BE392281A - - Google Patents

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BE392281A
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    • BPERFORMING OPERATIONS; TRANSPORTING
    • B41PRINTING; LINING MACHINES; TYPEWRITERS; STAMPS
    • B41BMACHINES OR ACCESSORIES FOR MAKING, SETTING, OR DISTRIBUTING TYPE; TYPE; PHOTOGRAPHIC OR PHOTOELECTRIC COMPOSING DEVICES
    • B41B11/00Details of, or accessories for, machines for mechanical composition using matrices for individual characters which are selected and assembled for type casting or moulding
    • B41B11/38Devices for aligning or clamping lines of matrices and space bands

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  • Load-Engaging Elements For Cranes (AREA)

Description


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  Perfectionnements aux machines à fondre des lignes, ou lingots, de caractères typographiques 
La présente invention concerne les machines à fondre des lignes, ou lingots, de caractères typographiques, telles que celles connues dans le commerce sous la marque   "Linotype",   dans lesquelles des matrices et des espaces- bandes expansibles circulantes sont composées en ligne par la manipulation d'un olavier, la ligne composée est trans- férée à un moule en forme de mortaise, ou de fente, pour 

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 la coulée d'une barre,. ou lingot, de caractères typographi- ques et les matrices et les espaces-bandes sont, après ce- la, séparées et ramenées par un mécanisme distributeur, aux magasins d'où elles étaient parties. 



   Dans ces machines, lorsque la ligne composée est présentée au moule, elle se trouve placée entre une paire de mâchoires de serrage qui ont été préalablement réglées pour la recevoir et,. pendant qu'elle   occupe   cette position, la ligne est justifiée par la dilatation des espaces-bandes qui sont chassés à travers la ligne, par ce que l'on appelle une barre de justification, juste avant la coulée.

   Ordinai- rement, la mâchoire de droite est relativement fixe (ne possédant qu'un mouvement limité pour actionner   l'arrête-   pompe habituel), tandis que la mâchoire de gauche est ajus- table à différentes positions pour cadrer avec la longueur de la fente du moule, ou avec la longueur de la ligne compo- sée dans son état justifié, Pour fondre un lingot dans ces conditions (qui sont les conditions les plus communes), il est évident que le nombre de matrices et d'espaces-bandes composées doit être suffisant pour remplir complètement la ligne (à l'exception, bien entendu, de l'espace limité ad- mis pour la justification) et, par suite, lorsqu'on désire fondre des lingots aveo des blancs aux extrémités, pour   ren-   trer la ligne, la compléter, ou la centrer, il est   nécessai-   re d'employer, à cet effet,

   des cadrais ce qui occasionne un ennui et une perte de temps considérables. 



   L'invention a pour objet général d'adapter la ma- chine à la manutention non seulement de lignes de pleine longueur, comme à l'ordinaire, mais 'encore de lignes de lon- gueur moindre que la pleine longueur (peu importe leur lon- gueur réelle), de façon que l'on puisse composer ces derniè- res lignes sans cadrais et simplement avec les matrices   né-     cessaires   pour   le   texte imprimé. Bien que l'on ait déjà 

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 proposé divers systèmes de ce genre, la présente invention offre des perfectionnements sur'les dispositions   antérieu-   res quant à une plus grande simplicité, un meilleur rende- ment et un champ d'action plus étendu. 



   Suivant l'invention, les supports mobiles pour les deux mâchoires serre-ligne (ces dernières étant faites assez longues pour remplir leurs fonctions requises de fer- mer la fente de moule sur le devant) sont actionnés, par l'intermédiaire de deux trains de connexions distincts, au moyen d'une tige verticalement mobile commandée directement par l'arbre principal de la machine. Lorsque les deux mâ- choires sont reliées à la tige, ces supports sont, avant la coulée, mus sur des distances égales l'un vers l'autre jus- qu'à ce qu'ils soient arrêtés par le contact de leurs mâchoi- res respectives avec les extrémités opposées de la ligne com- posée (pour centrer) et, plus tard, après la coulée, ils sont ramenés à leurs positions originelles d'écartement ma- ximum.

   Des moyens sont dûment prévus pour désunir de la ti- ge verticalement mobile soit la mâchoire de droite ou la mâ choire de gauche, de façon que l'une ou l'autre puisse être actionnée indépendamment pour ménager des blancs à droite ou à gauche, selon qu'on peut le désirer. Lorsque les deux mâ- choires sont, comme elles peuvent   l'être,   désunies d'avec la tige, la machine est libre de fonctionner de la façon usuel- le, la mâchoire de droite étant laissée normalement immobile et la mâchoire de gauche étant ajustable par les dispositifs habituels. 



   La mâchoire de droite est faite rigide avec son support mobile, tandis que la mâchoire de gauche est faite ajustable par rapport à son support mobile, cet ajustement permettant   d'écarter,   au début, les deux mâchoires pour correspondre à la longueur de la fente de moule, que ce soit celle choisie pour une mesure longue ou pour une mesure 

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 courte. Le même réglage serait, naturellement, utile   d'au-   tres façons comme, par exemple, dans ce que l'on pourrait appeler un centrage désaxé,   c'est-à-dire   une rentrée inéga- le de la ligne de caractères aux extrémités opposées du lin- got ou, en d'autres termes, un centrage par rapport à une ligne imaginaire située sur l'un des côtés de la ligne cen- trale transversale réelle du lingot. 



   Lorsque les mâchoires de serrage sont amenées en contact avec la ligne composée, leurs supports mobiles sont bloqués en position par des moyens actionnés par un dispositif à mouvement perdu inclus dans les connexions de commande pour la tige verticalement mobile, ces moyens affec- tant la disposition d'une griffe excentrique disposée pour saisir un manchon qui porte la tige.

   Toutefois, afin de permettre la dilatation de lignes contenant des espaces-ban" des (que l'on fasse usage de telles.lignes en ménageant des blancs ou en centrant) il est proposé de permettre aux sup- ports de mâchoires de se mouvoir, ou de céder ou fléchir, de dedans en dehors sur une distance limitée (dans le pré" sent cas, une distance variant d'un demi-cicéro à trois ci- céros), à partir de la position de contact avec la ligne, à mesure que cette ligne est étendue par la dilatation des espaces-bandes lorsque celles-ci sont chassées de bas en haut à travers la ligne par les dispositifs justifieurs. 



  Cela est accompli en prévoyant un mouvement relatif entre la tige verticalement mobile et le manchon qui la porte lorsque ce dernier est bloqué dans une position fixe, ce mouvement relatif étant contrôlé au moyen d'un coulisseau à gradins que   l'on   peut régler à la main pour déterminer l'amplitude du mouvement relatif et, par conséquent, le   de.   gré d'extension de la ligne. 



   Comme cela a été dit ci-dessus, la mâchoire de droite, pour fondre-des lignes de pleine longueur, est 

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 normalement disposée pour venir en prise avec un levier d'arrête-pompe et actionner ce levier qui permet à la coulée de se faire lorsque les lignes sont convenablement composées; mais, puisque la mâchoire de droite, dans le présent cas, est mobile à partir de sa position normale, pour ménager des blancs afin de compléter la ligne ou pour centrer celle-ci, hors de contact avec le levier d'arrête-pompe, il est prévu un moyen d'actionner ce dernier dans ces autres conditions. 



  Dans la réalisation représentée, on emploie des connexions spéciales allant directement de la tige verticalement mobile au levier d'arrête-pompe et actionnées par le même dispositif à mouvement perdu qui effectue le blocage du manchon porte- tige. En d'autres termes, après que le manchon porte-tige a été bloqué en position, ses connexions de commande, ayant un mouvement additionnel, actionnent le levier d'arrête-pompe pour permettre à la coulée de s'effectuer indépendamment de la mâchoire de droite. 



