de mélange d'un carburateur selon l'invention pourvu d'un disque en matière absorbante, chargé d'essence par giclage;
Fig.2 est une vue analogue, dans laquelle le disque en matière absorbante se trouve plus éloigné du gicleur;
Fig.3 est une vue de face du disque en matière absorbante représenté aux figures précédentes, ou une coupe suivant IIIIII de la Fig.2; Fig.4 est une vue analogue à la Fig.l dans laquelle le disque est remplacé par un corps cylindrique en matière absorbante ;
Fig.5 est une vue analogue à la figure précédente, dans laquelle le corps cylindrique de diamètre plus petit est suspen- du dans le tube de mélange, à distance des parois de ce dernier ;
Fig.6 est une vue analogue à la Fig.4, le cylindre étant remplacé par un cône en matière absorbante, ouvert à la base;
Fig.7 est une vue analogue à la Fig.5, le cylindre étant remplacé par un tronc de cône, ouvert aux deux extrémités;
Fig.8 est une vue schématique d'un tube de mélange conte- @
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nant un corps en matière absorbante, en forme de tube diffuseur et chargé d'essence par giclage;
Fig.9 est une vue analogue à la Fig.l, dans laquelle le disque en matière absorbante est chargé d'essence par capillarité l'aide d'une mèche plongeant dans la cuve à niveau constant;
Fig.10 est une vue analogue à la Fig.9, dans laquelle le disque est remplacé par un cylindre en matière absorbante, alimenté en essence par deux mèches;
Fig.ll est une vue analogue à la Fig.lO, dans laquelle trois mèches alimentent en essence le cylindre en matière absorbante ;
Fig.12 est une vue analogue à la Fig.9, dans laquelle le disque est remplacé par plusieurs cylindres concentriques ;
Fig.13 est une vue en coupe transversale à travers les cylindres concentriques de la Fig.12, suivant la ligne XIII-XIII de cette figure;
Fig.14 est une vue analogue à la Fig.S, dans laquelle le corps en forme de tube diffuseur est alimenté en essence par capillarité ; Fig.15 est une vue d'un tronc de cbne en matière absorbante alimenté en essence à la fois par giclage et par capillarité; Fig.l6 est une vue suivant une variante de la Fig.15, d'un disque en matière absorbante, semblablement alimenté en essence ; Fig.17 montre un dispositif particulier de cuve à niveau constant applicable à tous carburateurs.
Dans l'ensemble des figures, 2 désigne le tube de mélange d'air et de combustible. Ce tube peut être un tube courbé ou droit et de section quelconque et peut aussi avoir la&rme biconique qu'on lui donne généralement dans les carburateurs ordinaires. Ce tube de mélange 2 en relation de la fagon habituelle par une extrémité, avec la tubulure d'aspiration du moteur est traversé dans le sens indiqué par les flèches, par l'air
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appelé par ladite aspiration du moteur et qui pénètre par l'autre extrémité du tube de mélange.
L'essence 3 contenue dans la cuve 4 à niveau constant en communication avec l'atmosphère par l'ouverture 5 parvient dans le tube de mélange 2 par l'un des procédés décrits ci-après, pour s'y mélanger de la façon la plus homogéne avec 1'air, par les moyens indiqués plus loin et qui constituent les objets proprement dits de l'invention.
En se référant particulièrement aux Figs. 1 à 3, l'essence parvient de la cuve 4 à niveau constant, dans le tube de mélange, comme dans les carburateurs ordinaires, c'est-à-dire par un tube 6 plongeant dans l'essence jusqu'à proximité du fond de la cuve 4 et dont l'extrémité 6a s'ouvrant à l'intérieur du tube de mélange 2 peut être rétrécie de manière à constituer un gicleur par lequel jaillit l'essence appelée par l'aspiration créée par le moteur et par le passage de l'air.
L'extrémité du tube 6 d'amenée d'essence dans le tube de mélange 2 peut être recourbée, comme représenté ici, ou droite, comme à la Fig.16, l'orifice de débit pouvant dans les deux cas, se trouver dans l'axe du tube de mélange ou en tout autre endroit de la section du tube de mélange, quelque soit la position respective de la cuve 4 à niveau constant et du tube de mélange 2. Le tube gicleur 6 peut aussi etre entièrement perpendiculaire au tube de mélange, comme représenté dans les différentes figures, ou encore être contenu tout entier dans ce tube, par exemple axialement.