   Comme autre caractéristique de l'invention, des moyens de sûreté sont prévus pour empêcher la coulée toutes les fois que, durant un complètement de la ligne par des blancs, ou un centrage de cette ligne, la ligne composée n'est point saisie par les deux mâchoires de serrage. Ces moyens de sûreté comprennent un second train de connexions allant au levier d'arrête-pompe et commandés par un léger- fléchissement de la mâchoire de gauche par rapport aux dis- positifs qui l'actionnent. 



   Sur les dessins   ci-joints :   
La figure 1 est une élévation de face d'une portion d'une machine à laquelle sont   appliqués   les perfectionnements faisant l'objet de l'invention. 



   La figure 2 est une élévation en bout des parties représentées sur la figure 1, en regardant de la gauche de cette dernière. 

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   La figure 3 est une élévation de face de la tige verticalement mobile, et des parties y associées, pour faire aller et venir les mâchoires, certaines parties étant repré- sentées en coupe. 



   La figure 4 est une élévation latérale des parties représentées sur la figure 3, certaines des parties étant en coupe verticale. 



   La figure 5 est une vue similaire à la figure 3, mais représentant la tige verticalement mobile dans la posi- tion qu'elle prend lorsqu'elle est mue de haut en bas pour fermer les mâchoires, les connexions actionnant l'organe de blocage de la tige étant représentées en coupe. 



   La figure 6 est une vue similaire à la figure 5, mais représentant la tige verticalement mobile comme soule- vée, par rapport au manchon qui la porte, par suite de l'ex- tension ou dilatation de la ligne par les espaces-bandes, cette figure représentant, en particulier, la plaque à gra- dins qui est employée pour commander le mouvement relatif entre la tige et le manchon.qui la porte. 



   La figure 7 est une coupe verticale représentant la tige actionnant l'organe de blocage de la tige verticale- ment mobile dans sa position basse extrême et comme ayant ac- tionné les connexions allant au levier   d'arrête-pompe.   



   Les figures 8 et 9 sont descoupes horizontales suivant 8-8, et 9-9, respectivement, figure 5. 



   La figure 10 est une coupe horizontale suivant 10-10, figure 3. 



   Les figures 11,12, 13 et 14 sont des plans schéma- tiques représentant dans différentes positions les dispositifs employés pour reliex la tige verticalement mobile aux mâchei- res d'étau pour un centrage de la ligne ou un complètement de celle-ci par des blancs, ou pour un fonctionnement régu- lier de la machine. 

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   Les figures 15 et 16 -sont des schémas représen- tant les deux mâchoires dans les positions qu'elles pren-   nent   pour "centrer", la. première figure représentant la   li-   gne composée dans un état légèrement étendu et la seconde représentant la ligne dans un état plus étendu. 



   La figure 17 représente, en vue de champ, deux lingots fondus d'après la ligne composée représentée sur les figures 15 et 16, respectivement, étant noté que l'es- pacement entre mots varie sur les différents lingots. 



   La figure 18 est un schéma représentant les   mâchoi-   res disposées ou placées pour ménager un blanc à droite. 



   La figure 19 représente, vu de champ, un lingot fondu d'après la ligne composée de la figure 18. 



   La figure 20 est un schéma représentant les   mâ-   choires disposées ou placées pour un blanc à gauche. 



   La figure 21 représente, vu de champ, un lingot fondu d'après la ligne composée de la figure 20. 



   La figure 22 est une élévation de face des   dispo-   sitifs d'assemblage et de transfert, représentant les per.. fectionnements apportés à cette partie de la machine. 



   La figure 23 est une coupe verticale suivant 23-23, figure 22. 



   La figure 24 est une vue de la face antérieure de la mâchoire de gauche, avec arrachement à gauche pour laisser voir les dispositifs de blocage par lesquels la mâ- choire est tenue dans ses différentes positions d'ajustement. 



   La figure 25 est une vue en bout des parties   re..   présentées sur la figure 24. 



   La figure 26 est une vue similaire à la figure 
24, mais représentant la mâchoire comme occupant une posi- tion différente. 



   La figure 27 est une vue en bout des parties   re-   

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 présentées sur la figure 26. 



   La figure 28 est une élévation de face, à grande échelle, représentant l'index, dont il est fait usage con- curremment avec la mâchoire ajustable de gauche; comme mû de haut en bas par le premier élévateur lorsque ce dernier occupe sa position de coulée. 



   La figure 29 est une coupe verticale suivant 29- 29, figure 28. 



   La figure 30 est un plan représentant le   disposi..   tif de sûreté qui est associé avec les mâchoires et qui em- pêche la coulée lorsque les mâchoires manquent à venir en contact avec la ligne composée. 



   La figure 31 est une élévation de face des parties représentées sur la figure 30, une certaine portion étant arrachée pour laisser voir la connexion élastique entre la mâchoire de gauche et les connexions qui l'actionnent, et 
La figure 32 est une vue en perspective, détachée. du levier actionnant le levier d'arrête-pompe. 



   Pour ce qui a trait aux figures 1 et 22, en par- ticulier, les matrices X et les espaces-bandes expansibles Y (telles qu'elles sont représentées sur les figures 15 et 16) sont composées en ligne dans l'assembleur A sous l'in- fluence restrictive de la pièce offrant résistance, A1, que l'on peut régler pour des lignes de différentes longueurs, le tout de la façon usuelle. Après que la ligne a été com- posée, l'assembleur est élevé pour amener la ligne entre le long doigt de gauche, B1, et le court doigt de droite, B2. du chariot livre-ligne B, lequel dernier se meut alors à gauche (et, en ce'faisant, met en route le fonctionnement de la machine) et, 'transfère la ligne composée, à travers le canal intermédiaire T, dans le transporteur verticale- ment mobile, ou premier élévateur, C supporté à coulisse 

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 dans le bâti d'étau D.

   Après réception de la ligne, le premier élévateur descend immédiatement pour la placer en position entre la mâchoire de -gauche E et la mâ.choire de droite F et en avant du moule G. lequel dernier avance   en    suite, à partir de l'arrière et en contact avec la ligne et les deux mâchoires de serrage, pour la, coulée du lingot, la ligne, préalablement   à   la coulée, étant alignée et jus- tifiée de la manière usuelle lorsque la machine fonctionne dans les conditions habituelles.

   Après que le lingot a été fondu, le moule est amené de sa position de coulée horizon- tale (comme c'est représenté sur la figure 1) à une posi- tion d'éjection verticale par une rotation de trois quarts de tour du disque porte-moule G1, le premier élévateur étant, entre temps, élevé pour livrer la ligne composée aux dispo- sitifs distributeurs de matrices et d'espaces-bandes et ve- nant finalement au apos dans sa position originelle, ou de réception de la ligne, comme c'est représenté sur la figure 1. 



   En tant que ce qui a été décrit jusqu'ici, les parties et leur fonctionnement, à l'exception de ce qui se- ra noté ci-après, sont ou peuvent être les mêmes que dans la machine qu'on trouve actuellement dans le commerce. 



   Comme cela a été dit précédemment, l'invention offre des dispositifs   grce   auxquels les mâchoires serre- ligne peuvent être actionnées automatiquement pour coopé- rer avec des lignes de longueur moindre que la pleine lon- gueur, de manière à fondre des lingots avec des blancs à l'une ou l'autre extrémité, comme pour- "rentrer" ou pour "compléter" la ligne, ou aux deux extrémités, comme pour "centrer" celle-ci et ce sont ces dispositifs automatiques que l'on va maintenant décrire en détail.

   Mais on doit peut-être dire d'abord que chacune des mâchoires E et F est 

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 faite assez longue,   lorsqu'elle   est employée seule pour mé- nager un blanc, pour fermer cette partie de la fente de mou- le qui est laissée à découvert par une ligne composée cour- te, ou, en l'absence d'une ligne composée, pour fermer com- plètement la fente du moule. Sauf qu'elles sont ainsi mo- difiées, et ce qui sera indiqué ci-après, les deux mâchoires sont sensiblement les mêmes que celles employées dans les machines du commerce et elles sont montées pour se mouvoir dans le bâti d'étau D de la manière habituelle, portées qu' elles sont par des blocs de support E1 et F1 coulissant dans des glissières convenables formées dans le bâti d'étau D (voir, par exemple, figure 29).

   Pour décrire ces parties, on supposera que les dispositifs automatiques sont reliés aux deux mâchoires simultanément pour un "centrage", ce qui est   l'état mel   des parties représenté sur les figures 5, 6, 7, 8, I1, I5 et 16. Sur les figures 1 à 3, les parties sont représentées dans l'état où elles se trouvent lorsque les deux mâchoires sont désunies des dispositifs automati- ques, c'est-à-dire lorsque la machine fonctionne de la façon régulière. 



   Dans la présente réalisation, les deux mâchoires E et F sont mobiles en se rapprochant et s'éloignant l'une de l'autre sous l'action d'une partie actionnée périodique- ment affectant la forme d'une tige verticalement mobile H qui est reliée par son extrémité supérieure, aux mâchoires respectives par l'intermédiaire de deux leviers coudés si-   railaires,   mais inversement disposés, E2 et F2, pivotant en E3 et F3 sur le bâti d'étau D, les plus longs bras de ces leviers   étant reliés,¯par   de courtes bielles E4 et F4. aux supports de mâchoires E1 et F1, respectivement, tandis que leurs plus courts bras sont reliés à la tige H d'une manière qui sera décrite plus loin.

   Conformément à cette disposi-      

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 tion, lorsque la. tige H est mue, de haut en   bas à   partir de sa position la plus haute (qui est sa position normale-de repos représentée sur les figures 1 et 3) elle fait mouvoir les deux mâchoires, sur des distances éga,les, l'une vers l'autre jusqu'à ce qu'elles soient en contact avec les ex- trémités opposées d'une ligne composée qui a été précédem- ment placée en position Antre elles (ce qui centre ainsi la ligne par rapport au moule, voir figures 15 et 16) et, lorsque la tige est mue de bas en haut pour revenir à sa position de repos, elle fera mouvoir de la même manière les mâchoires, sur des distances égales,

   en les éloignant l'une de l'autre pour les ramener a leurs positions originelles d'écartement maximum (les butées habituelles étant employées pour arrêter les mâchoires dans cet état d'écartement). 



  Puisque les lignes composées placées entre les mâchoires peu- vent va.rier comme longueur, l'amplitude de mouvement réelle de la tige H variera, bien entendu, en conséquence et, pa.r suite, des mesures sont prises, pour ce mouvement varié de la tige, dans ses connexions de commande, comme on va le voir. 



   La tige H (voir en particulier figure 4) est por- tée par un manchon H1 qui l'entoure et qui peut glisser dans des portées H2 et H3 formées dans une boite D1 assujettie au bâti d'étau D, près de l'extrémité inférieure du manchon. ' A son extrémité supérieure, le manchon H1 présente un alésa- ge de plus grand diametre, H4, pour recevoir un collier H5 qui, assujetti à la tige H, repose sur l'épaulement   annulai...   re H6 existant au bas de l'alésage H4. Ce collier H5 est normalement tenu en contact avec l'épaulement H6 par un res- sort H7 réagissant contre un bouchon fileté, H8, évidé sui- vant son axe et vissé dans l'extrémité supérieure du manchon, qu'il affleure.

   De cette façon, la tige H et le manchon H1 

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 sont normalement reliés ensemble pour se mouvoir comme s'ils ne faisaient qu'un, le ressort H7 permettant cependant à la tige H d'être mue de bas en haut pa.r rapport au manchon après que ce dernier a été bloqué dans une position basse dans un but qui sera indiqué plus tard. 



   Par son extrémité inférieure, le manchon H1 est relié, au moyen d'une bielle H9, à l'extrémité antérieure d'un levier HIO dont le moyeu H11 tourillonne sur une tige- pivot H12 portée par un support D2 assujetti au bâti d'étau D (figures 1 et 2). Au moyeu H11, duquel il pend, est fixé un barillet H13 contenant un ressort H14 qui appuie de bas en haut contre une oreille H15 s'étendant, vers l'avant du moyeu H16 d'un second levier H17 tourillonnant également sur la tige-pivot H12.

   La tendance élévatrice du ressort H14 est contrecarrée et annihilée par l'engagement d'une oreille d'arrêt, H18, du moyeu H16 du second levier   HI7   avec une oreille d'arrêt H19 formée sur le moyeu HII du premier levier H10, l'effet de cette disposition étant d'obliger les deux leviers à se mouvoir à l'unisson jusqu'à ce que le premier levier, H10, soit arrêté par le mouvement descendant du manchon H1 portant la tige. 



   Le second levier H17 est relié par son extrémité arrière, au moyen d'une connexion à rainure et galet H32, à l'extrémité avant d'un levier H33 présentant des parties de moyeu distinctes, H20,tourillonnant sur une tige-pivot H21 portée par un support D3 assujetti au bâti principal de la machine, un ressort H22, travaillant à la tension, étant relié au levier H33 en avant de son pivot et tendant cons- tamment à   abaisser   ,son ,extrémité antérieure.

   De la pa,rtie de moyeu H20 qui sa trouve à   1'extérieurs'élevé   un bras H23 possédant une oreille latérale H24 qui, par l'intermé- diaire d'une vis de butée réglable H25, porte contre le bord 

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 arrière d'un levier rectiligne H26 tourillonnant par son extrémité inférieure sur la tige-pivot H21 et portant, à son extrémité supérieure,   un.     gaet   H27 roulant sur la péri- phérie d'une came rotative H28 assujettie à l'arbre   princi-   pal, H29, de la machine. 



   On voit, d'après ce qui précède, que la rotation de la came H28(qui tourne toujours dans le sens du mouvement des aiguilles d'une montre et qui fait un tour complet à chaque cycle de fonctionnement de la machine) agit sur le manchon porte-tige H1, par l'intermédiaire du train de con- nexions décrit, pour mouvoir ce manchon et sa tige H d'abord de   ha.ut   en bas pour effectuer le mouvement de dehors en de- dans, ou de fermeture, des mâchoires E et F, puis de bas en haut pour effectuer le mouvement de dedans en dehors, ou d'écartement, de ces   mâchoires.   Puisque, comme cela a été dit déjà, le mouvement descendant du manchon H1 variera se- lon la longueur de la. ligne composée placée en position en.. tre les mâchoires, ses connexions de commande doivent être disposées pour céder ou fléchir à mesure que la.

   came H28 continue à tourner, et ce fléchissement est assuré par le mouvement perdu qui se produit entre les deux leviers H10 et H17, ce dernier agissant sur le premier par l'intermédiai- re du ressort H14 qui, na.turellement, sera comprimé pour ab- sorber le mouvement perdu. Le levier H17, auquel il est ainsi permis de participer à un mouvement d'oscillation com- plet, peut être (comme il l'est) relié impérativement au levier H26 actionné par la, came.

   Le mouvement de descente, ou de fermeture des mâchoires, du manchon Hl se produit à mesure que le galet H27 passe de la partie basse, H30, de la came à la partie haute, H31, de celle-ci, tandis que le mouvement ascendant, ou d'écartement des mâchoires, du dit manchon se produit à mesure que le galet passe de la partie haute de la came à la partie basse de celle-ci, ce dernier mouvement des parties étant effectué par le ressort H22 qui agit pour tenir toujours le galet H27 en contact avec la 

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 came rotative.

   On peut noter ici que les parties haute et basse de la carne sont concentriques sur approximativement tout un demi-tour de celle-ci, étant faites ainsi afin que, dans un des cas, les mâchoires se ferment avant la coulée du lingot et soient tenues fermées pendant cette coulée et, dans l'autre cas, s'écartent et soient tenues écartées entre des coulées de lingot successives. 