L'orifice de l'extrémité 6a recourbée ou non du tube 6 d'amenée d'essence est dirigé vers l'aspiration, et en face de lui, en travers du tube de mélange 2, est disposé un disque perforé 7 constitué par un tressage de fils 8 de matière textile ou autre à pouvoir absorbant, par exemple le coton, la laine, etc.. montés sur un châssis 9 (voir Fig.3) ou grille métallique, fixé dans ce tube de mélange d'une façon quelconque appropriée. L'essence liquide sortant du gicleur 6a se projette sur ce disque perforé 7 se trouvant dans sa trajectoire et est absorbée par les fils de laine ou de coton
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qui constituent ce disque, l'essence existant déjà sous forme de vapeurs étant admise à passer à travers ce disque.
L'air aspiré par le moteur est obligé de traverser le disque perforé 7 qui occupe toute la section du tube de mélange 2, et en ce faisant, entraîne les vapeurs d'essence qui se dégagent de ce disque par le fait simplement du passage de l'air et aussi sous l'influence de la dépression créée par cet air. Le mélange détonant constitué par l'air chargé de vapeurs d'essence, ainsi obtenu dans le tube de mélange est d'une homogénéité parfaite, car il est formé par la combinaison de deux gaz, tandis qu'avec les carburateurs simplement à giclage ce résultat ne pouvait être atteint en raison du fait qu'il s'agissait du mélange d'air avec un liquide finement pulvérisé.
Il va de soi que toute autre combinaison d'assemblage des fils textiles ou autres 8 composant le disque perforé peut être adoptée. Ils auraient pû par exemple aussi être établis radia- lement à l'intérieur du châssis circulaire 8. De même encore toute matière de nature absolument quelconque, ayant la propriété d'absorber les liquides aurait pu être utilisée pour constituer le disque perforé.
La distance entre le gicleur 6a et le disque absorbant 7 peut être choisie à volonté. Le disque peut être assez éloigné du gicleur, comme dans la Fig.2, ou assez rapproché, comme dans la Fig.l, ou peut même être en contact avec le gicleur.
Aux Figs. 4 et 5, le corps absorbant exposé au jet d'essence sortant du gicleur 6a est de forme différente. C'est un cylindre 10 disposé en long dans le tube de mélange et dont les parois sont constituées par un tressage de fils textiles ou autres, par exemple semblable à celui du disque perforé 7 des Figs. 1 à 3, et monté sur une carcasse 11 métallique ou autre, de forme appropriée, par exemple une grille métallique convenant particulièrement pour cet usage. A la Fig.4, le cylindre est entièrement en contact avec les parois intérieures du tube de mélange, et l'air
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passant à l'intérieur du cylindre 10 imbibé d'essence par le gicleur 6a, se charge des vapeurs d'essence qui s'y dégagent.
A la Fig.5, le cylindre qui est, à titre d'exemple, fermé également par un tressage textile, à l'extrémité avant 10a, est fixé en suspension dans le tube de mélange 2, de sorte que l'air aspiré se charge de vapeurs d'essence en passant aussi bien à l'extérieur qu'à l'intérieur du cylindre 10. Ici, comme dans le cas des figures précédentes et suivantes, tout mode approprié de fi- xation du corps absorbant peut être adopté.
A la Fig.6, le corps absorbant est un cône 12 dont les parois sont constituées par un tressage de fils textiles ou autres, analogue à celui des corps absorbants des figures précédentes et suivantes. La base du cone ouverte et orientée vers le gicleur ou dans la direction opposée est de diamètre correspondant au diamètre intérieur du tube de mélange 2, de sorte que l'air aspiré est obligé de pénétrer à l'intérieur du cône 12 et de s'échapper par ses parois filtrantes en se chargeant des vapeurs d'essence qu'elles dégagent. Le cône 12 se fixe dans le tube de mélange 2 par l'intermédiaire de son châssis ou carcasse 13.
A la Fig.7 le corps absorbant est un tron de cône 14 ouvert par exemple aux deux extrémités et constitué également par un tressage textile ou autre monté sur carcasse appropriée 15. Le tronc de cône est représenté fixé en suspension dans le tube de mélange, mais il est naturel que sa grande base aurait pu être choisie plus grande de manière à établir sa périphérie en contact avec l'intérieur du tube de mélange 2.
Mais le cas représenté, où le tronc de cône est en suspension dans le tube de mélange, est avantageux, car l'air passant à l'extérieur du tronc de cône, progresse entre celui-ci et le tube de mélange 2, dans un espace de dimensions croissantes où règne conséquemment une certaine dépression qui détermine une évaporation plus intense de l'essence dont est chargé le corps absorbant 14, et en
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même temps le passage de l'air de l'intérieur vers l'extérieur du tronc de cône, à travers le tressage textile, ce qui accélère encore l'évaporation. Ici, comme plus haut, le corps absorbant 14 se fixe dans le tube de mélange 2 par l'intermédiaire de sa carcasse 15. Le tronc de cône 14 pourrait être également disposé avec sa petite base tournée vers le gicleur.