   Il va sans dire que, quand la machine est réglée ou disposée pour centrer, la ligne peut être composée avec ou sans les espaces-bandes expansibles Y. Dans le premier cas, les mâchoires doivent être bloquées en position de centrage, de manière à résister à l'extension de la ligne composée, ou à la limiter, à mesure que les espaces-bandes se dilatent lorsqu'elles sont chassées de bas en haut à tra- vers la ligne par les dispositifs justifieurs habituels qui, incidemment, sont désignés dans leur ensemble par 1 (figures 2, 15 et lô).

   A cet effet, il est proposé de bloquer le man- chon porte-tige Hl en   positi'on   après qu'il a été abaissé pour amener les mâchoires en contact aveo les extrémités opposées de la ligne composée, car il est possible de bloquer le man- chon plutôt que les mâchoires directement, à cause des con- nexions impératives entre la tige H et ces mâchoires. 



   Dans le présent cas, le blocage du manchon Hl.est effectué par une griffe capable de tourner, J (voir figures 3 et 4 aussi bien que figure 10), montée excentriquement sur une tige-pivot Jl assujettie dans la boîte Dl, dont il a été question précédemment, et ayant une fa.ce rainée pour saisir le manchon ,fil. En avant de son pivot, la griffe J 
 EMI14.1 
 présente un bras 'ou prolongement fourchu, J2 clieviueliant une tige verticalementmobile, J3, capable de coulisser dans des portées supérieure et inférieure, J4 et J5, de la boîte D1 
4 La portée supérieure Jaffecte la forme d'un collier flot- tant glissant verticalement dans un cylindre fixe, J6, qui 

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 contient un ressort J7, travaillant à la compression, in- terposé entre le collier J4 et le bras J2 de la griffe.

   A son extrémité supérieure, la tige J3 porte une tête cylin- drique J8 capable de pénétrer dans le cylindre   J6,  dans le mouvement descendant de   la,   tige, pour pousser le collier J de haut en bas dans le cylindre (voir figure 5) et, par l'intermédiaire de ce collier et du ressort J7, forcer le bras J2 de haut en bas pour faire tourner la griffe J et la faire mordre contre le manchon H1 de manière à bloquer ain- si ce dernier fermement en position. Puisque tout mouvement de dedans en dehors des mâchoires sert à mouvoir le manchon H1 de bas en haut, la griffe J est montée pour tourner dans ce sens dans sa course de blocage, de manière à éviter par cela même tout glissement entre les parties.

   Par son extré- mité inférieure, la tige J3 est reliée, au moyen d'une biel- le J9, au bras antérieur incurvé latéralement, J10 du le- vier H17 sus-mentionné. 



   On voit maintenant que la griffe J est actionnée en raison du mouvement perdu qui se produit entre les deux leviers H10 et H17, éta.nt rappelé que le premier de ces   le-   viers est celui relié au manchon H1. En d'autres termes, après que le levier H10 a été arrêté dans son mouvement par le mouvement descendant du manchon H1   (dû,   bien   enten-   du, au contact des mâchoires avec les extrémités d'une   li-   gne composée), le levier H17 continue à se mouvoir dans toute l'étendue de sa course sous l'influence de la came H28.

   en agissant entre temps pour continuer son tirage de haut en bas de la tige J3 La longueur de la tige J3 (ou, ce qui revient au même, la position de la tête J8 sur cel- le-ci) est telle que, pendant la dernière partie du mouve- ment du levier H17, la tête J8 est mue de haut en bas dans le cylindre J6 et amenée à actionner la griffe J de la   ma.-   nière sus-décrite (revoir figures 5 et 7). 

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   Si la tige H et le manchon H1l'actionnant étaient réellement assemblés de manière à ne faire qu'un (comme ils pourraient   l'être   autrement), il est clair qu'il ne pourrait pas y avoir d'extension de la. ligne composée après que le manchon est bloqué en position par la griffe J et, dans ces conditions, les mâchoires seraient bloquées directement dans leurs positions de contact avec la ligne (ce qui arrive réel- lement lorsqu'on compose des lignes sans espaces-bandes). 



  Toutefois, suivant l'invention, il est proposé de permettre aux mâchoires de se mouvoir de dedans en dehors, à partir de leurs positions de contact avec la ligne, à des degrés différents après le blocage du   manchon   H1 afin que la ligne composée puisse être étendue à des degrés correspondants sous l'influence dilatante des   espaces .-bandes   Y. Dans le présent cas, des mesures sont prises pour permettre à la ligne de s'étendre de 3   cicéros   par accroissements d'un de- mi-cicéro. 



   On a expliqué, au début, que le ressort H7 (figu- re 4), tout en servant normalement à obliger la tige H1 à se mouvoir avec son manchon   H 1   comme si elle ne faisait qu'un avec lui, permettra   à   cette tige de se mouvoir de bas en haut par rapport au manchon après que ce dernier est bloqué dans une position basse, ce mouvement ascendant, relatif, de la tige étant causé, bien entendu, par le mouvement de de- dans en dehors des mâchoires de serrage sous l'influence di- latante des espaces-bandes sur la ligne, Pour contrôler l'étendue de ce mouvement ascendant de la tige H, cette der- nière présente, sur son collier H5 (voir figures 4 et 6) une cheville K disposée pour   jouer verticalement   dans une fente K1 du manchon H .

   Avec la cheville K, coopère une plaque ajustable, K2, portée par le manchon H1 et présen- tant, à l'une de ses extrémités, une série de gradins K3 

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 dont l'un quelconque peut, par le réglage longitudinal de la plaque, être amené en alignement vertical avec la   che-   ville K de façon que celle-ci vienne en prise avec lui dans le mouvement ascendant de la tige H et limite ainsi ce mouve- ment conformément à la distance verticale entre le gradin choisi et la cheville. On peut expliquer que ces gradins sont disposés pour faire varier l'amplitude de ce mouvement des mâchoires, par accroissement   d'un   demi-cicéro,   jusqu'à   3 cicéros au maximum; mais, naturellement, une plus grande gamme de réglages pourrait être permise si on le désirait. 



   Lorsque la ligne composée ne contient pas d'espa- ces-bandes, il n'y a, bien entendu, pas besoin de prévoir un fléchissement des mâchoires de serrage de la ligne et, par suite, dans des cas de ce genre, on peut régler, comme sur la figure 3, la plaque K2 de manière à placer son gram din le plus bas (ou le bord inférieur de la plaque) au-des- sus de la cheville K de manière à empêcher tout mouvement ascendant de la tige H par rapport au manchon Hl. On ob- tiendra le même résultat, peu importe le réglage de la pla- que, aussi longtemps qu'il n'y aura pas d'espaces-bandes in- cluses dans les lignes composées, puisque ce n'est que le mouvement de dedans en dehors des mâchoires, sous l'influen- ce dilatante des espaces-bandes, qui effectue le mouvement ascendant relatif de la tige H. 



   Toutefois, lorsque les lignes composées contien- nent des espaces-bandes, les mâchoires serre-ligne doivent être bloquées contre un mouvement de dedans en dehors et, dans ces cas, on doit régler la plaque K2 pour mettre en po- sition au-dessus de la cheville K le gradin particulier qui contrôle le degré d'extension qu'on désire donner à la ligne composée.

   Ainsi, sur la figure 6, la plaque K2 est réglée avec son quatrième gradin en position d'activité et 

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 on remarquera, sur cette figure que la cheville K a été amenée de sa position la plus basse, au bas de la fente K1, en prise avec le quatrième gradin K3, de sorte que les mâ- choires serre-ligne, avec ce réglage, pourront se mouvoir de dedans en dehors, dans une mesure correspondante, sous l'influence dilatante des   espaces-bandes.   Si un autre des gradins K3 avait été choisi, le mouvement de dedans en de- hors des mâchoires aurait varié en conséquence. 



   Comme cela a été dit ci-dessus, la plaque K2 est portée par le manchon H1 montée qu'elle est, de façon à coulisser, dans des glissières d'un guide de support K4 assujetti au manchon H1, la plaque étant tenue en place sur le bloc par une plaque de devant K5 qui y est vissée ou assujettie autrement, de façon à pouvoir en être détachée. 



  Le réglage de la plaque K2 est effectué par une came ou excentrique K6 qui, assujettie à un arbre transversal K7 tourillonnant dans le support K4, à l'une des extrémités de celui-ci, est disposé pour agir sur une cheville K8 as- sujettie à la plaque K2 et passant à travers une fente K9 du support K4 (voir figure 9). Un ressort K10, appuyant sur la cheville Ka, tend constamment à mouvoir la plaque K2 vers la gauche en antagonisme à l'action de la came K6 qui, en tournant dans le sens du mouvement des aiguilles d'une montre, sert à mouvoir impérativement la plaque vers la tige.

   Pour permettre de faire tourner l'arbre K7, celui- ci est pourvu d'une manivelle K11 qui est disposée pour coopérer, par friction ou autrement, avec un secteur KI2 monté sur le support K4 et marqué, comme c'est indiqué, pour guider   1'opérateur   dans le réglage de la plaque à la position désirée. 



   Dans'les machines du commerce, la coulée du lin- got est commandée par un levier pivotant L (voir figure 1) 

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 qui, monté sur le bâti de la.machine, actionne un arrête- pompe. Celui-ci est normalement en position pour empêcher la coulée et le levier L doit être mû à droite, sur la fi- gure 1, pour libérer la pompe. Lors de la coulée de   lin-   gots d'après des lignes de pleine longueur, comme dans le fonctionnement régulier de la. machine, la mâchoire de droi- te, F, viendra directement en prise avec le levier   d'arrêté-   pompe L (comme c'est représenté sur la figure 1) et, par un léger mouvement fléchissant, actionnera le levier pour libérer la pompe.

   D'autre part, lors d'une coulée d'après des lignes de longueur moindre que la pleine longueur, com- me pour   "centrer",   la mâchoire de droite, bien entendu, se- ra écartée du levier d'arrête-pompe L et ne pourra donc pas venir directement en prise avec lui pour l'actionner afin de libérer la pompe. On a par conséquent prévu ici des moyens pour actionner le levier L indépendamment de la mâ- choire de droite et, dans le cas présent, ces moyens sont commandés par les connexions actionnant la. tige H, ou le manchon H1 la portant. 



   En se reportant à la figure 1, on remarquera que le levier d'arrête-pompe L est représenté comme étant en prise aveo l'extrémité supérieure d'un long levier   Ll,   pi- votant en L2 sur le bâti d'étau D et présentant un bras descendant L3. A son extrémité, le bras L3 est pourvu d'u- ne cheville L4 (qui est ajustable dedans pour des raisons qui apparaîtront plus loin) disposée pour jouer dans une fente L5 d'une barre verticale L6 reliée par des bielles parallèles   L'au   manchon   HI.   Dans la fente L5 joue égale- ment une cheville L8 faisant saillie latéralement du bras ascendant d'un petit levier coudé L9 pivotant en L10 sur la botte fixe Dl.

   Le bras horizontal du levier L9 est disposé 

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 de manière qu'une cheville L11, portée par l'extrémité su- périeure de la tige J3, sus-mentionnée, puisse agir sur lui. La disposition des parties est telle que, à mesure que la tête J8 de la tige J3 est tirée de haut en bas dans le cylindre J6, pour actionner la griffe J, la cheville Lll vient en prise avec le levier coudé L9 et l'actionne pour lui faire tirer la barre L6 de dehors en dedans vers le manchon porte-tige Hl (voir figures 6 et 7); ce mouvement de la barre L6 est imprimé au levier L1 et, par celui-ci, au levier d'arrête-pompe L pour libérer la pompe pour la coulée.

   Après la coulée, les parties seront, bien entendu, ramenées à leurs positions originelles, un ressort (non représenté), attaché au levier L tendant   toujours   à le te- nir dans sa position de blocage, Comme elle est portée par le manchon Hl, la barre L6 peut évidemment fonctionner dans n'importe laquelle des différentes positions de ce manchon, de sorte que, quand les mâchoires sont amenées en contact avec la ligne (peu importe la longueur de celle-ci) la pom- pe se trouve automatiquement libérée pour permettre à la coulée du lingot de s'effectuer. 



   Normalement, les deux mâchoires E et F sont   te-   nues écartées à leur espacement maximum pour coopérer avec un moule pour la plus grande mesure qui, dans la plupart des machines, est de 30 cicéros mais, dans certaines, 42 cicéros. Cependant il arrive parfois qu'on désire centrer des lignes par rapport à des moules pour des mesures plus petites et, dans des cas de ce genre, il devient nécessaire de rapprocher davantage les mâchoires avant leur fonctionne- ment automatique.

   Puisque les moules de toutes grandeurs ont leurs parois   extrêmes   de droite situées dans la même position, le réglage requis des mâchoires peut se faire en n'ajustant que la mâchoire de gauche E et cet ajustement, 

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 dans le présent cas, est obtenu en montant cette mâchoire de gauche de façon qu'on puisse'la régler dans différentes positions par rapport à son   bloc,de   support E1, ce qui évite ainsi tout dérangement des connexions de commande entre les mâchoires et la tige H. 



   Comme c'est représenté sur les figures 24 à 29, la mâchoire de gauche, E, est rainée sur son dessous pour recevoir une languette longitudinale M s'élevant du bloc de support E1, une clavette M1 servant à tenir la mâchoire en place, tout en lui permettant de glisser, sur le bloc. 



  Sur son dessus, la languette M est pourvue de dents de cré- maillère, M2, dans lesquelles peuvent s'engager des dents annulaires parallèles, M3, d'un organe de verrouillage rotatif M4 tourillonnant par son extrémité de gauche, ou externe, dans la mâchoire E. Sur l'un des côtés de l'orga- ne M4, les dents   M3   présentent des   méplat?-,   ou sont ro- gnées, comme en M5, de manière à éviter les dents de cré- maillère M2 dans une des positions du verrou (voir fi- gure 26), Un ressort M6, travaillant à la torsion et at- taché par un bout à la mâchoire E et par l'autre au verrou M4, tient normalement les dents M3 en prise avec les dents de crémaillère M2 (voir figures 24 et 25);

   mais, en faisant faire au verrou M4 un quart de tour dans le sens du mouve- ment des aiguilles d'une montre (sur la figure 25), on peut amener le méplat M5 des dents M3 en face des dents de cré- maillère M2 (voir figures 26 et 27) et, dans cette   derniè.   re position des parties, la mâchoire E est libre d'être glissée dans un sens ou dans l'autre et d'être amenée à toute position désirée par rapport au bloc El, auquel elle se trouve reverrouillée quand on la.isse le ressort M6 im- primer au verrou une rotation en sens inverse du mouvement des aiguilles d'une montre.

   Pour que le verrou M4 puisse 

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 être tourné facilement dans le sens du mouvement des   ai-   guilles d'une montre, il est pourvu, à son bout externe, d'unzebord concentrique en segment de couronne, M7, dis- posé pour qu'un doigt verticalement mobile M8, attaché à une plaque de poussée   M9,   portée par la mâchoire E, puisse agir sur lui. Par suite, pour ajuster la mâchoire E, il suffit de pousser de haut en bas sur la plaque M9, comme c'est indiqué par la flèche sur la figure 26 ou sur la fi- gure 27, puis de faire glisser la mâchoire dans le sens voulu à sa nouvelle position. Par exemple ; sur la figure 24, la mâchoire est représentée réglée pour un moule de 30 cicéros tandis que, sur la figure 26, elle est représentée comme ajustée pour coopérer avec un moule de 27 cicéros. 