Dans ce cas, la zone de dépression se formerait à l'intérieur du tronc de cône et l'air passerait de l'extérieur vers l'intérieur de ce- lui-ci en traversant ses parois filtrantes.
Les observations relatives à la disposition de la Fig.7 se vérifieraient également dans le cas de la Fig.6, si la base du cône était de diamètre inférieur au diamètre intérieur du tube de mélange 2, c'est-à-dire si le cône était suspendu dans ce tube- 2. Dans le cas où la base est tournée vers le gicleur, la zone de dépression se forme à l'extérieur du cône et appelle l'air de l'intérieur de celui-ci vers l'extérieur. Dans le cas ou la pointe du cône est tournée vers le gicleur, avec lequel elle peut éventuellement être en contact, la dépression se forme à l'intérieur du cône et appelle l'air de l'extérieur de celuici vers l'intérieur.
A la Fig.8, le corps absorbant 16 a la forme de deux troncs de cône accolés par leut petite base de même diamètre, dont les parois sont composées d'un tressage textile ou d'une autre matiè- re absorbante, ce corps étant monté extérieurement ou intérieurement sur une carcasse de forme appropriée, constituée par exemple par un grillage métallique. L'espace compris entre le corps absorbant et le tube de mélange peut être rempli également par une matière absorbante quelconque 17. L'essence jaillissant du gicleur 6a est pulvérisée par l'air pénétrant dans le tube de mélange 2, à travers le croisillon 18 et absorbée par le corps absorbant 16 en forme de diffuseur.
L'air aspiré, léchant l'intérieur du diffuseur absorbant 16 se charge de vapeurs d'essence et s'échappe du diffuseur à l'état de mélange parfaitement homo- gène.
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Les Zigs. 9 à 16 montrent un autre procédé d'alimentation du corps absorbant en essence: l'essence parvient au corps absorbant par l'intermédiaire d'une mèche 19 en matière textile absorbante, par exemple en coton, plongeant jusqu'à proximité du fond de la cuve 4 et rattachée au dit corps absorbant de manière à être en parfait contact avec celui-ci. Le long de cette mèche, logée dans le tube 20 à l'intérieur de la cuve à niveau constant l'essence s'élève par le phénomène de capillarité ou d'absorp- tion et imbibe le corps absorbant.
L'utilité du tube plongeur est remarquable : effet, en plus de sa fonction de guidage de la mèche 19, il tient celle-ci à l'abri de la pression atmosphé- rique régnant dans la- cuve de combustible et qui, s'exerçant dans une direction opposée à celle de l'ascension de l'essence dans la mèche, tendrait, en l'absence de ce tube, à freiner cette ascension:
bien plus, la présence de ce tube rend la pression atmosphérique de la cuve, favorable à l'ascension de l'essence, car la pression s'exerçant tout autour du tube, à la surface de l'essence, tend à faire refluer celle-ci dans ce tube plongeur, comme l'indiquent les flèches dans la cuve, notamment à la Fig.9, La capillarité qui se trouve provisoirement enrayée, lorsque le corps absorbant a atteint un état de saturation, reprend à nouveau dès que par suite de l'évaporation de l'essence, la saturation devient incomplète.
Il faut remarquer en outre, que la mèche étant logée de façon lâche dans le tube 20 plongeant dans la cuve à niveau constant, il s'ensuit qu'à l'effet de capillarité le long de la mèche se joint un effet de giclage à travers les espaces laissés libres entre la mèche 19 et le tube 20, provoqué par la dépression régnant dans le tube de mélange 2. L'essence parvenue à la partie supérieure du tube 20 par cet effet de giclage ne peut être aspirée directement à l'état liquide dans le moteur, car elle est absorbée immédiatement par le corps absorbant.
La mèche peut être montée autour d'un fil métallique sou- ple, solidaire du corps absorbant ou de sa carcasse, de façon à
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faciliter son introduction dans le tube plongeant dans la cuve à niveau constant.
La Fig.9 représente un carburateur muni d'un disque perfora 7 en matière absorbante, semblable à celui des Figs. 1, 2 et 3 et alimenté par capillarité le long d'une mèche 19 qui lui est rattachée. A la Fig.10, deux mèches 19 alimentent un corps absorbant cylindrique 10, semblable à celui de la Figs. 4. L'une des mèches, celle de gauche est rattachée à la partie inférieure de l'extrémité gauche du corps absorbant, tandis que l'autre peut être, comme représenté, rattachée à la partie supérieure de l'autre extrémité en 19a. On obtient ainsi une meilleure répartition de l'essence dans le corps absorbant, que si celui-ci n'était alimenté que par une mèche unique en relation avec lui en un point extrême unique.