   Une échelle M10, graduée en demi-cicéros, est attachée à la mâchoire E pour guider l'opérateur quand il procède aux ajustements ci-dessus, cette échelle se dépla- çant devant un index relativement fixe, M11, monté sur le bâti d'étau D. Dans la forme d'exécution représentée, l'index M11 est situé de telle sorte qu'il gênerait le mou- vement descendant du premier élévateur C et, pour cette raison, il est monté à pivot sur un support   D4   assujetti au bâti d'étau. Sur les figures 28 et 29, l'index est re- présenté comme ayant été tourné de haut en bas, à partir de sa position d'indication, par le premier élévateur. 



  Lorsque l'élévateur monte, l'index est ramené à sa position d'indication par un ressort M12,y attaché, et il est ar- rêté dans cette position par une cheville M13 située sur le support D4. 



   Les ajustements précédents de la mâchoire E permettent non seulement de régler les mâchoires pour des lingots de mesure plus petite, mais dans tous les cas où on le désire, de resserrer l'espace entre les mâchoires avant qu'elles soient mues l'une vers l'autre par la tige H. 

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  Par exemple, il arrivera parfois qu'une courte ligne de caractères, même si elle est fondue sur un lingot de pleine mesure, exigera   d'être   centrée par 'rapport à une ligne imna- ginaire située sur l'un des côtés de la ligne centrale transversale réelle du lingot, comme pour rentrer inégale- ment la ligne à ses extrémités opposées. Quand on fera fonctionner la. machine pour des travaux de ce genre, le mouvement réel des mâchoires sous la puissance motrice de la tige H sera équidistant, comme auparavant; mais, puisque la mâchoire de gauche part d'un point plus voisin de la mâ- choire de droite, il s'ensuit que la ligne composée sera mise en position plus d'un côté de la fente du moule que de l'autre, ou même entièrement sur l'un des côtés de cette fente, selon la longueur de la ligne et la longueur de la fente elle-même. 



   Comme cela a été dit précédemment, on a supposé dans ce qui précède que les deux mâchoires E et F sont re- liées à la tige verticalement mobile H pour centrer la li- gne composée par rapport au moule. L'effet du fonctionne- ment de la machine dans ces conditions est représenté sur les figures 15, 16 et 17. Sur la figure 15, les mâchoires sont représentées comme ayant été mues sur des distances égales, à partir de la position en pointillé, en contact avec une ligne composée courte, cette dernière étant repré.. sentée après l'expansion ou dilatation des espaces-bandes Y. 



  La figure 16 représente la position des mâchoires après que la ligne a été dilatée à un plus grand degré par les   espa"   ces-bandes Y, étant rappelé que le degré d'expansion de la ligne est contrôlé par l'ajustement de la plaque à gradins k2 La ligne moins dilatée de la figure 15 produira un lin- got tel que celui représenté en Z sur la figure 17, tandis que la ligne plus dilatée de la. figure 16 donnera un lingot 

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 tel que celui représenté en Z1 sur le figure 17, étant'à noter que l'espacement entre mots de ce dernier lingot est considérablement plus grand que celui du premier lingot. 



   Un moyen a été prévu, comme on va le décrire, pour désunir l'une ou l'autre mâchoire de la tige H tout en maintenant la connexion de l'autre mâchoire avec celle.- ci. Lorsque la mâchoire de droite, F, est ainsi reliée à la tige et que la mâchoire de gauche, E, en est désunie, l'effet du fonctionnement sera celui représenté sur la fi- gure 18, où l'on voit que le mouvement indépendant de la mâchoire de droite a eu pour résultat de mouvoir la.ligne composée tout à fait à gauche et jusque contre la mâchoire de gauche E non mise en mouvement. Cela produira un lingot tel que celui indiqué en Z2 sur la figure 19, le lingot ayant sa ligne de caractères typographiques située entière- ment à gauche, avec, à droite, un blanc ménagé sur le lin- got par la présence de la mâchoire de droite devant la fen- te du moule. 



   D'autre part, lorsque la mâchoire de gauche E est reliée à la tige H et que la mâchoire de droite F est désunie de celle-ci, l'effet sera celui représenté sur la figure 20 qui montre que la mâchoire de gauche, par son mouvement indépendant, a été amenée en contact avec la li- gne composée. Dans ce cas, il n'y a pas de mouvement de la ligne composée (sauf, peut-être, un mouvement de resser.. rement) puisque cette ligne est toujours placée en position, à droite, en contact avec la mâchoire de droite.

   Dans ces conditions, le lingot fondu sera tel que celui indiqué en Z3 sur la figure 21 dont la ligne de caractères   typographi-   ques se   trouve entièrement   à droite avec, à gauche, un blano, ou   rentré ;   ménagé sur le lingot par la présence de la mâchoire de gauche devant la fente du moule. 

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   Bien que, tant sur la figure 18 que sur la figure 20, la, ligne composée soit représentée sans espaces-bandes,- il va sans dire qu'on pourrait faire usage d'espaces-ban- des, si on le désirait, et faire varier l'espacement entre mots, comme dans le cas des lingots représentés sur la fi- gure 17, par le réglage approprié de la plaque à gradins K2, En fait, si par hasard la machine fonctionnait dans une quelconque des conditions précédentes sans présenter une li- gne composée entre les mâchoires d'étau, celles-ci sera.ient amenées en contact direct l'une avec l'autre et le résultat sera.it la coulée d'un lingot en blanc. 



   Puisque la griffe J coopère a.vec le manchon porte- tige H1, il va sans dire qu'elle sert à bloquer les   mâchoi-   res E et F dans leur position de contact avec la ligne lors- que l'une ou l'autre est employée seule dans le but de ména- ger un blanc. De même, comme le levier d'arrête-pompe L dé- rive sa commande de la tige J3, il sera actionné pour libé- rer la pompe pendant que l'une ou l'autre mâchoire ménagera un blanc. 



   Il peut encore se faire que les deux mâchoires E et F soient désunies de la tige H, de sorte que ni l'une ni l'autre ne seront mues ou affectées par le fonctionnement de cette tige. C'est ce qui existe quand la machine fonctionne de la façon régulière pour fondre des lingots de pleine me- sure ou, en d'autres termes, lorsque les lignes sont compo- sées de pleine longueur pour coopérer a.vec   de?   moules de longueur correspondante. Dans ces conditions, les mâchoires E et F sont entièrement libérées des dispositifs automati- ques et sont sous le contrôle des éléments de machine habi- tuels. 



   Pour permettre de relier la tige H avec les   mâchoi-   res E et F et de la désunir de celles-ci, cette tige, présen- 

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 teà son extrémité 'supérieure, une partie réduite, à tête, N sur laquelle est monté, de façon à ne pouvoir que tourner, un collier à gorge Nl présentant deux segments N2 et N3 pour prendre sur des chevilles diamétralement opposées N4 et N5 faisant saillie intérieurement, des extrémités des bras horizontaux des leviers de commande, E2 et F2, pour les mâchoires E et F, respectivement. Lorsque les deux mâ- choires doivent être reliées   à   la tige H pour "centrer", on tourne le collier à la position représentée sur la figure 11, pour amener ses deux segments N2 et N3 en prise avec les chevilles N4 et N5 des leviers E2 et F2, de commande des mâ- choires, respectivement.

   Lorsque, seule, la mâchoire de gau- che E doit être reliée à la tige H pour faire ménager un blanc par la mâchoire de gauche, on tourne le collier à la position représentée sur la figure 12 pour amener son seg- ment N2 en prise avec la cheville N4 du levier de commande E2 et dégager le segment N3 de la cheville N5 du levier de commande, F2, pour la mâchoire de droite. Lorsque, d'autre part,. la mâchoire de droite F doit être seule reliée à la tige H pour faire ménager un blanc par la mâchoire de droi- te, on tourne le collier à la position représentée sur la figure 13 pour amener son segment N3 en prise avec la chevil- le N5 et dégager le segment N2 de la cheville N4.

   Lorsque les deux mâchoires doivent être désunies-de la tige H pour un fonctionnement régulier de la machine, on tourne le col- lier à la position représentée sur la figure 14 pour déga- ger les segments N2 et N3 des deux chevilles N4 et N5. 



   Bien qu'on puisse tourner directement, à la main, le collier NI un-dispositif de commande spécial est employé ici pour amener instantanément ce collier à la position   vou-   lue. Ce dispositif consiste en une barre 0, manoeuvrable à la main, montée pour glisser dans des guides horizontaux 

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   0 du   bâti d'étau D et disposée à angle droit par rapport à la. tige 4. En un point adjacent à cette dernière, la barre 0 présente des dents de crémaillère 02 engrenant avec un pignon 03 qui entoure la tige H et qui est monté de façon à pouvoir tourner, sur un bloc D assujetti au bâti d'étau. 



  Le pignon 03 possède une clavette 04 disposée dans une fen- te verticale 05 d'un manchon 06 qui est porté par la tige H et est assujetti, par son extrémité supérieure au collier N1, la connexion à clavette et fente O4, O5 permettant ainsi le mouvement relatif nécessaire entre la tige H et le pignon O3, On peut noter ici que le manchon   0  descend à travers une portée 07, du bloc D5 et est en contact avec l'extrémité supérieure du manchon porte-tige Hl, en agissant ainsi non seulement comme un moyen de liaison entre le pignon 03 et le collier Nl, mais en offrant de plus une portée supérieu- re, pour le manchon Hl, dans les mouvements verticaux de ce dernier, aussi bien qu'une portée pour la tige H lorsqu'el- le se meut relativement au manchon H1, 
Il est clair que, avec la disposition sus-décrite, en manoeuvrant simplement la.

   barre 0 dans un sens ou dans l'autre, son mouvement sera transmis au collier N1 pour l'a- mener à l'une quelconque des différentes positions   représen'-   tées sur les figures 11 à 14. Si on le désire, un indica- teur peut être associé avec la barre 0 pour guider l'opéra- teur quand il procède aux ajustements. Bien que cela. soit peut-être inutile, un bonhomme à ressort 08 est employé pour tenir le collier dans ses différentes positions d'ajuste- ment, ce bonhomme étant disposé pour prendre dans l'un ou l'autre de quatre crans formés dans le moyeu du pignon 03 (voir en particulier figure   8).   



   Lorsque le collier Nl est tourné pour dégager la tige H des deux mâchoires E et F pour un fonctionnement régu- 

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 lier de la machine, la mâ.choire de droite agit directement pour commander le fonctionnement du levier d'arrête-pompe L et, par suite, les connexions allant de la tige J3 à ce levier doivent être interrompues. Cela se fait automatique- ment de la manière suivante. La cheville L4 qui, comme ce. la a été dit précédemment, fait saillie du bras de levier L3 dans la fente L5 de la barre L6, est entaillée, ou présente un méplat, sur l'un des côtés et est montée pour pouvoir tourner dans le levier, de sorte qu'elle peut être tournée à sa position d'activité, représentée sur la figure 5, à sa position d'inactivité, représentée sur la figure 3.

   Dans sa position d'activité, la cheville transmettra le mouvement de dehors en dedans de la barre L6 au bras de levier L3,   de la manière décrite précédemment ; dans sa position   d'inactivité, la cheville évitera la barre L6 et, ainsi, ne transmettra pas le mouvement de cette dernière au bras de levier L3. C'est cette dernière position que la cheville doit occuper lorsque la machine est préparée pour un fonc- tionnement régulier, comme sur les figures 1 et 3. 



   La rotation de la cheville L4 à ses différentes positions est effectuée par un petit bras de manivelle P qui y est assujetti et qui est relié, par une bielle verti- cale P1, à l'une des extrémités du levier P2 pivotant sur le bloc fixe D5 L'extrémité opposée du levier P2 est en prise avec une tige verticalement mobile, P3, également mon- tée sur le bloc D5 et ayant un contact de roulement avec une came de champ, P4, assujettie sur le dessous du pignon O3. 
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 Un%8ssort P5. attaché au levier P2, sert à tenir constamment la tige P3 en contact avec la came p4 aussi bien   qu'à   faire descendre la bielle P1 pour tourner la cheville L4 à sa po- sition d'inactivité.

   Comme cela a été dit quelques lignes plus haut, la cheville L4 est représentée dans sa position d'inactivité sur   la.figure   3, amenée qu'elle a été à cette. 

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 position par le ressort p5 au moment où la partie basse de la came p4 a été amenée en contact avec la tige p3 par la rotation du pignon 03   lors de-'la,   disjonction de la tige H d'avec les deux mâchoires. Toutefois, lorsque le pignon 03 est tourné pour effectuer la li aison de l'une ou de l'au- tre mâchoire, ou des deux, avec la tige H, la came abaisse la tige P3 et élève la bielle P1 de manière à tourner la cheville L4 à la position d'activité représentée sur les figures 5, 6 et 7. 



   En "centrant" ou en "complétant la ligne par un blanc", il y a toujours risque que du métal gicle en rai. son de ce que les deux mâchoires manquent à venir en con- tact avec les extrémités opposées de la ligne composée. 



  Ainsi, si les matrices venaient à se trouver prises ou coincées dans le canal du premier élévateur, le-mouvement de dehors en dedans de la mâchoire de droite serait bloqué et il en résulterait que la mâchoire de gauche ne se mou- vrait pas assez loin vers l'intérieur pour faire contact avec la ligne, de sorte qu'un mauvais giclage se produirait presque certainement. Pour parer à cela, un dispositif de sûreté est employé pour empêcher la coulée toutes les fois que les deux mâchoires manquent à venir en contact avec la ligne. 



   Ici, le dispositif de sûreté en question comprend un bras de blocage horizontalement mobile R (figures 30 à 32) duquel s'élève une cheville R1 qui est capable de pren- dre, normalement, derrière une vis réglable, R2, prévue sur le levier d'arrête-pompe L et d'empêcher ainsi ce dernier d'être actionné par le levier L1. Le bras R est assujetti à l'extrémité supérieure d'un court arbre vertical R3 qui, actionné par ressort et tourillonnant dans le bâti d'étau D, est pourvu, à son extrémité inférieure, d'un bras de 

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 manivelle R4 relié, par une longue bielle R5 à un bras de manivelle similaire R6 pivotant sur le bâti d'étau dans le voisinage de la mâchoire de gauche E.

   Etant ainsi montée, la bielle R5 agit à la façon d'une barre de parallélogram- me articulé, de sorte que, quand elle est mue de dehors en dedans, vers les mâchoires, elle fait tourner l'arbre R3 en sens inverse du mouvement des aiguilles d'une montre sur la figure 30, en antagonisme à l'action de son ressort, et fait que le bras R dégage sa cheville R1 de la vis R2,por- tée par le levier d'arrête-pompe L, ce qui laisse celui-ci libre d'être actionné par le levier L1. C'est ce qui se produit lorsque les deux mâchoires ont été convenablement mues en contact avec les extrémités opposées d'une ligne composée, et cela quelle que soit la position d'ajustement de la mâchoire E; autrement, le bras de levier restera, sous l'influence de son ressort, en position pour empêcher que le levier L soit actionné par le levier Ll. 



   Le fonctionnement de la bielle R5 dans la forme d'exécution représentée, est effectué par un léger mouve- ment relatif entre le bloc de support E1 pour la mâchoire de gauche, et la bielle E4 qui relie ce bloc au levier E2 actionnant cette mâchoire. Ainsi, comme c'est représenté sur la figure 31, la bielle E4, au lieu d'être reliée di- rectement au bloc de support E1, y est reliée par l'inter- médiaire d'une pièce interpositive coulissante, R7, présen- tant des épaulements opposés R8 et R9pour coopérer avec une oreille R10 descendant du bloc de support. Dans un évi- dement de l'oreille R10 est logé un ressort Rll qui, appuyant de dedans en dehors contre l'épaulement R8, permet à la pièce R7 de as'mouvoir dé dehors en dedans sur une courte distance par rapport à l'oreille R10 lorsque la mâ0 ohoire E est amenée en contact avec.la ligne composée.