De même la Fig.ll montre un corps cylindrique 10 alimenté par trois mèches 19 en contact avec lui par trois portions annulaires 19b uniformément écartées l'une de l'autre pour obtenir une répartition fort homogène de l'essence dans le corps absorbant. Le cylindre 10 pourrait être divisé en trois sections indépendantes l'une de l'autre et alimentées chacune par une mèche, chaque mèche pouvant être de grosseur di férente. La Fig.12 montre un carburateur muni d'un corps absorbant constitué par plusieurs cylindres concentriques 21 en fils textiles tressés ou autre matière absorbante. Ces cylindres montés sur une carcasse 22 appropriée sont alimentés chacun par exeple par un groupe de fibres de la mèche 19.
Ce corps absorbant laissant le passage libre à l'air entre tous les cylindres qui le composent assure un contact fort intime entre l'essence et l'air et active conséquemment dans une mesure considérable l'é- vaporation de l'essence. La Fig.13 montre la disposition concen- trique des cylindres composant ce corps absorbant. La Fig.14 correspond à la Fig.8, le diffuseur 16 en matière absorbante étant ici alimenté en essence par une mèche 19 encerclant par une
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portion annulaire 19b sa surface extérieure, par exemple à hau- teur de l'étranglement du diffuseur.
A la Fig.15, le corps absorbant pouvant avoir une forme quelconque et notamment l'une ou l'autre des formes représentées aux différentes ligures des dessins annexés, est alimenté par un système mixte, à savoir par giclage et par capillarité le long d'une mèche. Ce n'est qu'à titre d'exemple que le corps absorbant a été représenté ici sous la forme d'un tronc de cône 14, comme à la Fig.7.
La Fig.16 donne un autre exemple d'application du système mixte d'alimentation du corps absorbant en essence. Ici le tube plongeant 20 est suffisamment large pour contenir de plus le tube gicleur 6 dont l'extrémité de débit 6a s'étend transversalement au tube de mélange et jusqu'à environ l'axe de celui-ci.
Le courant d'air aspiré par le moteur fait dévier le jet d'essence dès sa sortie du gicleur et le projette sur le corps absorbant qui est représenté à titre d'exemple sous la forme simple du disque perforé 7 des Figs. 1,2 et 3.
Dans le cas du système mixte d'alimentation, tel que représenté aux Figs. 15 et 16, les deux procédés combinés d'alimentation du corps absorbant opèrent réciproquement de manière à assurer l'arrivée permanente et régulière de l'essence au corps absorbant.
Outre la caractéristique essentielle du carburateur muni selon l'invention, d'un corps en matière absorbante, qui est la parfaite homogénéité du mélange détonant obtenu, il faut signaler aussi l'avantage consistant en ce que les reprises du moteur peuvent être très rapides, le corps absorbant étant en permanence imbibé d'une quantité plus ou moins grande d'essence dégageant des vapeurs se mélangeant à 1'air stagnant dans le tube de mélange, de sorte que dès que l'aspiration du moteur se produit, un mélange détonant déjà riche est envoyé au moteur.
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Dans les carburateurs selon la présente invention, il n'est pas nécessaire d'avoir un gicleur de marche au ralenti, mais dans le cas où une réalisation rationnelle du ralenti ne peut se faire, un système quelconque de marche au ralenti du carburateur pourra être appliqué.
Il va de soi que les réalisations représentées aux dessins ne sont données qu'à titre purement exemplatif, que les corps absorbants peuvent avoir une forme absolument quelconque, par exemple circulaire, sphérique, cylindrique, conique, prismatique, etc.,, et que la matière absorbante dont sont faits ces corps peut aussi être absolument quelconque, ainsi que le mode de fixation de ces corps dans le tube de mélange. L'invention est également indépendante des formes et dispositions données aux différentes parties du carburateur.
Plusieurs corps absorbants semblables ou différents peuvent être disposés ou combinés de toutes façons possibles dans un même carburateur pour forcer l'air à suivre un parcours utile de nature à faciliter la cession de vapeurs d'essence des corps absorbants à l'air aspiré. Plusieurs corps absorbants peuvent par exemple être prévus l'un derrière l'autre, Enfin un ou plusieurs corps absorbants peuvent être appliqués en des points déterminés du tube de mélange d'un quelconque carburateur connu ou non connu ou dans la tubulure d'aspiration du moteur, et n'être pas alimentés en essence.
Ces corps qui occupent de préférence toute la section du tube où ils sont placés n'ont alors d'autre but que celui de filtrer le mélange détonant, c'est-àdire de laisser passer l'air et les vapeurs d'essence et de retenir les gouttelettes d'essence se trouvant éventuellement en suspension dans ce mélange, pour ne les recéder au mélange que sous forme de vapeurs, de manière à ne permettre l'introduction dans les cylindres du moteur que d'un mélange détonant exclusivement gazeux.
L'invention a encore prévu un nouveau dispositif de cuve à
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niveau constant, représenté à la Fig.17, applicable à tous car- burateurs et en particulier à celui décrit plus haut. Le tube 23 établit la communication entre la partie inférieure du réser- voir d'essence 24, fermé hermétiquement et en charge sur le car- burateur, et la partie inférieure de la cuve à niveau oonstant.
D'autre part un tube 25 réunissant aussi les deux récipients 4 et 24 s'ouvre par son extrémité supérieure dans le réservoir 24, au-dessus du niveau maximum de l'essence, et plonge par son ex- trémité inférieure dans la cuve 4 à niveau constant jusqu'à une hauteur correspondant environ au niveau à conserver dans ladite cuve. L'essence prélevée dans la cuve pour former le mélange détonant détermine dans la cuve 4 une descente du niveau qui met momentanément à découvert l'orifice inférieur 25a du tube 25.
Aussitôt cet orifice 25a dégagé, l'air atmosphérique entrant par l'ouverture 5, s'élève par le tube 25 jusque dans le réservoir 24 sous l'effet de la dépression relative formée dans ce réservoir par le tube 23 24 à la suite du départ d'essence de celui-ci/pour compenser la quantité d'essence prise à la cuve. Dès que le niveau d'essence s'étant relevé dans la cuve 4 vient boucher à nouveau l'orifice 25a du tube 25, l'air atmosphérique ne pouvant plus passer dans le tube 25, l'essence ne peut plus descendre du réservoir 24, jusqu'à ce qu'un nouveau prélèvement fait à la cuve 4 remette l'orifice 25a à découvert.
Le niveau constant dans la cuve 4 se trouve ainsi réalisé en éliminant le flotteur employé générale- ment et en permettant à cette cuve d'avoir des dimensions très réduites, suffisantes pour qu'elle puisse contenir les deux tubes 23 et 25.
Le dessin de la Fig.17 est schématique et a pour but de rendre clair le principe du nouveau dispositif de cuve à niveau constant. Mais il va de soi que toute réalisation basée sur ce principe décrit et représenté doit être considérée comme cons- tituant l'invention. Au lieu de s'ouvrir simplement dans le fond de la cuve 4, comme représenté, le tube 23 aurait pu se
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Prolonger dans ladite cuve jusque par exemple environ le niveau du combustible. Le tube 23 aurait pu aussi se trouver en commu- nication avec la cuve 4, par la partie supérieure de celle-ci et s'étendre dans celle-ci par exemple jusqu'à proximité du fond ou encore jusqu'à environ le niveau du combustible.
Enfin les deux tubes 23 et 25 peuvent être disposés concentriquement l'un à l'autre, le fonctionnement de l'appareil restant le même dans ce cas et tous ceux ci-dessus envisagés à titre d'exemple.
Résumé.
En résumé l'invention concerne:
1. Un nouveau carburateur pour combustibles liquides, com- portant une cuve à niveau constant dans laquelle la pression at- mosphérique s'exerce à la surface du combustible, lequel a accès permanent dans un tube où se fait le mélange d'air et de combus- tible, caractérisé en ce qu'en un ou plusieurs endroits appro- priés du parcours tubulaire où s'exerce l'aspiration du moteur, sont disposés et maintenus par tout mode approprié de fixation, un ou plusieurs corps en matière quelconque, textile ou autre, ayant la propriété d'absorber les liquides, cette matière étant destinée à se charger du combustible liquide devant intervenir @ à l'état gazeux dans le mélange détonant, pour ne le céder que sous forme de vapeurs à l'air ou en mélange détonant, aspirés,
passant sur ou à travers elle.
2. Un nouveau carburateur selon 1, caractérisé en ce que les corps en matière absorbante se présentent sous une forme d- ployée ou étendue, de manière à offrir à l'air ou au gaz déto- nant aspirés un grand développement de surface, de nature à fa- voriser l'abandon de vapeurs parfaites de combustible, ces corps en matière absorbante pouvant occuper entièrement ou partielle- ment la section du passage.
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