   Dans ce mouvement relatif de la .pièce interpositive R7, une 

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 oreille R12, prévue sur celle-ci, vient en prise avec, et actionne, l'un des bras d'un   etit   levier coudé R13 qui est monté sur le bloc de support E1 et dont l'autre bras est en prise avec, et actionne;'la bielle R5 de la manière sus-décrite. Si la mâchoire E manque à venir en contact avec la ligne composée, il n'y a pas de mouvement relatif entre le bloc de support E1 et la pièce interpositive R7 et, par conséquent, la bielle R5 n'est pas actionnée, de sorte qu'il est permis au bras R de rester dans sa position de blocage pour empêcher que le levier   d'arrête-pompe   L soit actionné. 



   Dans l'usage de ce dispositif de sûreté, le le- vier   Ll   aura à céder lorsque le levier L se trouvera blo- qué, puisque ce levier   Ll   sera toujours actionne par la barre verticale à fente L6 et, pour cette raison, le bras inférieur L3 du levier   Ll   est relié à celui-ci, au-dessus du pivot L2, par une connexion à cheville et fente 1 et un petit ressort l1, travaillant à la compression, qui tend toujours à tenir les parties   Ll,   L3 dans leur position nor.. male. Il est évident que, quand le levier L1 est empêché de se mouvoir, son bras inférieur L3 est libre de céder par rapport à lui et d'éviter ainsi un enrayage ou une   dé-     trioration   des parties. 



   Afin de permettre au chariot livre-ligne B de s'accommoder automatiquement à différentes longueurs de lignes courtes qui peuvent être envoyées à travers la ma- chine pour "ménager des blancs" ou pour "centrer", le doigt de gauche B1 est monté pour pouvoir se mouvoir librement dans la glissière du chariot (voir figures 22 et 23). Un long ressort B3, travaillant à la tension et attaché par un bout au ooulisseau de chariot et par l'autre au doigt Bl, tend constamment à mouvoir ce doigt à droite ; mais ce 

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 mouvement du doigt est normalement   empêche   par un cliquet S monté sur le canal intermédiaire fixe T et disposé en prise avec une lèvre S1 s'étendant du doigt vers l'avant. 



  Le cliquet est porté par l'extrémité supérieure d'un levier vertical S2 pivotant en S3 sur le canal intermédiaire et descendant le long de l'assembleur A. A son extrémité in- férieure, le levier S2 présente une fente inclinée S4 dans laquelle peut prendre une cheville S5 portée par une con- sole S6 attachée à l'assembleur A. Lorsque les parties sont au repos, la cheville S5 prend dans le fond de la fente S4 et le cliquet S est tenu dans sa position de blocage par un ressort S7appuyant de dehors en dedans sur le bras supé- rieur du levier S2.

   Toutefois, lorsque l'assembleur A est élevé pour livrer une ligne composée au chariot de trans- fert, la cheville S5 est soulevée de la fente S4 et est ame- née à actionner le levier S2 de manière à dégager le cliquet S du doigt de gauche Bl qui, alors, est rappelé à droite sous l'action du ressort B3 en étant arrêté dans la position voulue par son engagement avec le doigt A2 de la pièce Al, offrant résistance à la ligne. Le dégagement du cliquet S se produit durant la première partie du mouvement ascendant de l'assembleur A et avant que la ligne composée soit ame- née par lui au delà du contrôle du doigt A2 ou de la roue d'assemblage en étoile A3, de sorte que le doigt de gauche B1 sera convenablement mis en position par la ligne, comme indiqué.

   Avant que le chariot livre-ligne soit revenu à sa position de réception de la ligne, l'assembleur A aura, bien entendu, été   abaié   à sa position de composition de la li- gne et, par suite, le cliquet S sera replaoé automatiquement pour interoépter le doigt de gauche Bl lors de sa course de retour et l'arrêter dans la position où il se trouvait ori-   ginallement,   prêt à être déclenché lorsque la ligne suivante 

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 sera livrée au chariot de transfert. ' 
Sur les dessins ci-joints. l'invention a été représentée sous sa forme d'exécution.préférée et à titre d'exemple, et comme appliquée à une machine du genre indi-   qué;

     mais il est évident que bien des modifications et changements pourraient y être apportés, ainsi   qu'à,   son mo- de d'application sans que cela constitue une dérogation à l'esprit de l'invention. Il doit par conséquent être bien entendu que l'invention n'est limitée à aucune disposition ou forme d'exécution spécifique.

Claims (1)

  1. RESUME : Une machine à fondre des lignes ou lingots de caractères typographiques, comprenant une paire de mâchoi- res serre-ligne et des supports mobiles pour celles-ci et essentiellement caractérisée par l'application d'un dispo- sitif actionné périodiquement (pouvant affecter par exemple la forme d'une tige vertioalement mobile) et relié aux supports de mâchoire respectifs, pour les mouvoir, par des connexions distinctes, cette machine pouvant d'ailleurs être caractérisée, en outre, notamment par un et plusieurs des points suivants considérés isolément ou en toutes com- binaisons :
    a) le dispositif actionné périodiquement est mobile dans un sens avant la coulée et dans le sens inverse après celle-ci pour rapprocher et écarter l'un de l'autre, par l'intermédiaire des connexions les y reliant, les supports de mâchoire. b) ce dispositif, qui est distinct du premier éléva- teur et des dispositifs de justification de la ligne, est actionné directement par une came faisant un tour complet pour chaque cycle de fonctionnement de la machine et déri- <Desc/Clms Page number 34> vant directement sa commande de l'arbre principal de cet- te dernière.
    c) la connexion de l'un des supports de mâchoire avec le dispositif actionné périodiquement peut être in- terrompu, tout en maintenant la connexion de ce disposi- tif avec l'autre support de mâchoire, par des moyens qui permettent, ou peuvent permettre, d'ailleurs d'interrom- pre la connexion du dispositif avec l'un ou l'autre des supports séparément, ou avec les deux simultanément. d) les supports de mâchoire sont mus sur des distan- ces égales, par les connexions en question, lorsqu'ils sont actionnés tous les deux. e) l'une des mâchoires est ajustable par rapport à son support et peut être réglée à différentes distances de l'autre avant que les deux mâchoires soient mises en mouvement par le dispositif actionné périodiquement.
    f) les connexions de commande pour le dispositif actionné périodiquement sont disposées pour fléchir ou céder lorsque le mouvement de dehors en dedans des mâ- choires est arrêté par contact de celles-ci avec la ligne. g) des moyens sont prévus pour bloquer temporaire- ment les supports de mâchoire en position (en immobili.. sant, par exemple, le dispositif actionné périodiquement) après que les mâchoires ont été amenées en contact avec la ligne composée. h) les moyens de blocage des mâchoires sont engagés et dégagés par un dispositif à mouvement perdu inclus dans les connexions de commande pour le dispositif action- né périodiquement.
    i) il est prévu des moyens permettant aux supports de mâchoire de se mouvoir de dedans en dehors, sur une distance limitée, à partir de la position de contact avec la ligne, lors de l'extension ou dilatation de celle-ci par des espaces-bandes, <Desc/Clms Page number 35> j) des connexions, pbuvant être commandées par le dis- positif actionné périodiquement, sont prévues pour action- ner le levier d'arrête-pompe indépendamment de la. mâchoire serre-ligne de droite, qui normalement, l'actionne. k) les connexions entre le dispositif actionné pério- diquement et le levier d'arrête-pompe sont interrompues automatiquement au moment où les connexions sont interrom- pues entre ce dispositif et les supports de mâchoire.
    1) des moyens de sûreté empêchent la coulée toutes les fois que les mâchoires de serrage manquent à venir en con- tact avec les extrémités opposées de la ligne composée.
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